David Morrell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

David Morrell

Message par topocl le Ven 17 Fév - 10:36

David Morrell
Né en 1943




David Morrell, né le 24 avril 1943 à Kitchener au Canada, est un écrivain canadien. C'est le créateur du personnage de Rambo, qui apparaît pour la première fois dans son roman Rambo, et que Sylvester Stallone incarnera à l'écran dans une série de films d'action.

En 1966, il déménage aux États-Unis et obtient un doctorat en littérature américaine de l'université d'État de Pennsylvanie. Il apprend les bases de l'écriture romanesque auprès de William Tenn et publie Rambo en 1972, alors qu'il est professeur à l'université de l'Iowa. Il enseignera jusqu'en 1986 tout en continuant à écrire. Ses romans, dont plusieurs best-sellers, sont traduits dans de nombreux pays.

Cofondateur en 2004 de l'association International Thriller Writers (en) — première organisation professionnelle regroupant des auteurs de thrillers —, il peut être considéré comme un pionnier du thriller moderne. Il a reçu en 2007 le prix Inkpot, prix décerné chaque année en reconnaissance d'une contribution exceptionnelle à l'univers de la bande dessinée, de l'animation, de la science-fiction, ou d'autres domaines culturels populaires.

Romans parus en français

   1972 : Rambo (First Blood), Belfond, 1983 (trad. Éric Diacon)
   1975 : Les Cendres de la haine (Testament), Belfond, 1979 ( (réédité sous le titre Testament en Livre de poche)
   1979 : Totem (The Totem), Rocher, 1988 (trad. Jean-Daniel Brèque)
   1984 : La Fraternité de la rose (The Brotherhood of the Rose (en)), Laffont, 1986 (
   1985 : Les Conjurés de la pierre (The Fraternity of the Stone), Livre de Poche, 1991
   1985 : Rambo 2 : La Mission (Rambo: First Blood Part II), novélisation du film éponyme
   1987 : Le Jeu des ombres (The League of Night and Fog), Laffont, 1988
   1988 : Rambo 3 (Rambo III), novélisation du film éponyme
   1990 : La Cinquième Profession (en), Stock, 1991
   1991 : Les Conjurés de la flamme (The Covenant of the Flame), Édition no 1, 1992
   1993 : Usurpation d'identité (Assumed identity), R. Laffont, 1995
   1994 : In extremis (Desperate Measures), Grasset, 1995
   1994 : Totem (version complète) (The Totem (Complete and Unaltered)), Payot, 1997
   1996 : Démenti formel (Extreme Denial), Grasset, 1996
   1998 : Double Image (Double Image (en)), Grasset, 2000
   1999 : Black Evening (nouvelles)
   2000 : Le Contrat Sienna (Burnt Sienna), Grasset, 2001
   2002 : Disparition fatale (Long Lost), Grasset, 2002
   2003 : Le Protecteur (The Protector), Grasset, 2005
   2005 : Accès interdit (Creepers (en)), Grasset 2007,
   2007 : Le Sépulcre des désirs terrestre (Scavenger) Grasset 2008
   2014 : Portrait de l'assassin en artiste, Marabout 2014

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 2670
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: David Morrell

Message par topocl le Ven 17 Fév - 11:14

Rambo  / Premier sang





Dialogue imaginaire.
-Tu lis quoi en ce moment ?
-Premier sang, de David Morel.
-Ah ouais ? C'est quoi ça ?
-Le livre dont a été tiré Rambo.
-Ah ouais ? Rambo?  
-Oui, c'est animal  qui m' a dit !
-Aaaaaaaah! animal!
-Ben oui
-Et c'est bien?
-Oui, pas le coup de génie, mais vachement bien  Very Happy  !

Donc si on se dit que c'est Rambo, le Rambo de Sylvester Stallone, en effet, ça peut faire un peu peur, au début.



En fait si  on a l'impression que le film suit scrupuleusement le scénario objectif du livre, si on est embarqué dans une course-poursuite haletante, totalement in-crédible mais à laquelle on croit  quand même à chaque instant, si plus on avance, plus ça devient dément et violent, le livre est loin de n'être que cela. C'est beaucoup plus nuancé, il n'y a pas de vrai salaud, les héros, dont j'imagine que dans le film on peut croire qu'ils n'ont que des muscles, ici, ont un cœur et un cerveau.

Sous couvert d'action, le livre est une réflexion navrée, quoique enlevée, sur le thème : Regardez ce que nous faisons de ces hommes que nous envoyons à la guerre. La guerre ne fait pas que des morts au combat, elle nous détruit tous à petit feu (enfin, grand feu un peu dans le livre, hein...). Un jour au Vietnam ce sont nos héros, un jour aux USA ils devraient rentrer dans le moule qu'on leur a soigneusement fait quitter et il deviennent inacceptables .
On est impressionné par ces trois hommes pris dans des sables mouvants  de haine, de fascination, de fierté et qui le paient le prix fort.
Et le dosage est plutôt habile entre la pensée et l'action.

(commentaire récupéré)

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 2670
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: David Morrell

Message par animal le Ven 17 Fév - 18:43

huhu. (même récupéré). Cool

_________________
Keep on keeping on...
avatar
animal
Admin

Messages : 4415
Date d'inscription : 27/11/2016
Age : 36
Localisation : Tours

Voir le profil de l'utilisateur http://deschosesalire.forumactif.com
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: David Morrell

Message par animal le Sam 18 Fév - 9:14



Relecture en traduction révisée quelques années après la version offerte par "33".

La version papier du type aux cheveux longs qui passe dans une petite ville et se fait conduire à la sortie par le représentant local des forces de l'ordre. Quinzième fois que ça lui arrive et cette fois il refuse, revient. Arrestation, mauvais souvenirs, blocage... rupture et tout bascule.

Ensuite c'est "le gamin" contre Teasle (le policier) et ses hommes dans les collines environnantes. Puis contre la garde nationale en exercice dans les environs.

Le gamin, Rambo est un béret vert, il a été fait prisonnier au Vietnam, s'est échappé, a été hospitalisé... Teasle a fait la guerre de Corée, sa femme est partie.

Ce livre, copieusement violent il faut le reconnaître, c'est tour à tour la chasse et la survie de ces deux figures abîmées. C'est dans les bois, les souvenirs, la confrontation, la sensation, la rage, le contrôle, la puissance.

Ce qu'on peut trouver de civilisation ou de discours réfléchi, par exemple sur la guerre, ou la place des anciens combattants, est balayée par la très intense chasse, un dépassement de toutes les limites. On trouve malgré tout un rapport à l'aîné, au père ou faisant office de, un rapport de confrontation, de volonté de supériorité.

Mais finalement dans cette ivresse sauvage, barbare, horrible, déraisonnable, exagérée, capricieuse on entrevoit des ressemblances. Et finalement ces types qui provoquent la mort de nombreux autres hommes sont des héros, avec des médailles. Reste l'énigme de la confrontation entre eux qui se rejoignent si bizarrement. Et l'ombre de celui qui (peut-être) les a formés à ne plus être humains.

Alternance du récit vécu par "le gamin" et vécu par Teasle, de l'émotion brute, inhumaine pour ce roman devenu iconique du mal-être de l'après, certainement aussi, par l'image et le sensitif une vision frontale de l'imagerie d'une civilisation.

Déroutant, intense, effrayant. Avec toute la dualité qui peut exister avec l'adaptation cinématographique qui a mis longtemps à voir le jour et encore plus avec la franchise qui a suivi.

Ce qu'il y a de bien dans tout ça, en plus du fait que c'est difficile à lâcher, en plus du choc, de l'absence de "gentil" qui n'empêche pas de s'approcher des protagonistes c'est cet énorme point d'interrogation brûlant qui voit le jour dans l'esprit médusé du lecteur.

Je pourrai aussi dire que ce n'est pas génial, que c'est une forme de thriller acharné si on y pense, mais l'impression de cette relecture est au moins aussi forte qu'à la première lecture, plus forte encore il faut le dire. C'est une histoire de dingues comme on ne veut pas les imaginer.

(Récup' à mon tour).

_________________
Keep on keeping on...
avatar
animal
Admin

Messages : 4415
Date d'inscription : 27/11/2016
Age : 36
Localisation : Tours

Voir le profil de l'utilisateur http://deschosesalire.forumactif.com
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: David Morrell

Message par animal le Sam 18 Fév - 22:31

Que je raccroche aussi la paire d'extraits :

Enfin, il descendit dans le fossé, s'installa sur l'herbe poussiéreuse et ouvrit son sac en papier.
   Saloperie de hamburger. Il avait demandé beaucoup d'oignons et il se retrouvait avec une seule rondelle tout écrasée. La tranche de tomate était jaune et très fine, le petit pain huileux, la viande imbibée de gras de porc. Mâchant avec dégoût la première bouchée, il ôta le couvercle de son gobelet de plastique et pris une gorgée de Coca, se rinça la bouche et avala. Le tout une espèce de boulette doucereuse et vaguement écœurante, descendit d'un coup. Ce qu'il fallait faire c'était économiser le Coca de façon qu'il y en ait assez pour avaler les deux hamburgers sans en sentir le goût.

passage plus boisé :

   Cependant, plus il avançait, plus le fourré s'étirait. Il commença à se demander si les ronces couvraient toute cette partie de la pente. Il hâta le pas, mais le fourré s'allongeait toujours. Il sut alors qu'il s'étendait sur toute la largeur du talus. Il aurait dû revenir sur ses pas, mais l'idée que quelques mètres seulement pouvaient le séparer de l'endroit où les ronces s'arrêtaient le poussait toujours en avant. Cinq minutes se transformèrent en un quart d'heure, puis vingt minutes. Il perdait son temps. Il aurait dû poursuivre directement derrière Teasle et maintenant c'était trop tard. Dans l'obscurité, impossible de retrouver l'endroit où il s'était faufilé.
   Demi-tour. Peut-être que de l'autre côté, le fourré de ronces n'allait pas aussi loin, peut-être qu'il réussirait à le contourner dans l'autre sens. Il revint rapidement sur ses pas en gémissant, les mains pressées contre ses côtes. Il courut longtemps, si longtemps qu'il n'espérait plus désormais voir la fin du fourré. Et lorsqu'il tomba encore, il resta étendu, le nez dans l'herbe détrempée.
   Il l'avait perdu. Il avait dépensé tant de temps, tant de forces, il était arrivé si près et voilà qu'il l'avait perdu. Le visage lui brûlait. Ses côtes étaient en feu, ses mains à vif, ses habits en lambeaux, son corps lacéré. Et il l'avait perdu. Étendu de tout son long, il laissait la bruine le rafraîchir. Il inspirait profondément, retenait son souffle et, lentement, il expirait, goûtant la pesanteur qu'il sentait envahir ses membres à chaque respiration - et pleurant, pleurant sans bruit, pour la première fois depuis si longtemps qu'il avait oublié.

_________________
Keep on keeping on...
avatar
animal
Admin

Messages : 4415
Date d'inscription : 27/11/2016
Age : 36
Localisation : Tours

Voir le profil de l'utilisateur http://deschosesalire.forumactif.com
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: David Morrell

Message par Bédoulène le Dim 19 Fév - 8:51

merci à vous deux, du coup voir Rambo côté lecture devient tentant !

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
avatar
Bédoulène

Messages : 3764
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 72
Localisation : En Provence

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: David Morrell

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Écrivains des États-Unis d'Amérique

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum