Des Choses à lire
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Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Ven 13 Déc - 14:41

129 résultats trouvés pour nature

Rick Bass

Tu peux tenter celui-ci, aussi:

Le livre de Yaak

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Certains trouvent l’être qui comblera leur vie, Rick Bass, lui, a trouvé le lieu qui comble sa vie, lui donne accès à la sérénité, en complète adéquation avec lui-même : c'est la vallée de Yaak, une vallée sauvage du Montana, où il vit depuis 20 ans, en compagnie de quelques autres originaux, non loin de grizzlis, de loups, de coyotes, d’élans :





Depuis 20 ans, il œuvre pour la protection de ce lieu magique. Le raconter fait parti de son combat. Et c'est un merveilleux conteur :  il donne une âme à cette vallée, nous introduit dans l'intimité des forêts, des animaux, nous communique sa passion et son respect pour ces terres sauvages :



Un petit ouvrage tout en  simplicité , d’une nécessité fondamentale dans un combat pour rester à l'écoute de la nature, d’où nous venons, et donc de nous-mêmes :




C'est beau, passionnant, instructif, et plus qu’émouvant :



(commentaire rapatrié)


mots-clés : #nature
par topocl
le Lun 5 Déc - 10:49
 
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Sujet: Rick Bass
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Rick Bass

@Nadine a écrit:Une amie me l'a toujours chaudement recommandé. J'ai du coup lu Winter, qu'elle avait eue la gentillesse de m'offrir. j'aimerais bien avoir ton retour sur ce titre là ?


Je l'ai beaucoup aimé, Winter :

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J'ai adoré Winter, où Rick Bass raconte comment, à 29 ans, il fait le choix de vivre avec sa compagne dans la vallée du Yaak, sauvage, retirée, resplendissante, loin des hommes, fermée par la neige en hiver, à écrire et stocker son bois :

C'était comme de partir au combat, ou de tomber amoureux, ou d'émerger d'un rêve délicieux, ou d'y sombrer : comme de marcher dans de l'eau froide par un jour d'automne.


Comment cette expérience l'a transformé, bonifié, l'a inscrit dans sa lignée :

je suis l'homme le plus riche du monde


Il raconte cela avec une  poésie chatoyante :

Il n'y a rien de plus excitant que le vent. Si, un nouvel amour - et puis le vent. Mais le vent a toujours été là. Avant même de connaître l'amour, vous connaissiez le vent. Le vent était capable de vous griser quand vous étiez petit, et il le peut encore, il ne s'en privera pas.


...un humour léger :

Peut-être va-t-il tomber toute la neige du monde, ensevelissant tout, le silence total, et ensuite je ressortirai au printemps différent, plus propre, pas tellement régénéré que renforcé. Je rirai d'un plus grand nombre de choses, et je ne m'emporterai plus autant contre la décadence, la paresse, la tricherie et le temps volé, la vérité volée, en commençant par le président et en descendant tous les degrés de l'échelle jusqu'à l'épicier du coin.


J'ai été embarquée dans ces aventures qui n'en sont pas, cette solitude revendiquée :

Je commence me dissocier de la race humaine. Je ne voudrais pas passer pour un malotru - mais ça me plaît. Ça me plaît  même tellement que ça me fait un petit peu peur. C'est un peu comme si en baissant les yeux vers ma main, je voyais pousser un début de fourrure.


...ce froid qui pénètre tout, cet émerveillant silence :

Hier matin, je suis allé chercher Elizabeth au train, avant l'aube. Tout le monde devrait faire ça au moins une fois dans sa vie : attendre ainsi, dans l'obscurité. J'entendais des oies sauvages survoler les montagnes, en route vers le sud. C'est quelque chose de merveilleux, d'attendre tout simplement, que le train est en retard - il aurait dû être là à quatre heures trente du matin - et que l'on sait qu'il va arriver, et qu'on voit tout à coup luire ses phares.


Sans oublier :

J'avais l'habitude de penser que c'était mal, que c'était une faiblesse que d'avoir besoin d'être au milieu de la nature sauvage pour être heureux - loin de la plupart des choses. À présent, je commence à m'apercevoir que sa n'entre même pas en ligne de compte - que ce soit bien ou mal,une faiblesse ou une force, ça n'a aucune importance. Je suis comme je suis.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #autobiographie #nature
par topocl
le Lun 5 Déc - 10:36
 
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Sujet: Rick Bass
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Rick Bass

Les derniers grizzlys  

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Quel est notre devoir ? Vivre une vraie vie


C’est aussi simple et difficile que cela. Ce qu’il y a de bien en Amérique, c’est qu'il n'y a pas que des pro-Romney et des pro-Obama, pas que des frénétiques de la consommation et des allumés de la jouissance accélérée, il y a aussi des types comme Rick Bass, qui montent dans leur pick-up pourri  pour s'immerger dans les immensités sauvages du Colorado, apprécient « De remuer des braises avec un bâton. De contempler les flammes d'un feu de camp. ».

À chaque fois que je me rends en montagne, je m'efforce d'emporter le sac le plus lourd possible parce que je sais que bientôt je serai vieux et incapable de porter un pareil chargement. Je veux tout faire, tout voir, tout goûter, tout sentir, tout imaginer.


Des « doux dingues » qui s'excitent à rencontrer une crotte d’ours, n'ont même pas besoin de croiser réellement l'ours pour planer, qui mènent, en quelque sorte «un combat contre l'arrogance». Suivre Rick Bass dans Les derniers grizzlys, c'est ressentir à chaque instant la beauté transcendante de la nature, partager avec lui ses émotions, ses courbatures, ses peurs, sa fatigue, ses réflexions, son combat d'un optimisme déterminé pour la préservation et le respect de la vie, contre les ravages d'une civilisation insouciante :

Quelle importance ont nos vies ? Quelle importance a une espèce qui survit ? Aux yeux de Dieu, comme de l'esprit de ces montagnes, l'homme ne se distingue pas de l’ours. Il y a plus qu'une simple métaphore dans l'idée qu'il se pourrait bien que nous soyons aussi à la recherche de nous-mêmes.


À sentir mon coeur battre devant ces évocations de paysages sublimes, cette pensée d'une intelligence réfléchie, cette grande douceur à appréhender et respecter le monde qui nous entoure, sa mise en application avec une simplicité et une humilité qui ressortent à chaque page, je me suis un peu sentie comme ces «grands sportifs», qui ont pour seul sport de regarder le foot à la télé : ça me plaît, ça m'emballe, mais, moi, qu'est-ce que je fais, douillettement assise à lire mon bouquin? Et puis, Rick Bass ne parle pas que de la nature, de l'écologie, il parle aussi du tranquille bonheur d'être un homme :

C’est étrange de se retrouver assis sous la véranda à l'arrière de la maison de Georges Fischer, à Salt LakeCity, en ce beau samedi d juin de l'année suivante, avec notre bébé Mary Katherine. Élisabeth, ma femme, est là aussi, qui boit une bière. Le soleil brille, le ciel est parfaitement bleu. Et cette nouvelle famille donne à toute chose un aspect miraculeux.


J'aime marcher seul. C'est aussi différent de la marche avec un ami que, disons, soulever des rochers est différent de soulever des haltères. On pense à tout autres choses. Votre propre rythme et le rythme du jour ne sont plus les mêmes. Marcher seul me donne le sentiment d'être « ailleurs », comme détaché. J'aime la façon dont une belle journée s'étire en longueur quand on en dispose pour soi seul. On peut gravir la pente la plus raide à son propre rythme. On peut escalader la montagne en suivant les chemins de traverse, au gré de sa fantaisie, en s'arrêtant pour observer un détail ou rien du tout, libre aussi d'envisager des idées les plus saugrenues, les plus ridicules, pour s'apercevoir, arrivé au sommet, que ces idées étaient moins décousues qu'elles n'en avaient l'air et qu'une fois rassemblées elles constituent un nouveau point de vue, une découverte.


Un homme qui tout à la fois pense et s’émeut, réfléchit et ressent :

Puisqu'il existe des hommes et des femmes capables de se remplir le cœur et l'esprit des infinies connexions du savoir intellectuel, il doit sûrement exister des sauvages qui, de la même façon, doivent parvenir à maîtriser les nuances infinies de l'intelligence naturelle. Aujourd'hui je me sens l'un de ces sauvages.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #nature
par topocl
le Lun 5 Déc - 10:02
 
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Sujet: Rick Bass
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Mario Rigoni Stern

Tag nature sur Des Choses à lire - Page 7 41zwre10

Sentiers sous la neige,

]une lecture à laquelle je suis très sensible.

