Philippe Lançon

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Philippe Lançon

Message par Bédoulène le Dim 2 Avr - 11:18

Philippe Lançon
(Né en 1963)


Philippe Lançon est un journaliste et écrivain français né en 1963 à Vanves.

Est diplômé du CFJ (promotion 1986), est journaliste au quotidien Libération, chroniqueur et critique littéraire, avec une passion particulière pour la littérature latino-américaine. Il a longtemps tenu la chronique Après coup consacrée à la télévision, et a participé au lancement des pages Portrait.

Il est également chroniqueur pour l'hebdomadaire Charlie Hebdo et à partir de fin 2014 devient un membre de la tribune « théâtre » du Masque et la Plume sur France Inter.

Le 7 janvier 2015, il est gravement blessé au cours d'un attentat contre Charlie Hebdo, ce qui l'amène à subir une intervention chirurgicale lourde de quatre heures au niveau du visage. Il subira jusqu'à 13 opérations de la mâchoire.

Publications

Monographie sur l'artiste Jean Daviot
Philippe Lançon (sous le pseudonyme de Gabriel Lindero), Je ne sais pas écrire et je suis un innocent
Philippe Lançon, Les îles
L’Élan

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"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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Re: Philippe Lançon

Message par Bédoulène le Dim 2 Avr - 11:21


Les Îles


"J'avais passé une partie exagérée de ma vie à juger les autres. C'était une manière efficace de ne pas les comprendre, de ne pas m'oublier en m' échauffant  ; il était temps de nous laisser, eux et moi, à la liberté et au silence du récit."

Mais ce récit s'il est forcément, puisque décidé, en liberté, celle de l' écrivain et celle de l'homme, son silence raisonne de nombreuses voix, la sienne et celles des personnages qu'il côtoie au gré de sa vie et des nombreuses digressions qui la jalonnent. Car sa vie ne semble faite que de digressions  (au temps, aux lieux, aux sentiments, aux amours,  à la mémoire) : apport ou prélèvement ? les deux certainement.

Il a donc besoin de consolation et ce rôle sera celui de Cuba, l'île que le lecteur découvre au travers des personnages qui y vivent ou la visitent pour le meilleur ou le pire.

L'auteur nous amènera en voyage à Hong-Kong où il a séjourné à plusieurs reprises et qui est  l'île de l'enchantement et pourtant j'ai le sentiment qu'il préfère se consoler à Cuba ; à force de digressions il ne reconnait plus sa vie, s'il l'a jamais connue ? ses amies le trouvaient d'ailleurs immature.

Les îles dans ce récit sont décors, la pièce se joue sur la scène de la vie, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie...........

L'auteur s'est perdu souvent dans et par amour, mais s'est récupéré dans les amitiés, féminines tout spécialement.



La plume est affûtée, elle fait parfois des pâtés (certains détails de ses joutes sexuelles, inutiles à mon sens) les mots bien pesés, sans empathie toutefois (il n'aime pas cette qualité vulgarisée) donc je n'en userais pas avec lui, mais je lui accorde mon intérêt.


C'était tout de même une bonne lecture, et j’ai apprécié particulièrement les portraits des femmes

Ainsi que le personnage de « Rimbaud ».


(message récupéré)


mots-clés : #biographie #insularite #pathologie


Dernière édition par Bédoulène le Dim 13 Aoû - 15:07, édité 1 fois

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Re: Philippe Lançon

Message par bix_229 le Dim 2 Avr - 15:52

Merci pour ce fil, Bédou ! J' aime beaucoup cet écrivain et journaliste.
Et plus encore depuis qu' il a été gravement blessé dans l' attentat contre Charlie Hebdo.
Il a eu la machoire fracassée par une balle de kalachnikov, et sa vie est un calvaire toujours
recommencé entre greffes, opérations, kiné...
Mais il est infiniment reconnaissant à ses soignants : chirurgiens, infirmières, kiné...
C' est un homme nouveau, fragilisé, traumatisé, mais toujours interessant et original.
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Re: Philippe Lançon

Message par bix_229 le Dim 2 Avr - 16:08



LES ILES


"C'est l'histoire d'une femme élégante et éduquée, avocate, avocate à Hong Kong, et qui devient folle lors d'un voyage à Cuba.
C'est l'histoire de l'effet de cette folie sur celui qui la conte et l'imagine : ses souvenirs, ses amours, ses amis, ses rêveries.
C'est l'histoire d'un homme dont le cœur est attaché à ces deux îles où rien n'aurait jamais dû le conduire, sinon l'obscur et capricieux désir de vivre l'instant, de n'en plus sortir, de l'écrire et d'aimer.
C'est l'histoire de gens qui vivent à Hong Kong, à Paris, à Cuba, en Inde. Ils  sont seuls et voyagent parce qu'ils sont seuls. Ce sont eux les îles."


Je n'ajouterai pas grand chose au commentaire de l'auteur. J'ai lu ce livre d'un trait, comme tétanisé.
C'est un livre plein de douleurs, de rencontres et de séparations, d' amours qui vous éblouissent et n'en finissent plus de vous hanter par la suite.
De dépression en dépression, de solitude et d'incompréhension, de relations de pouvoir. Et aussi de passions mal éteintes et qui brûlent encore.
Je ne sais pas vraiment pourquoi ce livre m'a tellement touché. Je pourrais essayer de le dire. Au besoin d'inventer. Mais ce serait alors  une forme de mensonge.
Ma réaction est totalement subjective et je ne trouve pas les mots pour le dire.
La seule chose dont je suis certain, c'est que j'ai été conduit de bout en bout par le style.
Il y a dans ce style-là, le goût, la saveur et la plénitude de la langue française.

Récupéré





Ce qui m'a touché le plus, -et je n' arrive toujours pas à le définir concrètement- c' est que, de bout en bout, j'ai été pris dans ce livre comme rarement dans mes lectures.
Touché, ému. Un peu comme si l'auteur me racontait personnellement cette histoire, et toutes ces histoires, qui sont sa vie.
Et bien entendu, il me faisait parager ses voyages -moi qui ne suis pas voyageurs- Et ses souvenirs tellement liés à la femme qu'il aimait et qui l'obsèdent parce que, lumineux, intenses, ennivrants, mais passés.
La recherche du temps perdu est pavée de toutes ces iles qui nous ont reliés à d' autres îles/solitudes et nous donnent l'impression d'être uniques, immortels.
Même si le ver du doute nous rongeait la nuit et que la clarté du jour le chasse...
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Re: Philippe Lançon

Message par bix_229 le Dim 2 Avr - 16:16

J'ai perçu l'hostilité qu'il ressent contre les journalistes. Il a la dent dure. Mais contre lui-même aussi.
Par contre, il défend ses amis même dans leurs pires moments. Y compris ce banquier qu'il apprécie parce que sa vie est ratée et qu'il évoque devant lui ses rêves enfuis.
Et les femmes tout le temps. Surtout celles qu'il aimées et notamment sa femme cubaine que rien ni personne n'ont remplacée.
En fait, il le dit quelque part, il est très influencé par les moralistes. Et il leur doit son style, sobre et précis. Sans doute aussi leur lucidité et leur pessimisme.
C'est cela qui m'a touché. C'est un homme blessé et sans grande illusion.
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Re: Philippe Lançon

Message par Chamaco le Dim 2 Avr - 17:26

J"ai commencé les îles. Phénomène bizarre, cela fait deux fois que je me plonge dans ce bouquin, la première j'ai l'impression que si ma lecture n'avait pas été interrompue par une activité autre j'aurai pu le lire d'une traite malgré ses 383 pages, et là l'ayant repris ce soir j'ai senti que la lecture dérapait, difficulté à entrer dedans, à suivre, impression de subir une logorrhée de mots, des histoires qui se succédent dont je ne vois pas le lien. L'écriture est belle, le débit appâte mais ce soir cela ne marche pas...Mais je suis curieux, je sais qu'il va aborder des sujets qui m'interessent, là on arrive à Hong-Kong après avoir parlé d'un banquier qui aurait payé son voyage, pourquoi il ne le sait pas, parlé aussi du monde de la presse de l'époque, qu'il appelle "le monde du papier peint" contre lequel il a une dent. Il a parfois des jugements lapidaires, tres durs, comme son jugement des photographes qu'il définit comme des imbéciles. Il me laisse supposer qu'il a une tres haute image de lui-même, est ce le cas..? Je ne sais c'est trop tôt pour le savoir je n'en suis qu'à la page 40...Si je puis m'avancer, pour lire Lançon il faut avoir l'esprit libre, dispos et avoir créé une bulle autour de soi, pas toujours facile.... A suivre…

c'est un livre qui se lit bien avec une foultitude de sujets abordés,il emploie notamment l'association d'idées pour conduire son discours, un exemple :
---des termes d'une lettre de Jad il relève le mot "chilly"(frais) qui l'amène à chili con carne, qui l'amène à un séjour en Bourgogne chez des amis avec au repas chili con carne, de là il développe sa relation d'amitié avec ces gens, pour au final revenir à chilly et la lettre de Jad...C'est un long monologue comme dans un film new-yorkais se passant à Greenwish village ou dans un polar de détective americains avec Philip Marlowe qui sentent la cigarette et les jolies femmes…

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je n'ai pas encore fini le livre "les îles" pour plusieurs raisons dont une tendance à me disperser, et d'autres (tristes), j'avance clopin-clopant (sans cloper de clopes mdr2 ) depuis une semaine environ, je termine l'épisode Hong-konguais et je ne suis plus tres loin de Cuba... cheers

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On a eu l'occasion d'en discuter sur d'autres fils (et je ne veux ni faire le moralisateur ni le donneur de leçons), mais attention à ne pas raisonner sur les relations humaines, les moeurs et coutumes de Cuba comme on le fait dans notre hexagone et tout ramener à notre vision des choses à l'occidentale. Avant tout Cuba est l'exemple d'un brassage de populations plus ou moins réussi, un mixage des religions (interpénétration des religions catholique et de la santeria), le mariage, le divorce, l'amour, les relations homme-femme dans cette île ne sont pas tout à fait les mêmes que les notres. Le rapport à l'argent, à la misère, au manque sont différents, notre pays a ses pauvres me direz vous et la misère est la même dans le monde entier (et patati et patata) oui mais là bas il n'y a pas d'aide de l'état, pas de samu social, un parti qui passe son temps à faire briller la belle vitrine servant à exporter ses doctrines, on cache ses pauvres comme on cache ses dissidents…

Alors l'amour dans tout cela...? Bin c'est selon, qu'on ait des racines judéo-chrétiennes héritées des espagnols conquistadores, des racines indiennes des premiers natifs taïnos, des racines asiatiques des travailleurs importés, des racines africaines des noirs africains, ou un peu de tout une tchatchouka tres belle à voir selon les mélanges..Ne pas oublier le climat, qu'est pas le notre, où l'on transpire beaucoup, se vêt léger, se dénude souvent… Et la musique et les danses qui ne sont pas les mêmes que par chez nous, dans ces pays là Monsieur on se frotte souvent et cela ne veut pas toujours dire que l'on s'aime… Et les paroles et les mots employés : carino(je ne saurai toujours pas comment on fait pour mettre l'accent tonique Twisted Evil ), mi cielo, mi amor,papito, mamy, papa, et ça ne veut pas dire qu'on va s'aimer ou que l'on est de la même famille...Quand on coupe la canne, recolte le tabac ou le café des journées entières on n'a peut être pas envie d'écouter un débat politique télévisé (qui n'existe pas là bas laugh )...Alors l'amour…?L es femmes...Les hommes...???? et bin faut prendre son temps, se planter souvent, Lançon parle d'une dizaine d'années ou plus de mariage avec Maryline (lu au hasard) et bien c'est déjà tres beau pour cette île où l'on divorce comme on respire, où il suffit de sortir dans la rue pour qu'il y ait des milliers de possibles...Voili voilou, j'espère ne pas passer pour un rabat joie doctrinaire alors que je serai plutôt rêveur-aventurier, mais comme disait Gabin "ça je le sais" laugh laugh  et je ne sais même pas pourquoi je vous dit tout cela..?Ah oui pour demander de la prudence dans l'établissement de la grille de lecture de ce bouquin..
Amitiés

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Il aura fallu une nuit d'insomnie pour me remettre sur les rails avec le livre de Lançon. Je le recommande, mais il ne faut pas être pressé d'arriver à
Cuba, 180 pages bien écrites d'un dédale d'amitiés, de sentiments, de descriptions qui s'enchaînent au hasard des associations d'idées, heureusement que l'écriture est belle, qu'elle nous fait découvrir une ville connue que de nom Hong Kong, moderne et proche de la jungle à la fois.
S'en suit le recit du voyage catastrophique de Jun et Jad, voyage stéréotypé du touriste classique empruntant les routes balisées, avec cependant un bonus, les deux femmes se rendent de casa particular en casa particular. Pour qui ne connaît pas Cuba c'est du classique, mais du classique excellement détaillé par Lançon, on a droit à l'arrivée à l'aéroport où les formalités de douane prennent au moins une heure, aux deux parents qui se partagent leur taxi-casse croûte (tres bien rendu), le transport de cadeaux pour les cubains (les inévitables chaussures de préférence), la Casa Pepe dans la vieille havane (pas le meilleur choix Laughing )...Heureusement qu'il y a le passage sur l'électricien Candido qui installe des panneaux solaires au large des côtes et cet apparté sur Polo Montanez à Vinales (ce sont ses souvenirs personnels), s'en suivent les dinosaures, les mogotes dont il ne livre pas le nom mais suggère les formes, l'hotel Las Terrazas, le vol de l'argent de Jun par deux petits margoulin (trampa classique dans l'île où il vaut mieux ne pas montrer son argent) et la tourista avant d'arriver à Varadero.

Ce n'est pas l'idéal pour decouvrir l'île, mais c'est inevitable lorsque l'on y va pour la première fois, en tous les cas c'est tres bien écrit par Lançon qui enrobe le récit du voyage des deux femmes par des considérations personnelles , dont certaines tres intimes et là je comprend Bédoulène qui trouve cela inutile. Comment donner une opinion objective lorsque l'on a affaire à un ecrivain dont l'écriture est riche et belle mais dont le récit vous perd parfois si vous avez le tort d'être un tant soit peu inattentif, c'est ce qui m'est arrivé et là je suis perdu, obligé de revenir en arrière pour comprendre le pourquoi du comment de la narration des amours avec une Asturienne, que vient-elle faire là..? Il y a surement une raison mais coup de fatigue... Very Happy

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Je ne denigre pas ce livre, au contraire j'encourage à le lire, mais cela nécessite de la patience dans la lecture, et souvent j'en manque, faut pas être impétueux mon gars...Donc on arrive à Varadero et sans avoir lu ce passage, je pense qu'il va pas aimer...

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j'ai retrouvé un peu de mes experiences, un peu de ce que j'ai personnellement vécu, notamment du malecon, il le frequentait à hauteur de Belascoain nous nous y posions aussi à la tombée du soir pour regarder la mer et manger des manis (cacahuetes grillées)(Belascoain c'est une grande avenue qui si on la remonte de la mer vers l'interieur des terres vous mène vers la banlieue de San Miguel del padron où j'ai eu ma maison, avant de m'installer en banlieue je louais une casa près de Belascoain là où se trouve l'hopital Hermanos Ameijeiras, en face était un kiosque en plein air, une terrasse pour boire une bière et faire connaissance...Beaucoup de souvenirs...), et bien d'autres lieux, ma première tourista aussi mdr2 mdr2 , mais le corps se fait vite, plutot que d'aller à Varadero j'aurai conseillé les playas de l'este, c'est cubain et pas d'hotels, les havanais y vont en famille...Mais j'en aurai pour des heures, je reviendrai quand j'aurai avancé ce livre... Very Happy

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un lieu(le malecon) romantique pour les amoureux aussi, un observatoire et un miroir aux alouettes pour ceux qui rêvent de Miami ou d'ailleurs mais qui n'ont pas le droit à un passeport, un lieu pour les jeunes pour faire de la musique, un lieu pour les vieux pour faire de la musique ou l'écouter, un lieu pour les touristes en goguettes pour draguer ou pour essayer de comprendre l'âme cubaine, c'est le bruit des vagues à la lune avec les flons flons au loin en arrière fond, la fraîcheur qui tombe après une grosse journée de chaleur, des vagues poussées par le cyclone qui s'avancent de plus en plus loin sur la chaussée...c'est......ce qui n'a pas de mot….

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"Les îles" c'est le voyage vers la folie de Jad entraînant Jun, voyage qui dérape progressivement, par petites touches, et tout d'abord à Varadero, un lieu qui comme je le pensais ne plaît pas à l'auteur et pour le faire comprendre il joue d'un humour macabre :
"...Ils boivent des cocktails dans de grandes piscines qui se développent en pétales. Jamais elles ne fanent. Il arrive que leurs enfants se noient. Ils les repêchent en pleurant, les enterrent près des palmiers, et puis ils vont à une fête à thème pour leur rendre hommage. Ils les font revivre en se prenant pour eux. Plus tard, ils mettent la pancarte rouge sur la porte et ils en font d'autres avec du rhum et des livres de psychologie. Ils sont venus pour distraire leurs soucis, noyer leurs enfants, mais ils ne le savent pas, pas tout à fait."

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J'ai aimé ce passage :
"Les témoins signaient notre livre d'or à La Havane, sur le Malecon, dans ce chromo de pierres grises, nues, rongées par l'eau salée, aux marches des anciens palais et sur ce bord de mer d'une absolue sobriété qu'aucun désespoir ne pourrait jamais finir, puisqu'il avait tout précédé,. La mer posait dans le ciment émietté du muret, sans plages ni bars i attractions ni décors, veillant à étendre sur l'horizon ou par delà le fort en surplomb du Morro toutes sortes de lumières et d'écumes que la vie nettoyait , vers dix huit heures l'hiver et vers vingt heures l'été."
et la poésie photographique de celui ci :
" Rien de ce que la vie tropicale me donna n'évita leur tamis. Ce qui les traversa pour me rejoindre avait l'irréversible précision d'un crépuscule dans sa dernière minute sur le toit d'un immeuble populaire de La Havane : cet instant où la lumière, comme venue d'ailleurs pour s'étaler sur la ville et perforer de silence tout un concert de bruits, d'odeurs de café, impose à l'ordinaire ses aventures sensibles, avant de s'éteindre et de rappeler le livre au noir, à tout ce noir dont il sort et où il retourne."

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Voilà, j'ai terminé ce matin au calme à une terrasse de la vieille ville, tres belle lecture au goût amère et sucré, beaucoup d'endroits connus, un partage d'idées (il connaît tres bien Cuba avec un oeil averti et surtout critique, cela se voit qu'il n'est pas tombé dans le piège des idées reçues et le sacre des idéologies si habituel malheureusement lorsque l'on dit connaître ce pays...), je dirai un dernier mot sur les hopitaux à Cuba (par expérience j'en ai connu trois et deux cliniques... pour des problèmes perso et l'accouchement d'une de mes belle-soeurs, ainsi que la blessure accidentelle d'un petit beau-frère..)

--------------------------------------------------------------

(messages récupérés)
un grand merci à Bix... Very Happy


Dernière édition par Chamaco le Dim 2 Avr - 20:44, édité 1 fois
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Re: Philippe Lançon

Message par Bédoulène le Dim 2 Avr - 20:36

je savais que tu viendrais sur le fil Chamaco, lecture partagée ! Smile

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Re: Philippe Lançon

Message par Chamaco le Dim 2 Avr - 20:38

Wink
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