QIU Xiaolong

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QIU Xiaolong

Message par Ouliposuccion le Ven 24 Fév 2017 - 17:12

QIu Xiaolong
Né en 1953




Qui Xiaolong, né à Shanghai en 1953, est un auteur chinois de roman policier, poète et amateur de taï chi.
son père, professeur, est victime des gardes rouges pendant la Révolution culturelle vers 1966 et lui même est interdit d'études plusieurs années. Néanmoins il réussit à apprendre l'anglais et à poursuivre ses études.
En 1988, il rejoint l'Université de Saint-Louis dans le Missouri pour y poursuivre ses études. Alors qu'il devait rester une seule année aux États-Unis, il décide de s'y installer après les manifestations de la place Tian'anmen en 1989. En 1996, il soutiendra une thèse sur T. S. Eliot, prix Nobel de littérature en 1948.
Qiu Xiaolong vit désormais aux États-Unis et enseigne à l'université de Saint-Louis.
Il est édité chez Liana Lévi
(source wikipédia)

Bibliographie

Romans
2008 Cité de la Poussière rouge
2011 La Bonne Fortune de Monsieur Ma
2013 Des nouvelles de la Poussière rouge

Polars:
Série Chen Chao
2001 Mort d'une héroïne rouge
2003 Visa pour Shanghaï
2004 Encres de Chine
2006 Le Très Corruptible Mandarin
2007 De soie et de sang
2008 La Danseuse de Mao
2009 Les Courants fourbes du lac Tai
2012 Shangai rouge , deux enquêtes du camarade inspecteur Chen
2013 Cyber China
2015 Dragon bleu , tigre blanc
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Re: QIU Xiaolong

Message par Ouliposuccion le Ven 24 Fév 2017 - 17:18

Cité de la poussière rouge



Shanghai, cité de la Poussière Rouge. Dans cet ensemble de maisons traditionnelles, les habitants aiment se réunir dans l'une des allées pour leur "conversation du soir".
De la prise de pouvoir du Parti communiste en 1949 jusqu'à la période actuelle du "socialisme à la chinoise ", en passant par la Révolution culturelle, chacun tisse son récit.
Travail, précarité, ambition et amour se déclinent selon la grammaire socialiste, car rien n'échappe à l'idéologie.
Avec ces nouvelles, Qiu Xiaolong pose un regard pénétrant et lucide sur la Chine contemporaine. Certaines d'entre elles ont été publiées dans Le Monde durant l'été 2008.


La cité de la poussière rouge , quartier central de Shanghai fait l'objet dans ce livre d'une exploration au cœur du communisme socialisme sous forme de récits relatant le quotidien des Chinois durant les dernières cinquante années en passant par la révolution culturelle.
Qiu Xiaolong , au même titre que son acolyte Ma Jian dresse un constat sur la précarité , le système des travailleurs et la propagande traditionnelle que l'on connaît confinant toute âme dans les rouages de l'idéologie sous peine que celle-ci soit broyée par un système répressif et arbitraire.
Pour ceux qui sont quelques peu étrangers à cette partie de l'histoire de Chine , c'est une bonne base qui permet de s'insinuer dans l'ordinaire des couches sociales désillusionnées et d'entendre en off la voix des habitants ainsi que de saisir au gré des anecdotes les moments de vie de ceux qu'on entendait pas.
La Chine de Mao Zedong et la montée des gardes rouges n'auront pas eu raison de ces voix qui s'élèvent de cette poussière rouge , des hommes de lettres qui aujourd'hui , nous restituent avec cynisme le parcours touchant de toute cette population ballottée.
Si les ruelles de cette cité étaient la chambre des murmures , c'est armé d'une mémoire collective qu'ils sont devenus cris lors des révolutions afin d'illustrer les rêves de liberté.
Un livre qui me paraît essentiel par le simple fait d'écouter la version du petit peuple , même si j'avoue que Ma Jian garde mes faveurs dans ce registre , il en reste que Qiu Xiaolong fait également partie de ceux qui sont passés sous le rouleau compresseur ayant été interdit d'école lorsque son père fut la cible des révolutionnaires lors de la révolution culturelle , ce qui en fait un interprète majeur

Il était devenu Petit Garde rouge, puis membre des Jeunesses communistes et finalement technicien aux Télécommunications de Shangai, entreprise d’État rentable - il avait un "bol de riz en fer".
L'expression était issue de la tradition de manger le riz dans un bol. Les gens n'ayant pas toujours les moyens de se nourrir, quand quelqu'un perdait son emploi, on disait souvent qu'il avait perdu son bol de riz, ou qu'il l'avait cassé

.

Alors que les quatre générations du roman avaient vécu dans une grande maison, la famille de Liang, elle, partageait une seule pièce à tout faire de quatorze mètres carrés dans une maison shikumen de la cité de la Poussière Rouge. Les quatre générations devaient utiliser des rideaux pour isoler le lit de son grand-père, le lit de ses parents, la couchette de son frère aîné accompagné de sa femme et de son nouveau-né, le lit de camp pliant de Liang lui-même, et une table qui servait à manger, à étudier, à boire le thé, à coudre et à repasser selon l'heure et l'occasion

"[...] une histoire est censée avoir une fin, heureuse ou malheureuse. Rien de tel dans la vie. Vous pensez pouvoir mettre un terme à votre récit un soir, comme sur une dernière page, mais dans quelques années surviendra un événement ou un virage inattendu dans l'histoire réelle. Une suite ou une histoire différente. Une comédie devient une tragédie, ou inversement. Nous le savons. Parfois nous jouons aussi un rôle, aussi involontaire et insignifiant soit-il, dans la vie des personnages, qui nous affecte à son tour."



mots-clés : #nouvelle #regimeautoritaire #revolutionculturelle
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Re: QIU Xiaolong

Message par Armor le Ven 24 Fév 2017 - 17:34

Encore un livre qui est sur ma PAL.