Ce livre c'est le parcours de vies d'hommes simples construits d'humanité. Mario R.S. est en symbiose avec la Nature ; la connaissance et l'amour de ce qui vit dans ces montagnes : humains, végétaux, animaux, le respect de tout.
Des joies simples comme marcher, observer, jouir de la nature, manger du fromage, de la polenta, boire du vin, planter son jardin et savoir payer son tribut à la Nature.
Même les guerres qui sont passées n'aliènent pas les souvenirs de MRS quant à ces montagnes.
Que de poésie, que d'intimité dans son écriture.

Et j'ajoute que l'odeur et la saveur de la Polenta me sont venus aux narines et au palais, une incitation à laquelle je vais céder ; j'ai juste à ouvrir mon placard !

Une envie de connaître cette région et ces différentes neiges nommées.
Je continuerai ma découverte de MRS car un homme qui parle aux oiseaux et qui promène avec ses défunts amis me parle au coeur.

Anecdote : je me plais à penser que le pot de miel dont je suis friande a été élaboré par un descendant de l'auteur  (cf le titre de son essai)  Smile  

Spoiler:
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Extraits


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"message rapatrié"

mots-clés : #nature
par Bédoulène
le Dim 4 Déc - 11:18
 
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Sujet: Mario Rigoni Stern
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Céline Minard

Céline Minard,  Le Grand Jeu

Tag nature sur Des Choses à lire - Page 7 Images13


Si j'avais été élevée non à voir mais à croiser, analyser, décrypter, expérimenter l'environnement- et mes perspectives d'évolution en son sein, je crois que je serais plus efficiente à tous les niveaux, y compris émotionnels. Seulement, je n'ai pas rencontré la langue qui m'aurait décillée sur ces enjeux.

C'est le premier point du livre qui m'a passionnée. Cette langue decille cette possibilité.
Pour mettre en scène cet aspect, Minard a choisi de faire évoluer son héroine dans une vallée bien perdue , à une altitude bien marquée. Le champ lexical de cet environnement allié à celui , technique, de la varappe mettent très bien en scène ces enjeux je dirais hyper-pragmatiques.

Ya pas grand chose, mais il y a beaucoup à faire, à commencer par se créer des pistes sur ce territoire. Comme si l'arpenter était déjà en soi, et en vase clos, une évidence à garantir.

(Entre nous rien que ce postulat se pose là .Je trouve. )

Le deuxième point qui m'a beaucoup nourrie :
Minard nous embarque dans ce "savoir être",
on s'y sent un peu platement embarqué d'ailleurs; la rigueur cognitive de cette femme tente ma dérobade.
MAIS :

une scène fondamentale clôt la leçon pratique :
Spoiler:
Spoiler:
, à ce stade de la lecture, si l'on est toujours volontaire à la suivre, on a compris les repères pris. On a cheminé avec elle, on est passé et repassé là. On se demandait pourquoi d'ailleurs mais on va comprendre. Chapeau.
Sur un plan philosophique (je pense que c'est sur ce plan là?) se pose soudain la question de notre version du monde, subjectivement construite.


Spoiler
Spoiler:
. Qui veut vous tromper ainsi ? Quand crûtes vous avoir acquis votre prise au réel ?


Troisieme point  :

Minard peint très très très bien ce qui se passe en soi. En toi. En nous. Ce mouvement en soi pour soi, nous tous seuls avec nous même. Elle le peint, et surtout le met en scène grâce au rythme même de sa prose et des épisodes qu'elle lui soumet.
Parce que l'on s'ennuierait presque à suivre la récurrence des  jalons psychiques, les trois ou quatre points de rupture de ceux-ci, soit choisis, soit arrachés avec effort, soit imposés par l'environnement sont extatiques.
Cette écrivaine est maître de sa prose et de son cheminement.
J'ai donc rencontré, en suivant son fil, une image magnifique de ce qu'est un mouvement d'âme.

Je suis très intéressée par le rapport que le corps entretient avec l'esprit, et ce livre en est une description autant qu'une exploration magistrale. La prose en est factuelle, pour la plus grande part, à l'image de la situation narrative, certains lecteurs n'y trouveront pas leur nid préféré, pas question cette fois de se laisser porter par le style sans visualiser ou analyser ce qui est dit. C'est exigeant, pas de fioritures , ou très peu.

Le quatrième point que je soulignerais :
je comprends mieux la nature des foisonnements farfelus que Minard nous offre à travers tous les livres que j'ai lu d'elle. Son personnage use parfois de psychotropes, et il me semble, pour le peu que je connaisse de ces domaines, qu'elle en extrait assez justement l'apport singulier. Cela permet de forcir les schèmes de l'âme qu'elle dépeint. Et la petite folie qui apparait parfois dans les épisodes narratifs sont leur fruit certain, qu'il faut admettre. Ils sont jubilatoires, en tous cas.

Ainsi donc ces quatre "plot'points" que j'ai trouvé à partager sur cette lecture.
Certaine manière de Céline Minard m'aura moins plu qu'autres occasions, mais tout comme certains amis, très chers, peuvent nous enquiquiner alors même qu' ils nous semblent irremplaçables. Je serais bien ingrate de lui reprocher que ce qui l'éclate un max ne fasse pas partie de ma cosmogonie. Parce qu'elle est une passeuse précieuse , un esprit pointu.

#aide à vivre.



mots-clés : #nature
par Nadine
le Sam 3 Déc - 10:09
 
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Sujet: Céline Minard
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Jean Malaurie

Jean Malaurie

Né en 1922

Tag nature sur Des Choses à lire - Page 7 Jean_m10

Jean Malaurie, né le 22 décembre 1922 à Mayence (Allemagne)1, est un ethno-historien, géographe/physicien et écrivain français2. Il est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, et également le directeur et fondateur de la collection Terre Humaine aux éditions Plon. (wikipedia)


Bibliographie


Hoggar, Touareg, Journal d’une exploration géographique1954.
Les Derniers Rois de Thulé, avec les Esquimaux polaires, face à leur destin
Hummocks I et II
L’Appel du Nord
L’Allée des baleines,
Terre Humaine : cinquante ans d'une collection, entretien de Mauricette Berne et Pierrette Crouzet avec Jean Malaurie






*


"les derniers Rois de Thulé" (enfin)

Tag nature sur Des Choses à lire - Page 7 51o-rm10

Ma première réaction après avoir feuilleté du pouce  et être tombée sur un dessin de piège à renard dont la légende précisait l'agonie de la bête, a été la crainte de ne pouvoir lire le livre si l'auteur s'appesantissait sur de telles descriptions.

Bien m'a pris de vouloir assumer mon engagement pour cette lecture.

Au-delà de l'aventure de cette expédition géographique, c'est bien la connaissance , l'histoire et l'avenir de ce peuple Groënlandais qui donnent à ce livre son intérêt, son humanité. Toutes les actions de ses Hommes qui se nomment eux-mêmes "animaux humains" sont justifiées par le climat, la Nature de ces lieux où ils vivent. Adapter leur vie aux cycles de la nature dans toutes ses composantes (faune, flore...) est leur unique moyen de survie. Ce Peuple respectent son environnement.
Les esquimaux sont durs avec les animaux (y compris leurs chiens indipensables) comme ils le sont avec eux-mêmes. Leurs actions les plus radicales, les plus monstrueuses parfois n'étaient dictées que par la nécessité.
Vivre en communauté est essentiel pour les Inouits.Ils pratiquent la religion, mais reconnaissent toujours les pouvoirs des chamans. Les mythes génèrent des règles strictes de vie et au Groënland (comme souvent dans d'autres pays) ce sont les femmes qui sont l'objet du plus grand nombre de tabous.

L'auteur nous relatent des évènements anciens utiles pour la compréhension de l'état de ces esquimaux et de leur évolution. Ressort de ces récits l'attitude indigne de certains "blancs" qui ont utilisé et même abusé de la disponibilité, habileté, dévouement des esquimaux pour leurs expéditions.

L'installation d'une grande base Américaine en juillet 54 bouleverse la petite ville de Thulé et les esquimaux se déportent 200 kms à l'intérieur des terres pour échapper à cette ville qui leur est imposée et qui leur dérobe leurs ressources.

L'écriture est prenante et ne manque pas de poésie, et l'humanisme est délivré par la compréhension, la reconnaissance et l'amitié accordées par l'auteur à ce Peuple. Les dessins naïfs illustrant ce livre et les nombreuses notes sont des plus intéressants.

l'attitude de Jean Malaurie l'honore.


mots-clés : #autobiographie #minoriteethnique #nature #voyage
par Bédoulène
le Ven 2 Déc - 23:16
 
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Sujet: Jean Malaurie
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Jean Giono

Que ma joie demeure est une des grandes lectures de ma jeunesse!

Un roi sans divertissement

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Je suis partie comme dans une ballade fabuleuse en pleine nature, simplement envahie par la beauté du site et la rencontre d’hommes simples, totalement intégrés dans ce paysage majestueux, cette époque, cette ruralité à la fois rude et bienheureuse. L’œil de Giono, sa verve à la fois tranquille et pateline, c'était une grande jouissance de lecture. La peur régnait, certes, mais tout était en place. Le récit généreux, la phrase savoureuse.. Tout baignait.

Et puis, petit à petit , tout cela m'est parti dans les doigts. Le récit est passé du nous au je, le texte en a perdu en richesse et en vivacité. Langlois, revenu, victorieux du monstre et des loups est devenu « austère et cassant », fascinant, certes, mais tellement lointain, tellement insaisissable, personne n'y comprenait plus rien... et si cela ne gênait guère les villageois ensorcelés par cet homme hautain, pour moi j'avançais précautionneusement, comptant sur un dénouement qui me rendrait à mon bonheur. .. Et ce ne fut vraiment pas le cas : mon encombrante rationalité a été déstabilisée par tout ce mystère, cet homme pour lequel on n'a au final aucune clé (sont elles restées dans la poche de Giono, ou n'ai-je pas su les trouver ?).

Je me demande si , une fois n’est pas coutume, le film ne m'irait pas mieux.

Il n'en demeure pas moins que Giono me convainc, une fois de plus, par son écriture magique, sa proximité des hommes et des paysages.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #nature #violence
par topocl
le Ven 2 Déc - 17:25
 
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Sujet: Jean Giono
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Jean Giono

Jean Giono (1895-1970)

Tag nature sur Des Choses à lire - Page 7 Giono10

Jean Giono, né le 30 mars 1895 à Manosque et mort le 9 octobre 1970 dans la même ville, est un écrivain français. Un grand nombre de ses ouvrages ont pour cadre le monde paysan provençal. Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de l'homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.

Il devint l'ami de Lucien Jacques, d'André Gide et de Jean Guéhenno, des peintres Georges Gimel et Serge Fiorio, ce dernier étant son cousin issu de germain. Il resta néanmoins en marge de tous les courants de littérature de son temps.


[b]Bibliographie[/b]

Colline, 1929
Un de Baumugnes, 1929
Regain, 1930
Naissance de l'Odyssée, 1930
Le Grand Troupeau, 1931 : Page 1
Jean le Bleu, 1932 Page 3
Solitude de la pitié, 1932
Le Chant du monde, 1934
Que ma joie demeure, 1936
Refus d'Obéissance, 1937
Batailles dans la montagne, 1937 : Page 1
Pour saluer Melville, 1941 : Page 2
L'Eau vive, 1943 (Rondeur des Jours et l'Oiseau bagué -1973)
Un roi sans divertissement, 1947 (extraits) : Page 1
Noé, 1947
Fragments d'un paradis, 1948
Mort d'un personnage, 1949
Les Âmes fortes, 1949 : Page 1
Les Grands Chemins, 1951 : Page 1
Le Hussard sur le toit, 1951
Le Moulin de Pologne, 1952
L'Homme qui plantait des arbres, 1953
Le Bonheur fou, 1957
Angelo, 1958
Hortense ou l'Eau vive (avec Jean Allioux), 1958
Deux cavaliers de l'orage, 1965
Le Déserteur, 1966 (le Déserteur et autres récits, 1973) : Page 1
Ennemonde et autres caractères, 1968
L'Iris de Suse, 1970
Les Récits de la demi-brigade, 1972 : Page 2
Faust au village, 1977
L'Homme qui plantait des arbres (illustrations de Willi Glasauer), 1983
Le Bestiaire, 1991
Le prélude de Pan : Page 4
L'esclave : Page 4

