Des Choses à lire
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Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot


La date/heure actuelle est Lun 16 Déc - 14:40

191 résultats trouvés pour autobiographie

John Burnside

Un mensonge sur mon père

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 Images63

Je suis sûr que mon père ressentait ces choses - mais ces mots sont les miens, et c'est ça le véritable mensonge sur mon père. Je ne peux parler de lui sans parler de moi, de même que je ne peux me regarder dans un miroir sans y voir son visage. (…) quelque soit les circonlocutions dont j'accompagne mon propos, un mensonge reste un mensonge, et je ne suis pas moins une invention, pas moins un faux-semblant, pas moins un mensonge qu'il le fut jamais.


Je suppose que même mon père savait que la mort était la seule situation dont il ne pourrait pas se sortir à l'aide d'un mensonge.


Cette histoire, ce sont tous les mensonges que son père lui a racontés pour protéger une personnalité dominée par la noirceur ; ce sont les mensonges qu'on raconte évidemment, le sachant plus ou moins, quand on essaie de reconstituer la vie d'un homme, et  plus encore d'un père .

Chaque vie est un récit plus ou moins secret, mais quand un homme devient père, l'histoire est vécue non pas au service, mais dans la conscience permanente d'un autre individu, ou de plusieurs. Quel que soit le mal qu'on se donne pour éviter ça, la paternité est un récit, une chose racontée non seulement à, mais aussi par les autres en question.


Ce père-là, « brutal et malheureux », entre misère et alcoolisme, a fait le malheur de ses proches et le sien propre.

Demain, me dis-je, la situation redeviendrait normale. Il s'écoulerait encore un certain temps avant que je me rende compte qu'en dépit des efforts de ma mère, ou des nôtres, il n'y aurait jamais de situation normale à laquelle revenir.


Histoire cent fois racontée d'une enfance annihilée par l'image d'un père inacceptable, puis d'un adolescent qui reproduit les schémas qui lui ont été transmis dans une terrible descente aux enfers.

Je n'attendais rien. Il n'était pas question que le chemin de l'excès mène au palais de la sagesse.L'excès était, pour moi, une tentative désespérée de préserver quelque chose d'inhumain, de me cramponner à la sauvagerie. Je savais que le fait d'être un homme était lié à cette sauvagerie : sauvagerie, non pas barbarie, mais sauvagerie des oiseaux et des animaux, sauvagerie d'un vent âpre dans les  herbes, sauvagerie de la mer, sauvagerie de ce qui reste indompté.


J'y ai rarement vu une telle lucidité, une telle humble sobriété, une telle subtilité dans l'appréhension des ambiguïtés qui nous mènent et malmènent, une telle empathie au monde croisée d'une épouvante face à son épouvante.

C'est un très beau texte, écrit dans une langue limpide, avec des portraits qui soulignent l'extrême humanité de l'auteur, cet homme qui dut attendre d'être père, non pas pour pardonner, mais envisager qu'il « pourrai[t] arriver à pardonner ».

On ne peut apprendre à s'aimer soi-même qu'à condition de trouver à aimer au moins une chose au monde ; peu importe quoi. Un chien, un jardin, un arbre, un vol d'oiseaux, un ami. J'entends par là que le vieux cliché de psychologie populaire est presque vrai dès lors qu'on le renverse : on apprend à s'aimer soi-même en aimant le monde qui nous entoure.


Du grand art.

Nous  sommes dressés à dissimuler l'imagerie de nos vies rêvées - et pourtant, ces images forment un monde en elles-mêmes, elles constituent une écologie, et c'est vers ce monde, vers cette écologie, que j'imagine m'acheminer quand je caresse un long rêve de départ, un après-midi, me projetant au loin, ailleurs, avec une poignée de pièces dans la poche et un petit vent frais qui agite les herbes.




(commentaire rapatrié)


mots-clés : #autobiographie #famille
par topocl
le Lun 5 Déc - 20:40
 
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Sujet: John Burnside
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Emmanuelle Bernheim

Tout s’est bien passé

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 41prse10

À 88 ans, cloué par un AVC dans un fauteuil roulant, le père  d 'Emmanuelle Bernheim, ce père cabotin et autocentré, ce père tant aimé, cet « homme extrêmement volontaire auquel il n'est pas facile de refuser quoi que ce soit » a demandé à ses filles de « l'aider à partir ».

Sujet casse-gueule s’il en est.
Emmanuelle Bernheim choisit de nous offrir un récit des plus factuels des quelques mois où le projet s’est monté, par petites phrases, petits paragraphes, petites observations et petits faits. Loin d’elle l'idée d'y mettre la moindre émotion déplacée, la moindre opinion, la moindre leçon. Elle témoigne. Comment ça s'est passé, sans dramatiser, sans minimiser. Et ce « tout s'est bien passé » qui ouvre et clôt le livre parle d'un devoir accompli et, derrière l’écartèlement de ces semaines douloureuses, la détermination puis la sérénité d’avoir mené à bien ce qui devait l’être.

J'ai donc suivi ce récit à la fois posé et haletant  comme un thriller dont on connaîtrait la fin, gardant tout au fil des pages l’émotion à la distance juste, souhaitée par Emmanuelle Bernheim. Et c’est à la dernière page, que j’ai eu la surprise de sentir ma gorge se serrer de la tension accumulée, de la dignité aimante de ces deux filles.

Dérangeant.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #autobiographie #biographie #mort
par topocl
le Lun 5 Déc - 20:27
 
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Sujet: Emmanuelle Bernheim
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Rick Bass

@Nadine a écrit:Une amie me l'a toujours chaudement recommandé. J'ai du coup lu Winter, qu'elle avait eue la gentillesse de m'offrir. j'aimerais bien avoir ton retour sur ce titre là ?


Je l'ai beaucoup aimé, Winter :

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 Images54

J'ai adoré Winter, où Rick Bass raconte comment, à 29 ans, il fait le choix de vivre avec sa compagne dans la vallée du Yaak, sauvage, retirée, resplendissante, loin des hommes, fermée par la neige en hiver, à écrire et stocker son bois :

C'était comme de partir au combat, ou de tomber amoureux, ou d'émerger d'un rêve délicieux, ou d'y sombrer : comme de marcher dans de l'eau froide par un jour d'automne.


Comment cette expérience l'a transformé, bonifié, l'a inscrit dans sa lignée :

je suis l'homme le plus riche du monde


Il raconte cela avec une  poésie chatoyante :

Il n'y a rien de plus excitant que le vent. Si, un nouvel amour - et puis le vent. Mais le vent a toujours été là. Avant même de connaître l'amour, vous connaissiez le vent. Le vent était capable de vous griser quand vous étiez petit, et il le peut encore, il ne s'en privera pas.


...un humour léger :

Peut-être va-t-il tomber toute la neige du monde, ensevelissant tout, le silence total, et ensuite je ressortirai au printemps différent, plus propre, pas tellement régénéré que renforcé. Je rirai d'un plus grand nombre de choses, et je ne m'emporterai plus autant contre la décadence, la paresse, la tricherie et le temps volé, la vérité volée, en commençant par le président et en descendant tous les degrés de l'échelle jusqu'à l'épicier du coin.


J'ai été embarquée dans ces aventures qui n'en sont pas, cette solitude revendiquée :

Je commence me dissocier de la race humaine. Je ne voudrais pas passer pour un malotru - mais ça me plaît. Ça me plaît  même tellement que ça me fait un petit peu peur. C'est un peu comme si en baissant les yeux vers ma main, je voyais pousser un début de fourrure.


...ce froid qui pénètre tout, cet émerveillant silence :

Hier matin, je suis allé chercher Elizabeth au train, avant l'aube. Tout le monde devrait faire ça au moins une fois dans sa vie : attendre ainsi, dans l'obscurité. J'entendais des oies sauvages survoler les montagnes, en route vers le sud. C'est quelque chose de merveilleux, d'attendre tout simplement, que le train est en retard - il aurait dû être là à quatre heures trente du matin - et que l'on sait qu'il va arriver, et qu'on voit tout à coup luire ses phares.


Sans oublier :

J'avais l'habitude de penser que c'était mal, que c'était une faiblesse que d'avoir besoin d'être au milieu de la nature sauvage pour être heureux - loin de la plupart des choses. À présent, je commence à m'apercevoir que sa n'entre même pas en ligne de compte - que ce soit bien ou mal,une faiblesse ou une force, ça n'a aucune importance. Je suis comme je suis.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #autobiographie #nature
par topocl
le Lun 5 Déc - 10:36
 
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Sujet: Rick Bass
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Louis Guilloux

L'Herbe d'oubli

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 41f8v610


légende : L'herbe d'oubli qui égare et trouble l'intelligence (Louis élève au Collège a commis une erreur de jeunesse et c'est vers la quarantaine seulement qu'il a pu l'avouer)

Un récit que je n'oublierai pas. Guilloux raconte son enfance, son adolescence, sa vie de jeune homme et de temps en temps s' y glisse une parenthèse  qui concerne un fait d'actualité par lequel il se sent concerné.

