Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Mar 10 Déc - 22:55

69 résultats trouvés pour politique

Alejo Carpentier

Alejo Carpentier y Valmont (1904-1980)

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Alejoc10

Alejo Carpentier y Valmont, né le 26 décembre 1904 à Lausanne1 et mort le 24 avril 1980 (à 75 ans) à Paris2, est un écrivain cubain, romancier, essayiste, musicologue, qui a profondément influencé la littérature latino-américaine durant son fameux boom.
Alejo Carpentier est le fils de Jorge Julián Carpentier, un architecte français et de Lina Valmont, un professeur de langues russe. Il a 12 ans quand sa famille s'installe à Paris. C'est là qu'il commence à étudier la musicologie. Quand il retourne s'installer à Cuba, Alejo Carpentier commence des études d'architecte, qu'il ne terminera pas. Il se consacre au journalisme, mais son engagement à gauche lui vaut un séjour en prison (1928), sous la présidence de Gerardo Machado, avant de l'obliger à s'exiler en France. Il y rencontre les surréalistes, dont André Breton, Paul Éluard, Louis Aragon, Jacques Prévert et Antonin Artaud. Durant ce séjour en France, il fait plusieurs voyages en Espagne où il développe une fascination pour le baroque.

De retour à Cuba en 1939, il poursuit une carrière de journaliste et de chroniqueur de radio. Il assiste à une cérémonie Vaudou et s'intéresse à la culture afro-cubaine. En 1943, il est marqué par un séjour à Haïti, durant lequel il visite la forteresse de la Citadelle La Ferriere et le Palais Sans Souci, bâtis par le roi noir d'Haïti Henri Christophe. En 1945 il s'installe à Caracas (Venezuela) où il vivra jusqu'en 1959. Après le triomphe de la révolution cubaine il revient à La Havane. En 1966 il devient conseiller à l'ambassade de Cuba en France où il résidera jusqu'à sa mort. Il compose plusieurs musiques de films pour la Cuba Sono Film, compagnie liée au Parti communiste de Cuba (Cf. La classe ouvrière, c'est pas du cinéma, Éditions Syllepse, 2013, p. 78).

Alejo Carpentier est célèbre pour son style baroque et sa théorie du real maravilloso. Ses œuvres les plus connues en France comprennent Le Siècle des Lumières (1962), La Guerre du Temps (1967), Concert baroque (1974). Son premier roman, Ecue-yamba-o! (1933), est d'inspiration afro-cubaine. Dans Le Royaume de ce monde (1949), son premier grand roman, il évoque le mouvement révolutionnaire haïtien. C'est aussi dans le prologue de ce roman qu'il décrit sa vision du real maravilloso ou « réel merveilleux », que les critiques identifieront au réalisme magique.


Son séjour au Venezuela de 1945 à 1959 lui inspire manifestement la description du pays sud-américain sans nom où se déroule l'essentiel de son roman Le Partage des Eaux (1953).

Son roman Le Recours de la méthode (El Recurso del Método), publié en 1974 est l'un des grands romans de la littérature latino américaine à tracer le portrait type du dictateur (en prenant ici pour modèle la figure de Machado). Il est précédé en cela par Miguel Ángel Asturias avec El Señor Presidente (1946), Augusto Roa Bastos : Yo el Supremo (1974) et suivi par Gabriel García Márquez : El Otoño del Patriarca (1975) et Mario Vargas Llosa : La Fiesta del chivo (2000). Il a été adapté au cinéma par Miguel Littín en 1978 sous le titre El recurso del método (sorti en France sous les noms de ¡Viva el presidente! et Le Recours de la méthode).

La fin de sa vie est marquée par une lutte contre le cancer, tandis qu'il termine son dernier roman
Il meurt à Paris le 24 avril 1980 à l'âge de 75 ans. Son corps est transféré à Cuba, où il est enterré dans le cimetière Colón de La Havane. Ses funérailles sont célébrées le 28 avril, en présence du président Fidel Castro.

 (source : wikipedia)

Oeuvres traduites en français :

Le Royaume de ce monde
Los pasos perdidos
Le Partage des eaux
Chasse à l'homme
Le Siècle des Lumières
Le Recours de la méthode
Concert baroque
La Harpe et l'Ombre
La Danse sacrale
La Musique à Cuba
Ekoué-Yamba-Ô
Guerre du temps et autre nouvelles





Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 51xf1k10

« La danse sacrale »

Tout au long de ce livre la musique (jazz, classique, Cubaine..) et la danse  nous accompagnent, avec  les rapides déboulés,  le lecteur suit les héros en Espagne durant la guerre civile ;  suivi d’un grand jeté qui le projette à Cuba où bientôt le révolutionnaire Fidel Castro prend le pouvoir, installant le Communisme sur l’Ile.

L’aristocratie pompeuse avec ses compromissions à la dictature, voire la mafia nord-américaine,  son insolence,  son racisme est relatée avec des détails pointus qui rendent plus frappant le contraste avec  la situation du  peuple créole.
J’ai beaucoup aimé ce récit foisonnant de citations culturelles, de digressions historiques .

Les révolutions qu’elles soient   artistiques,  technologiques, sentimentales, morales….. m’ont intéressée, surtout celles conduites par le Peuple et qui ont jalonné le destin des personnages.

Ce récit entraîne le lecteur dans une danse éternelle, mais que la vie réinvente selon les contingences
J’ai eu beaucoup de plaisir aux passages dédiés à la cuisine, aux plantes (l’éloge au fromager notamment) comme ceux très critiques et intéressants  envers Paris, Caracas, New-York.

Ce qui m’a troublée ce sont les réflexions en contre-temps,  sur les homosexuels ;   le racisme mais qu’en fin de lecture le gouvernement nouveau éradique. L’amour enfin reconnu de Calixto (Noir) et Mirta (Blanche) en est le bel exemple.

