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Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Lun 22 Juil - 6:21

45 résultats trouvés pour criminalite

Thomas De Quincey

Tag criminalite sur Des Choses à lire - Page 3 Images58

De l'assassinat considéré comme un des Beaux-Arts

L'œuvre, à mi-chemin entre essai et roman, est composée de quatre parties d'importance très inégale :
- Une introduction à la conférence qui va suivre
- Une conférence sur le mérite esthétique des meurtres célèbres
- Un mémoire supplémentaire à L'assassinat
- Un long post-scriptum, qui est la partie plus "romanesque" de l'ouvrage.

L'introduction est intitulée "Avertissement d'un homme morbidement vertueux". Le ton est donné. Ici, un narrateur nous apprend l'existence d'un cercle effroyable où des intellectuels se réunissent pour discuter de la valeur artistique des assassinats. Il se propose de publier une conférence prononcée lors d'une de ces réunions qui lui est, soi-disant, tombée entre les mains. Le but est d'alerter l'opinion publique sur les agissements de cette société.

Suit la conférence, qui doit porter sur les crimes de Williams (assassin célèbre du temps de De Quincey). Le conférencier commence par passer en revue les meurtres les plus célèbres de l'histoire. Mentionne pêle-mêle Caïn, le vieux de la montagne et son armée d'assassins ou encore le meurtre politique. Puis vient un plaisant exposé sur les tentatives d'assassinat sur philosophe, censées démontrer la valeur de leur pensée. Petit extrait :

Car, messieurs, c'est un fait qu'au cours des deux derniers siècles tout philosophe éminent a été assassiné, ou du moins s'est vu tout prêt de l'être; tant et si bien que, si un homme se prétend philosophe et qu'on n'ait jamais attenté à sa vie, vous pouvez être assuré qu'il n'a pas d'étoffe; et je tiens en particulier pour une objection sans réplique (à supposer qu'il nous en faille une) à la philosophie de Locke le fait qu'il ait promené sa gorge sur lui en ce monde pendant soixante-douze ans sans que personne ait jamais condescendu à la lui couper.


Viennent ensuite quelques croustillantes anecdotes sur des affaires criminelles, dont on ne comprend pas bien ce qu'elles viennent démontrer. La conférence d'achève sur quelques points visant à théoriser la beauté d'un meurtre.

Un point est intéressant. La conférence, censée porter sur les meurtres du sinistre Williams, ne fait que les mentionner - les qualifiant de chefs-d'oeuvre du genre. Le conférencier semble éviter le sujet, et, sous couvert de second degré, semble prendre un plaisir bien réel à disserter sur de telles horreurs. Une culpabilité peut-être inconsciente et un sentiment trouble de sa propre déviance lui font sans doute oublier le vrai sujet de sa conférence.

Le mémoire supplémentaire s'ouvre sur une phrase tout à fait révélatrice. On en apprend de fameuses sur l'homme morbidement vertueux de l'introduction, celui-là même qui avait publié la conférence dans le but de nuire à cette société d'amateurs d'assassinats.
Une nouvelle soirée de cette association est relatée. L'ambiance de cette soirée n'est plus la même que celle de la première conférence, durant laquelle l'assistance avait observé un silence respectueux. Cette soirée, organisée pour fêter les récents "exploits" des Thugs de l'Inde, est rythmée par les toasts, portés aux différents maîtres de l'art. L'assistance, de plus en plus intenable, chante, crie, dans une atmosphère infernale. Fini la légère ironie de la première soirée, on bascule progressivement dans l'horreur.

Horreur qui atteint son paroxysme dans le long post-scriptum, dans lequel sont décrits,  dans le style le plus sombre et le plus passionné, les meurtres de Williams. Cette partie dévoile largement la noirceur du narrateur. On peut l'envisager comme un moyen de vivre par procuration l'excitation du meurtre, d'assouvir presque son désir; enfin, de soulager sa culpabilité en l'analysant, en l'illustrant, en la saisissant dans une idée.




mots-clés : #criminalite #xixesiecle
par Quasimodo
le Lun 5 Déc - 11:18
 
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Sujet: Thomas De Quincey
Réponses: 7
Vues: 435

Roberto Alajmo

Roberto Alajmo
Né en 1959


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Roberto Alajmo est un écrivain italien né à Palerme en 1959. Journaliste, il collabore à la Rai et au quotidien La Repubblica. Critique théâtral au Giornale di Sicilia, il travaille depuis 1988 comme rédacteur au siège sicilien de la Rai. Il collabore en tant qu’éditorialiste aux pages de Palerme de la Republica et tient une chronique dans la revue Diario della Settimana.  Avec Fils de personne, Un cœur de mère, Les Fous de Palerme et Mat à l’étouffé (Rivages), Roberto Alajmo construit, dans le registre typiquement sicilien de la farce noire, une très contemporaine « Comédie Humaine ».


Source : http://villa-lamarelle.fr

Bibliographie :(traduite en français)

Un cœur de mère
Fils de personne
Les Fous de Palerme
Mat à l'étouffé





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Un coeur de mère

L’histoire se passe dans un village de la Sicile intérieure. Cosimo un célibataire âgé de la quarantaine, tient plutôt avec nonchalance son garage de réparations de pneus de vélos, il vit seul depuis quelque temps dans une maison isolée. Mais il rend visite régulièrement à sa mère qui lui prépare des petits plats et qui a beaucoup d’ascendant sur lui. Mais voilà que ce jour là Cosimo est pressé de rentrer chez lui, il sait que des hommes pas recommandables, doivent lui laisser en garde un enfant.

Effectivement l’enfant est enfermé dans une pièce.  2 ou 3 jours a dit Cosimo pas plus et il sera payé. Pas facile pour un célibataire de s’occuper d’un enfant, Cosimo s’en rendra compte. Les jours passent et les kidnappeurs ne reviennent pas prendre en charge l’otage. Cosimo s’inquiète, qui est cet enfant, pourquoi l’ont-ils enlevé et surtout  que faire de l’enfant si « les autres » ne reviennent pas ?

Cosimo a été choisi comme gardien car à part sa mère il n’a pas de famille, pas de relation, pas d’ami et que dans le village personne ne  l’approche , la rumeur dit qu’il porte malheur et c'est vrai qu'il a triste allure.

Sa situation se gâte quand sa mère arrive  à l’improviste chez lui et découvre l’enfant. Mais, au grand soulagement de Cosimo, après les reproches d’usage, sa mère s’installe et prend les choses en mains. Si elle s’apitoie sur le sort de l’enfant,  après une dizaine de jours, elle se rend compte que cette situation n’est plus vivable, que Cosimo pense être surveillé par des gendarmes, l’enfant refusant de s’alimenter est en piteux état. C’est encore elle, la mère qui par amour pour son fils va dénouer la situation.

Ce livre vaut d’une part par l’écriture tranchante, laconique ; d’autre part par les rapports mère/fils.  C’est une comédie dramatique qui se joue dans la maison avec le sentiment le plus tendre  et le plus ignoble, l’amour d’une mère, sous les odeurs alléchantes des plats cuisinés et  les regards d’une télévision  muette.

C’est une très bonne lecture que je recommande

"message rapatrié"


mots-clés : #criminalite #famille
par Bédoulène
le Dim 4 Déc - 17:38
 
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Sujet: Roberto Alajmo
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Joyce Carol Oates

Tag criminalite sur Des Choses à lire - Page 3 41c3li10

CORKY

Corky, cet Irlandais issu des quartiers pauvres qui va se hisser jusqu'à la classe supérieure, jusqu'à devenir Conseiller municipal, grâce à ses amitiés, son audace, à son mariage avec la fille d'un riche agent immobilier. Le père de Corky a été tué par balles dans le dos devant la porte de leur maison alors qu'il n'est âgé que de 10 ans et il sera aussi privé de sa mère devenue folle et qui mourra elle aussi jeune. De ce drame, Corky en ignorera très longtemps l'origine mais en gardera une appréhension qui le fera se tenir toujours dos au mur dans les lieux publics. Corky ne sait résister ni à la boisson ni aux femmes et se trouvera embarqué dans des situations aventureuses, embarrassantes, dangereuses car comme beaucoup d'hommes au fond il est naïf. Parfois le lecteur à envie de le plaindre de se laisser attendrir par Corky, à d'autres moments on le trouve haïssable, opportuniste. Il sait qu'il a été lâche à plusieurs reprises, il se dégoûte parfois et cette lucidité sur lui-même nous permet de l'excuser.

Corky aime qu'on l'aime, qu'on l'apprécie. Il est dans une mauvaise passe en ce moment, problèmes financiers importants, rupture avec sa maîtresse et soucis avec la fille de son ex-femme. Il doit gérer tous ces problèmes et le suicide d'une amie de sa «belle-fille» ajoute à son malaise car il en vient à soupçonner son meilleur ami, le fils de l'actuel maire. Il ne maîtrise plus rien et pense à dénoncer son ami mais sa belle-fille joue les justiciers et il s'interpose. Gravement bléssé il reste quelques jours dans le coma mais finalement Corky l'Irlandais s'en sort et l'horizon s'éclaircit, il peut encore rêver à son avenir.

Ce livre est vraiment puissant, déroutant ; l'auteure «habite» le cerveau et le coeur de son personnage principal et elle nous en livre le contenu sans censure aucune. Une connaissance des arcanes de la politique et de l'émancipation de cette ville et de ses habitants. J'aurais voulu mettre des extraits mais il y en avait beaucoup trop que j'avais noté tellement ce livre est intéressant dans sa plongée libre dans les sentiments d'un homme.



mots-clés : #criminalite #psychologique
par Bédoulène
le Dim 4 Déc - 8:11
 
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Sujet: Joyce Carol Oates
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Denis Johnson

Denis Johnson
Né en 1949

Tag criminalite sur Des Choses à lire - Page 3 Denis10

Denis Johnson, né le 1er juillet 1949 à Munich, en Allemagne de l'Ouest, est un auteur américain qui est surtout connu pour son recueil de Jesus' Son (1992) et son roman Arbre de fumée (2007), qui a remporté le National Book Award.
Dans sa jeunesse, Denis Johnson suit son père au gré des affectations de celui-ci. Il devient dépendant ensuite à diverses substances1. Finalement, il obtient une maitrise (MFA) à l'Université de l'Iowa. Ses principales influences sont Dr. Seuss, Dylan Thomas, Walt Whitman et T. S. Eliot2. Il a reçu de nombreux prix pour ses œuvres, y compris un Prix du Whiting Writer's en 1986 et une bourse Lannan pour la fiction en 1993.

Selon un groupe de critiques, écrivains et autres membres du milieu littéraire, son recueil Jesus' son fait partie des meilleures œuvres de fiction américaines des 25 dernières années3.

Denis Johnson fait des débuts remarqués avec la publication de son recueil de nouvelles Jesus' Son (1992), qui a été adapté au cinéma en 1999 sous le même titre, et qui a été cité comme l'un des dix meilleurs films de l'année par le New York Times, le Los Angeles Times, et par Roger Ebert. Denis Johnson a un petit rôle dans le film, interprétant l'homme ayant a été poignardé à l'œil par sa femme.
Il est titulaire en 2006-2007 de la chaire Mitte d'écriture créative à l'Université d'État du Texas, à San Marcos, Texas.


(source : wikipedia)

Oeuvres traduites en français :

Romans
Fiskadoro
Le nom du monde
Déjà mort
Des étoiles à midi
Des anges
Un Pendu Ressuscité
Rêves de train
Arbre de fumée
Personne bouge
Les monstres qui ricanent

Nouvelles
Jesus' son





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« Déjà mort »

Les grandes lignes de cette histoire : Nelson Fairchild souhaite la disparition de sa femme, il engage un homme qu’il sauve de son « suicide par noyade » et l’engage pour l’assassiner. Nelson est lui-même l’objet d’un »contrat » car il a détruit dans un aéroport la drogue qu’il transportait pour un certain Lally, lequel engage 2 tueurs/chasseurs pour l’éliminer.
L’homme engagé par Nelson ne tue pas sa femme, mais bien le Père et le frère de celui-ci et tente aussi de le tuer lui.
Nelson a un associé, Meadows, avec lequel il est propriétaire d’un champ d’ »herbe », auquel il dénonce les 2 tueurs qui le poursuivent. Meadows se chargera de les éliminer.

Un jeune policier auparavant exerçant à L.A. s’interroge sur les différentes morts, accidents et incidents qui jalonnent la région, sur la personnalité souvent inquiétante des habitants de cette région. Il s’en trouvera seul possesseur de certains faits qui le troubleront à jamais.
L’histoire pourrait être banale si les différents personnages à divers degrés n’étaient des paranoïaques, schizophrènes, illuminés mystiques ou alcooliques qui lisent Nietzsche, Emerson, Jung, Herman Hesse et trouvent dans ces écrits matière à "aménager" leur personnalité.

L’auteur nous dévoile cette histoire telle une enquête. D’abord nous faisons connaissance avec tous les personnages, puis l’auteur nous fait connaître le résultat des différents évènements – meurtres, accidents, relations - qui s’engageaient dans le livre I et dans le livre III le lecteur découvre les circonstances dans lesquelles se sont déroulés lesdits évènements.

Malgré la noirceur des sujets, drogue, alcoolisme, meurtres, la nature de ces êtres plus ou moins déjantés qui se cotoient je n’ai pas trouvé ce livre sombre, j'ai compris la solitude qui les habite, leur douloureux face à face avec eux-mêmes. L’écriture est remarquable, ici empreinte de métaphysique, elle est d’une sensibilité à tout ce qui compose ces lieux où se déroule l’histoire. Il n’y a pas de jugement de l’auteur dans ce livre, sinon celui que chaque personnage porte sur lui-même.

Un livre et une écriture auxquels j’ai été très sensible, un très bon moment de lecture.


extraits

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"message rapatrié"


mots-clés : #criminalite
par Bédoulène
le Sam 3 Déc - 16:46
 
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Sujet: Denis Johnson
Réponses: 3
Vues: 215

Mathias Enard

Mathias Énard
Né en 1972

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Mathias Énard, né le 11 janvier 1972 à Niort, est un écrivain et traducteur français, prix Goncourt 2015 pour son roman Boussole.

Mathias Énard, après une formation à l'École du Louvre, suit des études d’arabe et de persan à l'INALCO. Après de longs séjours au Moyen-Orient, il s’installe en 2000 à Barcelone. Il y anime plusieurs revues culturelles. Il traduit deux ouvrages, l'un du persan, et l'autre de l'arabe. Il participe aussi au comité de rédaction de la revue Inculte à Paris et, en 2010, il enseigne l'arabe à l'université autonome de Barcelone.

La Perfection du tir, son premier ouvrage, paraît en 2003, roman narratif d'un tireur embusqué durant une guerre civile — d'un pays non évoqué, mais qui pourrait être le Liban — et son obsession de la mort : « Je ne savais plus si j'étais celui qui tirait ou celui sur lequel on tirait. »4. L'ouvrage est récompensé l'année suivante par le Prix des cinq continents de la francophonie, et Prix Edmée-de-La-Rochefoucauld. Il est aussi sélectionné au Festival du premier roman 2004.
Il est pensionnaire de la Villa Médicis en 2005-2006.

En 2008, Actes Sud publie son roman Zone, caractérisé par une seule phrase à la première personne, de cinq cents pages (avec pour exceptions trois chapitres, extraits de l'ouvrage que lit le narrateur), et récompensé par plusieurs prix, dont le Prix Décembre, le Prix Candide et le Prix du Livre Inter.

Il publie en 2010 aux éditions Actes Sud un petit conte, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, sur un épisode probablement fictif de la vie de Michel-Ange, une escapade à Constantinople, où il débarque le 13 mai 1506 à l'invitation du sultan Bajazet II. Ce court récit montre la Constantinople tolérante et européenne qui a su accueillir les juifs chassés d'Espagne par les rois catholiques. L'ouvrage est couronné par le prix Goncourt des lycéens 2010, et par le 25e Prix du livre en Poitou-Charentes & La Voix des lecteurs en 201211, décerné par le Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes.

Féru d'art contemporain, Mathias Énard a par ailleurs créé en 2011 les éditions d'estampes « Scrawitch », et sa galerie homonyme, dans le 11e arrondissement de Paris, créée avec Thomas Marin, lithographe, et Julien Bézille, philosophe de formation.

En 2012, il publie Rue des voleurs chez Actes Sud, récit de voyage d’un jeune Marocain errant en Espagne lors des printemps arabes et du mouvement des indignés. Rue des voleurs est la réaction de l’écrivain à ces événements, ainsi qu’une réflexion plus large sur l’engagement et la révolte. Lors du Salon du Livre francophone de Beyrouth (26 octobre - 4 novembre 2012), il reçoit le premier prix Liste Goncourt : Le choix de l'Orient décerné par un jury composé d'étudiants d'universités du Liban et d'autres pays du Proche-Orient, sur le modèle du prix Liste Goncourt : le choix polonais. Le prix de l'Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire a également été décerné à cet ouvrage en 2013.

En 2015, il se voit décerner le prix Goncourt pour son roman Boussole qui traite de la vision de l'Orient par l'Occident.

(sources wikipedia)

Bibliographie :

2003 : La perfection du tir : Page 2, 3
2005 : Remonter l'Orénoque page 3
2007 : Bréviaires des artificiers
2008 : Zone ; page 1, 2
2010 : Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants ; page 1, 2
2011 : L'Alcool et la Nostalgie ; page 1, 2
2012 : Rue des voleurs ; page 1
2013 : Tout sera oublié ; page 1
2015 : Boussole ; page 1, 2
2016 : Dernière communication à la société proustienne de Barcelone (poésie) ; page 1

màj le 24/09/2018

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Zone

Tag criminalite sur Des Choses à lire - Page 3 41-2bc10


Juste quelques mots, sur ce livre dense et complexe

Une plongée en apnée ce livre et quelques bouffées d'air juste pour survivre.
Quel travail d'écriture pour relier, comparer les guerres depuis l'Antiquité jusqu'à notre siècle, l'analogie des bourreaux, des victimes ; véritable archéologie de la guerre.
Les révélations sur de nombreux écrivains pointent les comportements individuels dans le conflit.
Les villes aussi me sont apparues comme des "personnages", tantôt bourreaux tantôt victimes.
Le narrateur est d'une lucidité et d'une franchise terrible dans ses sentiments, j'ai particulièrement retenu le passage - lors de l'enterrement de son père - qui lui permet en évoquant Malcom Lowry de découvrir la sauvagerie dont son père l'accusait.
Avoir choisit le trajet en train, a permis le rythme et les pauses de l'écriture.

Une lecture ineffaçable et hélas actuelle !


mots-clés : #criminalite #guerre #historique #voyage
par Bédoulène
le Ven 2 Déc - 22:45
 
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Sujet: Mathias Enard
Réponses: 66
Vues: 2209

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