Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Dim 19 Jan - 23:18

150 résultats trouvés pour poésie

Severo Sarduy

Severo Sarduy
(Né en 1937)


Tag poésie sur Des Choses à lire - Page 8 Sarduy10

Né le 25 février 1937 Camagüey, mort le 8 juin 1993 à Paris, réfugié en France depuis 1961. Poète, peintre et critique d'art, élève de Roland Barthès....


Ouvrages traduits en français :

1967 : Écrit en dansant (De donde son los vantante)
1972 : Cobra (roman)
1974 : Barroco (essai)
1974 : Big Bang (Big Bang)
1978 : Maitreya (Maitreya)
1984 : Colibri (Colibrí)
1990 : Pour que personne ne sache que j’ai peur (Cocuyo)
1993 : Les oiseaux de la plage (Pájaros de la playa)
1977 : La Plage, pièce de théâtre





El mar con destructora música invocando la helada quietud...


El mar con destructora música invocando la helada quietud,
la ciudad que la luz redescubre jubilosa.
El ave gritando toscamente hacia un círculo que el agua desdibuja.
Todo su amplia vigilia lo gobierna -a tientas sus señales conjuro, sus palabras invoco-
menos el agua amenazando desde un duro jardín, menos el agua.
El hombre está solo frente a la luz soñada por Dios.
Los gritos de los ángeles, las aguas de la tierra por él han sido nombradas.
He aquí que él se descubre soñado y acepta su señal:
la furia de los ángeles, la nada, el olvido de Dios.


traduction proposée :

La mer avec sa musique destructrice invoquant la tranquillité glacée,
la ville que la lumière redécouvre joyeuse.
L'oiseau criant grossièrement vers un cercle que l'eau efface.
Tout sa grande vigilance le gouverne. A tâtons je conjure ses signes, j'invoque ses mots – moins d’eau menaçante depuis un jardin sécure, moins d'eau.
L'homme est seul en face de la lumière rêvée par Dieu.
Les cris des anges, les eaux de la terre ont été nommés par lui.
Alors il se découvre rêvé et accepte son signe :
la furie des anges, le néant, l'oubli de Dieu.


mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Mar 6 Déc - 23:30
 
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Eliseo Diego

Eliseo Diego
(1920 - 1994)


Tag poésie sur Des Choses à lire - Page 8 Escrit10

Eliseo Diego, né le 2 juillet 1920 à La Havane (Cuba) et mort le 1er mars 1994 à Mexico (Mexique), est un écrivain cubain, poète, conteur et essayiste.







Voici le poème d'Eliseo Diego, que personnellement je trouve très beau et émouvant, c'est la complainte d'un homme qui quitte un endroit aimé, et qui donne un nom aux choses qu'il quitte pour toujours s'en souvenir, pour un cubain c'est tres significatif, j'espère que vous lirez ce poème, amicalement :


VOY A NOMBRAR LAS COSAS


Voy a nombrar las cosas, los sonoros
altos que ven el festejar del viento,
los portales profundos, las mamparas
cerradas a la sombra y al silencio.

Y el interior sagrado, la penumbra
que surcan los oficios polvorientos,
la madera del hombre, la nocturna
madera de mi cuerpo cuando duermo.

Y la pobreza del lugar, y el polvo
en que testaron las huellas de mi padre,
sitios de piedra decidida y limpia,
despojados de sombra, siempre iguales.

Sin olvidar la compasión del fuego
en la intemperie del solar distante
ni el sacramento gozoso de la lluvia
en el humilde cáliz de mi parque.

Ni el estupendo muro, mediodía,
terso y añil e interminable.

Con la mirada inmóvil del verano
mi cariño sabrá de las veredas
por donde huyen los ávidos domingos
y regresan, ya lunes, cabizbajos.

