Des Choses à lire
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Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Lun 16 Déc - 14:31

70 résultats trouvés pour relationenfantparent

Joanne Harris

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Lorsque Framboise Simon revient dans le village de son enfance sur les rives de la Loire, personne ne reconnaît
la fille de la scandaleuse Mirabelle Dartigen, tenue pour responsable de l'exécution de onze villageois pendant l'occupation allemande, cinquante ans auparavant. Framboise ouvre une auberge qui, grâce aux délicieuses recettes de sa mère, retient l'attention des critiques, mais suscite les jalousies de sa famille. Le carnet de recettes de Mirabelle recèle des secrets qui donneront à Framboise la clé de ces années sombres. Peu à peu, elle découvrira la véritable personnalité de sa mère, parfois si tendre, maternelle et sensuelle, subitement cruelle et tourmentée. En temps de guerre, les jeux d'enfants et les histoires d'amour ne sont pas toujours innocents. Leurs conséquences peuvent même être tragiques.

Et aussi

Cette femme vieillie, qui s'appelle Françoise Simon et qui fait office de narratrice, pourrait révéler un terrible secret. Mais elle ne le fait pas ; pas tout de suite. "Ce n'est pas, hélas, aussi simple que ça", confesse-t-elle au début de ces Cinq quartiers d'orange. Un secret – mais quel secret ? – pourrait se cacher derrière l'aspect si anodin et respectable d'une femme devenue mamie gâteau tenant une petite crêperie sur les bords de la Loire ? Joanne Harris fait preuve dans ce roman d'un indéniable savoir-faire pour capter son lecteur et d'une belle maîtrise du jeu du souvenir. Les lourds silences et les bérets enfoncés des vieux sur la place du village ne nous paraissent être au départ que de simples notations folkloriques. Et puis, petit à petit, ces silences s'animent. Quelque chose ici, dans ce village, dans ce nom de Françoise Simon née Dartigen, dans l'histoire même de cette femme, devient gênant, troublant, tabou. Avec la narratrice, nous effectuons ce long parcours d'une plongée dans un passé trouble qui réveille des démons endormis. Après l'immense succès de Chocolat, Joanne Harris signe son troisième roman et nous offre une œuvre hautement tenue sur la violence insidieuse du souvenir et le poids de l'hérédité. Avec ce nouveau roman, la jeune romancière fait incontestablement son entrée parmi les figures majeures de la littérature anglaise contemporaine. --Denis Gombert




Les secrets trop lourds à porter de l’enfance encombrent parfois l’essentiel de la vie, jusqu’à ce qu’ils émergent. Framboise, 65 ans, a vécu avec un tel poids, et ce roman, entremêlant savamment deux périodes de sa vie, de la narratrice, va doucement nous amener à connaître ce qu’elle a caché depuis ses neufs ans et qui refait surface tant d’années plus tard, l’amenant à le dévoiler et à découvrir aussi que d’autres savent, ont su tout ce temps.

Suite à la mort de sa mère, et surtout du fait de l’héritage qu’elle fait de son livre de recettes, Framboise revient à ses neuf ans, période à laquelle elle vivait dans une ferme du village des Laveuses, avec sa mère, son frère et sa sœur, suite au décès de son père à la guerre. Au fil des pages du cahier de recette, Framboise va redécouvrir sa mère, une mère qu’elle avait perçue comme dure, froide, peu affectueuse, une mère surtout encombrée de terribles migraines qui la clouait au lit, migraines que, pour certaines, Framboise a suscité en cachant dans la maison des bouts d’orange, une odeur qu’elle savait déclencher les migraines maternelles.  Au fil des notes ajoutés au cahier de recettes, Framboise va enfin rencontrer cette femme qu’elle n’a plus revu depuis bien des années, ayant été confiée vers l’âge de 10 ans à une tante.

En parallèle de la lecture du cahier de sa mère, Framboise, âgée de 65 ans va nous faire vivre avec elle a période de ses 9 ans, et de sa vie sous l’occupation dans le village des Laveuses.  Peu à peu, d’une certaine manière, le passé va rejoindre le présent, et nous faisons avec elle le chemin cathartique de la révélation, du retour aux sources, à cette période qui, en partie, a fait d’elle la femme qu’elle est aujourd’hui, cette femme qui revient sur les traces de son enfance, dans le village où elle a vécu ses 9 ans,  avec une peur importante qu’on la démasque.

Dès le début de l’histoire, quand Framboise revient aux Laveuses, elle introduit déjà qu’il s’y est passé des choses qui font qu’elle ne peut révéler sa vraie identité, et qu’elle a peur que quelqu’un la découvre. Au fil du livre, en partie au travers des yeux de Framboise enfant, en partie par les yeux de Framboise adulte, nous avançons vers la vérité de ce qui est arrivé.  Mais pour cela, elle nous emmène auparavant à ses côtés revisiter son enfance sous l’occupation, ses rêveries d’enfant d’attraper Génitrix, un vieux poisson jamais attrapé qui a sa légende et auquel elle s’identifiera à la fin, ses aventures avec son frère, Cassis, et sa sœur, Reine Claude, plus âgés qu’elle de quelques années et qui ont parfois du mal à faire partager à leur petite sœur leurs secrets et activités, eux les grands. Elle évoque aussi sa relation compliquée avec sa mère. Elle nous fait découvrir aussi, avec son regard naïf de petite fille, la vie des villageois au contact des allemands, et nous emmène dans les liens qu’elle-même a pu instaurer avec l’un d’eux.

Ce roman m’a laissé un goût partagé. Au fil des pages j’ai ressenti une certaine lenteur, les choses avançant au rythme auquel Framboise peut les dire. C’est comme lancinant, on sait que les choses vont arriver, se dire, mais ça vient peu à peu, et souvent, pour certains événements, le décalage de notre regard adulte avec celui de Framboise enfant crée une sorte de malaise face à ce que l’on devine. Les mots et les compréhensions de cette enfant de neuf ans donne une naïveté qui, peut-être contribue, à l’impression de lenteur et de décalage. J’ai moins accroché aux aléas que traverse Framboise adulte, car bien que liés à ce qu’elle a vécu enfant et cache, j’ai trouvé que c’était accessoire, sauf les parties avec son ami d’enfance, Paul. Cela développe juste les problèmes et malversations familiales.

Après être arrivée au terme de ce roman , j’ai été séduite après coup par l’ensemble de cette histoire (hormis la période adulte qui est à mon sens trop développée et sans grand intérêt de cette manière) qui mériterait peut être une relecture bien que celle-ci n’aurait plus la même fraîcheur. Une lecture que j’ai pas mal appréciée, qui peut sembler simple et juste lente par moments, mais qui mérite d’être maintenu jusqu’à son terme.

mots-clés : #deuxiemeguerre #enfance #relationenfantparent
par chrysta
le Mer 6 Déc - 18:12
 
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Sujet: Joanne Harris
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Véronique Olmi

Numéro six

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Dans cette famille catholique, Fanny est la petite dernière, l'accident après les 5 enfants de 10 à 20 ans. Elle est toujours un peu à la traîne, un peu négligée, exclue du clan des aînés, encombrant après leur départ le couple très amoureux de ses parents. Son père est une image fascinante, adulée malgré la distance et c'est quand celui-ci devient dépendant qu'elle prend en quelque sorte sa revanche dans une relation intense à cet homme qui n'est plus lui-même, et qui, enfin, lui sourit.

Véronique Olmi tente  de raconter la relation étrange de ces 2 êtres que tout a séparés et qui se retrouvent au moment où le père s'absente : raconter l'une, numéro six mise à  l'écart, et l'autre, médecin adulé, mari comblé, père lointain, portant en lui comme tant d'autres le traumatisme de la guerre. Elle raconte ce qui se passe entre eux, ou ne se passe pas,  quand celle-là est enfant et quand celui-ci devient un vieillard. C'est sans doute un peu ambitieux en 100 pages (ou pas assez ambitieux?). Il en résulte que je suis restée un peu sur ma faim, alléchée par cette histoire, touchée par cette détresse de toute une vie, mais rester sur le côté du fait de la distance imposée par l'auteure.


mots-clés : #famille #relationenfantparent #solitude
par topocl
le Mer 6 Déc - 16:38
 
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Michela Murgia

Accabadora

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On est en Sardaigne de l’après guerre. L'île à donné ses hommes à la puissance souveraine, mais garde son identité singulière.
Maria, quatrième fille non désirée d'une veuve de guerre miséreuse, est adoptée contre rétribution par une vielle femme, Bonaria : son  fiancé n'est pas revenu de la guerre, la vie n'a pas été ce qui était prévu. Maria devient sa "fille de l'âme", elle peut étudier, elle héritera.
Dans ses ruelles tortueuses,  le village reste accroché à la religion et aux superstitions, à ses rites obscurs, aux cancanages. Mais cette tradition  n'exclue pas les transgressions, en matière de filiation, de transmission et de mort. Bonaria en est l'un des instruments, secret de polichinelle soigneusement occulté aux yeux de l'enfant.
Il va lui falloir des années pour comprendre a noire mission de sa mère adoptive, quelques secondes pour la comprendre, l'exécrer et la fuir, et tout un cheminement pour revenir et l’accepter.

C'est un très beau roman plein de sagesses ancestrales autour des mystères de la vie, une initiation à comprendre que la vie et la mort sont complexes, que le bien et le mal sont étroitement enchevêtrés. La phrase de Michela Murgia est ample et mélodieuse, elle donne son poids à la tragédie universelle comme à l'humble paix du quotidien.

mots-clés : #lieu #mort #relationenfantparent
par topocl
le Dim 3 Déc - 14:22
 
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Michela Murgia

"Quand s'achève le deuil, Tzia?"
La vieille femme n'avait même pas pris la peine de détourner les yeux du tablier auquel elle mettait la dernière main.
"Quelle question... le deuil s'achève quand s'achève le chagrin.
- Alors on prend le deuil pour montrer son chagrin... avait commenté Maria, croyant avoir compris, tandis que la conversation s'estompait déjà dans le lent silence du fil et de l'aiguille.
- Non, Maria. Le chagrin est nu. Le noir sert à le couvrir, non à l'exhiber."



Ainsi s' exprime Maria enfant à Tzia Bonaria Urrai.
"Fillus de anima. C'est ainsi qu' on appelle les enfants doublement engendré, de la pauvreté d'une femme de la stérilité d'une autre. De ce second accouchement était née Maria Listru, fruit tardif de l' ame de Bonaria Urrai."

C'est ainsi, en toute connaissance de cause que Tzia Bonaria Urrai adoptera Maria, six ans, une file en surnombre dans une famille très pauvre et déjà amplement pourvue d'enfants.
On est dans les années 50 dans un pauvre village de Sardaigne, où subsistent encore des coutumes et des rites qui ont force de lois. Plus que la religion et beaucoup plus anciens qu'elle.

Tzia Urrai est couturière de son métier et quand elle prend la mesure d'un client, elle sait tout de suite à qui elle a affaire.
Elle a aussi une autre tache, qu'elle tait à Maria par crainte d'être incomprise.
De fait, Maria apprendra la vérité trop tôt dans sa vie, et se séparera d elle pendant quelques années. Soupçonnant sa mère adoptive d' une faute qu'elle lui cache.

Cruelle séparation pour toutes deux puisqu'elles s'aiment profondément, se respectent, se comprennent avec ou sans mots.

Un jour, elle est prévenue par une amie du village que sa mère adoptive est en train de mourir.
Elle revient immédiatement  s'occupe de Bonaria avec le soin et l' affection d' une fille pour sa mère.
Bonaria s'affaiblit de plus en plus. Bientôt, elle n'a plus que la peau sur les os. Mais elle ne meurt pas.

Maria essaie de savoir ce qui la retient ainsi en vie.
Mais Bonaria est à moitié paralysée et ne peut plus s'exprimer.
Maria pense que c'est parce qu'elle a contractée une dette dont elle ne s'est pas acquittée si elle ne meurt pas.
Mais un jour, un ami d'enfance qu'elle connait et apprécie lui dit durement "qu'elle est devenue arrogante avec les péchés des autres", lui demandant s'il lui était seulement venu à l'idée qu'il n'y avait rien à pardonner...
En un instant, Maria comprend tout, et c est avec sérénité et douceur qu'elle rend à Bonaria l'ultime service qu' elle pouvait attendre.

Tel est ce récit, âpre et sans concession, mais où domine la tendresse. Et qui touche à une question fondamentale et éternelle sur le passage de la vie à la mort.
Dans ces moments ultimes où le corps est abandonné à la souffrance au point de n'être plus que souffrance seule.

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mots-clés : #lieu #mort #relationenfantparent #traditions
par bix_229
le Lun 27 Nov - 16:00
 
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Tanguy Viel

Article 353 du code pénal

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Au prologue, lors d'un partie de pêche, Martial Kermeur passe Jean Lazenec par dessus bord et s'en rentre tranquillement chez lui.

Le texte est ensuite un long huis clos entre Kermeur et le juge d’instruction, très discret. Dans un monologue tourmenté, d'une oralité travaillée, (long monologue mais court roman), le narrateur raconte cette débine qui lui a collé à la peau et l'a mené à ce geste si impensable, et pourtant si logique. Cela commence  comme un roman social, le licenciement, le divorce, l'arnaque immobilière, la machine de guerre ordinaire du capitalisme au quotidien ... Et cela va vite  sonder des sentiments des  plus intimes et profonds, la lente dérive du loser, sa solitude, l'envahissement de la honte qui  finit par l'anéantir quand il en voit le reflet dans l’œil de son fils.

J'ai marché à fond dans ce thriller psychologique sobre et pudique sur fond de petite vie misérable de province.

Certes l'interprétation par le juge du fameux Article 353, m'a paru bien peu juridique, mais plutôt littéraire. Ma foi, qu'importe, n'est pas justement de la littérature, que je demande?


mots-clés : #criminalite #psychologique #relationenfantparent #social
par topocl
le Dim 26 Nov - 10:55
 
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Amélie Nothomb

Je crois avoir lu un seul roman de Nothomb, il y a des années, celui "sur l'anorexie". Il m'avait beaucoup agacée, j'avais fini par feuilleter en diagonale et le reposer.
Ce matin, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai réessayé, à cause de la couverture et de la quatrieme de couverture.

Frappe-toi le coeur


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En cherchant la photo de la couverture, je tombe sur le titre d'un article, "un conte acide et délicieux" : et bien ça fait un peu conte, oui, ce type d'écriture que, moi, j'appelle populaire. Pas de style sinon une correction syntaxique et un lexique riche, une sorte d'écriture qui raconte, à un niveau clair.
Le ressort du récit est donc que l'on réalise ce dont il s'agit, une jeune fille jalouse et vaniteuse, embourbée dans son insatisfaction, qui devient une mère froide et jalouse, puis le regard de son enfant qui devient une adulte élitiste dans ses admirations mais qui ne saura éviter de s'attacher à une personnalité tout à fait aussi catastrophique, humainement parlant, que celle de sa mère.

Bon : j'ai bien aimé, je l'ai lu d'une traite ce matin, ça m'a rappelé certaines impressions d'enfant, des sentiments d'injustice et des analyses dures de comportements d'adultes.
Franchement je ne trouve rien à critiquer. Je comprends, finalement, pourquoi beaucoup de gens, "même biens"  Laughing , trouvent certains de ses livres chouettes : elle raconte bien, elle ne hiérarchise pas conceptuellement l'avancée narrative, c'est fluide et tenu, elle ne s'égare pas, je veux dire. C'est à l'os. Tout ça sur un ton simple et pas maladroit.

Je me suis demandée si elle avait connu ce truc, enfant, Nothomb. Parce que c'est frappant qu'elle se mette en couverture comme une icône, lorsqu'on prend connaissance du corpus du récit. ça prend allure de bravoure plutôt que de vanité, ça me l'a rendue finalement attachante. Il y a de la revanche par la noblesse de coeur dans ce qu'elle a l'air de nous raconter, et de mettre en scene sur la jaquette. En quatrième, il est cité A. de Musset : "Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie".

mots-clés : #relationenfantparent
par Nadine
le Sam 25 Nov - 15:08
 
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Christophe Honoré

Ton père

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Voila un petit "roman" poignant comme la vie quand elle grippe, que le bonheur vous est refusé, et refusé simplement parce que c'est vous. Etre soi pour Christophe Honoré, c'est être gay : déjà qu'il revendique le droit à la différence, ne voila t'il pas qu'il revendique aussi le droit au bonheur, quel culot!

Christophe Honoré  aime la drague et le sexe. Il n'a jamais pensé que cela interdisait d'avoir des enfants, c'est pourquoi il a fait une fille avec une amie hétérosexuelle, une petite fille  délurée et tendre qui a  10 ans maintenant. Elle partage son temps entre ses parents, et part en vacances avec eux deux. Ils ont une relation pleine de vivacité, de respect, un attachement qui vient des tripes, parce qu'un père aime son enfant, tout simplement, et que là ça a été un combat particulier, cette paternité, et ça ne peut que magnifier les émotions.

Seulement un jour, quelqu'un se mêle de lui faire savoir que ça le contrarie, cette paternité pour un homme gay,  que ça outrepasse l'acceptable, que c'est un non-droit. Et ce quelqu'un le dit de façon anonyme, et odieuse, et le répète.

Christophe Honoré raconte la grande ambiguïté de sa réaction face à cette agression. Prendre à la légère, négliger, rigoler : se réfugier derrière l'habituel "Ce n’est rien", habitué qu'il est depuis toujours à affronter cette discrimination "ordinaire" ?  Tout remettre en question comme si le droit était de l'autre côté, se laisser phagocyter par le point de vue haineux de l'autre? Ou au contraire laisser ressurgir cette peur tapie  qui ne l'a jamais vraiment quitté (et  qui inclut sa fille, cette fois), se laisser envahir, démolir, submerger par la tristesse et la colère (une colère rageuse parfois à la limite de l'infantile). Il va de l'un à l'autre, il erre, et finalement refuse de laisser cette manipulation malveillante  souiller son heureuse intimité personnelle familiale.

C'est virulent,  intime, débordant d'émotion, mêlant habilement la douceur et l'horreur. A travers ce réquisitoire révolté transparaît (rayonne, plutôt)  l'histoire pleine de tendresse de cette filiation, qui ne devrait normalement qu'être ordinaire. C'est souvent maladroit et sincère, comme semble l’être Christophe Honoré dans la vie, et il en ressort un charme de résistance finalement joyeuse.

mots-clés : #autofiction #identitesexuelle #relationenfantparent #discrimination
par topocl
le Sam 18 Nov - 16:31
 
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Sujet: Christophe Honoré
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Daniel Mendelsohn

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Une odyssée – un père, un fils, une épopée  

Daniel Mendelsohn, professeur de littérature classique, héritier de générations de spécialistes de la littérature classique,  entame un séminaire de première année au Bard Collège, pour  un groupe de  tout jeunes étudiants, naïfs et enthousiastes, sur le thème de l’Odyssée d’Homère. Une transmission intellectuelle qui reproduit celle que lui ont prodiguée ses maîtres, comme un cadeau à la génération suivante. Son père, un vieil homme dur, exigent, scientifique passionné de littérature, mort depuis – et dont la mort fait l’objet du bouleversant dernier chapitre - s’impose comme auditeur libre. Tout au fil des semaines, il va « ronchonner, pinailler et contester tout ce que je m’évertuais à leur enseigner », et le fils, quoique brillant professeur thèsé va souvent  se retrouver « comme si j’avais 11 ans ». Quelques semaines après, ils vont partager une croisière thématique en Méditerranée « Sur les traces d’Ulysse », expérience qui vient couronner cette étude théorique.

l’un de mes tableaux préférés, La chute d’Icare de Bruegel, se trouvait dans ce musée.
Effectivement. Une œuvre très célèbre que vous, qui êtes classiciste, devez particulièrement apprécier.
Absolument, confirmai-je en souriant. Elle nous parle de l’hubris, de ce qu’il y a d’insensé à défier les dieux.
Il me regarda, amusé. Ou plutôt de ce qu’il y a d’insensé à défier les pères!



On a dit que c’était un livre sur son père. Mais en fait, ça s’appelle Une odyssée, en référence à l’Odyssée d’Homère. Son père ? L’Odyssée ? Qu’importe ? N’est ce pas la même chose ? Car l’Odyssée, ne l’a t’on pas dit et répété, est un livre total, un de ces livres uniques et universels qui englobent tout, après lesquels il n’est plus besoin (possible ?) d’écrire quoi que ce soit, car tout est dit. Et cela, n’est ce pas la définition d’un être humain, unique, universel, in-reproductible ? L’analyse littéraire alterne avec le récit familial, l’un éclairant subtilement l’autre et ainsi, au fil des semaines, dans une traversée à haut risque qui le ramène au pays natal, l’Odyssée va lui donner en même temps  les clés de son père et les outils pour sa propre remise en question.

Cheminant habilement, dans un acharnement érudit, entre fiction et réalité, Mendelsohn décortique, crée des liens, des correspondances, des résonances, part en digressions, réminiscences. L’Odyssée c’est la vie tout entière, à commencer par la transmission, la filiation, la fidélité, la ruse, la recherche du port d’attache et les difficultés de la vie. C’est un récit qui  permet de tout comprendre, de « révéler les tendons d’Achille », un récit où le présent fait découvrir le passé (Mendelsohn appelle ça une composition circulaire) dans un miroir intellectuellement brillant et d’une incroyable émotion. On n’a plus aucun doute sur le fait que Daniel Mendelsohn a raison d’avoir consacré sa vie et son intelligence à décortiquer les textes antiques, puisqu’ils gardent cette actualité si prégnante, qu’on peut considérer ces fictions du passé comme une répétition générale de nos vies d’aujourd’hui.

Quelle audace bienvenue que d’offrir en partage ce décorticage chronologique et scrupuleux du texte ! Et quelle jubilation intellectuelle à suivre cette analyse progressive, intelligente, humaine, cette explication de texte en direct, vivante et accessible, tout à la fois rationnelle et subjective. Daniel Mendelsohn y mêle une sensibilité, au fil de la progression de sa quête, dans des détails touchants, ces relations implicites entre trois générations, des choses intimes qui se passent entre ce père et ce fils qui ne sont jamais parlé intimement et ébauchent un dialogue et une compréhension à travers la littérature.

Hommage magnifique à un texte unique et à un père unique, comme tous les pères, Une odyssée est un récit de transmission, palpitant et tendre, qui montre la littérature à l’œuvre, indispensable, généreuse et porteuse de sens. Et si le père, Jay Mendelsohn n’en démord pas, plein d’aplomb et d’humour sous-jacent, de préférer le poème au réel, pour ma part, je dois dire que j’ai bien du mal à exprimer une préférence entre cette fiction et cette réalité, qui, étroitement entremêlées, s’unissent à lever le voile du mystère d’un homme.

mots-clés : #antiquite #autobiographie #contemporain #creationartistique #famille #relationenfantparent
par topocl
le Sam 4 Nov - 10:46
 
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Sujet: Daniel Mendelsohn
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Khaled Hosseini

Khaled Hosseini
Né en 1965

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Khaled Hosseini (en persan : خالد حسینی), né le 4 mars 1965 à Kaboul, est un écrivain américain d'origine afghane, installé en Californie.

Cadet de cinq enfants, fils d'un diplomate et d'une professeur de farsi dans une école de filles, Khaled Hosseini suit les affectations de sa famille, d'abord en Iran (1970), revient à Kaboul en 1973, puis à Paris en 1976 où son père occupe une fonction diplomatique à l'ambassade d'Afghanistan (Khaled Hosseini effectue sa 6e, sa 5e et sa 4e dans un collège de Courbevoie ; il parle depuis couramment le français). En 1980, plutôt que de retourner dans leur pays d'origine, occupé depuis 1979 par les Soviétiques, les Hosseini obtiennent l'asile aux États-Unis1.

Ayant obtenu son bac en 1984 et rejoint en 1988 l'université de Santa Clara où il obtient une licence en biologie, l'année suivante, il entre en faculté de médecine à l'université de Californie à San Diego où il obtient son doctorat en 1993. Il complète sa formation en tant que médecin interne au Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles en 1996. Khaled Hosseini exerce depuis cette date la profession de médecin. Il a obtenu un succès littéraire en 2003 grâce à son premier roman, écrit en anglais,The Kite Runner, en français, Les Cerfs-volants de Kaboul, devenu culte aux États-Unis et dans de nombreux autres pays où il est déjà traduit en douze autres langues (en Italie, il en est déjà à 33e édition depuis 2004). Dreamworks a acheté les droits de ses deux romans pour en faire deux films (le premier par Marc Forster).

Il fait l'éloge de l'UNHCR dans l'épilogue de son deuxième roman, A Thousand Splendid Suns (Mille soleils splendides), en tant qu'envoyé de bonne volonté de cette organisation.

Khaled Hosseini est marié et a deux enfants. Il a été déclaré auteur de l'année 2008, selon une analyse des marchés de neuf pays.



traduits en français

2005 : Les Cerfs-volants de Kaboul
Prix des libraires du Québec
2007 : Mille soleils splendides
2013 : Ainsi résonne l'écho infini des montagnes

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Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

L’ auteur  est très habile à égrener  cette histoire, celle d’une famille Afghane, qui débute sur un conte  prémonitoire.  Du printemps 49 à l’hiver 2010, les différents protagonistes se racontent  et se rencontrent divulguant  les destins des uns et des autres, les autres dont la  présence aléatoire est pourtant essentielle pour la liaison et la continuité de l’histoire.

Le déroulement n’est pas chronologique et  c’est, à mon sens, l’un des intérêts du récit que de distiller la découverte au lecteur.

Bien que ces destins nous amènent en différents lieux,  USA, île Grecque, France,  l’âme de ce récit et de cette famille demeure en Afghanistan.

Les rapports  entre les personnages, notamment ceux parents/enfants sont  finement appréhendés. L’auteur  dévoile pudiquement l’homosexualité d’un des personnages ;  c’est aussi avec sensibilité que les lâchetés  acceptées sont évoquées.

C’est donc à la fois le » portait » de l’Afghanistan  à différentes époques et celui des protagonistes de l’histoire qui rendent palpable la respiration  de ce pays.

Une excellente lecture !

Extraits

« Le temps leur était compté. Il contempla ses cinq enfants d’un air abattu. Un doigt devait être coupé pour sauver la main. Il ferma les yeux et tira un caillou au sort. »

« J’ai été très gêné lorsque les gens se sont massés pour la voir. Il y avait là Baitullah, un ami d’enfance, qui l’observait depuis le bord d’un toit, accroupi à côté de ses frères. Ils formaient comme une rangée de corbeaux, mâchonnant tous du tabac naswar. »

« Il lui décrit sa blessure, le manque de moyens de l’hôpital Wazir-Khan. Il lui confie l’engagement qu’il a pris envers Amra et la fillette. En même temps qu’il prononce ces mots à voix haute, il sent sa promesse peser sur lui comme cela n’avait pas été le cas à Kaboul, quand Amra l’avait embrassé sur la joue, et il est troublé de faire le rapprochement avec les remords que peut susciter un achat inconsidéré. »

« Je n’ai pas mentionné Nila Wahdati, ni sa fuite à Paris après l’attaque de son mari, ni toutes les années que Nabi a passées à prendre soin de Suleiman. Cette histoire là. Ele comporte trop de parallèles qui appellent un retour de bâton. Ce serait comme lire à voix haute mon propre chef d’inculpation. »

« Voilà ce qui coince avec la gentillesse de Mama, ce qui ternit ses interventions en faveur des autres et ses gestes de bravoure. La dette qui les accompagne. Les exigences, les obligations qu’elle impose en contrepartie. Sa façon de monnayer ces actes, de réclamer en échange votre loyauté et votre allégeance. «



mots-clés : #famille #identitesexuelle #lieu #relationenfantparent
par Bédoulène
le Jeu 15 Déc - 18:56
 
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Sujet: Khaled Hosseini
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Jaume Cabré

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Confiteor

Avec quelle habileté l'auteur lie les évènements du passé et du présent, interférant dans la lettre testament du narrateur(Adrià) à son fils.

Dans ce récit le destin des personnages est dévoilé grâce à l'âme des objets, textes anciens, dont la rareté les rend unique,   arrachés, pas toujours honnêtement par les protagonistes, et récupérés par Félix Averdol le père d'Adria.

Deux phrases illustrent la situation de l'enfant Adrià : " Ce n'est que hier soir, alors que je marchais dans les rues trempées de Vallcarca, que j'ai compris que naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable. "

"Ce qui me pesait chez papa c'est qu'il savait seulement que j'étais son fils. Il n'avait pas encore compris que j'étais un enfant."

Pas étonnant que cet enfant, aussi doué fut-il et il l' était, ait choisi pour soutiens et  confidents deux jouets : le chef indien Aigle-Noir et le Shériff Carson (bravoure et sagesse)

En exergue de ce premier chapitre, ce pourrait-être le sentiment de l'enfant : "Je sera rien" Carles Camps Mundo

C'est le père d'Adria qui choisit l'éducation qui convient à son fils (lequel doit faire mieux que tous parce qu'il le peut et que son père le veut) effacement de la mère qui doit s'incliner.

Au fil des études d'Adria, de ses sentiments se révèle une vérité pas toujours comprise par l'enfant mais qui découvre l'homme qu'est Félix Ardèvol, le père. Un homme qui a épousé par intérêt la fille d' un paléographe, qui dans sa jeunesse a été indigne, adulte ignoble et dont la veuve demandera des années durant, la tête de l'homme qui l'a assassiné en le décapitant  (a capite)

Adrià apprend aussi le violon, mais ce n'est qu'à l'adolescence qu'il consentira à jouer devant un public.

j'ai dressé la chronologie de certains faits qui facilitent le suivi des choses et personnages

vers 1400 frère Julia de Sau (ex Fra Miquel moine hérétique  dernier vivant du monastère Sant Pere del Burgal (assassiné) avait en sa possession l'acte fondateur du monastère que récupèrera des siècles plus tard Félix Ardèvol

1690 Jachiam Mureda de Pardac tue Bulchanij Brocia incendiaire de la forêt et s'enfuit emportant le médaillon que lui donne sa petite soeur Bettina (médaillon de leur mère, représentant Santa maria dai Ciüf (médaille de Pardac)

Quelques années après Jachiam retourne à Pardac portant un chargement de bois d'érable et d'un autre bois noble, dans lesquels Lorenzo Storioni confectionnera son premier violon dénommé Vial (c'est une autre histoire d'assassinat) qui sera plusieurs siècles plus tard l'une des pièces de Félix Ardèvol

en 1918 alors qu'il est étudiant à Rome (ecclésiastique) Félix tombe amoureux de Carolina qui lui offre la médaille de Pardac héritée de son oncle (nous saurons certainement plus tard ce qu'il est advenu de Carolina)

à l'âge de 40 ans Félix Ardèvol se marie avec Carme Bosh ils ont un enfant, le narrateur Adria. J'ai aussi relevé dans l'écriture une récurrence ; il fait une description (n'importe le sujet) en tant que spectateur  aussitôt suivie d'une en tant qu'acteur (j'espère que vous me comprendrez avec cet exemple)

"Adrià était très content de connaître le cadre de vie de cette fille qui lui entrait dans la peau........"Et la chambre de Sara était plus grande que la mienne..."

une autre manière de liaison.

Après la disparition du père d'Adrià, une jeune femme (Danièla) se présente au domicile de la famille Averdol, elle revendique une part d'héritage, c'est la fille que Carolina a eu de Félix Averdol alors qu'il étudiait à Rome, et qu'il a lâchement abandonnée.

Adrià à présent âgé de 20 ans ne souhaite pas exercer en tant que violoniste, au grand dam de sa mère, il veut continuer à étudier et devenir "philosophe de la culture" comme il l'avait annoncé à l'un de ses camarades. Son amitié avec Bernat se poursuit, ils ont besoin l'un de l'autre, une amitié orageuse certes, mais quoi de plus beau quand l'un console l'autre en lui jouant un morceau au violon ?

Par sa demi-soeur, Adrià prend connaissance d'une personnalité de son père qui lui était inconnue, toute la part d'ombres. Il s'est aussi rendu compte du poids négatif que son père faisait peser sur sa mère, laquelle se révèle habile, autoritaire, gérant le magasin de façon utile. Mais leur relation restera ce qu'elle était, sans tendresse, dialogue restreint au minimum.

Les  plus belles pièces de la collection privée de Félix Ardevol ont été acquises en spoliant les Juifs pendant la seconde guerre mondiale ; le sang d'une victime signe d'ailleurs l'étui du violon Storioni le Vial. (après l'assassinat du violoniste Leclaire par Vial, le violon était donc en la  possession de cette vieille femme Juive)

Ce livre demande a être écouté pour la musique du rythme et des richesses.
Alors il m'apparait que le narrateur n'écrit pas à son fils, non, je pense à celle qu'il a aimée, Sara et que c'est son autoportrait dont il est question, à plusieurs reprises, et qui se trouve dans le bureau d'Adrià ! D'ailleurs il dit suite à une dispute avec sa mère : "Si un enfant m'avait répondu comme je répondais à maman, je lui aurais donné une claque mais je n'ai pas d'enfant."

Par contre, malgré des hauts et des bas dans leur relation il gardera l'amitié de Bernat  et c'est d'ailleurs à lui qu'il confiera le récit de sa vie alors qu'il se sait malade.

Sara sa bien-aimée s'enfuit à Paris, le laissant abattu devant cet acte incompréhensible pour lui ; il part pour l'Allemagne étudier et sa présence dans ce pays est l'occasion d'en connaître plus sur certains personnages. La mort d'un SS nommé Grübbe Franz atteint par les balles d'un ami étudiant de Félix Ardèvol à la Gregoria et qui pour défendre sa patrie a quitté la soutane, Drago Gradnik.

Adrià lit dans la presse qu'un psychiatre a été assassiné, il s'agit du Dr Voigt, alias Zimmermann, alias Falegnani, à qui Félix Ardèvol a acheté le violon Vial ; souvenons nous que cet ignoble docteur qui faisait des "expériences" sur les prisonnières des camps de concentration, avait lui-même volé ledit violon à une vieille Juive après l'avoir abattue. Adria à ce moment là ignore les faits qui le relient à ce docteur.

On apprend aussi la raison de l'assassinat de Frau Julia de Sau (ex Fra Miquel), il avait refusé de couper la langue à un Juif accusé à tort par l'Inquisiteur Nicolau Eimeric.

A travers les siècles  l'Inquisiteur et  l'Obersturmbannfürher Rudolf Hoss révèlent les mêmes exactions sur des victimes , cette alternance de l'un à l'autre  simule un échange entre ces deux personnages ignobles.


j'ai terminé ce livre  de passions,  de toutes les passions humaines les plus ignobles comme les plus belles, physiques, morales ou spirituelles.

En suivant le destin de ces objets, animés dans ces pages  ;  violons, médaille, tableaux, tissu, manuscrits et incunables le lecteur suit celui de l'humanité, en Europe notamment sur des siècles. Ces objets sont des témoins de l'histoire, du Mal qui a sévit dans ces siècles et jusqu'au dernier jour d'Adria spolié par son ami.

J'ai bien apprécié l' "échange" entre les trois illustres du nouvel essai d'Adria : Lull, Berlin et Vico sur l'attentat de l'immeuble d'Oklahoma city.
Egalement "les gardiens" d'Adria qui dialoguent aussi, Aigle-Noir et le shériff Carson.

La métaphore faite par Adria avec la création du monde quand il emménage son appartement avec Benart.

Ce livre m'a passionnée, avec quelle maîtrise, quelle recherche l'auteur l'a composé, construit pour rendre crédibles tous les évènements, les personnages et que l'ensemble de ces morceaux d'histoire s'imbrique dans un tout harmonieux.

un violon Storioni

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Cloitre de Bebenhausen  
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l'Urgell  
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sant pere del Burgat  

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Mots-clés : #Amitié, #Amour, #Creationartistique, #Culpabilité, #Relationenfantparent, #Romanchoral, #Violence
par Bédoulène
le Lun 5 Déc - 23:33
 
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Sujet: Jaume Cabré
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