Que des sujets que j’aime dans ce livre dont le fond m’a rappelé « Zones » d’Enard par les références abondantes et dont certaines d’ailleurs se croisent.

Révérence !  à l’auteur et aux centaines de Cubains qui ont perdu la vie pour leurs idées en Espagne et à Cuba

"message rapatrié"


mots-clés : #politique #regimeautoritaire
par Bédoulène
le Ven 9 Déc - 13:28
 
Rechercher dans: Écrivains d'Amérique Centrale, du Sud et des Caraïbes
Sujet: Alejo Carpentier
Réponses: 7
Vues: 595

Olivier Rolin

Tigre en papier

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Images22

Il y a 20 ans, Martin a fait les 400 coups avec une bande de copains. Ils se sont tous éparpillés dans la nature au fil des aléas de la vie, et ce soir, à l'occasion d'une soirée de retrouvailles de leur groupe, il fait la connaissance de Marie, une jeune fille de 24 ans, la fille orpheline de son « ami éternel » de l'époque, Treize. Elle veut connaître son père. Il prend un plaisir mélancolique, à la fois amer et tendre, à jeter un oeil sur sa jeunesse. La vie a passé, qu’est il devenu ?


C'est ça, « à présent » : cheveux gris, l’air d’un bourgeois, et l’envie qui a passé ?

Là déjà , c’est magique, ils déambulent dans Paris à la recherche de la DS de Martin, dénommée Remember, puis roulent sans fin, sans but, sur le périphérique parisien jusqu'à l'aube qui se lève. Les 2 visages se regardent et s'affrontent, reflètent la lumière des enseignes qui hantent l’obscurité, décor omniprésent de la nuit parisienne.
Martin raconte,  parle, parle, parle. Et c’est l’histoire, moitié pensant, moitié parlant, de cet homme désabusé : sa mélancolie, ses remords, ces regrets . Ce que cela suppose de digressions, de souvenirs refoulés qui émergent, d'humour alternativement mélancolique et ravageur. Les souvenirs affluent, s’entremêlent, en ramènent d’autres à la surface.

Le texte du passé dans ma mémoire est complètement déformé, chiffonné.

Tu ne sais pas raconter les histoires, tu mélanges tout. C'est le contraire fillette, réponds-tu : l'imbroglio fait partie de l'histoire.


Et cette introspection dans les arcanes du passé, qui hésite entre l'humilité et l'égocentrisme gigantesque (il s'agit bien d'un homme qui parle de lui-même pendant toute une nuit) prend une valeur toute particulière puisque, justement, dans ce passé, Martin avait épousé la Cause, vivait pour la Cause, et ses enthousiasmes juvéniles s'ancraient dans des convictions dont il saisit aujourd'hui le caractère totalement vain et rigide, s'exprimait par des actions violentes, souvent ratées, dont la vie lui a fait comprendre qu'elles loupaient en fait leur cible, qu'elles ramenaient des croyances généreuses(?) à de petits comportements narcissiques.

Je ne sais pas comment te faire comprendre ça, on n’était pas tellement des « moi », des «je», à l'époque. Ça tenait à notre jeunesse, mais surtout à l'époque. L'individu semblait négligeable, et même méprisable.


Olivier Rolin reconnaît ses erreurs, il n'en renie pas pour autant ses idées, il reste un homme à la marge, pris entre ses renoncements et une croyance viscérale que notre société a dérivé, qu'elle est invivable, même s'il faut bien y vivre. Un homme qui se croyait un tigre, et quia appris qu’il était aussi fragile et inconsistant qu’une feuille de papier.

Détaché de ses anciens héros, fidèle au  spectre de ses amis morts ou éparpillés, il mène une existence dont on sait peu de choses, des noms, des lieux qui trahissent le vide laissé par les espoirs de jeunesse déçus,  une existence écartelée avec une élégance désabusée entre fidélité et  désespoir. Il jette un regard parfois admiratif, parfois honteux, parfois moqueur sur ces jeunes gens et leurs certitudes, leurs audaces, leur fragilité.

…nous étions à la fois très durs et très infantiles, prêts à tuer sans doute et à nous faire tuer sûrement, et en même temps tremblants devant le sexe, et terrifiés aussi par l'autorité d'un chef qui n'était jamais qu'un étudiant un peu plus savant que nous, un peu plus âgé aussi, de 2 ou 3 ans peut-être …

Vous ne saviez pas encore combien les hommes sont tous tramés de nuit, couturés d'effroi, la littérature aurait pu vous l'apprendre mais vous aviez rejeté la littérature, vous ne croyiez que dans la « vie », et la « vie », la « pratique », éclairées par la Théorie, par les analyses et les instructions de Gédéon, étaient d’une simplicité effrayante. Vous étiez intransigeants et terriblement ignorants -et il n'aurait pas fait bon vous le dire .


Cette lecture d’une profondeur touchante, où chaque phrase happe le lecteur, le ramène à sa propre histoire, à ses propres failles, à ses propres errances. Olivier Rolin, à travers Martin, est un fabuleux
conteur, un portraitiste saisissant . Il parle d'une époque révolue, devenue un peu ridicule, mais où un espoir existait peut-être encore.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #initiatique #politique
par topocl
le Jeu 8 Déc - 13:59
 
Rechercher dans: Écrivains européens francophones
Sujet: Olivier Rolin
Réponses: 61
Vues: 2331

Tomasz Kizny

La grande terreur en URSS 1937-1938

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 51gsix11

Ce livre est énorme. Matériellement d'abord, grand,  lourd, au final assez mal pratique à lire parce que broché. Mais surtout par le sujet qu'il aborde et la façon de le traiter. On remarquera comment Tomasz Kizny s'efface devant son sujet: ni titre, ni nom d'auteur sur la couverture.

