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On sait que l’un des aspects les plus séduisants de la littérature est sa possibilité d’être une sorte de miroir qui avance ; un miroir qui, comme certaines horloges peut avancer.

Enrique Vila-Matas, Perdre des théories

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    Yann Queffelec

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    Ouliposuccion

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    Yann Queffelec

    Message par Ouliposuccion le Sam 25 Mar 2017 - 17:00

    Yann Queffelec
    Né en 1949



    Il est le fils de l'écrivain breton Henri Queffélec et le frère de la pianiste Anne Queffélec et du mathématicien Hervé Queffélec ; il a été marié à la pianiste Brigitte Engerer, avec qui il a eu une fille.
    Tout en résidant à Paris, il a gardé de fortes attaches en Bretagne notamment à l’Aber-Ildut.
    Amoureux de la mer et de sa Bretagne il fut stagiaire dès 1962 puis moniteur à la célèbre école de voile Jeunesse et Marine et il a pu naviguer avec Éric Tabarly. « École de la mer, Jeunesse et Marine est aussi l’école de la liberté maîtrisée, donc l’école de soi. Qu’apprend-on, sans même y penser ? À se voir moins petit, à se vouloir moins frimeur. À conjurer la tendance naturelle à méjuger autrui comme à se méjuger. » C'est avec ces mots qu'il préfaça le livre sur Jeunesse et Marine Jeunesse et Marine, École de Mer, École de Vie2. Il évoque d'ailleurs cette école de voile - école de mer à laquelle il fut très attaché - dans la biographie qu'il a consacrée à Éric Tabarly3.
    Diplômé de l'ICART (Institut supérieur des Carrières Artistiques) à Paris, il n'entame véritablement sa carrière d'écrivain, qu'en publiant à 32 ans une biographie de Béla Bartók. Quatre ans plus tard, il reçoit le prix Goncourt pour son roman Les Noces barbares. Il est l'auteur de nombreux romans et d'un recueil de poèmes. Il y décrit des personnages passionnés en mal d'amour. Il écrit aussi des paroles de chansons, notamment Né pour vivre et La ville ainsi soit-il et toutes les chansons de l'album éponyme pour Pierre Bachelet.
    En 1998, il anime sur Internet la création d'un roman interactif Trente jours à tuer.
    Il a été chroniqueur pour l'émission de France 2 : Pourquoi les manchots n'ont-ils pas froid aux pieds ?.
    Il fait une brève apparition dans l'adaptation par Patrick Poivre d'Arvor pour la télévision du roman « Mon frère Yves » de Pierre Loti.
    (source wikipédia)

    Bibliographie :

    1981 Béla Bartók
    1983 Le Charme noir
    1985 Les Noces barbares (prix Goncourt)
    1988 La Femme sous l'horizon
    1990 Le Maître des chimères
    1992 Prends garde au loup
    1993 Noir animal ou La Menace
    1994 Disparue dans la nuit
    1994 Le soleil se lève à l'ouest
    1994 La Boîte à joujoux
    1996 Et la Force d'aimer
    1998 Happy birthday Sara
    2000 Osmose
    2002 Boris après l'amour  (prix Breizh 2003)
    2003 Vert cruel
    2003 La Dégustation
    2004 Moi et toi
    2004 Les Affamés
    Les soleils de la nuit
    2005 Ma première femme
    2006 L'Amante
    2006 Mineure
    2007 Le plus heureux des hommes
    2007 L'Amour est fou
    2008 Passions criminelles
    2008 Barbaque
    2008 Tabarly)
    2009 Adieu Bugaled Breizh
    2009 La Puissance des corps
    2009 Le Piano de ma mère
    2010 Les sables du Jubaland
    2012 Beau parleur
    2013 Dictionnaire amoureux de la Bretagne
    2013 La traversée du Petit Poucet
    2014 Chaque jour est une fin
    2014 Désirable
    2015 L'homme de ma vie
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    Ouliposuccion

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    Re: Yann Queffelec

    Message par Ouliposuccion le Sam 25 Mar 2017 - 17:04

    Les noces Barbares



    Le chant d'amour de Ludo, enfant d'un viol, haï par sa mère, enfermé dans un grenier puis dans un centre psychiatrique...


    Une récidive pour ma part, après avoir tenté cette lecture il y a des années lointaines…J’avais trouvé le style  Queffelec un peu lourd, plombant, doublé  d’envolées disertes qui ne m’avaient pas convaincue et j’avoue que je ressens toujours un peu ça.
    Un phrasé pesant et emphatique, une fiction peut-être « trop cliché » qui avorte l’émoi de ce récit qui pourtant  aurait pu naître si une écriture plus épurée  avait  laissé  place aux silences des émotions. Une unique image m’est apparue authentique, celle du personnage principal en tête à tête avec lui-même abrité dans une épave à l’instar des fragments de sa vie échouée.  En globalité  Je n’ai  pas été attendrie , ni révoltée ni transportée dans cet univers sans surprise.
    Une histoire se voulant  cruelle,  dramatique dont on veut connaitre le dénouement, certes, mais pas mirifique.
    Prix Goncourt 1985, pourquoi pas, il faut aimer l’écriture de Queffelec, dans ce cas  je ne doute pas que ce genre de sujet se voulant bouleversant puisse toucher une grande majorité de lecteurs.
    Je ne pense pas réitérer Queffelec, pourtant, le sujet de son essai «  Adieu Bugaled Breizh »  m’aurait intéressée.
    Si quelqu’un l’a lu et peut nous faire partager son avis…

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