Peter Stamm

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Peter Stamm

Message par topocl le Sam 25 Mar - 10:10

Peter Stamm
Né en  1963




Peter Stamm est né en 1963 en Suisse. Après des études de commerce, il a étudié l'anglais, la psychologie, la psychopathologie et l'informatique comptable. Il a longuement séjourné à Paris, New York et en Scandinavie. Depuis 1990, il est journaliste et écrivain. Il a rédigé une pièce pour la radio, une pièce pour le théâtre et a collaboré à de nombreux ouvrages. Il est, depuis 1997, rédacteur en chef du magazine Entwürfe für Literatur. Il a obtenu en 1998 le Rauriser Literaturpreis pour son premier roman, Agnès. Il vit actuellement à Winterthur.
Editeur



Œuvres traduites en français


   Agnès [« Agnes »], 2000,
   Verglas [« Blitzeis »], 2001,
   Paysages aléatoires [« Ungefähre Landschaft »], 2002,
   D’étranges jardins [« In fremden Gärten »], 2004,
   Alors on a déménagé [« Warum wir vor der Stadt wohnen »], ill. de Jutta Bauer, 2005,
   Un jour comme celui-ci [« An einem Tag wie diesem »],2007,
   Comme un cuivre qui résonne [« Wir fliegen »],  2008,
   Heidi [« Heidi »], d'après Johanna Spyri, ill. de Hannes Bindertrad.,, 2009,
   Sept ans [« Sieben Jahre »],  2010,
   Au-delà du lac [« Seerücken »],  2012,
   Tous les jours sont des nuits [« Nacht ist der Tag »],2014,
   L’Un l’Autre [« Weit über das Land »],  2017

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Re: Peter Stamm

Message par topocl le Sam 25 Mar - 10:23

Tous les jours sont des nuits



Sous la pression du public Wink , j'ai donc ouvert un fil pour Stamm malgré mon inintérêt pour son livre.

Cela part d'une bonne idée, avec un accident de voiture (son mari conduit alcoolisé et meurt) et elle s'en sort défigurée avec " juste" le nez à refaire. L'apparence modifiée modifie sa perception de sa vie  d'autant qu'elle est présentatrice à la télé et cela (et très accessoirement  le mari éliminé)  l'oblige à un nouveau départ. Mais une fois qu'on explique ainsi son changement de vie, on ne s'intéresse plus du tout à son nez et son visage, on abandonne le questionnement sur l'apparence et l'identité : survient, plusieurs années après, une histoire d'amour avec un artiste (que j'ai trouvé très antipathique) qui photographie des femmes nues, c'est d’ailleurs parce qu'elle s'était faite photographier, sous l'emprise d'un obscur désir, qu'ils s'étaient disputés avec son mari et qu'il s'était saoulé.

C'est, contrairement à l'histoire racontée comme ça, , d'un banal à en pleurer (ou plutôt à s'endormir) et il n'y a rien dans le style ou la narration ou les personnages qui m'ait sortie de ma léthargie. Pas d'humour, pas d'émotions, pas de douceur, pas d'horreurs non plus . Un peu de glauque, peut-être. Un choix de platitude revendiqué qui n' a même pas déclenché ma colère.

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Re: Peter Stamm

Message par Nadine le Sam 25 Mar - 12:07

Wah. Very Happy
ça me fais penser à certains téléfilms d'Arte, aux sujets très modernes, qui me font l'effet d'un galet lisse. (Mais je mens : j'aime beaucoup les galets lisses dans la vie, je suis injuste avec eux.)
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Re: Peter Stamm

Message par Armor le Sam 25 Mar - 15:07

J'avais lu Septs ans il y a quelques années, et je n'avais pas aimé du tout. Outre le personnage, antipathique au possible, j'avais eu beaucoup de mal à adhérer au style. Comme topocl, j'ai été déçue alors que l'idée de départ était prometteuse.
Ce que j'en avais dit à l'époque :



Sept ans

Avec Sept ans, Peter Stamm s'est attaqué à un sujet mille fois rebattu, celui du triangle amoureux. Il parvient pourtant à trouver un angle d'approche original pour traiter la genèse de ce drame ordinaire, et ses conséquences plus singulières.

Alex, l'homme de ce trio, est aussi le narrateur ; incapable de choisir entre deux femmes, il passe son temps à battre sa coulpe, du moins en apparence. Mais il revient au lecteur de ne pas se laisser embobiner par son récit, forcément partial. Durant toute la lecture, j'ai eu le sentiment que cet homme essayait de me manipuler. La culpabilité, le remords, la honte qu'il dit éprouver ne m'ont jamais parus réels ; son insistance à les évoquer semble autant destinée à amadouer le lecteur qu'à se convaincre lui-même... Pourtant, rien ne change dans son attitude, non pas par faiblesse de caractère, comme il aimerait nous le faire croire, mais plutôt parce qu'au fond, tout cela lui convient très bien.
Pensez donc, il dispose de deux femmes utilisables à l'envi : l'une belle et intelligente pour épater la galerie et construire une vie de couple basée sur le paraître et l'entente intellectuelle ; et l'autre soumise (étonnamment soumise !), cachée parce qu'elle ferait tâche dans le "beau monde", mais idéale pour assouvir tous ses fantasmes charnels.
D'ailleurs, parfois, Alex se trahit : après s'être comporté comme le dernier des derniers, au lieu de ses sempiternels remords qui sonnent si faux, il avoue éprouver un sentiment… de liberté.

Pour mieux se dédouaner, Alex ne cesse d'insister sur la froideur apparente des deux femmes de sa vie, de leurs sentiments cadenassés. En est-il réellement ainsi ? Peter Stamm parsème son récit d'indices, parfois ténus, et laisse au lecteur le soin de reconstituer le puzzle. A chacun sa vision… Pour ma part, je n'ai vu qu'un narrateur trop plein de lui-même pour remarquer les multiples signaux envoyés par les deux femmes… qui ne sont pas elles-mêmes exemptes de défauts, de lâcheté, de mystère. Evidemment.

J'ai prodigieusement détesté Alex, sa veulerie, son égoïsme, son indifférence à tout ce qui n'était pas son petit nombril. J'ai passé mon temps à espérer un sursaut de la part de ces femmes qu'il avait séduites sans vraiment en faire l'effort, et qui ne méritaient probablement pas un tel goujat.
Pour autant, alors que tous les arguments étaient réunis pour rendre cette lecture addictive et passionnante, elle s'est révélée poussive. Le talent de Peter Stamm est indéniable. Mais son style si particulier me paraît plus approprié au genre de la nouvelle qu'à celui du roman. Après un début prometteur, l'écriture dépassionnée, "blanche", a fini par me lasser prodigieusement.
Tout cela manquait singulièrement de passion, de souffle. De chair, en somme, ce qui est somme toute dommage pour un livre qui en décrit les tourments…

(Commentaire récupéré)


mots-clés : #psychologique


Dernière édition par Armor le Mer 9 Aoû - 16:02, édité 1 fois
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Re: Peter Stamm

Message par églantine le Sam 25 Mar - 15:27

Moi non plus je n'avais pas aimé Sept ans .
J'en avais fait un commentaire ailleurs mais en réponse à d'autres ...pas facilement remodelable donc .
Un auteur que j'ai abandonné très vite .

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