Deux parties, l'une basée sur les faits et les archives, l'autre sur la mémoire et les témoignages - qu'ils soient en actes ou en paroles - et les pèlerins, à la fois  humbles et audacieux, partis à leur recherche.

Ce livre est  une pierre de plus  à la mémoire des victimes et pour ne pas oublier l’innommable : tant de victimes et si peu de stèles. Et qui allie le poids des mots au choc des photos.

Les faits sont là. Implacablement répétés pendant 15 mois. Une nuit, le NKVD frappe à la porte et procède à l'arrestation : des anciens responsables politiques, des étrangers, des  opposants, des innocents aussi, qui ont commis l'erreur d'un regard, d'une parole déplacés, ou pas d’erreur du tout. Simplement parce qu'ils ont été dénoncés. Ou qu'il faut remplir les quotas. Tout le monde y  passera. Les bourreaux  d'hier sont les victimes de demain. Tous "ennemis du peuple". Un million sept cent mille arrestations, 700 000 exécutions, les autres déportés. Et derrière ces chiffres, autant de destins individuels.
Les documents sont confisqués, les biens volés, les familles abandonnées à la misère et à l'opprobre générale, les enfants parfois conduits à l'orphelinat. Les victimes, elles, sont incarcérées, interrogées, violentées et photographiées. Jugées, dit-on. Deux sentences : 10 ans dans les camps, ou condamnation à mort . Par balle dans la tête à bout portant - ou par strangulation, parfois. Soit dans les caves du NKVD, soit aux abords des fosses communes, qui seront camouflées, tenues secrètes, exclues des archives, oubliées. Nul ne sait : s'ils  sont morts, comment, où ils sont enterrés. C'est le règne du silence et de la terreur.

On sait tout cela, mais il ne faut cesser de le redire.


Des années plus tard, les faits sont reconnus par les gouvernants. Dans leur globalité, mais les questions restent. L'ouverture des archives, quelques témoignages éparts, quelques découvertes fortuites ou provoquées permettent peu à peu de faire progresser la connaissance, de réhabiliter, de redonner parfois aux enfants une tombe, commune ou individuelle. Des hommes, des associations, rarement des organismes publics (en tout cas jamais des organismes d'Etat) se sont donné cette mission.

Dans la première partie  Tomasz Kizny réunit des photographies des archives NKVD auxquelles il a eu exceptionnellement accès. Des portraits assez fascinants de prisonniers, d'une qualité qui fait parfois croire qu'elles ont été prises en studio, accompagnées d' éléments biographiques succincts.

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Index32

On interroge ces regards : qu'on t 'ils vu, qu'on t 'ils vécu, qu'ont ils subi ? Quelques lettres, un journal intime, des ordres de mission, reproduits en fac-similé et traduits, nous l'expliquent.

Des  photos de bourreaux, jamais jugés, sont reproduites avec leur curriculum vitae. Même l'histoire d'un bourreau devenu victime, pour parfaire l'absurde de la situation.

Divers intellectuels réfléchissent sur cette Terreur, et ce qui l'a  tellement occultée à l'étranger, : la « belle » utopie  communiste, les crimes nazis qui ont pris le devant de la scène, le fait que tout cela se passait en interne, au cœur de l'URSS, on n'était finalement pas tellement concernés.

Dans la 2e partie, les photos sont cette fois-ci en couleur, prises par Tomasz Krizny. Ces photos, toujours commentées, parlent de lieux, ce qui reste des sépultures, des charniers, les traces ou l'absence de traces dans le sol, les histoires qu'on raconte, les ossements qu'on a pu extraire, les signes (monuments, stèles, photo) qui marquent les emplacements retrouvés.

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Imageg10   Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Imageg12  Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Images13   Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Images16   Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Images17

Ces photos parlent aussi d' objets retrouvés dans les sépultures, et qui ont, parfois, permis une identification. Enfin ces photos parlent de personnes vivant encore aujourd'hui, qui ont vu leurs parents, leurs frères, leurs conjoints, arrêtés, qui ont porté ce poids en silence, que la réhabilitation a aidés, mais jamais consolés. Leurs témoignages, retranscrits en face de leurs portraits, sont déchirants.

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Images14   Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Images15
La grande terreur en URSS 1937-1938 est  un livre indispensable, unique, monstrueux,
J'ai été un peu longue, car je me suis dit que si beaucoup  ne liraient pas le livre, quelques uns peut-être parcourraient ces lignes, et c'est déjà ça . Et  j'ai eu envie, à mon niveau, de poser ainsi ma stèle.

Ce livre est cher. Je pense que c'est un achat idéal à  suggérer à sa médiathèque.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #politique #regimeautoritaire
par topocl
le Mar 6 Déc - 17:25
 
Rechercher dans: Histoire et témoignages
Sujet: Tomasz Kizny
Réponses: 2
Vues: 302

George Orwell

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 51iq9j10

Hommage à la Catalogne

Il est vrai que la séparation de la partie action et réflexions politiques   fait que le lecteur  est un peu éloigné du contexte. Personnellement j'ai compensé en recherches multiples sur ce que je ne connaissais pas, je n'aime pas lire si je ne comprends pas, donc  beaucoup de recherches, mais cela m'a permis  ensuite, dans les 2 chapitres sur la politique, de me sentir à l'aise.

Au-delà de la guerre sur le Front, souvent pour Orwell une guerre d'attente, dans des conditions très difficiles , c'est la révolution "volée" aux ouvriers et paysans qui a retenu mon attention.

c'est franchement ahurissant que Staline ait donné des ordres afin que la révolution prolétaire soit camouflée, il ne voulait surtout pas qu'elle se "relève", il lui fallait montrer "patte blanche" aux Pays ayant investi un énorme capital en Espagne ! Quoique finalement c'est son habitude de "liquider" les révolutionnaires !

De retour à Barcelone après plus de 3 mois au front, après l'attaque d'Huesca, Orwell découvre une ville changée, l'atmosphère, le langage, l'attitude ne sont plus ceux de la  ville de prolétaires, de révolutionnaires qu'il avait quittée. Barcelone était passée d'un Etat prolétarien à une République Bourgeoise.

Une guerre de rue s'engage après qu' à l'inititiative de Salas leur chef, les policiers attaquent le Bureau central des Télécommunications tenu par les ouvriers du CNT (syndicat Anarchiste) ; le POUM soutient le CNT par camaraderie, Orwell participe donc à cette situation. Des barricades sont élevées dans les rues.

Les journées de mai qui ont amené à leur suite un climat délétère (suspicion, mensonges, arrestations, assassinats) mais non pas entre Républicains et Fascistes, non ! entre le gouvernement et ces Hommes qui défendent la Patrie.

Le parti Communiste prend prétexte de cette émeute pour attaquer le POUM (Marxiste mais anti-fasciste et anti-Stalinien) comme Trotskystes, traitres à la solde des fascistes, la presse communiste en Espagne et hors s'acharne de manièe odieuse, mensongère sur le POUM. Le gouvernement sous la pression communiste ordonne la suppression du POUM ; tous ses membres, les sympathisants sont arrêtés, voire pour certains assassinés.

Le couple Orwell (oui sa femme s'avait suivi courageusement en Espagne) arrive à rejoindre la France puis leur pays après avoir réussi à obtenir les tampons nécessaires sur leur passeport.


Orwell nous a livré sa vérité, il dit bien que certainement il a été partisan, et j' adhère à l'analyse qu'il fait de la situation politique en Espagne à cette période.

Il a vraiment rendu Hommage à la Catalogne, il les aime ces Espagnols avec leur humanité, leur égalité, leur fraternité et leur "manana"

Je mets l'extrait suivant parce que je partage l'avis d'Orwell :

"Comprenez bien, je vous en prie, qu'en parlant ainsi, ce n'est pas contre les communistes de la base, et encore moins contre les milliers de communistes qui moururent héroïquement pour la défense de Madrid, que j'en ai. Mais ce n'était pas eux qui dirigeaient la politique de leur parti.
Quant aux communistes haut placés, comment croire qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient ? "


Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Milici10

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Pcatal10

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Pcatal11



Complément d’information sur le P.O.U.M.

Les origines des milices du POUM étaient les GABOC : groupes d'action directe des BOC (Bloc Ouvrier et
Paysan, fondé en 1931, par des dissidentEs communistes anti-stalinienNEs, fusionnera en 1935 avec la
Izquierda Communista pour former le POUM – Note du CATS), dont les membres appartenaient à leurs
Jeunesses. Ils étaient engagés dans la défense des meetings du BOC et par la suite du POUM.
Ils défendaient les affichages, portaient des uniformes, effectuaient des exercices militaires et le tir
périodiquement. Des rangs des GABOCS ont émergé les chefs militaires des « Centuries » des milices du
POUM, lesquels étaient des dirigeants de la JCI. Les « Centuries » de miliciens du POUM se convertirent
ensuite en « bataillons ».
Josep Rovira organisa les forces militaires du POUM sur le front d'Aragon.
Il était responsable des Groupes d’Action du POUM. Il avait appartenu à Estat Catalá (parti catalaniste
républicain et bourgeois fondé en 1922– Note du CATS) et avait participé, avec Francesc Macia, au projet
d’invasion de la Catalogne en 1926, depuis Prats de Mollo, en Catalogne Nord (il s’agit d’une commune
située en territoire français – Note du CATS).

Dans les milices du POUM (Division Lénine, plus tard la 29ème Division),  celle d’Orwell, il y avait 600 volontaires
étrangerEs, dont la moitié, les plus remarquables, étaient des AllemandEs. Les volontaires allemandEs étaient
des alliéEs politiques du POUM qui étaient venuEs se battre après avoir fui les naziEs. Ils/elles étaient les
meilleurs soldats et composaient le Bataillon de Choc.
Il y avait aussi des volontaires italienNEs, françaisEs et Britanniques (trente). Les milices du POUM ont
atteint jusqu'à vingt-six nationalités différentes.


"message rapatrié"


Mots-clés : #guerredespagne #politique #revolution
par Bédoulène
le Dim 4 Déc - 19:08
 
Rechercher dans: Écrivains européens de langues anglaise et gaéliques
Sujet: George Orwell
Réponses: 50
Vues: 1938

Jean Anouilh

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 41wdoi10

Médée
(Nouvelles pièces noires)

Et ton cas est réglé pour toujours, Médée ! C'est un beau nom pourtant, il n'aura été qu’à toi seule dans ce monde. Orgueilleuse ! Emporte celle-là dans le petit coin sombre où tu caches tes joies : il n'y aura pas d'autre Médée, jamais, sur cette terre. Les mères n'appelleront jamais plus leurs filles de ce nom. Tu seras seule, jusqu'au bout des temps, comme en cette minute.



Antigone et Médée, ce sont comme deux sœurs, chacune son visage, sa personnalité, mais une espèce de pacte commun qui les lie par derrière. Antigone c’est la pure, Médée la sauvage. Toutes deux éprises d’ absolu, promises à un destin tragique.

Médée et Jason, c'est encore la lutte entre la folie et la raison. Un amour fou des années partagé, traînant le poids des ignominies commises en son nom, et un beau jour, les destins qui se séparent : Médée qui ne veut pas renoncer, et Jason qui choisi le chemin de Créon, le chemin des concessions, construire non plus détruire, vivre et non plus dévorer. La passion perdue est le prix à payer. Pas beaucoup de remords, on en aurait sans doute aimé un peu plus…

Et puis il y a toujours la nourrice et le garde, qui s'en foutent, qui ne demandent qu’un peu de pain le matin, et un air frais à respirer…


(commentaire rapatrié)

mots-clés : #amour #contemythe #exil #politique #théâtre #trahison
par topocl
le Dim 4 Déc - 9:24
 
Rechercher dans: Écrivains européens francophones
Sujet: Jean Anouilh
Réponses: 18
Vues: 478

Emmanuel Carrère

Limonov

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Image103

Qu'est-ce qui a pu pousser Emmanuel Carrère à écrire un livre sur Limonov, ce russe dont personne n'avait entendu parler il y a encore 3 mois et qui fait la couverture de tous nos magazines depuis la rentrée littéraire ? Et que tout le monde s'accorde à trouver entre « pas très sympathique » et « franchement antipathique » ? Même si leurs existences se sont croisées à plusieurs reprises de façon assez ponctuelle, cela peut surprendre.

Eh bien d'abord Emmanuel Carrère et Limonov ont trois points communs : ils ont adoré Les trois mousquetaires quand ils étaient petits (ce qui ne constitue pas un point particulièrement distinctif) et ils ont deux autres passions la Russie/URSS et l'écriture.
À part ça ce sont deux hommes totalement différents, et c’est sans doute plus cette différence qui a fasciné Emmanuel Carrère écrivain plutôt doux que torture un perpétuel questionnement,

Je vis dans un pays tranquille et déclinant, où la mobilité sociale est réduite. Né dans une famille bourgeoise du 16e arrondissement, je suis devenue un bobo du 10e (…). Je ne pense pas que ce soit mal, ni que cela préjuge de la richesse d'une expérience humaine, mais enfin du point de vue tant géographique que socioculturel on ne peut pas dire que la vie m'a entraîné très loin de mes bases,  et ce constat vaut pour la plupart de mes amis.


S’opposant à  Limonov, un « rentre dedans » qui, justement ne se pose pas trop de questions, pour qui la vie « c'est vaincre ou mourir » , et pour cela , il est « prêt à tuer » Un homme qui relève tous les défis, tous les départs, qui ne tient pas en place, touche à tout avec pour seul but de s'en sortir. C'est un remuant, il a besoin que ça bouge pour se sentir exister. Il n'est pas étouffé par les scrupules, c'est le moins qu'on puisse dire.

C'est justement cet homme-là qui a interrogé Emmanuel Carrère, comme dans D'autres que la mienne, où il raconte des itinéraires totalement différents du sien, mais dont il a trouvé qu'il lui apprenaient quelque chose.

Quelque chose, oui, mais quoi ? Je commence ce livre pour l'apprendre .


La première moitié du livre décrit les efforts persévérants de Limonov pour sortir de la lie de ses origines : fils obscur d’un soldat assez compromis dans une non-moins obscure ville moyenne du fin fond de l'Union Soviétique. Il est prêt à tout pour sortir de cette médiocrité, il touche à tout : petite délinquance, petits trafics, petit couteau à cran d'arrêt, petite affaires sordides… Mais  ce sur quoi il compte pour vraiment se distinguer c’est la poésie (que les jeunes soviétiques pratiquent avec autant d’art que la vodka), et où il s'avère vite être le meilleur. Cela ne l'empêche pas de connaître les pires débines, Limonov est décidément un aventurier, et le  récit des diverses galères qui vont le mener jusqu'aux États-Unis nous tient en haleine. C'est un héros des temps modernes, de la catégorie des loosers.

J'ai l'impression d'avoir déjà écrit cette scène. Dans une fiction, il faut choisir : le héros peut toucher le fond une fois, c'est même recommandé, la seconde est de trop, la répétition guette. Dans la réalité, je pense qu'il l’a touché plusieurs fois. Plusieurs fois il s'est retrouvé à terre, vraiment désespéré, vraiment privé de recours et, c’est un trait que j'admire chez lui, il s'est toujours relevé, toujours remis en marche, toujours réconforté avec l'idée que quand on a choisi une vie d'aventurier, être perdu comme ça, totalement seul, au bout du rouleau, c'est simplement le prix à payer.


Dans la 2e moitié du livre,  il commence à sortir de cette déveine crasse : il commence à être édité, reconnu, fêté. Il n' a pas vraiment trouvé sa place pour autant, ses amours se délitent, il lui en faut toujours plus, il devient vraiment sordide. À la recherche d'émotions fortes, il va  se mêler de façon assez sordide aux guerres des Balkans. En même temps l'Union Soviétique sort du communisme, et il revient dans son pays natal, qu'il chérit comme un Russe sait chérir sa terre. C'est l'occasion pour Emmanuel Carrère d’aborder des notions plus personnelles d'une part, plus historiques et géopolitiques d'autre part, qui sont intéressantes, exprimant une façon de voir plutôt originale et très documentée, mais qui cassent un peu le rythme du récit (Limonov reste un fil rouge même si on le perd un peu de vue par moments). Le désir de l'auteur est ici apparemment de nous faire comprendre à quel point cette situation est tortueuse et compliquée, et c'est réussi au point qu'on perd parfois un peu le fil, quand, comme moi, on n'a pas des connaissances approfondies sur cette partie de l'histoire du monde. C’est d’ailleurs sans doute le but, et de nous faire ainsi mieux comprendre pourquoi dans cette situation absolument inextricable, Limonov (qu’on retrouve enfin au premier plan) ne veut rien moins que fonder un parti nationaliste, fédérer les « paumés de la province russe » courant après leurs repères, et pour finir, pourquoi pas, prendre le pouvoir, quand son heure viendra. Tout cela  en restant punk ou rocker et « sans bonté », gardant pour maîtres mots la provocation, la révolte, et la violence.

Dans un monde d’oligarques et de corruption, où Poutine pointe son nez, il fanatise suffisamment ses troupes pour inquiéter, puisque son parti est interdit , et lui est emprisonné. En prison aussi il réagit, il rebondit, il refuse de se laisser vaincre, se conduit en homme digne, peut-être enfin respectable, et puis, grâce à son aura de grand écrivain, il est libéré. Mais quelque chose s'est cassé, la sauce ne prend plus, il essaie d’y croire encore, mais son tour est passé…. Carrère, qui, évidemment, a fini par l’aimer d’une certaine façon, essaie de lui trouver une fin digne de lui, et les dernières pages du livre sont splendides.

Ce qui est particulièrement troublant  dans la description de Carrère, ce qui justifie sa fascination pour le personnage, c'est l'ambiguïté perpétuelle qu'on trouve chez Limonov, cet homme qui ne peut vivre que s'il domine, s'il est le meilleur, si l'adrénaline crache, qui court d’échec en coups foireux, et rebondit perpétuellement, repart à l'attaque, joue sa vie en permanence. Cette ambiguïté répond à celle de  la situation politique, du jeu des pouvoirs qui fait que, comme dit Carrère, « ce n'est pas si simple que ça », que nous voyons les choses depuis notre petit point de vue d'occidentaux qui n’ont pas vécu l'épouvantable bordel de l'Union soviétique/Russie de ces 50 dernières années, et que cela  devrait nous inciter  à adopter une certaine humilité dans notre capacité à juger une situation que nous croyons connaître, mais n’abordons que de l'extérieur.

Limonov est un livre d’un genre nouveau, au croisement de la biographie romancée et de la réflexion politique et du grand roman d'aventure. On se demande si Emmanuel Carrère n'a pas voulu écrire ici, à sa façon si personnelle, ses propres Trois Mousquetaires : une histoire palpitante, où les  rebondissements ne sont pas toujours crédibles, tournant autour des forces au pouvoir, avec des coups bas et des actes grandioses, où, si les héroïnes féminines se font « baiser » et « enculer »,  elles n'en sont pas moins l'objet d'un amour indéfectible et chevaleresque, où une dynamique  débridée et romanesque l’emporte. Le style de Carrère est absolument magnifique, dense, rythmé, exalté sans doute par la personnalité de Limonov, il se surpasse réellement et on le suit haletant. Il confirme son immense talent à décrire les personnages (célèbres ou inconnus), aller au fond d'eux-mêmes, traquer leurs faiblesse, valoriser leur humanité..

Pour finir, Limonov est, comme le décrit l’un des personnage « un être magnifique, capable d’actes monstrueux. ». Cela justifie bien un livre…Et je rajouterai que Carrère est un auteur magnifique, habile à décrire des personnages, des situations historiques ou intimes avec une lucidité ,une tendresse, des formules percutantes qui nous font vivre en direct chaque moment de ce livre particulièrement brillant.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #aventure #biographie #politique
par topocl
le Sam 3 Déc - 17:35
 
Rechercher dans: Écrivains européens francophones
Sujet: Emmanuel Carrère
Réponses: 72
Vues: 2691

Jean Anouilh

Antigone

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Images84


Antigone, celui d’Anouilh, je l’ai lu , relu, et encore plusieurs fois , et offert aux gens que j’aime. J’en sais quelques passages par cœur. Et Chalandon (avec Le quatrième mur)  est venu me chercher par la main pour le relire. Meilleur à chaque lecture.

Antigone, c'est la petite brune que les garçons ne regardent même pas, celle qui pense que la vie est belle comme un jardin sauvage avant que l'homme n'y mette les pieds, celle qui pense que cela vaut le coup de mourir pour des idées. Et pour son frère aussi, même si celui-ci n'a pas su vous aimer .

Normal qu’à ma première lecture, vers 14-15 ans, elle m'ait plu, cette gamine infernale. Après, j'ai bien fait quelques choix, moi aussi, mais j'ai vite tourné du côté de Créon, du côté : on va tâcher de mener la barque, quitte à faire des concessions et à se dire, oui c’est cette jeunette qui a raison. dans le fond, mais ça serait un sacré bordel s'il n'y avait que des gens comme elle. Mais je me réserve le droit de parfois retourner à mon rôle d’Antigone, de sincère butée. .

La folie contre la raison ? Trop simple. C'est ça qui me retourne à chaque fois, c’est que Créon n’est pas un abominable salaud, ce n'est pas un tyran impitoyable, c'est un homme complètement attachant, complètement désespéré, qui continue la route, pas forcément parce que c'est juste, ou parce que c'est beau, mais parce qu'il faut, même si c'est un peu vain. Le mieux possible. Et le mieux possible n'est pas toujours ragoûtant.

Et puis à côté de cette alternative du choix entre un « non » et un « oui », il y a des tas d'autres personnages qui ont leurs choix à eux, plus flous, moins courageux . Et personne n’est fondamentalement mauvais.
Il y a Eurydice, qui tricote pendant toute la pièce, qui ne dit rien, dont on croit qu’elle s’en fout, ou même qu’elle n’est pas intéressante, et qui finalement s'avère un personnage tout aussi tragique que les autres.
Il y a la nourrice, qui fait le choix de distribuer des tartines, et les gardes, qui ne se posent pas d'autres questions que leurs bouteilles de vin. Ce côté drôle, léger, qui nous donne une respiration dans la tragédie : oui la vie est tragique, mais ce n'est pas tout…nous dit Anouilh. C'est d'ailleurs pour cela qu'Antigone l’aime tant. Et qu’elle ne veut pas la laisser gâcher.