Y nombraré las cosas, tan despacio
que cuando pierda el Paraíso de mi calle
y mis olvidos me la vuelvan sueño,
pueda llamarla de pronto con el alba.
-----------------------------------------------------------------------
ma traduction (toujours perfectible)

JE VAIS NOMMER LES CHOSES

Je vais nommer les choses, les hauteurs
sonores qui voient la fête du vent,
les vestibules profonds, les paravents
clos à l'ombre et au silence.

Et l'intérieur sacré, la pénombre
que sillonnent les offices poussiéreux,
le bois de l'homme, le bois
nocturne de mon corps quand je dors.


Et la pauvreté de l’endroit, et la poussière
dans laquelle s'inscrivent les traces de mon père,
lieux de pierre déterminée et propre,
dépouillés d'ombre, toujours égaux.

Sans oublier la compassion du feu
dans la rigueur du terrain vague distant
ni le sacrement joyeux de la pluie
dans le calice humble de mon parc.

Ni le mur excellent, à midi,
lisse, indigo et interminable.

Avec le regard immobile de l'été
mon affection connaîtra les sentiers
par où fuient les dimanches avides
et reviennent, ensuite les lundis, têtes basses.


Et je nommerai les choses, si lentement
que quand je perdrai le Paradis de ma rue
mes oublis reviendront en rêve,
pour que je puisse l’appeler tôt avec l'aube.

Mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Mar 6 Déc - 23:22
 
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Sujet: Eliseo Diego
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Carilda Oliver Labra

Carilda Oliver Labra
(Née en 1922)


Tag poésie sur Des Choses à lire - Page 8 15031010

Carilda Oliver Labra est née à Matanzas (Cuba) en 1922.
En 1950 elle gagne le Prix national de poèsie avec son livre "Al sur de mi garganta" (au sud de ma gorge)…






Un de ses poèmes très connu (à Cuba..?):


Me desordeno, amor, me desordeno

Me desordeno, amor, me desordeno
cuando voy en tu boca, demorada;
y casi sin por qué, casi por nada,
te toco con la punta de mi seno.

Te toco con la punta de mi seno
y con mi soledad desamparada;
y acaso sin estar enamorada
me desordeno, amor, me desordeno.

Y mi suerte de fruta respetada
arde en tu mano lúbrica y turbada
como una mala promesa de veneno;

y aunque quiero besarte arrodillada,
cuando voy en tu boca, demorada,
me desordeno, amor, me desordeno.

ma traduction sous réserve de mieux :

Tu me bouleverses, amour, tu me bouleverses.

Tu me bouleverses, amour, tu me bouleverses
Quand je vais dans ta bouche, en retard,
Et presque sans raison, presque pour rien
je te touche avec la pointe de mon sein

je te touche avec la pointe de mon sein
et avec ma solitude abandonnée;
et peut être sans t'aimer
tu me bouleverses amour, tu me bouleverses

Et mon sort de fruit respecté
brûle dans ta main lubrique et troublée
comme une mauvaise promesse de poison;

et bien que je veuille t'embrasser agenouillée,
Quand je vais dans ta bouche, en retard,
Tu me bouleverses, amour, tu me bouleverses.





Mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Mar 6 Déc - 23:18
 
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Clovis Hugues


"Ce que nous chantions en prison »
(prison de Tours, mai 1873) :

Et pourtant que demandions-nous ?
Nous voulions, comme nos ancêtres,
Ne plus tomber à deux genoux
Devant le lâche orgueil des maîtres ;
Nous voulions que la royauté
Ne vînt plus bâillonner nos bouches,
Et nous voulions dans la cité
Garder nos droits et nos cartouches.


mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Dim 4 Déc - 0:52
 
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Clovis Hugues

Clovis Hugues
(1851-1907)


Tag poésie sur Des Choses à lire - Page 8 Tylych14

Clovis Hugues, 1851-1907,  écrivain, poète et homme politique. Membre de la Commune de Marseille en 1871 en compagnie de Gaston Crémieux, il échappa au peloton d’exécution de Thiers et fut emprisonné, libéré il devint journaliste, redoutable duelliste, élu député du Parti Ouvrier Français, dès lors il quitta Marseille et monta à Paris. Tout en tenant son rôle politique il écrivit des poèmes.
Il fut l’ami deVictor Hugo et d’Aristide Bruant, surnommé «le Rouge du Midi» il écrivit les vers du «Droit au bonheur». En 1944 son buste en bronze ayant été fondu au profit de l’Allemagne nazie, un buste en pierre fut réinstallé de nuit à Ménerbes sur la place du village.
Une exposition sur cet auteur a lieu au foyer rural de Ménerbes dans la Maison de la Truffe et du Vin jusqu’au 18 Septembre...


Bibliographie:

Poésie
1875 : Poèmes de prison
1876 : La Charrue
1883 : Les soirs de bataille
1883 : Jours de combats
1885 : Les Évocations
1889 : Le Travail
1900 : La chanson de Jehanne d'Arc
1903 : Les roses du laurier
1906 : Ode au vagin

Romans
1881 : La vierge rouge
1885 : Madame Phaëton
1891 : Monsieur le gendarme, roman villageois

Théâtre
1888 : Une étoile
1888 : Le sommeil de Danton, drame en 5 actes
1905 : Les Joujoux du théâtre, comédies enfantines : Cendrillon, La Boîte à musique, La Maison des dimanches, Tyl l'Espiègle





Poème dédié à Embrun :

Le ciel m’est à témoin que ton vieux Roc m’attire

Ainsi qu’un vaste aimant mystérieux et pur.

Je suspends à tes pins mon bâton et ma lyre

Comme l’ancien prophète aux grands cèdres d’Assur.

Je ne puis ni pleurer doucement, ni sourire,

Que devant tes sommets envolés dans l’azur ;

Je vois s’épanouir, loin des vents en délire,

La bonté dans tes cœurs et les fleurs dans ton mur.

Et c’est pourquoi je t’offre, ô Ville maternelle,

Ce livre né de toi, dans l’ombre de ton aile,

Pendant que la Durance au flot illimité

S’en allait recueillir, entre l’Orme et l’Yeuse,

Le torrent qui berça mon enfance rêveuse

Et l’adopter ainsi que tu m’as adopté !


Poème de «Jours de Combat»

«J’irai, je vengerai tous ceux que l’ombre assiège,  
Les gueux, les damnés, les bannis ;  
Je flétrirai les dieux et les maîtres, dussé-je  
Oublier la chanson des nids ;
Et si la corde un jour se tait, déjà brisée  
Sous l’effort de mon doigt vainqueur,  
J’en aurai vite une autre, et qui sera tissée
Avec les fibres de mon cœur !»

Apostrophe à Jules Ferry :

«Et quand nous dénoncions les banquiers lourds de graisse,
Les financiers de grand chemin,
Qui ne prenaient pas même, avant d’emplir leurs caisse
Le temps de se laver les mains ;
Quand le cœur nous sautait brusquement à la gorge
Quand nous disions : «Châtiez-les !»
Monsieur Ferry, soufflant comme un soufflet de forge
Applaudi par tous ses valets,
S’écriait sur le ton d’un pédant qui professe :
«Vous êtes des gens de parti !»


mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Dim 4 Déc - 0:51
 
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Pierre de Ronsard

Pierre de Ronsard (1524 – 1585)

Tag poésie sur Des Choses à lire - Page 8 220px-10

Pierre de Ronsard grandit au sein d'une vieille famille de la noblesse française. Éduqué par un précepteur, le jeune homme fait preuve d'un goût profond pour l'étude et la poésie. Son père le destine à une carrière dans les ordres, mais c'est finalement au service de la cour du roi que Pierre de Ronsard va se placer. Après avoir passé trois ans en Écosse et en Angleterre auprès de Jacques V d'Écosse, il rentre en France et se voit progressivement offrir une place de choix dans l'entourage royal, d'abord comme page puis comme conseiller.

Le 6 mars 1543, il est tonsuré au Mans. Des bénéfices ecclésiastiques lui assurent un revenu régulier qui lui enlève tout souci matériel ; ce qui lui vaut de consacrer sa vie à la poésie.
Il s'installe à Paris en 1544. C'est là qu'il contribue à former la Pléiade, groupe d'écrivains qui se donnent comme mission d'enrichir la langue française et de créer une véritable littérature française. Grand humaniste, il devient le poète le plus important du groupe avec Joachim du Bellay, qui rédige en 1549 "Défense et Illustration de la langue française".

Ronsard ne fait pas d'études littéraires régulières, il apprend sous l'influence de beaucoup d'écrivains, d'abord auprès de l’helléniste français Jean Dorat qu'il a comme maître, au collège de Coqueret.
Il fréquente des poètes, des humanistes, des clercs, des gens de cour; il y participe activement à la vie des premiers salons et à l'activité de l'Académie de poésie et de musique, créée par Jean Antoine de Baïf. Il devient en 1558 poète officiel de la cour, avec le titre de conseiller et d'aumônier ordinaire du roi.

Grand humaniste, il veut une poésie inspirée de l'antiquité tant au niveau des thèmes qu'au niveau de la mythologie; il renoue avec Homère, Virgile et Horace.

Auteur d’une œuvre vaste qui s'est porté aussi bien sur la poésie engagée et officielle dans le contexte des guerres de religions avec Les "Hymnes" et les "Discours" (1555-1564), que sur l’épopée avec "La Franciade" (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils "Odes" (1550-1552) et "Amours" (Les Amours de Cassandre, 1552 ; Les Amours de Marie, 1555 ; Sonnets pour Hélène, 1578).

sources : Babelio et l'internaute

Bibliographie :

Odes (1550-1552)
Les Amours de Cassandre
Le bocage royal (1554)
Hymne de Bacchus
Les Hymnes (1556)
Poèmes (1560-1573)
La Franciade (1572)
Discours sur les misères du temps (1562)
Amours de Marie (1555)




Ma maîtresse est toute angelette

Ma maîtresse est toute angelette,
Toute belle fleur nouvelette,
Toute mon gracieux accueil,
Toute ma petite brunette,
Toute ma douce mignonnette,
Toute mon coeur, toute mon oeil.

Toute ma grâce et ma Charite,
Toute belle perle d'élite,
Toute doux parfum indien,
Toute douce odeur d'Assyrie,
Toute ma douce tromperie,
Toute mon mal, toute mon bien.

Toute miel, toute reguelyce,
Toute ma petite malice,
Toute ma joie, et ma langueur,
Toute ma petite Angevine,
Ma toute simple, et toute fine,
Toute mon âme, et tout mon coeur.

Encore un envieux me nie
Que je ne dois aimer m'amie :
Mais quoi ? Si ce bel envieux
Disait que mes yeux je n'aimasse
Penseriez-vous que je laissasse,
Pour son dire, à n'aimer mes yeux ?



Ni de son chef le trésor crépelu

Ni de son chef le trésor crépelu,
Ni de son ris l'une et l'autre fossette,
Ni l'embonpoint de sa gorge grassette,
Ni son menton rondement fosselu,

Ni son bel oeil que les miens ont voulu
Choisir pour prince à mon âme sujette,
Ni son beau sein dont l'Archerot me jette
Le plus aigu de son trait émoulu,

Ni son beau corps, le logis des Charites,
Ni ses beautés en mille coeurs écrites,
N'ont esclavé ma libre affection.

Seul son esprit, où tout le ciel abonde,
Et les torrents de sa douce faconde,
Me font mourir pour sa perfection.


mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Dim 4 Déc - 0:44
 
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Sujet: Pierre de Ronsard
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Mihai Eminescu

De tant de mâts...


De tant de mâts, de tant de voiles
qui vont quitter les ports brumeux
combien verront briser leur toile
par les autans, par les flots bleus ?

De tant d'oiseaux dont le passage
peuple le ciel de vols fuyants,
combien mourront loin du rivage
sous les flots bleus, sous les autans ?

Ah, que tu chasses la fortune
ou l'idéal mystérieux,
ils te suivront, sans trêve aucune,
tous les autans, tous les flots bleus.

Redite encor, jamais comprise,
l'âme éternelle de ton chant,
vole à jamais, toujours reprise
par les flots bleus, par les autans.


Dans ton jardin



Je suis dans ton jardin... La nuit est claire.
Les arbres tendent leurs branches sur moi,
Des branches fleuries me prennent comme des bras
Les arbres remuent sous la brise légère.

Et moi, par la fenêtre, je te vois :
Toi, tu regardes, les yeux dans la lumière.
La vague d'or des nattes, à la défaire,
Tes fines mains ont fatigués déjà.

Tu l'as jetée sur tes épaules frêles
Et, en rêvant, tu ouvres ton corsage,
Tu lèves doucement et souffle la chandelle...

Mes yeux demeurent dans le noir; là-haut,
Etoiles scintillant par le branchage...
La lune triste luit dans les carreaux


mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Dim 4 Déc - 0:34
 
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Mihai Eminescu

Mihai Eminescu
(1850-1889)


Tag poésie sur Des Choses à lire - Page 8 Emines10

Poète romantique Roumain, 15 janvier 1850 - 15 juin 1889, poète de l'Indépendance Roumaine... L'historien roumain Nicolae Iorga considère Eminescu comme le parrain de la langue roumaine moderne. Il est célébré unanimement comme le plus grand et le plus représentatif poète roumain. Ces poèmes couvrent une vaste gamme de thèmes, de la nature et de l'amour à l'histoire et au commentaire social. Ses jeunes années pleines d'insouciance furent évoquées dans des poèmes plus tardifs avec une profonde nostalgie. Eminescu fut influencé par le travail d'Arthur Schopenhauer, et quelques-uns ont suggéré que son poème le plus connu, Luceafărul, est basé sur un travail allemand plus ancien ou sur la Katha Upaniṣad. Les poèmes d'Eminescu ont été traduits dans plus de 60 langues.


Oeuvres traduites en français :

Poésie :
Anthologie de la création poétique de Mihai Eminescu
Poésies (traduction Paul Miclau)
Poésies (traduction Ecaterina Chifu)
Poésies, Poezii (traduction Jean-Louis Courriol)
Trente poèmes (traduction Annie Bentoiu)

Nouvelles
Le pauvre Dionis suivi de Cezara





Une de ses poésies :

Les petits oiseaux

Les petits oiseaux qui sommeillent
Rentrent tour à tour à leurs nids,
Se cachent sous les tendres feuilles -
Bonne nuit!

Il n'y a que la source qui geind,
Pendant que le noir bois se tait;
Même la fleur dort au jardin -
Dors en paix!

Et le cygne blanc comme neige
S'endort dans les roseaux qui veillent
Que tous les anges te protègent,
Doux sommeil!

Et la lune fière se lève
Sur la nocturne féerie,
Tout est pure harmonie et rêve -
Bonne nuit!

----(j'ai fait la connaissance de ce poète grâce à un professeur de Roumain dans une UV de langue Roumaine à la fac d'Aix l'année de la chute de Ceausescu, le prof avait fait une corrélation entre deux periodes de l'histoire roumaine relatives aux indépendances..On peut le rapprocher de Lamartine qui a eu aussi une histoire politique...)

Mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Dim 4 Déc - 0:31
 
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José María Heredia y Campuzano

embarqué sur un petit navire entre les Etats unis et le Mexique, il passe au large de Cuba face à Matanzas (au sud de La Havane et foyer culturel cubain), où il avait vécu étant jeune, il écrit alors ces vers :"l'hymne du proscrit"

“¡Tierra!” claman: ansiosos miramos

Al confín del sereno horizonte,

Y a lo lejos descúbrese un monte...

Le conozco... ¡ Ojos tristes, llorad !