Même s'il a fréquenté beaucoup d'intellectuels j'ai le sentiment que Guilloux aime la solitude, les promenades esseulées.

C'est une belle peinture qu'il nous offre de la ville de Saint-Brieuc, des personnages qui peuplent les rues de son enfance. Une enfance dans une famille pauvre (leur logement était toujours précaire, chassés tantôt par "les Chouans" parce que son père est membre de la S.F.I.O., ou parce qu'étant cordonnier son marteau dérange etc...) mais honnête.

Le jeune Louis ne pouvant pas devenir un ouvrier (comme son père voyait en lui son successeur) à cause d'une maladie qui a abîmé sa main, c'est donc dans les études qu' est envisagé son avenir. Il aura beaucoup de soutien soit pour les études, soit pour ses premiers emplois et ce n'est qu'à la trentaine qu'il considèrera que son travail d'écriture exige aucune digression.

L' engagement de son père à la Maison du Peuple, les personnes misérables qu'il rencontrera dans sa ville, puis la période de guerre (même si personnellement il n'en a pas souffert) sensibiliseront Louis à la condition des ouvriers et des humbles.

Les annexes et les notes du livre sont très intéressantes car elles explicitent les évènements, lieux et personnes dont l'auteur fait allusion, sa responsabilité départementale : pour le Secours Rouge, avec un membre du PC employé de la SNCF dans la création des Comités de chômeurs.
Ses amitiés avec Palante, Lambert, Jean Grenier, Jean Etienne, Malraux, Camus, Gide.....

J' apprécie les ressentis de l'auteur par rapport aux oeuvres de ses confrères, je piocherai d'ailleurs dans quelqu'uns des livres cités.

L'écriture est fluide, il sait choisir le mot qui donne tout l' intérêt à la phrase sans besoin d'artifice. La lecture est donc très agréable et je n'ai qu'une hâte, la prochaine !


Extraits :

[...]que Mme Gallais était tcomme Joséphine Holtz) originaire de l'Alsace, que nous reprendrions aux Prussiens quand nous serions grands. Que d'injustioces à réparer ! Et cette révolution dont mon père et ses camarades parlaient tant, ce grand bonheur promis de la réconciliation universelle autour des armes brisées ?

Les souvenirs ont leur vie propre, ils changent, vieillissent comme nous-mêmes, mais pas en même temps, ils se fanent, certains meurent avant nous, parfois ils dorment. On sait tout cela et qu'il ne faut pas les brusquer.

La jeunesse est un temps merveilleux qui aboutit presque toujours à une trahison de soi- même dont on ignore comment elle s'est faite, et dont le reste de la vie se passe à contempler les conséquences dans un consentement dont on ne s'étonne même plus.

Nous nous ferions laboureurs, nous apprendrions à tisser la toile, nous nous ferions potiers. Nous redeviendrions des artisans. Quelle exaltation à la pensée que , par une décision si facile - il n'était que de la prendre - nous rentrerions dans un ordre qui, depuis des siècles, avait été celui de nos pères e que nous avions été les premiers à rompre : l'ordre qu'exige le travail quotidien. Cet ordre même, où l'homme est lié à la semence et à l'outil, le plus fécond pour l'esprit. Là était la grande question. C'était en cela principalement que le retour à une vie modeste, modelée sur le rythme des saisons, nous paraissait nécessaire.


"message rapatrié"


mots-clés : #autobiographie
par Bédoulène
le Dim 4 Déc - 18:27
 
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Sujet: Louis Guilloux
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Bernard Wallet

Paysage avec palmiers


Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 Paysag10

Un livre glaçant. Récit autobiographique composé de petits paragraphes distincts les uns des autres sans ordre chronologique particulier et qui nous narre des événements divers lors de la guerre au Liban.
Bernard Wallet y vivait dans les années 80 début 90 et nous décrit un univers apocalyptique où seule la violence, la mort, la destruction ponctuent un désespoir permanent.
Ca fait mal, c'est dur, cela nous tenaille. On n'y croit pas, pourtant l'on sait que les guerres sont sales et laides, on sait qu'on n'imagine pas à quel point. Bernard Wallet nous force à regarder en plaquant notre tête sur une sorte de diaporama horrifique.
L'écriture est tristement belle, le style est propre, harmonieux et composé de forts sentiments de colère et de désarroi. Un brin de cynisme conclut cette lecture nécessaire.
Un grand moment de ma vie de lecteur.

Extrait:
La silhouette d'un prêtre en soutane noire, le genou gauche appuyé sur des gravats, la jambe droite repliée vers l'arrière, dessine l'image parfaite de la génuflexion devant l'autel.
Soudain le prêtre lève son arme.
Les balles éjectées de son MAT49 hachent la poitrine d'un combattant anonyme de l'islam



mots-clés : #autobiographie #guerre
par Hanta
le Sam 3 Déc - 23:34
 
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Sujet: Bernard Wallet
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Luis Sepulveda

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 Images69

Le neveu d'Amérique

Sepulveda nous invite à le suivre dans son autobiographie, une démarche qui ignore la lourdeur habituelle du genre, son style est clair, épuré, et va droit au but, il trace les grandes lignes de son parcours de vie qui nous mène dans un premier temps de son choix politique à son incarcération à Temuco, la prison la plus dure du pays. Il trace entre autre le portrait d'un de ses tortionnaires qui à contre jour révèle la force de son engagement personnel. J'apprécie cette lecture, l'écrivain me plait et surtout sa maîtrise, car en peu de phrases il décrit avec force une situation, un personnage, sans omettre une certaine poésie teintée de nostalgie pour ses compagnons d'infortune...
Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 Carcel11

Libéré de prison le narrateur nous invite à un périple sud américain qui devrait le mener à Martos ville de naissance de son grand-père en Espagne. Et nous entrons dans le savoureux, la peinture des siociétés sud américaines, des descriptions qui me renvoient sur les tables d'école lorsque j'apprenais les problèmes des peuples sud américains confrontés à leur colonisateur, non pas l'oncle Sam, mais l'Empereur du Monde celui dont l'empire ne voyait jamais le soleil se coucher, je veux dire Charles Quint et ses successeurs.
Nous le suivons en Equateur à Puerto Bolivar, petite ville sur les rives du Pacifique, où nous apprenons que même dans les confins du monde déroger aux coutumes des notables c'est s'exposer à bien des inconvénients...
Plus loin dans une estancia où l'on conserve jalousement ses racines espagnoles, une famille descendant des conquistadores nous livre une atmosphère de haine, de bêtise et de rejet du peuple métissé. Lauteur nous offre des petits tableaux ciselés décrivant les moeus des pays qu'il découvre, des moeurs dont j'ai eu l'occasion de soulever le voile parfois à Cuba au contact de famille de descendants d'hidalgos laissant parfois craquer le vernis révolutionnaire pour qu'apparaissent la distanciation avec leurs congénères métissés ou noirs de l'oriente cubain....


mots-clés : #autobiographie #voyage
par Chamaco
le Sam 3 Déc - 22:51
 
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Sujet: Luis Sepulveda
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Arthur Koestler

Arthur Koestler
(1905-1983)


Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 Arthur10

Arthur Koestler, né Artúr Kösztler ([ˈɒɾtuːɾ], [ˈkøstlɛɾ]) le 5 septembre 1905 à Budapest et mort le 1er mars 1983 à Londres, est un romancier, journaliste et essayiste hongrois, naturalisé britannique. Il est né dans une famille hongroise juive ashkénaze et de langue allemande. Il est le fils d'un industriel et inventeur prospère dont le grand succès commercial avait été le « savon de santé », dans lequel les graisses animales, difficiles à trouver durant la Première Guerre mondiale étaient remplacées par des substances minérales faiblement radioactives. On pensait en effet à cette époque que la radioactivité avait des vertus curatives.

Arthur Koestler étudie l'ingénierie à l'école polytechnique de Vienne, et la littérature et la philosophie à l'université. Parallèlement à ses études, il fouille la psychanalyse, lisant Freud aussi bien que les écoles dissidentes, Jung, Adler, Stekel. Il a fait partie de l'une des associations d'étudiants juifs, Unitas, et s'y familiarise avec le judaïsme. Il fait la connaissance de Vladimir Jabotinsky et adhère à la cause sioniste révisionniste qui veut créer en Palestine un État juif moderne et démocratique.

En 1926, il abandonne ses études et part en Palestine comme simple khaluts (pionnier ou ouvrier agricole dans une kvutsa, communauté plus petite que le kibboutz). Son expérience ne dure pas longtemps. Il part pour Haïfa où, avec Abram Wienshall, il crée Zafon (hebdomadaire en hébreu), ainsi que Sehutenu [Notre droit], qui est la ligue des droits civiques, fournissant une assistance judiciaire aux juifs. Il entre au Parti communiste allemand en 1931 et en sort en 1938, en raison des procès de Moscou. Il fait plusieurs séjours en Union soviétique durant cette période.

Couvrant la guerre d'Espagne pour un journal anglais, il est emprisonné et condamné à mort par les franquistes, mais est échangé quelque temps plus tard contre un prisonnier espagnol par le gouvernement britannique. Durant la « drôle de guerre », Arthur Koestler couvre la situation en France, mais est ensuite interné au camp du Vernet par les autorités françaises. Il s'engage dans la Légion étrangère, change d'identité, quitte les rangs de la Légion sans autorisation et rejoint Londres. Ayant demandé à rejoindre l'armée britannique, il est affecté en mars 1942 à la conception d'émissions et de films de propagande au ministère de l'Information. Dans ce cadre, il rencontre Jan Karski et lit à la BBC en mai 1943 le texte rédigé par Karski pour la radio : «L'extermination de masse des Juifs – Rapport d'un témoin oculaire». L'auteur a relaté dans plusieurs ouvrages cette période de sa vie.

Après la guerre, Koestler, qui a conquis une notoriété internationale, sert la propagande anticommuniste menée par les services de renseignements britanniques. Il est l’un des plus importants conseillers de l’Information Research Department lors de sa mise en place en 1948 et milite au sein du Congrès pour la liberté de la culture. Arthur Koestler est fait officier de l'ordre de l'Empire britannique (OBE) en 1972. Atteint de la maladie de Parkinson et de leucémie, il met fin à ses jours par absorption de médicaments en 1983, conjointement avec sa troisième épouse Cynthia. Il défendait depuis longtemps l'euthanasie volontaire et était devenu en 1981 vice-président d'Exit.

source : wikipédia

Oeuvres traduites en français :

Romans :
1932 : Au chat qui louche
1934 : Les Tribulations du camarade Lepiaf
1939 : Spartacus
1943 : Croisade sans croix
1945 : Le Zéro et l'Infini :  Page 1
1946 : La Tour d'Ezra :  Page 1
1951 : Les hommes ont soif
1972 : Les Call girls

Théâtre :
1945 : Le Bar du crépuscule, une bouffonnerie mélancolique en quatre actes

Essais :
1945 : Le Yogi et Le Commissaire
1955 : Réflexions sur la peine capitale (en collaboration avec Albert Camus)
1959 : Les Somnambules, essai sur l'histoire des conceptions de l'univers
1964 : Le Cri d'Archimède : l'art de la découverte et la découverte de l'art
1967 : Le Cheval dans la locomotive
1971 : L'Étreinte du crapaud
1972 : Les racines du hasard
1976 :  La Treizième Tribu : L'Empire khazar et son héritage :  Page 1
1978 : Janus (suite de La locomotive)
La Pulsion vers l'autodestruction
Analyse d'un miracle

Ouvrages autobiographiques :
1937 : Un Testament espagnol
1941 : La Lie de la terre :  Page 1
1950 : Le Dieu des ténèbres (ouvrage collectif)
1952 : La Corde raide :  Page 1
1954 : Hiéroglyphes :  Page 1
1983 : L'Étranger du square (en collaboration avec Cynthia Koestler)

màj le 4/11/2017


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Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 51wb9g10

La lie de la terre  (ce livre a fait l'objet d'une LC)

Le récit de Koestler est un véritable documentaire sur l’histoire ; celle de la France  pendant la période de la seconde guerre mondiale et plus précisément de 1939 à 1941 date à laquelle il parviendra à rejoindre l’Angleterre. Mais c’est surtout l’histoire d’Hommes qui comme lui ont dû  fuir leur pays, en proie au fascisme, parce qu'ils étaient Juifs ou communistes et rejoint la France«dernier rempart européen de la liberté».Mais ces Hommes persécutés ont été  « Poursuivi comme le dit K. de Berlin à Paris et rattrapé en France par «la lente procession funèbre avec ses drapeaux où paresse l'araignée noire». Quelle image terrible ! et offerts par le gouvernement français à la Gestapo comme tant d'autres moins connus.

Durant une brève période sans turbulence d’avant la déclaration de guerre,  Koestler goûte aux douceurs  du  sud de la France avec sa compagne.  Dès qu’ils rejoignent Paris, ils apprennent que la chasse aux Etrangers a commencé ; après avoir été arrêté et trimbalé de commissariat en camp  de regroupement Koestler est  interné au Camp du Vernet dans les Pyrénnées. Son récit sur les conditions de survie dans ce camp est dramatique ; comment l’Administration française a-t-elle pu agir ainsi ? le lecteur en est bouleversé, et le citoyen français honteux. Nous le suivrons après avoir été relâché, mais  obligé de se cacher, de fuir vers la zone libre  à travers les vicissitudes en cette période d’ »apocalypse », jusqu’à Marseille où il réussira à s’embarquer vers l’Angleterre.

Koestler nous livre ses sentiments envers le Parti communiste français,  et la Russie
«Le plus exaspérant chez nos communistes était la difficulté pour  nous de les détester. Ils n'avaient aucun des vices traditionnels que nous méprisions ; ils ne volaient pas, et ne cafardaient pas, ils n'étaient ni corrompus ni égoïstes, ils éclataient de vertus. Leur seul défaut était que l'intoxication systématique par la dialectique stalinienne les avaient rendus daltoniens en ce qui concernait leur logique et leur éthique. C'était leur seul défaut, mais un défaut désastreux.»

«Cependant, ceci ne s'applique qu'aux simples soldats prolétaires du parti communiste. Il y avait dans la baraque trente-trois quelques chefs du parti communiste allemand pour qui le contraire était vrai. Il était difficile de ne pas les détester.»

«Nos sentiments envers la Russie étaient ceux d'un homme qui a divorcé d'avec une femme très aimée ; il la hait et, pourtant, c'est encore une sorte de consolation pour lui de savoir qu'elle est là, sur la même planète, jeune et vivante." Mais, maintenant, elle était morte. Aucune mort n'est aussi triste et aussi définitive que la mort d'une illusion.»

la gauche européenne,
«Une des raisons de la banqueroute de la gauche européenne fut son impossibilité à réaliser combien les distinctions de classes sont profondément enracinées dans la mentalité des individus. Ils pensaient qu'ils pouvaient traiter comme un simple préjugé ce qui, en réalité, était devenu un réflexe condition né du genre humain.»

le gouvernement français,
«La guerre avait enfin ouvert à la bureaucratie un débouché à sa traditionnelle xénophobie, mais dans notre cas, un nouveau motif s'y ajoutait. La bureaucratie était pro-Bonnet et pro-Munich et bien qu'elle ne fût pas consciemment pro-Hitler, elle avait pratiquement et tout bien considéré une Weltanschauung fasciste. Elle haïssait tous les réfugiés fauteurs de guerre, qui, d'après elle, avaient entraîné la paisible France dans cette guerre.»

Les français, qui dans leurs propos sont fascistes ou en devenir !

Koestler écrit en parlant de l'Angleterre comme de la France

«Non, il ne voulaient pas de nous, même pas comme chair à canon. Notre seule contribution à cette guerre, qui était notre guerre beaucoup plus que la leur, était rester derrière les barbelés. Ils nous avaient volé notre guerre. Ils nous l'avaient volée et l'avaient perdue ; maintenant les Français allaient s'en laver les mains avec le savon fasciste tandis que nous serions écrasés et enterrés sous les décombres.»

Une réflexion ironique et amère :
«Les antifascistes étaient évidemment très gênants dans une guerre contre le fascisme. Nous étions les indésirables et j'en avais assez d'offrir des services dont personne ne voulait.»

Je retiens aussi la dernière phrase de l'appendice :

«Mais peut-être les historiens futurs déterreront-ils leur histoire pour conter l'épopée des Brigades Internationales et de mon vieux camp de concentration ; et peut-être changeront-ils l'étiquette qu'on leur a collée et les appelleront-ils ce qu'ils furent réellement : Le sel de la terre».

Mais je crains que ce souhait ne se soit pas avéré quand je vois la montée des partis nationalistes en Europe.

(message rapatrié)


mots-clés : #autobiographie #deuxiemeguerre
par Bédoulène
le Sam 3 Déc - 17:56
 
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Sujet: Arthur Koestler
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Annie Ernaux

L'autre fille

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 41bid510

C'est à 70 ans qu'Annie Ernaux s'adresse enfin à sa sœur, morte avant sa naissance, pour dire cette histoire vraie, qui a marqué toute sa vie, d'une absence, et d'un silence.

Ils sont des parents qui ont perdu un enfant.
Tu es la, entre eux, invisible. Leur douleur.



Elle devait savoir, mais c'était comme si elle ne savait pas. On n'en parlait pas. Les parents pour moins souffrirent sans doute, et épargner leur deuxième fille, la fillette, sachant sans savoir, pour épargner ses parents.

Dans les années cinquante, les adultes nous considéraient, nous, les enfants, comme des êtres aux oreilles négligeables, devant qui on pouvait tout dire sans conséquences à l'exception des choses sexuelles, objet seulement d'allusions.


Dans les années 50, selon une règle implicite, il était interdit d'interroger les parents, les adultes en général, sur ce qu'ils ne voulaient pas qu'on sache mais que nous savions.


Oui, elle savait sans doute, implicitement, mais l'ignorait : quelques photos évoquées dans le texte traînaient toujours,

Quand j'étais petite , je croyais -  on avait dû me le dire - que c'était moi. Ce n'est pas moi, c'est toi.


C'est à dix ans  qu'elle a appris, non pas tant cette mort, donc, que le fait que Ginette, elle, était gentille.

Quand elle écrit, les années ont passé, les parents sont morts, les faits sont compris, pardonnés, la tombe est fleurie chaque Toussaint. Ce n'est pas un règlement de compte, ce n'est pas une dénonciation. C'est comme une tentative de réconciliation, avec elle, avec eux. Comme un regret que cela ne se soit pas fait plus tôt.

J'espérais peut-être qu'à la faveur de ce silence ils finiraient par t'oublier. Je vois la vérification de cette hypothèse dans le souvenir d'un trouble profond et inexplicable ressenti à chaque fois que, adulte, il m'a fallu admettre cette évidence : tu étais indestructible en eux.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #autobiographie
par topocl
le Sam 3 Déc - 14:19
 
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Sujet: Annie Ernaux
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Annie Ernaux

La place

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Il s'agit d'un court roman à caractère autobiographique qui fut publié en 1983 chez Gallimard et récompensé par le prix Renaudot.

Annie Ernaux raconte des souvenirs de son enfance de façon fragmentaire. C'est suite à la douleur d'avoir perdu son père qu'Annie Ernaux propose un récit poignant sur la personnalité de celui-ci, leur vie et donc son enfance à elle, le tout avec ses yeux d'adulte et de femme ayant pu accéder à une situation sociale plus élevée.

Hommage poétique et profond d'Annie Ernaux à son père.

Livre qui m'a plus qu'émue. Lecture en juillet 2016

Coup de cœur.


mots-clés : #autobiographie
par Allumette
le Sam 3 Déc - 12:05
 
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Sujet: Annie Ernaux
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Lydie Salvayre

Pas pleurer

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 Pas-pl10

Lydie Salvayre
, de son vrai nom  Lydie Arjona , offre aux lecteurs , à sa descendance et à sa mère , un texte d'une force insoupçonnée de prime abord car la structure de son oeuvre ne permet pas de ressentir dans l'immédiateté le caractère tragique de cette histoire ....

Entremêlant avec moult facéties la voix de sa mère qui raconte son fabuleux été 36 vécu comme une libération avec celle de Bernanos :

Imaginons une jeune paysanne "montée à la ville " , et quelle ville,  Barcelone !!!!.....emportée dans  le mouvement libertaire qui s'oppose à la montée inquiétante du fascisme et qui découvre une liberté nouvelle , liberté de moeurs , de pensée,  promesse de tous les possibles ,
car à  16 ans la vie nous appartient et qu'il est facile de traverser les évènements en toute inconscience ...

Imaginons aussi qu'à cet instant où la jeune Montse s'épanouit dans cette ivresse d'émancipation , Georges Bernanos découvre avec douleur , et culpabilité le rôle de sa sainte église catholique aux côtés des phalangistes se livrant à des tortures et assassinats à répétition ....au nom de l'église , de la droiture , de la fidélité aux "vraies valeurs " , multipliant les atrocités , encourageant la délation comme un acte qui vous sera récompensé par "dieu le père " !!!!

Imaginons une Espagne , en cette année 36 , tout à la fois exaltée , terrorisée , destabilisée,  sentant l'imminence de cette guerre civile qui marquera l'histoire de ce pays à jamais ...
imaginons le menu peuple , les gens de la terre soumis aux grands propriétaires terriens et à un système féodal bien enraciné , acculés à sortir de leur ignorance pour sauver leur peau ...

Tout va très vite , ce sont des débats passionnés :

Sentiment libertaire d'un côté , besoin d'afficher des idées nouvelles rattrapées par le communisme de l'autre ,face à un nationnalisme  qui monte monte , en puissance comme une bête dévoreuse ....

Et comme la grande histoire c'est la petite histoire qui la dévoile le mieux , Lydie Salvayre , dans une prose tour à tour envolée et lyrique , sèche et incisive , facétieuse plus souvent, dans l'art de retranscrire le fragnol(ce sabir entre français et espagnol délicieux à entendre )  de "su madre" avec truculence et moqueries affectueuses , élégantissime jusqu'à l'emploi de quelques subjonctifs imparfaits inattendus , nous emporte dans un rythme formidablement endiablé, picaresque ,et on ressort revigorés , émus , presque euphorisés par la dynamique du tympo !

Un projet ambitieux car c'est un mélange autobiographique autant que documentaire , sous une forme romancée  faussement désinvolte : L'insolence de Lydie Salvayre qui offre ainsi une danse toute personnelle (et dérangeante peut-être pour les lecteurs soucieux de "vérité historique") , est un véritable "pied de nez" à la souffrance qui englue ...

Pas pleurer , se souvenir de ce formidable été 36 ,rire , colérer , tempêter et oser les gros mots longtemps interdits car c'est bon d'être libre  , s'affirmer malicieusement à travers les mots inventés à mi chemin entre l'espagnol et le français et qui créent "mon identité "  et garder en mémoire de fond pour avancer l'histoire sanglante de "mi pais " ! Mi pais , car celui de "mi madre " , de son été 36 sous le soleil éclatant où les filles s'affirment loin du regard macho des pères , alors que le sang coule déjà à flots partout en Espagne et que ce n'est que le début  ....
Un bouleversant hommage d'une fille à sa mère,  écrit peut-être comme une nécessité, qui réveille les racines longtemps oubliées ....par confort de vie peut-être....confort devenu inconfortable ,  lorsque le temps qui n'en finit pas de passer crée un caractère d'urgence  !

Bouleversant !


mots-clés : #autobiographie #guerredespagne
par églantine
le Sam 3 Déc - 11:57
 
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Sujet: Lydie Salvayre
Réponses: 11
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Jean Malaurie

Jean Malaurie

Né en 1922

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 Jean_m10

Jean Malaurie, né le 22 décembre 1922 à Mayence (Allemagne)1, est un ethno-historien, géographe/physicien et écrivain français2. Il est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, et également le directeur et fondateur de la collection Terre Humaine aux éditions Plon. (wikipedia)


Bibliographie


Hoggar, Touareg, Journal d’une exploration géographique1954.
Les Derniers Rois de Thulé, avec les Esquimaux polaires, face à leur destin
Hummocks I et II
L’Appel du Nord
L’Allée des baleines,
Terre Humaine : cinquante ans d'une collection, entretien de Mauricette Berne et Pierrette Crouzet avec Jean Malaurie






*


"les derniers Rois de Thulé" (enfin)

Tag autobiographie sur Des Choses à lire - Page 10 51o-rm10

Ma première réaction après avoir feuilleté du pouce  et être tombée sur un dessin de piège à renard dont la légende précisait l'agonie de la bête, a été la crainte de ne pouvoir lire le livre si l'auteur s'appesantissait sur de telles descriptions.

Bien m'a pris de vouloir assumer mon engagement pour cette lecture.

Au-delà de l'aventure de cette expédition géographique, c'est bien la connaissance , l'histoire et l'avenir de ce peuple Groënlandais qui donnent à ce livre son intérêt, son humanité. Toutes les actions de ses Hommes qui se nomment eux-mêmes "animaux humains" sont justifiées par le climat, la Nature de ces lieux où ils vivent. Adapter leur vie aux cycles de la nature dans toutes ses composantes (faune, flore...) est leur unique moyen de survie. Ce Peuple respectent son environnement.
Les esquimaux sont durs avec les animaux (y compris leurs chiens indipensables) comme ils le sont avec eux-mêmes. Leurs actions les plus radicales, les plus monstrueuses parfois n'étaient dictées que par la nécessité.
Vivre en communauté est essentiel pour les Inouits.Ils pratiquent la religion, mais reconnaissent toujours les pouvoirs des chamans. Les mythes génèrent des règles strictes de vie et au Groënland (comme souvent dans d'autres pays) ce sont les femmes qui sont l'objet du plus grand nombre de tabous.

L'auteur nous relatent des évènements anciens utiles pour la compréhension de l'état de ces esquimaux et de leur évolution. Ressort de ces récits l'attitude indigne de certains "blancs" qui ont utilisé et même abusé de la disponibilité, habileté, dévouement des esquimaux pour leurs expéditions.

L'installation d'une grande base Américaine en juillet 54 bouleverse la petite ville de Thulé et les esquimaux se déportent 200 kms à l'intérieur des terres pour échapper à cette ville qui leur est imposée et qui leur dérobe leurs ressources.

L'écriture est prenante et ne manque pas de poésie, et l'humanisme est délivré par la compréhension, la reconnaissance et l'amitié accordées par l'auteur à ce Peuple. Les dessins naïfs illustrant ce livre et les nombreuses notes sont des plus intéressants.

l'attitude de Jean Malaurie l'honore.


mots-clés : #autobiographie #minoriteethnique #nature #voyage
par Bédoulène
le Ven 2 Déc - 23:16
 
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Sujet: Jean Malaurie
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