Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Dim 8 Déc 2019 - 15:03

30 résultats trouvés pour théâtre

Stefan Zweig

Jérémie
Théâtre - Drame en neuf tableaux

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Malgré les exhortations pacifistes de Jérémie, le peuple juif veut s'allier aux Égyptiens pour secouer le joug babylonien. Partir en guerre ? Ne pas partir ? Le roi s'interroge, le peuple versatile ne sait plus à quels saints se vouer. Dans la défaite, Jérémie, jadis bafoué et considéré comme traître, redonne leur dignité aux survivants sur le chemin de l'exil.
J'ai eu beaucoup de mal à reconstituer un minimum d'intrigue tant ce texte est pontifiant, enflé, exalté, redondant, bourratif.
Je veux plutôt retourner à la sobriété épurée de la prose de Zweig.

(commentaire récupéré)


mots-clés : #théâtre
par topocl
le Mer 15 Fév 2017 - 11:33
 
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Sujet: Stefan Zweig
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Oscar Wilde

Salomé
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Reprise d’un thème fort dans l’air de l’époque (voir Le fil de Shanidar), la Salomé de Wilde, c’est la femme (fatale) qu’il ne faut pas regarder.

Dans une atmosphère d’inceste (double, puisque Hérodiade, l’épouse du roi Hérode, fut la femme du frère de ce dernier, et que Salomé est la fille d’Hérodiade), saturée de funestes présages (symboles) en lancinantes reprises alimentant le suspens dramatique (très bien mené, alors qu’on connaît l’issue inéluctable, la décollation du prophète Iokanaan), aussi obsédante de l’indécision apeurée du roi et pleine d'un humour irrévérencieux, un parfum sacrilège imprègne toute cette pièce tragique, lointainement inspirée d’un épisode biblique.

Et pourtant, le prophète aurait vécu s’il avait regardé la vierge folle de désir, dangereuse séductrice à la volupté morbide, au lieu de la maudire…

« Votre beauté m'a troublé. Votre beauté m'a terriblement troublé, et je vous ai trop regardée. Mais je ne le ferai plus. Il ne faut regarder ni les choses ni les personnes. Il ne faut regarder que dans les miroirs. Car les miroirs ne nous montrent que des masques... »

« Ah ! Ah ! pourquoi ne m'as-tu pas regardée, Iokanaan ? Si tu m'avais regardée, tu m'aurais aimée. Je sais bien que tu m'aurais aimée, et le mystère de l'amour est plus grand que le mystère de la mort. Il ne faut regarder que l'amour. »



mots-clés : #théâtre
par Tristram
le Jeu 26 Jan 2017 - 17:41
 
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Karel Capek

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La maladie blanche

Ce commentaire suit une relecture et cette pièce est toujours aussi instructive.
Critique du totalitarisme, critique des sociétés où l'ignorance et la superficialité dominent, Capek par un style léger appuie là où cela fait mal.
Le style est toujours ironique, ridiculement emphatique par moment, on est dans la comédie dramatique si l'on peut dire, les personnages sont blasés pour parler d'horreurs et très égocentriques en général, une façon d'insister sur cette superficialité destructrice d'idée.
Le héros le seul à avoir une idée, est le seul au tempérament linéaire, le seule conscient des enjeux, le seul inquiet.
Une jolie leçon qui serait très adaptée à un cours au collège.


mots-clés : #regimeautoritaire #théâtre
par Hanta
le Ven 16 Déc 2016 - 20:16
 
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Jean Anouilh

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L'école des pères  (pièce brillante)

C'est une petite pièce sans prétention, qui a comme seule ambition d'être charmante et tordante. Une parodie ludique comme son titre l'indique. Pari parfaitement réussi.

Jean Anouilh remet au goût du jour les grands classiques : le père veuf libidineux, les jeunes amants contrariés qui se jurent un amour éternel, la servante maline et mignonne qui n'a pas sa langue dans sa poche, les  quiproquos, quitte à introduire des déguisements pour corser l'affaire…. Il se paie même le luxe de se moquer discrètement de lui-même au passage.

La langue est vive, enjouée, les réparties fusent, les situations sont piquantes et emberlificotées à souhait. On rit. Et même le happy end est au rendez-vous.
On passe un moment tout à fait délicieux.


(commentaire rapatrié)


mots-clés : #théâtre
par topocl
le Ven 16 Déc 2016 - 9:23
 
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Sujet: Jean Anouilh
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Anton Tchekhov

La cérisaie

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Originale: Вишневый Сад (Russe, 1903, première au théâtre: 17.1.1904)

CONTENU :
Au début : le retour de Lyoubov Ranyevskaia avec fille et différents accompagnateurs sur sa proprieté. Après la mort de son fils de cinq ans, elle avait fui vers la France, il y avait cinq ans. Là, elle fût utilisé ar son amant qui lui soustira pas mal d'argent. Elle continue pourtant de vivre dans le grand style, dépassant en fait ses moyens. Maintenant de retour, et en devant payer des dettes, elle est devant la vente de la cérisaie. Mais des décisions se développent autrement, et d'un coup il semble que c'est le fils d'un ancien serf qui va reprendre le bout, mais en y voyant tout simplement une spéculation pécuniaire et un capital. Chez lui, point de notions d'une relation plus ou moins nostalgique vers un lieu, un endroit d'enfance et de nature. Il va acheter dans une auction le terrain et y construire une colonie de datchas…

REMARQUES :
Un classique du théâtre qu'on arrive qu'insuffisamment à vraiment honorer dans quelques remarques :
La cérisaie comme lieu et comme pièce est un symbole des changements de la societé russe au tournant du siècle (du XIXème au Xxème). Elle signifie a fin d'un époque : la fin du temps de servage date déjà d'il y a quarante années, mais ici c'est l'arrivée des conséquences, et aussi la fin d'un style de vie pour les protagonistes principaux de la pièce. La proprietaire n'arrive pas à se rendre compte où elle se trouve, quel est son nouveau status et ce que celui lui permet ou pas/plus. Alors : comment vivre des changements, comment y faire face ? L'action se déroule sur une période entre Mai et Octobre de la même année. Toutes les personnes de la pièce, une douzaine, figurent, incarnent différentes possibilités de l'acceptation, du refus, de la ostalgie, de l'instrumentalisation, de l'indifférence etc. face aux changements mentionnés.

La reprise de la domaine par un ancien serf pourrait – sans vouloir prêter à Chekhov des dons de premonition – être une anticipation des bouleversements à venir: des anciens opprimés reprennent le „pouvoir“. Mais, au moins ici chez Chekhov, d'autres valeurs en pâtissent: une relation tout à fait personnelle envers la terre, le sol (si important dans la mythologie, la compréhension, la mentalité russe). Et aussi la terre comme lieu et symbole de l'enfance et du passé.

La perte sera ressentie ou repoussée pendant longtemps; juste vers la fin il y a une forme d'acceptation, de réconciliation avec l'inévitable?!

Après avoir goûté tellement ses nouvelles, j'ai voulu m'approcher à ses pièces de théâtre. Après Shakespeare il s'agit quand même du dramaturge le plus joué au monde! Bien sûr, on devrait goûté une telle pièce au théâtre même, mais j'en ai à peine la possibilité. Et la version, le support écrit sont bienvenus et précieux.

Formidable! A découvrir et à redécouvrir!


mots-clés : #théâtre
par tom léo
le Mer 14 Déc 2016 - 7:46
 
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Sujet: Anton Tchekhov
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Georges Bernanos

Quelques mots sur les Dialogues des Carmélites...

Tag théâtre sur Des Choses à lire - Page 2 Saint-Sebastien_Fresnay_en_Retz2

Mais que dissimule la sérénité olympienne de saint Sébastien ? Le regard absent, tout entier remis à Dieu,
il nous offre le spectacle de qui a triomphé de la mort... Au martyr saisi dans l'instant suprême du sacrifice,
nul tremblement : à l'inhumanité de ses bourreaux, il oppose un courage surhumain. Voilà de quoi déconcerter
Bernanos : parvenu au crépuscule de la vie, il se remémore la soudaine détresse du Sauveur citant sur sa croix le
psaume du désespoir, et décide de gratter la lisse surface du marbre pour dépasser la face hiératique
de ces athlètes du Christ que nous donnent à voir les martyrologues chrétiens.

Il s'empare d'un sujet traditionnel de l'apologétique : les derniers moments des Carmélites de Compiègne,
exécutées en 1794 par le Tribunal Révolutionnaire pour "fanatisme et sédition". Dans l'espace claustral du
couvent, mal préservé du brouhaha iconoclaste de la Révolution, le lecteur assiste les sœurs dans leurs
(pré)occupations les plus triviales, dans leurs doutes et leurs renoncements. Un personnage, forgé de toutes
pièces, constitue la clé de voûte de l'édifice : une jeune postulante qui se nomme ironiquement Blanche de la
Force ; son calvaire est sa terreur ("la crainte refoulée au plus profond de l'être, le gel au plus profond de l'arbre"),
et sa lâche faiblesse, sa malédiction.

Il ne fait pas de doute qu'elle a embrassé la vie monastique pour échapper aux tourments du monde et aux
vicissitudes de son temps, par "attrait d'une certaine manière de vivre qui [lui] paraît - bien à tort - devoir
rendre l'héroïsme plus facile"
. Nulle condamnation cependant, entendu que cette tare rend sa trajectoire
d'autant plus sublime ; la Prieure ne s'y trompe pas du reste :
LA PRIEURE : De grandes épreuves vous attendent, ma fille...
BLANCHE : Qu'importe, si Dieu me donne la force.
LA PRIEURE : Ce qu'il veut éprouver en vous, n'est pas votre force, mais votre faiblesse...

De manière significative, Blanche choisit pour nom de religieuse "Blanche de l'Agonie du Christ", plaçant
consciemment ou non sa propre vie dans le sillage du parcours christique. Agonie, telle est bien la vérité
profondément humaine du martyr : c'est une lutte (du grec agônia) de tous les instants, la dernière lutte.
Dans les hésitations de Blanche, dans les atermoiements de la communauté face à la marche irrésistible
qui les conduit à l'échafaud, se lit la terrible exigence de la foi. Le mystère restera pourtant entier qui soutient la
la conversion de Blanche au supplice. La pièce s'achève sur les notes émouvantes du Veni creator spiritus,
cantique de l'intercession divine, de la grâce rayonnante qui ouvre à l'homme grevé de faiblesses la voie
de la sainteté : "Son visage semble dépouillé de toute crainte." Les noeuds de notre condition prend ses
replis et ses tours dans un abîme, disait Pascal...


mots-clés : #théâtre
par Fancioulle
le Sam 10 Déc 2016 - 12:18
 
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Sujet: Georges Bernanos
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Jean Anouilh

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Médée
(Nouvelles pièces noires)

Et ton cas est réglé pour toujours, Médée ! C'est un beau nom pourtant, il n'aura été qu’à toi seule dans ce monde. Orgueilleuse ! Emporte celle-là dans le petit coin sombre où tu caches tes joies : il n'y aura pas d'autre Médée, jamais, sur cette terre. Les mères n'appelleront jamais plus leurs filles de ce nom. Tu seras seule, jusqu'au bout des temps, comme en cette minute.



Antigone et Médée, ce sont comme deux sœurs, chacune son visage, sa personnalité, mais une espèce de pacte commun qui les lie par derrière. Antigone c’est la pure, Médée la sauvage. Toutes deux éprises d’ absolu, promises à un destin tragique.

Médée et Jason, c'est encore la lutte entre la folie et la raison. Un amour fou des années partagé, traînant le poids des ignominies commises en son nom, et un beau jour, les destins qui se séparent : Médée qui ne veut pas renoncer, et Jason qui choisi le chemin de Créon, le chemin des concessions, construire non plus détruire, vivre et non plus dévorer. La passion perdue est le prix à payer. Pas beaucoup de remords, on en aurait sans doute aimé un peu plus…

Et puis il y a toujours la nourrice et le garde, qui s'en foutent, qui ne demandent qu’un peu de pain le matin, et un air frais à respirer…


(commentaire rapatrié)

mots-clés : #amour #contemythe #exil #politique #théâtre #trahison
par topocl
le Dim 4 Déc 2016 - 9:24
 
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Sujet: Jean Anouilh
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Jean Anouilh

Tag théâtre sur Des Choses à lire - Page 2 51tiwe10

Le voyageur sans bagages

Après la guerre de 14, Gaston, amnésique de tous son passé, est  resté  à végéter 18 ans  dans un asile. Et puis, une duchesse qui sait ce qui est bien décide que les choses doivent se remettre dans l'ordre, qu'il faut retrouver sa famille, lui restituer son passé. Mais ce que Gaston découvre n'est pas forcément à son goût, ni cette famille qu'on lui propose, ce jeune homme qu’il a été, lui dit-on, et qui n'est pas sympathique… Alors, lui qui n'a été qu'un pauvre type malmené par la vie et  dont les autres ont disposé,  décide que l'amnésie n'était pas une fatalité, mais une chance unique : la possibilité d'un choix.

Ils devraient être terrifiants, cette duchesse, cette famille, qui pensent qu'il faut faire les choses comme elles le doivent et non pas comme on les espère ou qu'on les aime. Mais l’œil mutin d’Anouilh nous les présente avec son humour tendre, et nous les voyons dérisoires. C'est plutôt léger et souvent drôle pour une « pièce noire ». Gaston, qui a la naïveté d'un homme sans mémoire, un homme sans attaches, sidéré par leurs obstinations, par leur petit vision toute formatée se bat pour des lendemains meilleurs et leur donne une belle leçon de vie.



(commentaire rapatrié)


mots-clés : #identite #théâtre
par topocl
le Dim 4 Déc 2016 - 9:22
 
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Sujet: Jean Anouilh
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Jean Anouilh

Antigone

Tag théâtre sur Des Choses à lire - Page 2 Images84


Antigone, celui d’Anouilh, je l’ai lu , relu, et encore plusieurs fois , et offert aux gens que j’aime. J’en sais quelques passages par cœur. Et Chalandon (avec Le quatrième mur)  est venu me chercher par la main pour le relire. Meilleur à chaque lecture.

Antigone, c'est la petite brune que les garçons ne regardent même pas, celle qui pense que la vie est belle comme un jardin sauvage avant que l'homme n'y mette les pieds, celle qui pense que cela vaut le coup de mourir pour des idées. Et pour son frère aussi, même si celui-ci n'a pas su vous aimer .

Normal qu’à ma première lecture, vers 14-15 ans, elle m'ait plu, cette gamine infernale. Après, j'ai bien fait quelques choix, moi aussi, mais j'ai vite tourné du côté de Créon, du côté : on va tâcher de mener la barque, quitte à faire des concessions et à se dire, oui c’est cette jeunette qui a raison. dans le fond, mais ça serait un sacré bordel s'il n'y avait que des gens comme elle. Mais je me réserve le droit de parfois retourner à mon rôle d’Antigone, de sincère butée. .

La folie contre la raison ? Trop simple. C'est ça qui me retourne à chaque fois, c’est que Créon n’est pas un abominable salaud, ce n'est pas un tyran impitoyable, c'est un homme complètement attachant, complètement désespéré, qui continue la route, pas forcément parce que c'est juste, ou parce que c'est beau, mais parce qu'il faut, même si c'est un peu vain. Le mieux possible. Et le mieux possible n'est pas toujours ragoûtant.

Et puis à côté de cette alternative du choix entre un « non » et un « oui », il y a des tas d'autres personnages qui ont leurs choix à eux, plus flous, moins courageux . Et personne n’est fondamentalement mauvais.
Il y a Eurydice, qui tricote pendant toute la pièce, qui ne dit rien, dont on croit qu’elle s’en fout, ou même qu’elle n’est pas intéressante, et qui finalement s'avère un personnage tout aussi tragique que les autres.
Il y a la nourrice, qui fait le choix de distribuer des tartines, et les gardes, qui ne se posent pas d'autres questions que leurs bouteilles de vin. Ce côté drôle, léger, qui nous donne une respiration dans la tragédie : oui la vie est tragique, mais ce n'est pas tout…nous dit Anouilh. C'est d'ailleurs pour cela qu'Antigone l’aime tant. Et qu’elle ne veut pas la laisser gâcher.

Chaque lecture au fil des années se nourrit de mon histoire et  de mes autres lectures. Chaque lecture est une  redécouverte. Ici en Antigone, j'ai retrouvé « cette posture d'héroïsme » des héros de Vercors,(et, animal,  la sœur d’Antigone, Ismène, ne manque pas de dire : « C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elle. Toi tu es une fille. ») et en Créon, le regard désabusé des frères Rolin qui se retournent sur leurs passions de jeunesse.

Ah ! et j’ai encore oublié de parler de la modernité de l’écriture d’Anouilh, ce grand chercheur de pureté. Une modernité qui prend ses bases dans la tradition classique, avec un chœur antique mais qui est ici plein de compassion et d'humour.

Antigone va retourner sur son étagère, jusqu'à la prochaine lecture, mais il (elle) restera là, quelque part, en moi.

(commentaire rapatrié)


mots-clés : #contemythe #famille #justice #politique #théâtre
par topocl
le Sam 3 Déc 2016 - 17:21
 
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Sujet: Jean Anouilh
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Eugène Ionesco

Eugène Ionesco
(1912-1994)


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Eugène Ionesco
Dramaturge français
Né à Slatina, Roumanie le 26 novembre 1912
Décédé à Paris le 28 mars 1994

Après une enfance passée à Paris, Eugène Ionesco rejoint son père à Bucarest lors du divorce de ses parents. Dès 1930, il entame une longue collaboration avec la revue de critique littéraire Zodiac. En 1938, il fuit la Roumanie devant la montée du fascisme, contre lequel il se battra toute sa vie. A Lyon, il fréquente l'avant-garde intellectuelle et artistique auprès de laquelle il développe son esprit libre et son don pour la provocation. Sa première pièce 'La cantatrice chauve', rendue publique en 1950, ne reçoit qu'un accueil froid mais marque la naissance d'un nouveau théâtre. Dès 1952, il publie chaque année de nouvelles pièces et acquiert finalement une renommée internationale et officielle. Il entre en effet à l'Académie française en 1970 puis est nommé Officier de la Légion d'Honneur en 1984. Avec Samuel Beckett, il a écrit les plus grandes pièces du théâtre absurde, mêlant comique et désespoir. Car si ses pièces font rire, c'est pour libérer l'homme de sa solitude indépassable et du ridicule de sa condition d'humain.

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La cantatrice chauve - Théâtre de la Huchette - Paris
Histoire d'une pièce de théâtre qui est jouée chaque jour depuis plus de 50 ans !!!!!
Printemps 1950. Dans la petite salle des Noctambules, rue Champollion, Nicolas Bataille fait répéter la pièce d'un inconnu dont le nom sonne drôlement : Ionesco. Toujours est-il qu'un jour, à la répétition, au lieu de lancer correctement sa réplique 'qui avait pris pour femme une institutrice blonde', un comédien s'écrie 'qui avait pris pour femme une cantatrice chauve'. Lapsus miraculeux, d'où naîtra le titre d'une pièce - une anti-pièce annonçait l'auteur - et qui marche aujourd' hui, allègrement, sur son demi-siècle. Pourtant, l'aventure commence mal. Pas d'argent. On joue sans décor, dans des rideaux. une petite troupe de jeunes inconnus, transformés en hommes-sandwiches ! Il n'empêche. Côté spectateurs, c'est le vide. Ou pire, les huées. Les critiques sont assassines. Créée le 11 mai 1950, la pièce achève sa courte carrière le mois suivant, au bout de vingt-cinq représentations. L'année suivante, au théâtre de Poche, Marcel Cuvelier monte 'La Leçon', deuxième opus de Ionesco, à peine mieux accueilli par la critique. Et la reprise timide des deux pièces, pour la première fois jouées ensemble, au théâtre de La Huchette, en 1952-53, n'ira pas au-delà des six mois. Février 1957. L'incroyable se produit. Tout Paris, et même le Tout-Paris, se presse rue de La Huchette. La mode a enfin rejoint Ionesco, jusque-là trop en avance. On aperçoit dans la salle Edith Piaf, Sophia Loren, Maurice Chevalier... Tandis que la critique, cette fois, vole au secours de la victoire. Les présidents et même les Républiques passent, 'La Cantatrice Chauve' et 'La Leçon' demeurent. 16.000 représentations à ce jour. La 20.000e est désormais en vue !

source : évène

Bibliographie :

Théâtre
La Cantatrice chauve (1950)
Les Salutations (1950)
La Leçon (1951)
Le Salon de l'automobile (1951)
Les Chaises (1952)
Le Maître (1953)
Victimes du devoir (1953)
La Jeune Fille à marier (1953)
Amédée ou Comment s'en débarrasser (1954)
Jacques ou la Soumission (1955)
Le Nouveau Locataire (1955)
Le Tableau (1955)
L'Impromptu de l'Alma (1956)
Tueur sans gages (1959)
Scène à quatre (1959)
Rhinocéros (1959)
Apprendre à marcher (1960)
L'Œuf dur (1961)
Délire à deux (1962)
L'avenir est dans les œufs (1962)
Le roi se meurt (1962)
La Photo du colonel (1962)
La Colère (1962)
Le Piéton de l'air (1963)
Exercices de conversation et de diction française pour étudiants américains (1964)
La Soif et la Faim (en) (1964)
Pour préparer un œuf dur (1965)
La Lacune (1966)
Jeux de massacre (1970)
La Vase (1970)
Macbett (1972)
Ce formidable bordel ! (1973)
L'Homme aux valises (1975)
Voyage chez les morts (1980)

Récits
La photo du colonel (1962)
le Solitaire (1973)

Journaux
Journal en miettes (1967)
Présent passé, passé présent (1968)





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La cantatrice chauve

Si vous avez envie de rire, de vous amuser dans un univers absurde, allez découvrir ou redécouvrir les époux Smith, les époux Martin, la bonne Mary et ... le pompier !
Rire en lisant les péripéties des Bobby Watsons.... Lire en lisant les anecdotes croustillantes du pompier, rire en vous confrontant à la logique implacable des époux Martin qui se rertouvent  Very Happy
Moi j'adore  :aime:

mots-clés : #théâtre
par Allumette
le Sam 3 Déc 2016 - 14:35
 
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Sujet: Eugène Ionesco
Réponses: 1
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