De Qui Xiaolong, j'ai surtout dévoré la série d'enquêtes de l'inspecteur Chen, poète par vocation, policier par accident, mais pourtant l'un des meilleurs. Cette série est une véritable plongée dans la Chine des années 90, alors en plein bouleversement ; ne sachant toujours sur quel pied danser entre les règles du Parti et la libéralisation à tout crin… L'inspecteur Chen se retrouve confronté à la corruption galopante, aux ambitions politiques larvées, et se retrouve obligé de résoudre des enquêtes sur le fil…

Avec, toujours avec cet auteur, le spectre de la révolution culturelle, planant en permanence sur les souvenirs et les destinées.
Et aussi une ode au petit peuple de Shanghai, cette ville qu'il aime tant, et à sa gastronomie déroutante ou alléchante, c'est selon.
Franchement, comment résister à un enquêteur qui parle en poète, déambule en flâneur averti et déguste en fin gourmet ?

Même si le charme opère encore, j'avoue toutefois un faible pour les premiers tomes de la série, plus fouillés, plus construits. Je conseille notamment le tout premier, Mort d'une héroïne rouge, ainsi que La danseuse de Mao. (L'idéal étant de les lire dans l'ordre).
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Re: QIU Xiaolong

Message par Ouliposuccion le Ven 24 Fév 2017 - 17:42

J'ai lu Les courants fourbes du lac tai



Après sa lecture je me souviens avoir regardé mon livre l'air dubitatif .Où est le Qiu Xiaolong et le vénérable inspecteur Chen dont j'ai tant entendu parler?
J'ai pallié le manque de noirceur et d'intrigue associés au polar par un goût amer de déception.Les personnages ne sont pas creusés mais à défaut sonnent creux.
L'intrigue ( ou ce qui devrait être une intrigue ) est soporifique à souhait.
La noirceur , oui , il' y en a ! les eaux du lac...
Petite note positive qui a sauvé ce livre de la noyade , la poésie chinoise distribuée au gré des pages.
Conclusion: Je ne l'ai pas conseillé.
Cependant, après multiples avis recueillis qui vont dans ton sens sur ses polars antérieurs , je vais retourner à la rencontre de L'inspecteur Chen en espérant que "les courants fourbes du lac tai" ne soit qu'une erreur de parcours...


mots-clés : #polar
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Re: QIU Xiaolong

Message par Tristram le Lun 27 Fév 2017 - 22:15

Xiaolong est un très agréable moyen d'entrer dans l'univers chinois, via le polar ; il cite le poète Su Dongpu et donne des recettes culinaires, ce qui ne gâte rien (je crois que la découverte culturelle ne peut pas faire l'impasse de la littérature et de la cuisine).

« Il acheta un bâton de haricot vert confit, dougen, une spécialité de Tianjin. Il avait le délicieux souvenir d’en avoir partagé un morceau des années auparavant avec son amie Ling, et c’était une sorte de petit miracle de le redécouvrir dans un autre pays. Comme un gosse impatient, il s’empressa d’en arracher l’emballage en plastique pour se le fourrer dans la bouche. Il n’avait pas le même goût, mais de toute façon, il était impossible de ramener le passé . »
Qiu Xiaolong, « Le très corruptible mandarin », 15
« Confucius dit : Un honnête homme devrait s’abstenir de tuer  et de cuisiner. »
Qiu Xiaolong, « De soie et de sang », 29
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Re: QIU Xiaolong

Message par Armor le Lun 27 Fév 2017 - 22:41

Les courants fourbes du lac Tai, c'est de loin le moins bon. Je n'ai pas non plus acheté le dernier de la série, un "préquel", qui semble bien léger, ne serait-ce que niveau poids… J'attends le poche.

Plus ça va, plus le nombre se page se restreint, et moins les intrigues sont fouillées, hélas. Reste une atmosphère et un attachement aux personnages, mais pour combien de temps ?

Lis Mort d'une héroïne rouge, tu verras, c'est autre chose. Les premiers de la série, j'avais adoré.
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Re: QIU Xiaolong

Message par shanidar le Mer 1 Mar 2017 - 15:16

Alors évidemment moi je n'ai lu que Les courants fourbes du lac Taï, qui n'était pas inintéressant mais un peu mou...
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Re: QIU Xiaolong

Message par Avadoro le Mer 1 Mar 2017 - 21:18

L'équilibre des enquêtes de l'inspecteur Chen tient à peu de choses. Qiu Xialong esquisse une ambiance dépaysante et vaguement familière, avec de nombreux retours en arrière et une méditation douce-amère autour d'une Chine qui cherche ses repères. Le contraste entre une modernité aveuglée et les transformations du passé demeure le fil conducteur d'une intrigue qui prend son temps et multiplie les sorties de piste.

Je trouve aussi que les premiers romans sont vraiment à conseiller en priorité, Qiu Xialong ayant des difficultés à renouveler un style qui a perdu progressivement une singularité et une complexité.
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