Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Mar 23 Juil 2019, 12:25

124 résultats trouvés pour polar

Leonardo Padura Fuentes

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 7 41fysd10

Introduction d'Electre à la Havane :

"Intrigué par la robe rouge du cadavre retrouvé dans le Bois de La Havane, Mario Conde, l’inspecteur chargé de l’enquête, rend visite à Marquès, metteur en scène de Electra Garrigo de Virgilio Pinera. Homosexuel exilé dans son propre pays, vivant au milieu de livres volés dans une maison en ruines, cultivé, intelligent et ironique, Marquès va lui faire découvrir un monde inconnu où chacun détient une vérité sur le mort et sur un passé que la Révolution veut effacer. Peu à peu, Mario Conde va perdre ses certitudes et chercher sa propre vérité dans un pays qui vit au rythme des pénuries et où, pour survivre, tous portent des masques. A travers une intrigue policière solide, Léonardo Padura crée un monde complexe, à la fois drôle et sombre, passionnant comme ces cubains nés dans la Révolution, qui vivent sans rêver d’exil et cherchent leur identité au sein du désastre."

Padura nous parle d'un bois de La Havane où le crime d'un travesti aurait eu lieu, il s'agit du "bosque de la havana" un endroit tres agréable de jour, lieu de rencontre des homosexuels le soir :
Tag polar sur Des Choses à lire - Page 7 Url11110
'auteur parle d'un pont franchissant une rivière pour rejoindre "le bois de la havane", il doit s'agir du pont que les cubains appellent "le puente de hiero" qui rejoint effectivement le bosque, voici une vue du pont et de la rivière Almendares
Tag polar sur Des Choses à lire - Page 7 Images13

Electre à La Havane :

---Un livre qui m'a transporté à nouveau dans cette ville que j'ai quittée, sur les pas d'El Conde (le comte en espagnol, le flic en français..) je me suis baladé sur ses traces. J'ai retrouvé cette atmosphère insouciante et grave à la fois, joyeuse et triste, mélange sucré salé, paradis et enfer sur terre, où tout semble permis mais où l'on se heurte à l'interdit à chaque coin de rue, chaque acte de la vie privée ou publique, où le regard de l'autre peut être autant bienveillant que fliqué...Et Padura sait nous mettrre dans cette ambiance lui qui commence sa demarche avec plein d'à prioris sur les homosexuels et qui au fil des pages ouvre les yeux, entend leurs misères à Cuba et les comprend de plus en plus...Ce bouquin est un requisitoire aussi fort que le film "fraise et chocolat"...

Dans Electre à La Havane Padura parle d'un poète cubain nommé Eligio Riego il s'agit en fait du poète Eliseo Diego dont je parlerai sur le fil des poètes cubains. Le personnage de Eligio Riego se retrouvera dans Mascaras (les masques) un autre polar de Padura...

Mon commentaire sur un autre forum :
"Ce matin, je suis descendu au village comme tous les matins depuis que je suis là et comme autrefois quand j'habitais sur cette île de l'autre côté de la mediterranée, encore une île, décidément...
C'est la première fois que je participe à une lecture commune et je me rend compte de la tâche, alors qu'autour de moi s'élèvent les voix des joueurs de cartes en ce langage plus proche de l'italien que du français, et que sur la place de l'Eglise qui est aussi celle de la Mairie commence le ballet incessant des "promeneurs retraités" qui l'arpentent de long en large en devisant sur de "graves" problèmes domestiques...

Comment décrire un ressenti sur une lecture..? Il y aurait tant à dire...
Et comment ne pas dévoiler la trame d'un roman policier au risque de compromettre ses futures lectures..?

Un passage du livre cependant m'interpelle !! :
El Condé (le comte) est chez son ami El flaco Carlos (Charles le maigre) et lui fait lire sa nouvelle, qu'il fera lire aussi au Marquès dans sa quête de reconnaissance. Et là, soudain la découverte de ce livre dans le livre me fait penser à un passage du film cubain Guantanamera de Taïbo, là aussi l'histoire est un moment interrompue pour faire place à la dissertation d'un conte ou fable qui apparement n'a rien à voir avec le film. Dans le film cela se passe alors que la pluie caraïbe tombe fortement comme souvent sous les tropiques avant la chaleur, et l'histoire déborde alors sur un récit antique du déluge.(A croire que les cubains adorent ces dissertions, ces déviations(desvios si frequents dans les rues de La Havane)qui mènent d'une histoire à une autre histoire, d'une rue dépavée à une autre rue dépavée...
Mais en y réfléchissant, ce n'est pas aussi simple, dans le film ce conte est une métaphore: apres le déluge renaît la vie, et en parallèle dans le film un amour se termine et un autre renaît."

Alors ici, dans le livre de Léonardo Padura qu'en est il de cette "nouvelle" glissée là, importune..?