Chaque lecture au fil des années se nourrit de mon histoire et  de mes autres lectures. Chaque lecture est une  redécouverte. Ici en Antigone, j'ai retrouvé « cette posture d'héroïsme » des héros de Vercors,(et, animal,  la sœur d’Antigone, Ismène, ne manque pas de dire : « C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elle. Toi tu es une fille. ») et en Créon, le regard désabusé des frères Rolin qui se retournent sur leurs passions de jeunesse.

Ah ! et j’ai encore oublié de parler de la modernité de l’écriture d’Anouilh, ce grand chercheur de pureté. Une modernité qui prend ses bases dans la tradition classique, avec un chœur antique mais qui est ici plein de compassion et d'humour.

Antigone va retourner sur son étagère, jusqu'à la prochaine lecture, mais il (elle) restera là, quelque part, en moi.

(commentaire rapatrié)


mots-clés : #contemythe #famille #justice #politique #théâtre
par topocl
le Sam 3 Déc - 17:21
 
Rechercher dans: Écrivains européens francophones
Sujet: Jean Anouilh
Réponses: 18
Vues: 478

Jean-Michel Guenassia

Jean-Michel Guenassia
Né en 1950

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Guenas10

Jean-Michel Guenassia est un écrivain français, né en 1950 à Alger.

Son roman Le Club des incorrigibles optimistes a obtenu le Prix Goncourt des lycéens en novembre 2009.


Bibliographie :

Romans
1986 : Pour cent millions
2009 : Le Club des incorrigibles optimistes : Page 1
2012 : La Vie rêvée d'Ernesto G. : Page 1
2015 : Trompe-la-mort
2016 : La Valse des arbres et du ciel

Théâtre
1988 : Le Rebelle

màj le 19/11/2017



Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 51knaq10

*"le Club des Incorrigibles Optimistes"

J'ai aimé l'écriture alerte qui fait que j'ai eu beaucoup de plaisir à suivre ce récit, une dose d'humour aussi. L'auteur a bien construit les histoires dans les différents évènements évoqués.
L'auteur dénonce succinctement à travers les propos et lettres des 2 amis qui sont engagés dans La guerre d'Algérie la barbarie des deux pays belligérants.

Les réfugiés des Pays de l'Est qui fréquentent le "Club" ont tous la même raison d'être optimistes : ils sont en vie !

A travers les révélations de ces Hommes l'auteur dénonce le traitement qui est réservé à ceux qui ont déplu, souvent sous des prétextes fallacieux, sous le régime de Staline, également en Russie, en Hongrie, Tchécoslovaquie, Pologne.
Certains avaient fuit le régime communiste comme Igor (médecin à Leningrad) Vladimir ou Imré ………
Certains réfugiés demeurent communistes, parmi eux Leonid (pilote et médaillé de guerre) qui avait quitté la Russie pour l’amour d’une Française
ou Grégorio qui lui a dû quitter la Grèce après la guerre civile
ou Pavel « Le communisme est une belle idée Michel. Le mot camarade a un sens. Ce sont les hommes qui sont mauvais »
Les idéaux étant en opposition des affrontements verbaux s’élevaient souvent entre eux mais ils restaient solidaires car ici en France ils étaient tous des étrangers, des déracinés. Beaucoup jouaient aux échecs et c’était aussi un lien .

la famille du jeune Michel Marini s'engage allègrement dans la période des "Trente Glorieuses".
L'adolescent est un lecteur compulsif, joue au baby-foot, écoute les disques de rock et aime la photographie. Initié par les Hommes du Club (les Femmes n'y sont pas bienvenue) il deviendra un bon joueur d'échecs. Il découvre l'amitié, l'amour et la trahison.
L’intérêt de Michel pour ce club lui est venu alors qu’il voient Sartre et Kessel jouaient ensemble aux échecs.
Michel sympathise avec tous ces Hommes, particulièrement avec Igor le créateur du Club, Leonid et le discret Sacha que tous détestaient ; ce qui intriguera longtemps l’adolescent.

L'auteur égratigne au passage les syndicalistes cégétistes , les communistes Français et Sartre.

Un bon moment de lecture


extraits

Je ne me suis jamais cogné à un poteau

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Im_2_g10
Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Im_gue10


mots-clés : #initiatique #politique
par Bédoulène
le Ven 2 Déc - 23:02
 
Rechercher dans: Écrivains européens francophones
Sujet: Jean-Michel Guenassia
Réponses: 10
Vues: 348

Maurice Chappaz

Maurice Chappaz (1916-2009)

Tag politique sur Des Choses à lire - Page 4 Chappa10

Né à Lausanne, aîné des dix enfants de l'avocat Henri Chappaz et neveu du Conseiller d'Etat Maurice Troillet, Maurice Chappaz passe son enfance à Martigny et à l'Abbaye du Châble, dans la maison familiale de sa mère. Il fait ses classes à l'abbaye de Saint-Maurice, où il obtient une maturité classique.

Dès 1937 il entreprend à Lausanne des études de droit, qu'il abandonne en 1940 pour s'inscrire à Genève à la faculté des lettres. La même année, Un homme qui vivait couché sur un banc lui vaut le Prix de la «Suisse Romande». Gustave Roud et Charles-Ferdinand Ramuz l'encouragent. La mobilisation de 1939-45 met un terme définitif à ses études. Durant cette période, Chappaz découvre sa vocation littéraire. En 1947 il épouse S. Corinna Bille, avec qui il aura trois enfants. Pour gagner de quoi vivre, il travaille dans les vignes de son oncle à Fully, puis sur le chantier de la Grande Dixence en qualité d'assistant géomètre entre 1955 e il 1957. De 1959 à 1971, il collabore au mensuel «Treize étoiles». En 1979, à la mort de S. Corinna Bille, il s'établit au Châble. Il se remarie en 1992, et vit entre Le Châble, Veyras et le Vallon de Réchy. Défenseur acharné du patrimoine naturel et de la vie traditionnelle du Valais, il a en outre beaucoup voyagé : Entre 1969 et 1990 il a visité la Laponie, le Népal, le Tibet, le Monte Athos, la Russie, Abidjan, la Chine, le Liban, la Norvège, le Québec et New York.

Il a reçu de nombreuses distinctions littéraires, parmi lesquelles le Prix Lambert en 1953, le Prix de l'Etat du Valais pour l'ensemble de son ouvre en 1985, le Grand Prix Schiller et la Bourse Goncourt de poésie en 1997. En 2001, l'ambassadeur de France à Berne l'a décoré Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres, consacrant la dimension francophone et internationale de son ouvre. Les manuscrits et une riche documentation autour de Maurice Chappaz et S. Corinna Bille sont déposés aux Archives Littéraires Suisses à Berne.

Parmi les nombreuses publications à son sujet, (par Jean-Paul Paccolat, Christophe Carraud notamment) on peut signaler plus récemment: Philippe Jaccottet, Pour Maurice Chappaz (Montpellier, Fata Morgana, 2006) ; l'ouvrage collectif Per Maurice Chappaz (a cura di Flavio Catenazzi e Alessandra Moretti Rigamonti, Locarno, Dadò, 2006). Plusieurs documentaires de télévision lui ont été consacrés, en particulier ceux de Mürra Zabel ( Wallis : ein verlorenes Biotop , 1988; Poesie und Politik , 1998), Bertil Galland ( Plans-fixes , n° 1014, 1997), Jean-Noël Christiani e Jérôme Meizoz ( Les hommes-livres: Maurice Chappaz , Arte/INA, 2001). En 2006 la Radio suisse romande a publié un cd-audio, avec des interviews et des lectures tirées de ses archives ( Maurice Chappaz: un figure, une voix ).

source : culturactif.ch

Bibliographie

Les Grandes Journées de printemps, 1944
Grand Saint-Bernard, 80 photographies d'Oscar Darbellay, 1953
Testament du Haut-Rhône, 1953 : Page 1
Le Valais au gosier de grive, 1960 : Page 1
Les Géorgiques
Chant de la Grande Dixence, 1965 : Page 1
Un homme qui vivait couché sur un banc, 1966
Office des morts, 1966
Tendres Campagnes, 1966
Verdures de la nuit, 1966
Le Match Valais-Judée, [2e éd.], dessins d'Étienne Delessert, 1969
La Tentation de l'Orient : lettres autour du monde, 1970
La Haute route, suivi du Journal des 4 000, 1974
Lötschental secret : les photographies historiques d'Albert Nyfeler, ill. d'A. Nyfeler, Lausanne, 1975
Les Maquereaux des cimes blanches, 1976 : Page 1
Portrait des Valaisans : en légende et en vérité, [5e éd.], 1976
Adieu à Gustave Roud, avec Philippe Jaccottet et Jacques Chessex, 1977
Pages choisies : avec un inédit, 1977
Poésie, préface de Marcel Raymond, 1980
À rire et à mourir : récits, paraboles et chansons du lointain pays, 1983
Les Maquereaux des cimes blanches, précédé de La Haine du passé, 1984
Journal des 4000, ill. de Claire Colmet Daâge, 1985
Le Livre de C, [nouv. éd. revue], 1987
Le Garçon qui croyait au paradis, récit, 1989
La Veillée des Vikings, récits, 1990
Les Idylles
Journal de l'année 1984 : écriture et errance, 1996
La Tentation de l'Orient : lettres autour du monde, M. Chappaz et Jean-Marc Lovay, 1997
Bienheureux les lacs, ill. de Gérard Palézieux, 1998
Partir à vingt ans, préf. de Jean Starobinski, 1999
Évangile selon Judas, récit, 2001
Le Voyage en Savoie : du renard à l'eubage, photos et réal. graphique Matthieu Gétaz, 2001
À-Dieu-vat !, entretiens avec Jérôme Meizoz, Sierre, 2003
La Pipe qui prie & fume, avec 26 reprod. de monotypes de Pierre-Yves Gabioud, 2008
Journal Intime d'un Pays, Maurice Chappaz, 2011
Orphées noirs, Leo Frobenius et Maurice Chappaz, 2006
Hors de l'Eglise, pas de salut, 2007

Correspondance
Le Gagne-pain du songe : correspondance 1928-1961, M. Chappaz et Maurice Troillet, 1991
Se reconnaître poète ? : correspondance 1935-1953, M. Chappaz et Gilbert Rossa, 2007
Autour de liberté à l'aube. Correspondance 1967-1972, Alexandre Voisard et Maurice Chappaz, 2010
Jours fastes. Correspondance 1942-1979.



màj le 12/11/2017



Une très grosse impression récente pour un auteur à côté duquel on peut passer. Une écriture puissante, riche, de la détermination. Ca me fait plaisir d'ouvrir ce fil comme premier fil d'auteur ici.

Je vais aller à la pêche aux anciens avis...

mots-clés : #nature #poésie #politique
par animal
le Ven 2 Déc - 13:26
 
Rechercher dans: Écrivains européens francophones
Sujet: Maurice Chappaz
Réponses: 20
Vues: 662

Revenir en haut

Page 4 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4

Sauter vers: