Johann Wolgang Von Goethe

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Johann Wolgang Von Goethe

Message par Ouliposuccion le Mer 8 Fév - 17:07

Johann Wolgang Von Goethe
1749-1832




Précurseur du mouvement romantique européen, Johann Wolfgang von Goethe est sans conteste l’une des plus grandes personnalités de la littérature allemande. Fils d'une famille bourgeoise fortunée, il reçoit une éducation approfondie : il lit à 3 ans et connaît le latin et le grec à 7 ans. Après des études de droit à Leipzig puis à Strasbourg, le jeune homme obtient son doctorat et devient avocat de la cour impériale. L’année 1794 marque la rencontre fondamentale avec Schiller et sa collaboration à la revue Les Heures. Passionné de musique, Goethe fait la connaissance de Mozart et Beethoven. Ce dernier compose la musique pour accompagner l’une des oeuvres de l'écrivain, 'Egmont'. Maîtrisant tous les genres - poésie, théâtre, roman... - son oeuvre immense a placé l'Allemagne, pendant plus d'un demi-siècle, au premier plan littéraire. Féru de sciences, l’écrivain côtoie Arthur Schopenhauer, avec qui il discute de sa théorie des couleurs. Son intérêt se porte également sur l’histoire naturelle et il publie un essai sur la métamorphose des plantes. Ses deux chefs-d'oeuvre universels, 'Faust' et 'Les Souffrances du jeune Werther', ont influencé toute l'Europe et ont traversé les générations en conservant intact leur génie. Johann Wolfgang von Goethe est la figure de proue de deux mouvements littéraires : le Sturm und Drang - qui succède à la période des Lumières et annonce le romantisme - et le classicisme de Weimar.

Théâtre:

L'Amant capricieux
Goetz de Berlichingen
Mahomet (Goethe) (1772-1773)
Clavigo (1774)
Stella (1776)
Iphigénie en Tauride (1779)
Nausicaa (1787)
Egmont (1789)
Torquato Tasso
Le Grand Cophte (1790)
Le Général citoyen (1793)
Les Révoltés (1793)
La Fille naturelle (1804)
Écrits sur les Lumières et la Philosophie de l'histoire contenant les notes inédites de Goethe à sa traduction du Neveu de Rameau de Diderot (1805), Éditions de l'Épervier, 2010
Faust I (1808) et II (1832, posthume')



(sources Evene et Wikipédia)
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Re: Johann Wolgang Von Goethe

Message par Ouliposuccion le Mer 8 Fév - 17:14

Faust




Faust y est présenté comme un homme admiré par le peuple pour sa sagesse, épris de connaissance profonde, vivante, transcendante. Accablé par l'insignifiance de son savoir et désespérant de ne rien découvrir qui puisse le satisfaire, il signe un pacte avec Méphistophélès. Celui-ci doit l'initier aux jouissances terrestres et le servir fidèlement dans ce monde. En échange de cela, Faust s'engage à lui livrer son âme dès qu'il ira dans l'autre monde, au lieu de chercher sans trêve de nouvelles jouissances, il dira paresseusement à l'instant qui passe « Arrête-toi, tu es si beau ! ». Cette pièce se rattache au courant Sturm und Drang.


Faust, la pensée de toute une vie, Goethe puisant en lui année après année la recherche de la condition humaine, les paradoxes, tiraillé entre plusieurs mondes, soif de savoir, du bonheur, de l’hédonisme. Et si le seigneur n’était qu’un mot pour se définir, dessinant nos contours, si la croyance ou l’athéisme n’était juste au final que la différence de mot choisi pour s’identifier.
La raison pourrait-elle correspondre dans un certain langage à dieu et l’hédonisme au diable ?
Mais si au fond tout ça n’était que l’humain et ses contradictions, entre le savoir et l’action.
L’homme a de tout temps voulu savoir, comprendre ses propres fondements, qu’il le puise dans l’ésotérisme, la science, le quantique, et si au fond ce besoin de toujours étudier nous faisait mieux nous fuir, passer à côté de ce que nous sommes réellement.
Comment une œuvre comme Faust ne pourrait ne pas être complexe et paradoxale en vue de son traitement philosophique métaphysique, « être ».
Ce que je sais, c’est que je ne sais rien « Socrate »
Le vivre à propos « Montaigne et ses essais »
Si vivre était jouir, convenant que le savoir n’est pas absolu.

Méphistophélès : l’homme vivrait un peu mieux si tu ne lui avais donné le reflet de la lumière céleste ; Il l’appelle raison et s’en sert uniquement pour n’être que plus bête qu’une bête. »
«(…) les hommes me font de la peine en leurs lamentables vies(…) »

Le seigneur « .L’homme erre aussi longtemps qu’il cherche. »

Les questionnements sont sans doute plus importants que les réponses, ils nous permettent d’étudier interminablement les parts d’ombre dues au retranchement de nos propres interrogations, repoussent les limites d’un raisonnement.
ET si le « vivre à propos » plutôt que l’étude récurrente menant à l’errance était la réponse ?

Faust « Il y a longtemps que tout savoir m’écœure. Apaisons nos passions ardentes dans les fonds de la sensualité. Sous des voiles magiques intacts, que tout prodige à l’instant s’effectue ! Jetons nous dans la rumeur du temps, dans le roulement de l’éventuel ! Puissent alors alterner douleur et plaisir, réussite er dégoût selon qu’il se pourra. Pourvu que l’homme s’active dans sa trêve. »

Action «au commencement était l’acte » mais n’est-ce pas ce que l’homme tente de fuir en errant ?
La crainte de trop s'éloigner des bonnes mœurs , de la morale , d'un système de pensée montée de toute pièce par les religions .
Alors vivre serait tenter le diable…les synonymes de souffrance sont châtiment, pénitence, supplice…condamnation !

Faust « Je me consacre au délire, au plus douloureux plaisir, à la haine d’amour, à l’ennui qui réconforte. Mon sein guéri de l’appétit de savoir ne se fermera désormais à aucune douleur (…) Amasser sur ma poitrine leur bien-être et leur mal, élargir ainsi mon propre « moi » à la dimension de leur être, et comme ils le font eux-mêmes, à la fin aussi me fracasser. »
Méphistophélès « chacun apprend ce qu’il peut apprendre, mais celui qui saisit l’instant, voilà l’homme accompli »

Vivre serait donc brûler la chandelle par les deux bouts , exister uniquement serait le choix de rester factice à soi-même à examiner ce que nous ne vivons pas, observer ce que nous ne pouvons donc comprendre au travers d’études théoriques, regarder le temps qui passe par la pensée des autres, contempler sa propre ignorance , considérer l’inconsidérable en dévisageant ce qu’on ne peut apprendre , épiant , guettant la vie …

Ne serait-ce pas là , la fin du savoir ?

La damnation serait donc une destruction idéale après avoir tout simplement vécu.
L’enfer, le diable, n’est peut-être que la représentation de nos profondeurs, l’humain.
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Re: Johann Wolgang Von Goethe

Message par shanidar le Jeu 9 Fév - 10:05

Ah, je cherchais justement hier si Goethe avait un fil et il n'en avait pas encore ! Merci Oulipo pour cette ouverture ! Je compte lire Faust cette année, je me réserve donc la lecture de ton commentaire pour le moment de la découverte !!
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Re: Johann Wolgang Von Goethe

Message par Quasimodo le Jeu 9 Fév - 11:21

Pareil pour moi. Ce sera une relecture mais avec des yeux neufs j'espère !

_________________
Entre les deux coups de feu qui décidèrent de son destin, il eut le temps d'appeler une mouche : "Madame".
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Re: Johann Wolgang Von Goethe

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