Essai
1955 Notes sur l'affaire Dominici suivi d' Essai sur le caractère des personnages : Page 2

Récits inachevés
Angélique, 1980
Cœurs, passions, caractères, 1982 : Page 4
Caractères, 1983
Dragoon, 1982
Olympe, 1982

màj le 25/02/2019


Jean Giono (1/4) Se retirer du mal

Jean Giono (2/4) L’idéal d’un au-delà du roman
Jean Giono (3/4) Le toit de l’écriture
Jean Giono (4/4) Des paysages personnages



                                         
        ***





"Batailles dans la montagne »

Tag nature sur Des Choses à lire - Page 7 41vbhc11






La bataille de la montagne entre  toutes ses composantes et celle des Hommes qui se  défendent.

La Montagne se présente , dans ces descriptions, inamicale, agressive et monstrueuse ; son ossature ressemble d’ailleurs à celle du Léviathan et les hommes se retrouvent comme Jacob, selon les paroles de Clément Bourrache ( le porte-paroles du Pasteur, dans les 4 villages de la vallée) qui n’est pas apprécié par les habitants car « il se servait injustement de la parole de Dieu » et déversait à toute heure des sentences de reproche et sanction.
A rapprocher de ce que dit Giono dans d’autres livres
Spoiler:

La religion? Elle a failli à ses devoirs. Elle est le soutien naturel de cette société qui traîne le malheur sur la terre comme une herse de fer. Elle est comme ces hautes flammes du soleil qui se détachent de la masse de feu et roulent dans l'espace, se refroidissant en mondes noirs qui s'éloignent de l'astre générateur et plongent dans les abîmes. Il y a bien longtemps que la religion n'a plus aucun rapport avec Dieu.
La ville des hirondelles, In L'Oiseau bagué.
Gallimard/Folio, 1943, p.43.
et  

J'ai toujours lu la Bible comme un livre de littérature, un livre d'histoire ou un livre de poèmes ou un livre de chroniques. Je ne l'ai jamais lu comme un livre religieux.
Jean Carrière. Jean Giono.
Besançon: La Manufacture, 1991, p.111.


L’ atmosphère de la journée rappelle par sa nature  celle où un drame s’est déroulé il y a des années ; les animaux ne s’y trompent pas. Toute vie paiera le prix, tous seront essentiels dans cette lutte ; les premières dissensions s’évanouiront à mesure que la tragédie montera en puissance. Les êtres se découvriront et chacun dans sa force ou sa faiblesse participera à construire une entité.
Cette entité soutiendra celui qui portera la délivrance. Ils seront onze à l’accompagner dans le dernier acte. Ils se retrouveront à douze, peut-être comme les disciples ; même si l’on tient compte des citations de Giono, il me semble que ce chiffre n’est pas fortuit ?
Le prénom du « sauveur » Saint-Jean  me confirme dans cette supposition, mais  ce n’est qu’une idée personnelle.   Mais Jean, forestier de son métier, a tout d’un être sain d’esprit, de nature, il sera l’homme providentiel que n’hésitera pas d’ailleurs à suivre confiante  une fillette.
Saint-Jean se servira honnêtement de l’amitié et de l’amour qui lui sont donnés, il acceptera tout en protégeant.
Il y a dans ce récit, tous les simples gestes qui contribueront à installer progressivement l’espoir, une poignée de sel dans la soupe, du foin pour litière au blessé, le vin partagé qui enivre la peur et la douleur.
La montagne  vomit des années de digestion  dans la vallée, c’est horrible mais c’est aussi terrible pour elle, la délivrance des homes sera aussi la sienne . Les couleurs, les bruits, les odeurs la rendront à nouveau belle, même si les villageois savent combien elle peut être cruelle ; ils resteront y vivre car, malgré tout ils l’aiment leur montagne.
C’est d’ailleurs ce qu’ ils disent à un de la basse vallée qui a cru pouvoir vivre dans la plus haute maison du territoire : « Ah ! Ne dis pas de mal de notre montagne, elle a ses gueules. Mange tes cerises et que le bon dieu t’accompagne ! ».

Encore une fois et intensément, les descriptions de Giono sont somptueuses, efficaces,  même dans
l’ insoutenable. Les métaphores également qui renforcent ces descriptions, les construisent.
Quant aux dialogues, combien révélateurs sur les personnages, intenses. Celui entre Boromé et Saint-Jean est digne et franc comme le sont ces deux hommes , l’ amour qu’il révèle est d’autant puissant que les voix sont intimes.
Que de tensions dans ce récit, le duel entre Saint-Jean et le taureau, la dynamite portée au corps et la nuit qui toujours est obstacle.
Les nuits d’ailleurs participent de la trame  dans les récits de Giono.
Que dire de plus, sinon que j’ai encore beaucoup de plaisir de lectures.


Je reviens sur Batailles dans la Montagne :

L'espace vallée étant inondé, les sauvetages se sont par radeau, donc on pense bien sur au radeau de la Méduse.

quant à l'expédition de Saint-Jean et Marie, la fillette pour aller chercher la dynamite ?

La débâcle des corps ensevelis, rappel biblique ?

sur la fin, je pense que comme la fillette nous n'aurons pas la réponse mais le choix d'imaginer et puisqu'il parle de chance, je me dit qu'il part sur un bon chemin.

D'après ce que dit l'une des filles de Giono, son père aimait beaucoup imaginer, un seul mot lui suffisait faisons de même  sourire[/url]


mots-clés : #contemythe #nature
par Bédoulène
le Ven 2 Déc - 17:10
 
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Sujet: Jean Giono
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Maurice Chappaz

Maurice Chappaz (1916-2009)

Tag nature sur Des Choses à lire - Page 7 Chappa10

Né à Lausanne, aîné des dix enfants de l'avocat Henri Chappaz et neveu du Conseiller d'Etat Maurice Troillet, Maurice Chappaz passe son enfance à Martigny et à l'Abbaye du Châble, dans la maison familiale de sa mère. Il fait ses classes à l'abbaye de Saint-Maurice, où il obtient une maturité classique.

Dès 1937 il entreprend à Lausanne des études de droit, qu'il abandonne en 1940 pour s'inscrire à Genève à la faculté des lettres. La même année, Un homme qui vivait couché sur un banc lui vaut le Prix de la «Suisse Romande». Gustave Roud et Charles-Ferdinand Ramuz l'encouragent. La mobilisation de 1939-45 met un terme définitif à ses études. Durant cette période, Chappaz découvre sa vocation littéraire. En 1947 il épouse S. Corinna Bille, avec qui il aura trois enfants. Pour gagner de quoi vivre, il travaille dans les vignes de son oncle à Fully, puis sur le chantier de la Grande Dixence en qualité d'assistant géomètre entre 1955 e il 1957. De 1959 à 1971, il collabore au mensuel «Treize étoiles». En 1979, à la mort de S. Corinna Bille, il s'établit au Châble. Il se remarie en 1992, et vit entre Le Châble, Veyras et le Vallon de Réchy. Défenseur acharné du patrimoine naturel et de la vie traditionnelle du Valais, il a en outre beaucoup voyagé : Entre 1969 et 1990 il a visité la Laponie, le Népal, le Tibet, le Monte Athos, la Russie, Abidjan, la Chine, le Liban, la Norvège, le Québec et New York.

Il a reçu de nombreuses distinctions littéraires, parmi lesquelles le Prix Lambert en 1953, le Prix de l'Etat du Valais pour l'ensemble de son ouvre en 1985, le Grand Prix Schiller et la Bourse Goncourt de poésie en 1997. En 2001, l'ambassadeur de France à Berne l'a décoré Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres, consacrant la dimension francophone et internationale de son ouvre. Les manuscrits et une riche documentation autour de Maurice Chappaz et S. Corinna Bille sont déposés aux Archives Littéraires Suisses à Berne.

Parmi les nombreuses publications à son sujet, (par Jean-Paul Paccolat, Christophe Carraud notamment) on peut signaler plus récemment: Philippe Jaccottet, Pour Maurice Chappaz (Montpellier, Fata Morgana, 2006) ; l'ouvrage collectif Per Maurice Chappaz (a cura di Flavio Catenazzi e Alessandra Moretti Rigamonti, Locarno, Dadò, 2006). Plusieurs documentaires de télévision lui ont été consacrés, en particulier ceux de Mürra Zabel ( Wallis : ein verlorenes Biotop , 1988; Poesie und Politik , 1998), Bertil Galland ( Plans-fixes , n° 1014, 1997), Jean-Noël Christiani e Jérôme Meizoz ( Les hommes-livres: Maurice Chappaz , Arte/INA, 2001). En 2006 la Radio suisse romande a publié un cd-audio, avec des interviews et des lectures tirées de ses archives ( Maurice Chappaz: un figure, une voix ).

source : culturactif.ch

Bibliographie

Les Grandes Journées de printemps, 1944
Grand Saint-Bernard, 80 photographies d'Oscar Darbellay, 1953
Testament du Haut-Rhône, 1953 : Page 1
Le Valais au gosier de grive, 1960 : Page 1
Les Géorgiques
Chant de la Grande Dixence, 1965 : Page 1
Un homme qui vivait couché sur un banc, 1966
Office des morts, 1966
Tendres Campagnes, 1966
Verdures de la nuit, 1966
Le Match Valais-Judée, [2e éd.], dessins d'Étienne Delessert, 1969
La Tentation de l'Orient : lettres autour du monde, 1970
La Haute route, suivi du Journal des 4 000, 1974
Lötschental secret : les photographies historiques d'Albert Nyfeler, ill. d'A. Nyfeler, Lausanne, 1975
Les Maquereaux des cimes blanches, 1976 : Page 1
Portrait des Valaisans : en légende et en vérité, [5e éd.], 1976
Adieu à Gustave Roud, avec Philippe Jaccottet et Jacques Chessex, 1977
Pages choisies : avec un inédit, 1977
Poésie, préface de Marcel Raymond, 1980
À rire et à mourir : récits, paraboles et chansons du lointain pays, 1983
Les Maquereaux des cimes blanches, précédé de La Haine du passé, 1984
Journal des 4000, ill. de Claire Colmet Daâge, 1985
Le Livre de C, [nouv. éd. revue], 1987
Le Garçon qui croyait au paradis, récit, 1989
La Veillée des Vikings, récits, 1990
Les Idylles
Journal de l'année 1984 : écriture et errance, 1996
La Tentation de l'Orient : lettres autour du monde, M. Chappaz et Jean-Marc Lovay, 1997
Bienheureux les lacs, ill. de Gérard Palézieux, 1998
Partir à vingt ans, préf. de Jean Starobinski, 1999
Évangile selon Judas, récit, 2001
Le Voyage en Savoie : du renard à l'eubage, photos et réal. graphique Matthieu Gétaz, 2001
À-Dieu-vat !, entretiens avec Jérôme Meizoz, Sierre, 2003
La Pipe qui prie & fume, avec 26 reprod. de monotypes de Pierre-Yves Gabioud, 2008
Journal Intime d'un Pays, Maurice Chappaz, 2011
Orphées noirs, Leo Frobenius et Maurice Chappaz, 2006
Hors de l'Eglise, pas de salut, 2007

Correspondance
Le Gagne-pain du songe : correspondance 1928-1961, M. Chappaz et Maurice Troillet, 1991
Se reconnaître poète ? : correspondance 1935-1953, M. Chappaz et Gilbert Rossa, 2007
Autour de liberté à l'aube. Correspondance 1967-1972, Alexandre Voisard et Maurice Chappaz, 2010
Jours fastes. Correspondance 1942-1979.



màj le 12/11/2017



Une très grosse impression récente pour un auteur à côté duquel on peut passer. Une écriture puissante, riche, de la détermination. Ca me fait plaisir d'ouvrir ce fil comme premier fil d'auteur ici.

Je vais aller à la pêche aux anciens avis...

mots-clés : #nature #poésie #politique
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le Ven 2 Déc - 13:26
 
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Sujet: Maurice Chappaz
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