Des Choses à lire
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Georges Brassens, Lettre à Toussenot

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267 résultats trouvés pour famille

Oser Warszawski

L'UNIFORME 3ème livre de la trilogie

Quelle profondeur dans cette cinquantaine de pages !

L'uniforme : celui abandonné dans la rue se mouvant au gré de l'air ? Celui témoin d'un passé, sorti du placard ? Celui qui porte médailles ? Ou celui ensanglanté dans lequel se meurt le soldat ?

Ce vêtement c'est l'honneur, la gloire de la patrie.

L'auteur nous décrit la vie quotidienne d'une famille de Berlin pendant la guerre, une famille convaincue de la justesse de cette guerre parce que l'Allemagne peut et doit dominer les autres pays, c'est son destin ! Le chef de famille fait preuve d'une abnégation totale envers la Patrie et son chef suprême : le Kaiser ! Il s'est démuni de ses avoirs pour l'emprunt de guerre et ses trois fils sont sur le front. Que peut-¬il faire de plus ?.............................s'engager lui aussi.

Dans Berlin affamée les familles amputées survivent au rythme du rationnement, la détresse est commune mais supportée avec cette fierté,  cette rigueur que porte en lui le peuple Allemand.

La guerre continue sa moisson d'hommes, à Berlin certains commencent à s'interroger sur son dénouement d'autant que l'empereur d'un pays voisin est destitué mais pour cette famille là, le Kaiser est une icône. Alors quand il abdique et s'enfuit c'est l'effondrement physique et mental du chef de famille déjà éprouvé par les deuils et son passage au front. Ce personnage a le regret d'un temps disparu et ne reconnait pas sa patrie où s'invitent des étrangers.

L'auteur décrit l'horreur de la guerre sur le front et surtout pour les civils à Berlin, par la profondeur des sentiments, l'oralité n'est dans ce récit qu'accessoire.  Il me semble aussi y reconnaître le regard du photographe et du peintre qu'il est.

Le parcours de Warszawski est analysé en fin de livre par la traductrice Rachel Ertel ; c'est intéressant car elle relate les mouvements culturels, le modernisme notamment dans les grandes villes européennes et aussi aux USA.

Extraits :

"Après le passage des troupes, un uniforme était resté sur le pavé de la ville. Aux fils de ses broderies scintillait encore la rosée des cavaliers de la nuit. Piétiné, tout fripé, il se redressa. D'une grande goulée d'air il regonfla sa poitrine plate qui durcit, s'enfla comme une montagne et fit saillie. Les manches et les jambes du pantalon, semblables à des troncs creux, commencèrent alors à se mouvoir en mesure. Il se mit à marcher, et la nuit alentour s'émerveilla de ce vide en mouvement.


"Comme la plupart d'entre eux, un grand chien noir avait gonflé ses babines et son ventre, se préparant à faire entendre sa voix des grands jours quand les bribes éparses du chant des autres s'égrenaient dans les airs comme les vibrations d'une batterie. Personne, hélas, parmi ceux qui l'entouraient, n'avait remarqué le savoir-faire de ce chien-là, dont le corps avait soudain extraordinairement raccourci, gagnant en largeur ce qu'il avait perdu en longueur. Son museau s'étant coincé dans les jupes d'une dame entre deux âges, et cette position n'étant guère plaisante, d'autant plus que la lumière s'y faisait rare et l'atmosphère confinée, il tendait la gueule vers le haut, comme un tuyau. Il s' imaginait qu'ainsi il pourrait mieux rugir et son petit maître serait content de lui. Le chien n'arriva même pas au bout de sa première note. Une douleur terrible l'envahit et lui coupa le souffle. Il laissa glisser sa gueule ouverte le long de la jambe molle de sa voisine, pousser par l'obscur désir d' exhaler son souffle ultime à l'air libre. Il n'y parvint pas davantage : ses pattes vacillèrent, elles refusèrent de porter plus longtemps son grand corps noir."

"La désolation s'était emparée des grands chevaux d'artillerie et elle pesait sur leur dos. Leur tête pendait de ce côté comme une langue inutile, et à ceux qui les conduisaient ils posaient une question muette : "tout cela va-t-il durer encore longtemps ?" Et comme ils ne recevaient aucune réponse, les croupes couvertes de plaies enflaient, gonflaient - ces croupes qui depuis les semailles sanglantes portaient les fardeaux rouges de minuit, un présent pour la ville... Et voilà que leurs cavaliers eux aussi inclinaient la tête, obliquement."

"Du porche des maisons surgissaient en grand nombre des hommes âgés vêtus d'uniforme d'emprunt qui ne leur allaient certes pas comme à des jeunes gens. Dans les rues, depuis longtemps silencieuses, on entendait le bruit des serrures et des portes qui se fermaient, comme un lointain craquement d'os."

"Lorsqu'un enterrement passait dans la rue, les gens regardaient avec envie ceux qui s'en revenaient, munis d'un petit sac de rations supplémentaires."

"Elle tâta les jambes de Frida, et elle ne se contentait plus de hocher la tête : elle l'agitait en tout sans, contemplant, extasiée, ces deux colonnes de chair qui se métamorphosaient à vue d'oeil en une merveilleuse carte de ravitaillement et, Ô magie, Ô splendeur, en un grenier à pain,  à céréales, à charbon...!"

"En un rien de temps il sombra dans la confusion, commença à jeter par terre et à piétiner les rouleaux de gaze et de charpie. Il se démenait, secouait la table pour en faire descendre son fils, lequel avait déjà rendu une jambe au ciel et se traînait, avec son moignon sanglant, quelque part dans les tréfonds de la démence."


(message rapatrié)
mots-clés : #famille #premiereguerre #viequotidienne
par Bédoulène
le Sam 3 Déc - 17:11
 
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François Mauriac

Le Noeud de vipères

Tag famille sur Des Choses à lire - Page 14 79323410


Sentant sa fin prochaine Louis , avocat brillant et fortuné , motivé par un dernier sursaut de haine revancharde, autant que par une volonté de faire amende honorable à l'égard de sa famille ,écrit une longue lettre destinée à être lue par sa femme haie une vie durant .

Un roman surprenant, par l'audace de l'auteur qui dénonce avec violence mais subtilités , sans aménités aucune , un milieu social qu'il décrit comme perfide , sournois , vil : cette société catholique bien-pensante dont il est lui-même issu .
Mais ce que je retiens surtout , au delà de cette maestria pour tirer à boulets rouge sur ce qu'il considère comme la médiocre petite bourgeoisie Bordelaise , c'est l'immense talent de l'écrivain pour mettre en lumière la vaste comédie humaine : dans cette histoire familiale chacun y va de son rôle , qu'il s'attribue par voie de conséquences , victime du passé ou du regard des autres ! Et comme il est difficile de détourner le cours des choses dès lors que les processus psychologiques sont enclenchés ! Enfermé dans des schémas réactionnels , des définitions , chacun mènera sa vie conditionné par l'attente de l'autre, par les automatismes mis en place pour survivre ...

Dès lors on prend conscience ,à travers le portrait de ce Louis pétri de contradictions que les hommes , au delà des apparences , du sens qu'ils ont voulu donner à leur vie se rejoignent dans leurs travers , leurs noirceurs autant que dans une certaine grandeur d'âme ....
Dans cette confession d'un vieillard qui n'a plus rien à attendre , Mauriac souligne toutes les facéties de l'être humain : celui qui se définit toute sa vie comme un être méprisable , cruel , capable des pires actes possède en lui une part de pureté ....Au bout du chemin seule l'espérance peut libérer l'homme de sa grande solitude et l'unique salut possible semble celui qui émanerait d'une force supérieure : tel est le constat de Louis aprés cette vie uniquement occupée à nourrir rancoeur , haines en cultivant l'appât du gain !

Mais Mauriac n'assène pas une vérité catholique , c'est une réflexion toute en finesse et ouverture , à l'opposé de ce qui se dégage de prime abord de son personnage inflexible , intransigeant :" le bien et le mal ne s'épouse-t-il pas "chantait Jacques Brel ...
L' écriture est d'un classicisme aigu , d'une précision chirurgicale pour dépeindre avec incision et éclat la psychologie de ses personnages , aucune fioriture qui tendrait à détourner le lecteur : un texte tendu , écrit presque au cordeau , froid et laissant pourtant éclater par les fissures de celle- ci une sensibilité extrême .
Belle découverte d'un roman riche comme un puits sans fond .


mots-clés : #famille
par églantine
le Sam 3 Déc - 15:38
 
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François Mauriac

Tag famille sur Des Choses à lire - Page 14 Theres10

Thérèse Desqueyroux

Eu égard aux commentaires des lecteurs qui l'avaient déjà lu, je m'attendais à un livre qui me fasse plus d'effets, plus vibrer. Certes, l'écriture de ce livre est belle, le sujet intéressant, mais il me reste à la fin comme une impression d'inachevé, un point d'interrogation.
Au demeurant, l’enfermement de Thérèse dans un monde qui ne lui correspond pas est bien rendu, son passage par le rejet de son mari, puis le rejet d'elle même est poignant.
Mais, Thérèse reprendra-t-elle vraiment sa liberté - imposée par Bernard ? Ou finalement n'est-elle pas abandonnée à sa personnalité fragile ? Avant un destin tragique ? J'aurais aimé lire une suite !

Lu en octobre 2014


mots-clés : #famille
par Allumette
le Sam 3 Déc - 15:26
 
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Marie-Hélène Lafon

L ‘annonce

Tag famille sur Des Choses à lire - Page 14 Images27

Un roman a la fois doux et prenant, qui distille une étrange émotion.
MH Lafon nous parle des humbles, des exclus, des abandonnés de la société. De ceux dont le destin est tout tracé par une naissance, une histoire familiale : Annette du Nord, des filatures et des maris ivrognes ; Paul du Cantal, agriculteur, voué au célibat, tout simplement parce qu’il n’y a pas de femmes, pas de temps. Des doux, sans révolte, acceptant humblement leur sort. Pourtant un beau jour, sans héroïsme, sans déchirement , cela suffit, cet horizon bouché, et il tentent quelque chose. Pas grand chose : écrire une annonce, la lire. Et justement parce qu’ils sont doux, savent limiter leurs exigences, ça marche. Ces « petits » prennent sans faire d'histoires leur destin en main, avec une volonté et une détermination qui leur permettent d'accepter certaines compromissions et, par là, de dépasser la fatalité et d'accéder à quelque chose qui n'est peut-être pas le bonheur, mais qui s'apparente à la sérénité
Sacrée victoire : ils ont su se donner une chance ;

Portait d’antihéros, dans un monde peu décrit par la littérature, le monde rural et ses pesanteurs, ce livre est une réussite de tous les instants ; Jamais supérieur, jamais superficiel, toujours touchant. Et puis il y a le style de MH Lafon, un style tout à fait unique, dans le sens que personne ne peut écrie comme elle. Elle a construit sa propre façon d’utiliser le langage ajoutant de petites touches entrecoupées,, affinant les descriptions, les sensations, par des mots accolés qui tournent autour du sens qu’elle veut donner. C'est assez extraordinaire, cette façon de préciser et nuancer.

Un coup de cœur d’autant plus significatif que j’abordais ce livre avec une certaine méfiance : cette idée de petite annonce me paraissaient plutôt casse-gueule, cette histoire de couple pas forcément bien assorti en milieu rural m'avait fait penser à Le mec de la tombe d'à côté, qui m'avait prodigieusement irritée. Mais on est à des kilomètres, carrément dans une autre sphère de la littérature : une écriture, pas de racolage, pas de caricature, pas de regard condescendant et amusé ; au contraire, une profonde empathie, un respect profond des personnages.



(commentaire rapatrié)


mots-clés : #famille #viequotidienne
par topocl
le Sam 3 Déc - 14:52
 
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Sujet: Marie-Hélène Lafon
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Pierre Magnan

Pierre Magnan (1922-2012)

Tag famille sur Des Choses à lire - Page 14 Magnan10

Pierre Magnan est un écrivain français né le 19 septembre 1922 à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) et décédé le 28 avril 2012 (Isère). Il est indéfectiblement attaché à la Provence, source de toute son œuvre.

Il fait de rapides études au collège de sa ville natale jusqu'à douze ans.

De treize à vingt ans, il est typographe dans une imprimerie locale. Appelé aux Chantiers de jeunesse pendant l'Occupation, il est réfractaire au service du travail obligatoire (STO), et rejoint le maquis à Saint-Pierre d'Allevard en Isère, avec entre autres Thyde Monnier.

Il publie son premier roman, L'Aube insolite, en 1946 avec un certain succès d'estime, la critique est favorable mais le public n'adhère pas. Trois autres romans suivent sans davantage de succès.

Pour vivre, il travaille alors dans une société de transports frigorifiques, où il reste vingt-sept ans, tout en continuant toutefois à écrire des romans qui ne sont pas publiés.

En 1976, il est licencié pour raisons économiques et profite de ses loisirs forcés pour écrire un roman policier, Le Sang des Atrides, il obtient alors le prix du Quai des Orfèvres en 1978. À cinquante-six ans, une nouvelle carrière s'ouvre désormais à lui.

Il écrit alors son plus célèbre ouvrage : La Maison assassinée en 1984, et obtient le prix RTL grand public. Ce livre est porté à l'écran avec entre autres interprètes Patrick Bruel. Il obtient le prix de la nouvelle du Rotary-Club pour Les Secrets de Laviolette.


Bibliographie

Romans

L'Aube insolite, 1945
Le Monde encerclé, 1949
La Mer d'airain, 1961
La Biasse de mon père, 1983
Périple d'un cachalot, 1993
Un grison d'Arcadie, 1999
L'Occitane, 2001
Un monstre sacré, 2004
L'Enfant qui tuait le temps, 2004
Laure du bout du monde, 2006
Chronique d'un château hanté, 2008

Série Commissaire Laviolette :
Le Sang des Atrides, 1977
Le Commissaire dans la truffière, 1978
Le Secret des andrônes, 1979
Le Tombeau d'Hélios, 1980
Les Courriers de la mort, 1986
Les Secrets de Laviolette (recueil de trois nouvelles, Le Fanal, Guernica et L'Arbre), 1992
Le parme convient à Laviolette, 2000
Élégie pour Laviolette

Série Gendarme Laviolette (aïeul du commissaire) :
Les Charbonniers de la mort, 1982
La Folie Forcalquier, 1995

Série Séraphin Monge:
La Maison assassinée, 1984
Le Mystère de Séraphin Monge, 1990

Textes autobiographiques
L'Homme rejeté, 1977
La Naine, Denoël, 1987
L'Amant du poivre d'âne, 1988
Apprenti, 2003
Un monstre sacré, 2004

Autres publications
Pour saluer Giono, 1990
Les Promenades de Jean Giono, 1994
Les Romans de ma Provence, 1998
Mon théâtre d'ombres, 2002
Ma Provence d'heureuse rencontre : Guide secret, 2005





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Chronique d'un château hanté

C'est l'histoire d'un trésor,  confié par un Hospitalier à une Prieure,  non visible car caché, puis enseveli. Sa présence sera connue  par la  famille d'aristocrates propriétaire des lieux et sa descendance sur plus de six cent ans, Mais ce livre aurait pu tout aussi bien s'appelait chronique d'un arbre hanté car un chêne planté à ses côtés en sera le gardien durant des siècles.
Le récit débute pendant la grande Peste de 1349, se déroule jusqu'après le tremblement de terre de 1908 qui secoua violemment la Provence.
Les guerres de religion, la Révolution, les famines apportent au long des siècles à cette Famille et à leur entourage leur lot de cruauté, d'horreur, de maladie.


ce que j'en pense :

Dans son avant-propos l'écrivain se définit comme "un peintre en écriture"
un raconteur d'histoires.

Effectivement certains passages sont de véritables tableaux.
Le récit s'imbrique parfaitement dans l'Histoire et se déroule de manière surprenante, captivante.

La nature des personnages est authentique.

Comme dans la plupart de ses livres les scènes d'amour sont très (trop ?) présentes et les crimes aussi.

quelques passages :

Déjà un peu ivres d'êtres repues, les mouches immobiles sur son visage noir attendaient que se forme la goutte intermittente qui mettait longtemps à se gonfler pour enfin, une fois trop lourde, se détacher du bout des doigts et s'écraser en bas, dans larue. De sorte que le voisin Didon aux bras pendants avait assez l'air d'un perdreau mis à mûrir pour le manger bientôt

Le Poverello tomba sur le corps d'une nonne. Ils refroidirent ensemble, le peintre de génie et la moniale anonyme et il était dommage que l'artiste n'ait pu croquer cet étrange mariage posthume.

On croit toujours que les réactions à l'imprévu sont subites, immédiates. En réalité, l'esprit doit prendre le temps de digérer l'étonnement que, dans l'amour, toute différence constatée chez l'être aimé provoque dans l'abîme profond de la conscience et ce qu'il faut de temps à celle-ci pour savoir si elle accepte ou non ce changement.


mots-clés : #famille #historique
par Bédoulène
le Sam 3 Déc - 9:24
 
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Sujet: Pierre Magnan
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Hubert Mingarelli

Une rivière verte et silencieuse

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Un père et son enfant Primo, adolescent : ils s'aiment !

Une petite ville dont l'usine de compresseurs fournit principalement du travail aux habitants ; lui le père est sans travail, il fait des petits boulots, tonte des pelouses, cueillette des tomates.... , le fils se construit dans les champs un tunnel où il rêve d'un avenir meilleur où il déroule ses pensées.
Leur espoir, les 100 pots dans lesquels le père a planté des graines de leur superbe rosier grimpant et comme Perrette et son pot au lait, le père et le fils imaginent ce qu'ils pourront obtenir de la vente des rosiers. Ils prient ensemble tous les jours pour avoir le soutien de Dieu. Parce que si Dieu n' a pas fait obtenir la place convoitée au père, il a fait fleurir le rosier, alors .........

C'est une lecture touchante, fraîche !


extraits

"Un aller et retour me permettait de dérouler de longues pensées sans m'interrompre. Des pensées entre 4 et 8 kilomètres. Cela me permettait d'aller au fond des choses


"Le pire qu'il puisse arriver, c'est que la mouche se mette à se frotter les pattes à l'instant où vous allez l'aspirer. C'est toujours un moment pathétique de tuer ainsi une mouche tandis qu'elle fait sa toilette. Vous entrez dans son intimité, et tout de suite après vous la tuez. Il s'ensuit toujours un bref remords. Jamais je n'ai aspiré les mouches avec plaisir. Qu'elles se frottent les pattes ou pas. J'ai toujours fait ça parce qu'il le fallait."

"Les gens prétendaient que mon père était un raté. Ils omettaient de dire qu'il avait attrapé des truites bleues à la main.
Je fermais les yeux.
Une rivière verte et des truites bleues."



mots-clés : #initiatique #famille
par Bédoulène
le Sam 3 Déc - 9:05
 
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Leila Slimani

[b]Chanson douce.[/b]

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Voila le genre de livre qui me laisse totalement dubitative. Largement encensé, "critique de notre société", "analyse de caractère"...
Personnellement j'y vois le portait peu nuancé d'un couple de bobos égocentriques et imbus d'eux-même avec leurs petits problèmes de riches, face à une nounou initialement parfaite puis qui peu à peu révèle des imperfections.
Mais les enfants l'aiment tant et c'est si simple... On passe alors de son côté, sa misère existentielle, on entend, les mots "mélancolie délirante", on dissèque peu à peu dans son désarroi et son délire. Et puis ça s'arrête là, sur ce meurtre des deux enfants annoncé à la page 1.
Ca se veut sans doute  explicatif tout en n'expliquant rien (évidemment il n'y a rien d 'explicable dans le meurtre de deux enfants), C'est une description clinique qui gomme l'affectif,  distante. Ca a au moins l'avantage d'éviter le scabreux ou le pathétique. C'est honnêtement écrit, sans plus. Bref, vraiment pas le roman qui m' a fait vibrer  ou qui me sert à grand chose.

mots-clés : #contemporain #faitdivers #famille
par topocl
le Ven 2 Déc - 17:45
 
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Sujet: Leila Slimani
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