Es el Pan... En su falda respiran

El amigo más fino y constante,

Mis amigas preciosas, mi amante...

¡Qué tesoros de amor tengo allí!



Y más lejos, mis dulces hermanas,

Y mi madre, mi madre adorada,

De silencio y dolores cercada

Se consume gimiendo por mí.



Cuba, Cuba, que vida me diste,

Dulce tierra de luz y hermosura,

¡Cuánto sueño de gloria y ventura

Tengo unido a tu suelo feliz!

-------------------------------------------------------
traduction
-----------------------------------------------------------

Ils clament « Terre !» et anxieux nous regardons

Aux confins de l'horizon calme,

Et au loin se discerne une montagne…

Je la connais… Yeux tristes, pleurez !

C'est le Pan… En son sein respirent

L'ami le plus fin et le plus constant,

Mes amitiés précieuses, mon amante…

Quels trésors d'amour j’ai ici !



Et plus encore, mes douces sœurs,

Et ma mère, ma mère adorée,

De silence et de douleurs encerclée

Qui se consume pour moi.



Cuba, Cuba, qui cette vie est éloignée,

Douce terre de lumière et de beauté,

Combien de rêves de gloire et de célébrité

J'ai uni à ton sol heureux !

Mots-clés : #poésie
par Chamaco
le Dim 4 Déc - 0:27
 
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Maurice Chappaz

Maurice Chappaz (1916-2009)

Tag poésie sur Des Choses à lire - Page 8 Chappa10

Né à Lausanne, aîné des dix enfants de l'avocat Henri Chappaz et neveu du Conseiller d'Etat Maurice Troillet, Maurice Chappaz passe son enfance à Martigny et à l'Abbaye du Châble, dans la maison familiale de sa mère. Il fait ses classes à l'abbaye de Saint-Maurice, où il obtient une maturité classique.

Dès 1937 il entreprend à Lausanne des études de droit, qu'il abandonne en 1940 pour s'inscrire à Genève à la faculté des lettres. La même année, Un homme qui vivait couché sur un banc lui vaut le Prix de la «Suisse Romande». Gustave Roud et Charles-Ferdinand Ramuz l'encouragent. La mobilisation de 1939-45 met un terme définitif à ses études. Durant cette période, Chappaz découvre sa vocation littéraire. En 1947 il épouse S. Corinna Bille, avec qui il aura trois enfants. Pour gagner de quoi vivre, il travaille dans les vignes de son oncle à Fully, puis sur le chantier de la Grande Dixence en qualité d'assistant géomètre entre 1955 e il 1957. De 1959 à 1971, il collabore au mensuel «Treize étoiles». En 1979, à la mort de S. Corinna Bille, il s'établit au Châble. Il se remarie en 1992, et vit entre Le Châble, Veyras et le Vallon de Réchy. Défenseur acharné du patrimoine naturel et de la vie traditionnelle du Valais, il a en outre beaucoup voyagé : Entre 1969 et 1990 il a visité la Laponie, le Népal, le Tibet, le Monte Athos, la Russie, Abidjan, la Chine, le Liban, la Norvège, le Québec et New York.

Il a reçu de nombreuses distinctions littéraires, parmi lesquelles le Prix Lambert en 1953, le Prix de l'Etat du Valais pour l'ensemble de son ouvre en 1985, le Grand Prix Schiller et la Bourse Goncourt de poésie en 1997. En 2001, l'ambassadeur de France à Berne l'a décoré Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres, consacrant la dimension francophone et internationale de son ouvre. Les manuscrits et une riche documentation autour de Maurice Chappaz et S. Corinna Bille sont déposés aux Archives Littéraires Suisses à Berne.

Parmi les nombreuses publications à son sujet, (par Jean-Paul Paccolat, Christophe Carraud notamment) on peut signaler plus récemment: Philippe Jaccottet, Pour Maurice Chappaz (Montpellier, Fata Morgana, 2006) ; l'ouvrage collectif Per Maurice Chappaz (a cura di Flavio Catenazzi e Alessandra Moretti Rigamonti, Locarno, Dadò, 2006). Plusieurs documentaires de télévision lui ont été consacrés, en particulier ceux de Mürra Zabel ( Wallis : ein verlorenes Biotop , 1988; Poesie und Politik , 1998), Bertil Galland ( Plans-fixes , n° 1014, 1997), Jean-Noël Christiani e Jérôme Meizoz ( Les hommes-livres: Maurice Chappaz , Arte/INA, 2001). En 2006 la Radio suisse romande a publié un cd-audio, avec des interviews et des lectures tirées de ses archives ( Maurice Chappaz: un figure, une voix ).

source : culturactif.ch

Bibliographie

Les Grandes Journées de printemps, 1944
Grand Saint-Bernard, 80 photographies d'Oscar Darbellay, 1953
Testament du Haut-Rhône, 1953 : Page 1
Le Valais au gosier de grive, 1960 : Page 1
Les Géorgiques
Chant de la Grande Dixence, 1965 : Page 1
Un homme qui vivait couché sur un banc, 1966
Office des morts, 1966
Tendres Campagnes, 1966
Verdures de la nuit, 1966
Le Match Valais-Judée, [2e éd.], dessins d'Étienne Delessert, 1969
La Tentation de l'Orient : lettres autour du monde, 1970
La Haute route, suivi du Journal des 4 000, 1974
Lötschental secret : les photographies historiques d'Albert Nyfeler, ill. d'A. Nyfeler, Lausanne, 1975
Les Maquereaux des cimes blanches, 1976 : Page 1
Portrait des Valaisans : en légende et en vérité, [5e éd.], 1976
Adieu à Gustave Roud, avec Philippe Jaccottet et Jacques Chessex, 1977
Pages choisies : avec un inédit, 1977
Poésie, préface de Marcel Raymond, 1980
À rire et à mourir : récits, paraboles et chansons du lointain pays, 1983
Les Maquereaux des cimes blanches, précédé de La Haine du passé, 1984
Journal des 4000, ill. de Claire Colmet Daâge, 1985
Le Livre de C, [nouv. éd. revue], 1987
Le Garçon qui croyait au paradis, récit, 1989
La Veillée des Vikings, récits, 1990
Les Idylles
Journal de l'année 1984 : écriture et errance, 1996
La Tentation de l'Orient : lettres autour du monde, M. Chappaz et Jean-Marc Lovay, 1997
Bienheureux les lacs, ill. de Gérard Palézieux, 1998
Partir à vingt ans, préf. de Jean Starobinski, 1999
Évangile selon Judas, récit, 2001
Le Voyage en Savoie : du renard à l'eubage, photos et réal. graphique Matthieu Gétaz, 2001
À-Dieu-vat !, entretiens avec Jérôme Meizoz, Sierre, 2003
La Pipe qui prie & fume, avec 26 reprod. de monotypes de Pierre-Yves Gabioud, 2008
Journal Intime d'un Pays, Maurice Chappaz, 2011
Orphées noirs, Leo Frobenius et Maurice Chappaz, 2006
Hors de l'Eglise, pas de salut, 2007

Correspondance
Le Gagne-pain du songe : correspondance 1928-1961, M. Chappaz et Maurice Troillet, 1991
Se reconnaître poète ? : correspondance 1935-1953, M. Chappaz et Gilbert Rossa, 2007
Autour de liberté à l'aube. Correspondance 1967-1972, Alexandre Voisard et Maurice Chappaz, 2010
Jours fastes. Correspondance 1942-1979.



màj le 12/11/2017



Une très grosse impression récente pour un auteur à côté duquel on peut passer. Une écriture puissante, riche, de la détermination. Ca me fait plaisir d'ouvrir ce fil comme premier fil d'auteur ici.

Je vais aller à la pêche aux anciens avis...

mots-clés : #nature #poésie #politique
par animal
le Ven 2 Déc - 13:26
 
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Sujet: Maurice Chappaz
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