Stewart O'Nan

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Stewart O'Nan

Message par Bédoulène le Dim 4 Déc - 8:28

Stewart O'Nan
Né en 1961


Stewart O'Nan, né le 4 février 1961 à Pittsburgh en Pennsylvanie, est un écrivain américain.

Bibliographie en français :

Des anges dans la neige
Le Nom des morts
Un monde ailleurs
Un mal qui répand la terreur
Nos plus beaux souvenirs
Le Pays des ténèbres
Chanson pour l'absente
Emily
Les Joueurs
Derniers feux sur Sunset

Nouvelle
Un visage dans la foule, Coécrit avec Stephen King.

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"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

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Re: Stewart O'Nan

Message par Bédoulène le Dim 4 Déc - 8:35



"Le nom des Morts"

C'est l'histoire deLarry médecin volontaire au Vietnam qui est le seul rescapé de son "équipe" et de son retour dans sa ville natale d'Ihtaca. Il n'a pas seulement perdu un pied à la guerre, mais il a perdu le sens de sa vie. Il n'arrive plus à se situer dans sa famille (sa femme Vicki et son fils handicapé mental Scott) il ne peut parler de ce qu'il a vécu ni à Vicki, ni à son Père. Il "retrouve toutes les nuits ses compagnons morts au Vietnam". Les rares moments où il se sent à l'aise, et utile sont ceux passés à l'hopital dans le groupe de Vétérans qu'il a en thérapie.
Entre les départs et retours de sa femme au foyer, il tombe amoureux d'une amie et voisine qui est elle-même en déséquilibre affectif et essaye de sortir de son alcoolisme.
Difficile de gérer cette situation qui devient flippante quand l'un des vétérans (Creewley) s'échappe de l'hopital et qu'il s'attaque à lui et à sa famille pour une raison inconnue. Là s'installe pour Larry un retour dans son passé car Creeley s'amuse à poser des "pièges" et Larry doit le débusquer en suivant "un jeu de piste".

L'auteur alterne admirablement la vie de Larry au Vietnam et celle à Ithaca au gré des évènements actuels. Un jeu de "ping-pong" que le lecteur suit avec attention et que l'écriture de l'auteur nous fait apprécier.
Les descriptions dans cet enfer de la jungle sont détaillées et bien au-delà de ce que je pensais savoir ; de même que la chaine de traumatismes au retour de la guerre.
Malgré ce que je peux penser de cette guerre, j'ai aimé ce livre

"message rapatrié"

mots-clé : #guerre


Dernière édition par Bédoulène le Dim 11 Déc - 15:40, édité 1 fois

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Re: Stewart O'Nan

Message par Hanta le Dim 4 Déc - 8:36

Depuis le temps que je veux et dois le lire cet auteur.
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Re: Stewart O'Nan

Message par Bédoulène le Dim 4 Déc - 8:42

j'attendrais ton ressenti Hanta

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Re: Stewart O'Nan

Message par topocl le Dim 4 Déc - 9:50

Il faut des avis contrastés sur un forum , n'est ce pas?

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Re: Stewart O'Nan

Message par topocl le Dim 4 Déc - 9:51

Un monde ailleurs



J’aurais adoré pouvoir aimer ce roman.  
Des Américains ordinaires, aux destins ordinaires (la maladie, l’infidélité, l’usure du couple, les enfants qui ne remplissent pas complètement les attentes, les parents qui vieillissent), bousculés par la guerre, événement malheureusement ordinaire pour de nombreuses générations. Un monde ailleurs est un roman de l’attente, en cet été 1943, où le souffle de chacun est suspendu non au sort de l’Amérique ou de  la Corée, mais à celui de Rennie, le fils parti se battre. On attend  des nouvelles, on espère son retour. et cette angoisse s’infiltre dans tous les gestes d’un quotidien bien prosaïque. On attend aussi que le temps recolle les morceaux, que le père meurt. Et dans cette attente étouffante, chacun des personnages alternativement suivi pas à pas  par O’Nan,  essaie de juguler ses propres angoisses, tout en épargnant les autres à sa façon souvent maladroite, pour protéger un quotidien insoutenable et lui donner une apparence supportable

On suit donc au plus près  chaque personnage, ses activités dérisoires, ses pensées intimes, ses retours en arrière, ses reviviscences, ses associations d’idée, le ressenti de son environnement. Tout cela se mêle sans frontière nette,  et nous apporte des éléments sur les événements passés qui ont mené la situation à ce qu’elle est. Mais ces informations sont ponctuelles, imprécises et il règne une grand confusion sur ce passé, dont personne ne parle mais qui obsède chacun, qu’on intuite sans pouvoir le reconstruire vraiment. Les époques empiètent les unes sur les autres pour achever de déstabiliser le lecteur. O’Nan utilise un procédé narratif très particulier (est-ce le cas dans ses autres livres ?) avec une souci du détail, une façon de suivre la pensée du personnage sans en perdre la moindre miette qui finit par à la fois perdre le lecteur et le charmer. Malheureusement, pour moi, plus souvent me perdre que me charmer…J’ai été séduite au début par cette façon si personnelle de raconter, puis cela m’a lassée, j’étais perdue et je n’ai pas aimé ne disposer que de flashs backs allusifs, les choses sont restées souvent très confuses pour moi. Par contre je reconnais une vraie proximité avec des personnages à la fois communs et singuliers, torturés mais s ‘efforçant de ne pas dramatiser dans cette situation où ils ne maîtrisent rien mais essaient de  se sauver eux-mêmes, courageux, fondamentalement humains. O’Nan prête une écoute particulièrement attentive au moindre frémissement de ses personnages, c’est parfois prenant, souvent épuisant.


Bernard Quirigny sur Chronic’art.com parle de « fiction magnifique et chiantissime ». Je n’irai pas jusque là, mais l’idee y est. Il est vrai qu’on s’essouffle à suivre les labyrinthes torturés et mal balisées qui s’élaborent en chacun des personnages, que le flou permanent met assez mal à l’aise.




(commentaire rapatrié)

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Re: Stewart O'Nan

Message par Avadoro le Mer 25 Jan - 23:27



Derniers feux sur Sunset

Stewart O'Nan s'attarde sur les trois dernières années de la vie de F. Scott Fitzgerald, depuis son retour à Hollywood en 1937 et le début de sa liaison avec la journaliste Sheilah Graham. Les relations complexes avec son épouse Zelda, internée en hôpital psychiatrique et sa fille Scottie marquent une personnalité qui cherche désespérément des repères mais se retrouve sans cesse seul face à ses doutes et à un vide.

La rédaction de scénarios occupe un quotidien balisé et le roman évoque notamment le rôle de Scott Fitzgerald dans l'écriture du film Trois camarades, produit par Mankiewicz et réalisé par Borzage. Mais Scott Fitzgerald est vite mis sur la touche, relégué vers des projets incertains qui ne peuvent combler des aspirations créatives. Des figures artistiques hantent les conversations, d'Humphrey Bogart à Ernest Hemingway, alors que Fitzgerald a l'impression d'être presque absent à lui-même.

Stewart O'Nan ne cherche pas à accentuer la sensation d'une chute dans l'évocation d'une trajectoire personnelle. Scott et Zelda, par la perception d'un déchirement affectif, ont la conscience du poids d'un passé et des souvenirs, qui brise toute velléité d'un nouveau départ. Cette lucidité est le point fort d'un roman à la tendresse désenchantée, bien que l'auteur soit parfois trop à distance de ses personnages.


mots-clés : #biographie
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Re: Stewart O'Nan

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