Le personnage de la "nouvelle" est un chauffeur de bus (de gwagwa), un passeur d'humains qui tous les jours passe par les mêmes lieux. Il est tout aussi désabusé que El Condé, indécis comme lui, déçu par son existence sans saveur comme celle de notre "héros" et cet homme rencontre l'amour et le tue avant qu'il ne le tue.
A Cuba il y a une expression courante :"el ou ella no sirve" (il ou elle ne sert à rien), qui résume le mode de vie de 90% des habitants de l'île, mais qui peut aussi se traduire par :"à quoi bon..?"..
En fait pour moi, la présence de cette "nouvelle" est tout simplement la révélation de la personnalité réelle d'El Condé. Mieux qu'une description précise, ou l'analyse point par point du caractère d'El Condé c'est son essence même qui nous est révélée dans un récit (comme dans Guantanamera) faisant entre les lignes référence aux vieilles coutumes africaines aux origines de la nation cubaine.
Coutumes africaines de palabres interminables sur un sujet aussi simple que :"quel jour aura lieu la récolte..?". Dans la "nouvelle" écrite par El Condé c''est avec le masque de son double (le chauffeur de bus) qu'il se livre dans un exercice expiatoire apparenté à la Santeria de sa patrie (ne pas oublier l'importance des masques(mascaras) dans ce livre...


mots-clés : #polar
par Chamaco
le Lun 05 Déc 2016, 15:07
 
Rechercher dans: Écrivains d'Amérique Centrale, du Sud et des Caraïbes
Sujet: Leonardo Padura Fuentes
Réponses: 66
Vues: 2191

Leonardo Padura Fuentes

L'oeuvre que je préfère de Padura est "Electre à La Havane" c'est à mon sens le meilleur moyen d'aborder cet auteur tres particulier...Car elle s'articule sur les deux modes de fonctionnement de l'auteur, d'un côté un roman policier et de l'autre une plongée dans l'art, ici le théatre, avec un environnement basé sur les problèmes de l'homophobie entretenue par ce pouvoir cubain de l'époque.Ce livre est à la charnière du développement romanesque de Padura...




mots-clés : #polar
par Chamaco
le Lun 05 Déc 2016, 14:58
 
Rechercher dans: Écrivains d'Amérique Centrale, du Sud et des Caraïbes
Sujet: Leonardo Padura Fuentes
Réponses: 66
Vues: 2191

Jo Nesbø

Du sang sur la glace


Tag polar sur Des Choses à lire - Page 7 00391710

Traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier.

Editions Gallimard - Folio policier n°793

Présentation de l'éditeur :

Pas évident de partager la vie de quelqu'un quand on est «expéditeur» à la solde de Daniel Hoffmann, l'un des plus gros trafiquants d'Oslo.... Mais, lorsque votre patron vous demande d'expédier sa jeune et belle épouse infidèle et que vous tombez amoureux de votre cible, les choses se compliquent singulièrement.

Le personnage principal, un écorché vif, est attachant, l'écriture est rythmée et agréable, l'intrigue intéressante. Bref, j'ai été conquise par la lecture de ce thriller efficace mêlant humour noir et drame sentimental. Lu en novembre 2016


mots-clés : #polar
par Allumette
le Sam 03 Déc 2016, 14:47
 
Rechercher dans: Écrivains de Scandinavie
Sujet: Jo Nesbø
Réponses: 2
Vues: 240

Thierry Bourcy

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 7 Bourcy12 La Cote 512

Après lecture de ce roman policier se déroulant au début de la guerre 14-18, j'ai très fortement l'impression que l'aspect policier n'est qu'un prétexte qui permet à Bourcy d'aborder une période semblant l'intéresser tout particulièrement. En effet, l'intrigue policière démarre réellement au bout de 100 pages, ce qui sur 250 paraît assez tardif et cette intrigue cousue de fil blanc n'est, à mon avis, pas la préoccupation principale du lecteur. Car de coïncidences en hasards heureux, Bourcy nous donne un polar assez mince, non pas ennuyeux mais disons, lisse, attendu.

En revanche, tous ceux qui ont un peu fréquentés les livres sur la guerre de 14-18 retrouveront la plupart des évènements, réflexions, airs du temps déjà croiser chez Barbusse, Cendrars, Remarque et d'autres (sans y trouver cependant cette angoisse métaphysique impossible à transmettre par celui qi n'est pas au feu). Et si ce livre est une réussite c'est sans doute plus pour sa reconstitution historique que par son intrigue policière. Il faut d'ailleurs sans doute ajouter, qu'il s'agit d'un livre pédagogique, très clair sur les réalités d'une guerre de tranchées, sur le moral des troupes, sur la manière dont se vivait la vie d'un soldat d'août 1914 à juin 1915. On a là une reconstitution qui semble très fidèle et très proche de ce qu'en disent les écrivains lus (que l'on peut retrouver sur ce fil).

J'ajoute que Bourcy et c'est tant mieux ne tombe ni dans l'écueil d'une narration sanglante ou spectaculaire (bien au contraire) et ne cherche en aucune manière à faire dans le sensationnel ou le jamais lu. On sent en lui une sorte de ténacité tranquille, à l'image de celle de son jeune héros (Célestin Louise, dont le nom à la fois céleste et féminin, décrit parfaitement la personnalité de celui qui le porte), de douceur simple, sans voyeurisme, qui repose des auteurs parfaitement machiavéliques.


Un livre pas inintéressant, à l'intrigue plutôt gentillette, académique, mais fidèle à l'esprit d'une époque, que je conseille vivement aux 'jeunes' lecteurs désirant découvrir cette période.


mots-clés : #polar #premiereguerre
par shanidar
le Sam 03 Déc 2016, 14:47
 
Rechercher dans: Écrivains européens francophones
Sujet: Thierry Bourcy
Réponses: 1
Vues: 172

Revenir en haut

Page 7 sur 7 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7

Sauter vers: