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Alain Robbe-Grillet

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Message par Tristram le Ven 12 Avr - 1:06

La reprise

polar - Alain Robbe-Grillet - Page 3 La-rep10

Roman assez court (2001 ‒ le dernier écrit par Robbe-Grillet ?), comprenant un prologue, cinq journées et un épilogue.
Incipit :
« Reprise et ressouvenir sont un même mouvement, mais dans des directions opposées ; car, ce dont on a ressouvenir, cela a été : il s’agit donc d’une répétition tournée vers l’arrière ; alors que la reprise proprement dite serait un ressouvenir tourné vers l’avant. »
Søren Kierkegaard, Gjentagelsen

« Et puis, qu’on ne vienne pas m’embêter avec les éternelles dénonciations de détails inexacts ou contradictoires. Il s’agit, dans ce rapport, du réel objectif, et non d’une quelconque soi-disant vérité historique. »
A. R.-G.
Début du prologue (c’est moi qui souligne) :
« Ici, donc, je reprends, et je résume. Au cours de l'interminable trajet en chemin de fer, qui, à partir d'Eisenach, me conduisait vers Berlin à travers la Thuringe et la Saxe en ruines, j'ai, pour la première fois depuis fort longtemps, aperçu cet homme que j'appelle mon double, pour simplifier, ou bien mon sosie, ou encore et d'une manière moins théâtrale : le voyageur. »
Références à Kafka, Kierkegaard, Sterne (qui sert de nom de plume à Pierre Garin…), aussi aux œuvres antérieures d’A. R.-G. (prégnance du canal et du pont à bascule, etc.) ?
Donc voyage en train dans l’Allemagne (contrée du Doppelgänger ‒ le mot n’apparaît pas dans le livre) dévastée d’après-guerre, de Henri Robin, pseudo-ingénieur en mission secrète en RDA, qui croise donc son double, ce qui lui était déjà arrivé enfant sur une grève de sa Bretagne natale, « pays des sorcières, des revenants et des fantômes en tout genre ». Il retrouve à Berlin-Est son contact, Pierre Garin, et doit observer de l’appartement d’une mystérieuse J. K. une énigmatique entrevue dans les ruines de la ville ; l’homme qui apparaît au pied d’un socle vacant est abattu, c’est Dany von Brücke, officier des services spéciaux de la Wehrmacht.
« Le visage ressemble à celui du vieillard de bronze, ce qui ne veut rien dire, puisque je l'avais moi-même inventé. »
Nombreux signes (soufre, miroir) en une profusion d’indices qui déroute le lecteur. Le narrateur poursuit la rédaction de son rapport, que commentent de mystérieuses notes de son "employeur", le Service Action Discrète. Le texte est rédigé dans une langue précise, châtiée, à la limite componctueuse (« la langue de Goethe », « la langue de Racine », et tutti quanti).
Première journée :
Surnommé Ascher, celui qui sera dorénavant appelé « le voyageur » (est-ce le même narrateur ?) change d’identité de couverture (désormais Boris Wallon, dit Wall) et rejoint la zone occidentale de Berlin où, victime d’une sensation de déjà-vu (un souvenir d’enfance en ce même lieu) et de « visions récurrentes, d'un passé enfoui qui resurgit en lambeaux », il est reconnu par un hôtelier dédoublé en jumeaux ‒ dont il ne se souvient pas avoir été l’hôte l’avant-veille…
Deuxième journée :
Après avoir reconnu l’immixtion d’une parenthèse onirique dans son réel, le narrateur passe temporairement au « je » de l’auteur lui-même :
« À gauche comme à droite de ce vaste bureau en acajou dont j'ai décrit ailleurs la pompeuse ornementation napoléonienne, de plus en plus envahi sur chaque côté par les piles sournoises des paperasses existentielles s'accumulant en strates, je laisse désormais clos toute la journée les volets des trois fenêtres qui donnent sur le parc, au sud, au nord et à l'ouest, pour ne plus apercevoir le désastre obscur où je vis depuis l'ouragan qui a ravagé la Normandie juste après Noël, marquant d'une manière certes inoubliable la fin du siècle et le mythique passage à l'an deux mille.
[…]
J'ai souvent parlé de la joyeuse énergie créatrice que l'homme doit sans cesse déployer pour reprendre le monde en ruine dans des constructions nouvelles. Et voilà que je me remets à ce manuscrit après une année entière de rédaction cinématographique entrecoupée de trop nombreux voyages, quelques jours à peine après la destruction d'une part notable de ma vie, me retrouvant donc à Berlin après un autre cataclysme, portant une fois de plus un autre nom, d'autres noms, faisant un métier d'emprunt muni de plusieurs faux passeports et d'une mission énigmatique toujours prête à se dissoudre, continuant néanmoins de me débattre avec obstination au milieu de dédoublements, d'apparitions insaisissables, d'images récurrentes dans des miroirs qui reviennent. »
Puis il rencontre les séduisantes jeune veuve et fille de l’officier allemand tué en prologue : Joëlle/ Jo/ la mythique I, l’ex-Madame von Brücke, née Kastanjevica dite Kast (soit J. K.), et « Gegenecke, vite transformé en Gege, c'est-à-dire Guégué selon la prononciation allemande, mais francisé en Gigi et devenu ensuite Djidji pour les Américains », GG ou 2 G en nom de code. C’était un second mariage :
« "Ça n'était qu'une répétition, m'assurait-il, avant la générale." J'ai ensuite compris peu à peu, au contraire, que je devais être seulement moi-même une doublure… ou, au mieux, la vedette de quelque reprise, éphémère, d'une pièce déjà ancienne… »
Dans cette villa pleine de poupées et pantins, il oscille entre exténuation et délire hallucinatoire, voire intoxication, et se réveille « Franck Matthieu (ou aussi bien Mathieu Frank, puisqu'il s'agit là en vérité de ses deux prénoms) », dans une chambre d’enfants où un tableau se réfléchit et s’inverse dans des miroirs (allusions à l’Alice au pays des merveilles de Carroll, « Alice Liddell en petite mendiante photographiée par le pasteur Dodgson avec sa chemisette aux lambeaux suggestifs ») :
« La scène immémoriale se déroule une fois de plus, dans son étrangeté familière. »
Troisième journée :
(Redevenu) HR dans la même situation découvre à son réveil l’effrontée Guégué qui le surveille. Une chaussure de bal à haut talon, dont l'empeigne est recouverte d'écailles bleu métallisé, apparaît dans les endroits les plus incongrus. Une fresque a été peinte en trompe-l’œil dans la fenêtre aveugle, scène de la récente guerre, œuvre de Walther, le demi-frère de Guégué mort depuis. Les références picturales se multiplient (Caspar David Friedrich, Klingsor, etc.), ainsi que les allusions mythologiques (Io, Gorgone, etc.) et psychanalytiques :
« Une rivalité féroce à caractère ouvertement œdipien. Cette famille maudite, c'est le royaume de Thèbes ! »
Les notes sont bizarrement décalées, et changent d’auteur : jusqu’à Walther, qui remplace HR dans la scène passée de sa découverte de la villa avec Guégué ainsi qu’en vitrine. Voici les deux versions :
« Wall lève alors les yeux vers la façade du coquet pavillon, dont la fenêtre centrale, au premier étage, est grande ouverte. Dans l'embrasure béante se tient un personnage féminin que le visiteur pense d'abord être un mannequin de vitrine, tant son immobilité vue d'un peu loin semble parfaite, l'hypothèse de son exposition en évidence face à la rue paraissant d'ailleurs tout à fait vraisemblable ici, étant donné la nature commerciale des lieux affichée sur le panonceau d'entrée. Mais, ayant soudain reçu un éclat vivant du regard qui le fixe, tandis qu'un impondérable sourire aurait légèrement disjoint les lèvres à l'ourlet boudeur, Wall doit reconnaître sa méprise : en dépit du froid qu'elle affronte dans une tenue outrageusement légère, il s'agit – Dieu me pardonne ! – d'une adolescente de chair et de sang qui le dévisage avec un aplomb ostentatoire. La jeune fille aux boucles blondes en désordre, peut-être sortant à peine du lit, est, il faut le dire, très mignonne, autant du moins que cet adjectif aux connotations mièvres puisse convenir à son éclatante beauté du diable, à sa posture immodeste, à ses airs conquérants qui laissent au contraire prévoir un caractère fort affirmé, aguerri, voire aventureux, dépourvu en tout cas de la fragilité dont son âge tendre (quelque treize ou quatorze ans) devrait normalement être l'augure. »

« Levant ensuite mes regards vers le toujours coquet pavillon familial, j'ai constaté avec surprise (comment ne pas l'avoir remarqué en arrivant ?) que, juste au-dessus de la porte d'entrée avec son haut judas rectangulaire dont la vitre est protégée par de massives arabesques en fonte, la fenêtre centrale du premier étage était grande ouverte, ce qui n'avait du reste rien d'anormal par cette chaude journée d'automne. Dans l'embrasure béante se tenait un personnage féminin que j'ai cru d'abord être un mannequin de vitrine, tant son immobilité vue de loin semblait parfaite, l'hypothèse d'une telle exposition, en évidence face à la rue, paraissant d'ailleurs tout à fait vraisemblable étant donné la nature commerciale des lieux affichée sur le panonceau servant d'enseigne. Quant au modèle de poupée grandeur nature choisi comme appât pour attirer le chaland (une grâcieuse adolescente aux boucles blondes en désordre suggestif, offerte dans une tenue outrageusement légère laissant plus que deviner l'attrait de ses charmes juvéniles, et prometteurs), il ne pouvait que renforcer le caractère équivoque – pour ne pas dire racoleur – de l'annonce calligraphiée, le trafic des petites catins mineures risquant d'être aujourd'hui, dans notre capitale à la dérive, beaucoup plus répandu que celui des jouets pour enfants ou des simulacres en cire pour magasins de mode. »
Changement de protagoniste, le passage à Walther constitue en fait un vrai basculement, puisque ce dernier enlève Guégué (maintenant Geneviève, diminutif Ginette ou Gigi, qui se révèle entraîneuse dans un cabaret louche, assez garce et fort menteuse) et la soumet à un interrogatoire sado-érotique, guère arrêté de découvrir qu’elle est sa demi-sœur, voire sa fille ‒ HR est tiré de cette rêverie phantasmagorique par le bruit d’une coupe de champagne brisée.
Quatrième journée :
Un bruit de vitre près de casser éveille HR, de nouveau dans sa chambre d’hôtel. Il apprend que son diminutif de Wall correspond à Walther.
Il reprend son rapport sur les faits récents : il s’est fait un poignard de cristal du plus grand éclat de la coupe à champagne brisée ; comme de coutume, il ne connaît pas l’heure, et n’est pas même sûr du jour ; Io lui fait l’amour, « maternelle » ; il découvre trois dessins pornographiques de Gigi par Walther :
« Les traits sensuels de l'adolescente expriment une sorte d'extase, qui pourrait être de souffrance mais évoque davantage la voluptueuse jouissance du martyre. »
Ensuite HR poignarde (au pubis) Violetta, une consœur de Gigi en s’enfuyant de la chambre d’enfants.
Cinquième journée :
« HR rêve qu'il se réveille en sursaut dans la chambre sans fenêtre des anciens enfants von Brücke ». « Malade », il reçoit la visite de Pierre Garin, cherche toujours une « vérité objective ». Le colonel von Brücke n’a été que blessé lors du premier attentat, mais vient de succomber à un second ; la police le soupçonne d’être l’assassin, HR se considère trahi dans un complot voué à sa perte et accuse Walther (WB ou Vébé), qui effectivement n’est pas mort, mais espion, comme beaucoup des personnages… et retrouve le voyageur qui a pris sa place dans sa chambre ; c’est son jumeau, Walther, et il est Markus, en plein drame œdipien, sur qui son frère tire :
« Le calme, le gris… Et sans doute, bientôt, l'innommable… De remous, certes, aucun. Mais ce ne sont pourtant pas les ténèbres annoncées. L'absence, l'oubli, l'attente baignent calmement dans une grisaille malgré tout assez lumineuse, comme les brumes translucides d'une prochaine aurore. Et la solitude, elle aussi serait trompeuse… Il y aurait en fait quelqu'un, à la fois le même et l'autre, le démolisseur et le gardien de l'ordre, la présence narratrice et le voyageur…, solution élégante au problème jamais résolu : qui parle ici, maintenant ? Les anciens mots toujours déjà prononcés se répètent, racontant toujours la même vieille histoire de siècle en siècle, reprise une fois de plus, et toujours nouvelle… »
Épilogue :
« Markus von Brücke, dit Marco, dit "Ascher" l'homme gris, couvert de cendres, qui émerge de son propre bûcher refroidi, se réveille dans la blancheur sans relief d'une cellule hospitalière moderne. »
A son chevet, la désinvolte Gigi l’appelle « Mister Faou-Bé », « la prononciation allemande pour V. B. » Le commissaire de police allemande l’accuse d’avoir violenté Violetta, et décrit avec complaisance et dans un style parodique les sévices autorisés des courtisanes mineures dans
« Berlin-Ouest, plaque tournante de tous les vices, trafics immoraux et marchés corrompus. »

« L'éros serait-il aussi le lieu privilégié du ressassement éternel et de la reprise insaisissable, toujours prête à resurgir ? »
Gigi empoisonne Walther, son demi-frère et amant (et peut-être même géniteur), Marco prend son identité pour commencer une nouvelle vie en se fiançant à Gigi dès sa sortie de l’hôpital américain.
Le lecteur est incessamment tenu en alerte par de menues reprises (deux occurrences de fauteuil crevé à la déchirure triangulaire, par exemple, alors qu’Angélica n’apparaît qu’une fois ‒ visage angélique de Gigi ?) qui se répondent dans diverses situations (sans nécessairement avoir un sens ?). Les plans des lieux (logement, ville) sont précisément indiqués.
Œuvre propre à nouer inextricablement les circonvolutions cérébrales, à recommander aux cervelles adeptes de labyrinthes méandriques.
Comme j’ai lu auparavant Littératures 1 de Nabokov, je me dis que la jubilation de ce dernier à décrypter ce roman n’aurait eu d’égale que celle d’Alain Robbe-Grillet à le fomenter… Il aurait sans doute savouré les transitions, d’un narrateur à l’autre, d’une séquence à la suivante, et dont les fondus enchaînés rappellent les procédés cinématographiques.


Polar (en fait espionnage)

Mots-clés : #polar

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Message par Bédoulène le Ven 12 Avr - 8:45

merci Tristram, pas encore lu cet auteur alors je m'éloigne car ma cervelle risque de se perdre dans les labyrinthes !

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Message par animal le Ven 12 Avr - 18:11

ça fait envie (encore une fois) !

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Message par Tristram le Lun 15 Avr - 21:00

Pour aider à la lecture, voici un plan dessiné par ARG pour Les Gommes...
polar - Alain Robbe-Grillet - Page 3 Plan_d10

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Message par animal le Lun 15 Avr - 21:47

oh ! voilà qui est un petit plus appréciable. (post lecture ?)

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Message par Tristram le Lun 15 Avr - 22:22

(Indécrottable envie de comprendre ?)

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Message par animal le Lun 15 Avr - 22:28

le plan de la ville est un des points d'interrogation du livre c'est certain. mais si je l'avais eu en même temps en aurais-je le même plaisir à la découverte aujourd'hui ?

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Message par Tristram le Lun 15 Avr - 22:32

Je pense qu'on ne perd rien à essayer de tout découvrir, ne serait-ce que parce que c'est impossible... En tout cas c'est le genre d'auteur que l'étude n'épuise pas.

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Message par Nadine le Dim 19 Mai - 14:38

Ah ce plan me plais, j'ai commencé les gommes il y a trop longtemps déjà et je voudrais bien honorer ce cadeau d'une lecture attentive. J'avais la pression sans doute à sa réception, maintenant que le temps est passé je dois absolument le reprendre en main.
Son écriture n'est pas dans ma "zone de confort", ça va être très intéressant.
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Message par Nadine le Dim 19 Mai - 14:41

Et ton dernier commentaire Tristam m'impressionne un peu, pourtant. J'ai l'impression que j'ai l'esprit trop flottant pour cet auteur. Je dois abattre cette appréhension. A suivre
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Message par Tristram le Dim 19 Mai - 15:49

Je suis certain que tu peux en retirer au moins du plaisir !

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Message par Nadine le Dim 19 Mai - 15:50

J'espère, si j'arrive à défaire l'appréhension de ne pas comprendre cet univers.
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Message par Tristram le Dim 19 Mai - 16:09

Si ça peut te rassurer, j'y ai tout juste acquis la conviction qu'il y avait quelque chose à comprendre (enfin, je crois...)

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Message par Nadine le Dim 19 Mai - 17:26

(Je me marre en lisant les autres pages du fil : j'ai dis ça tous les 3 mois : je dois le reprendre, il faut que je le lise etc.
Mais cette fois je crois que j'ai mieux compris pourquoi j'évitais de reprendre cette lecture : j étais trop démunie, je vois tes "clefs pour les gommes notamment, en page 2, je crois, ou 1, ça va bien m'aider pour ne pas errer dés le seuil. Je veux présenter à Arensor un retour digne de ce nom, notamment. Et comprendre.)
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Message par Nadine le Dim 19 Mai - 17:36

Ah mais en lisant ton retour sur La reprise, je me souviens d'un coup que les Robbe-Grillet pratiquaient le sado-masochisme. Tu/vous crois/croyez qu'il y entre une influence , à briser le sens ?
René Char, par exemple, pratiquait le sadisme envers son amoureuse, masochiste, en plein accord. Et par le fait, ses poèmes sont tissés d'images complexes qui, reliées à ce truc spécifique de ses passions, prennent une dimension assez spécifique , enfin j'ai tenté l'exercice d'une relecture de certains, après l'avoir appris, et sa cosmogonie m'est apparue d'un coup en effet bien éloignée de ma première réception. Ces passions fétichistes ne me parlent pas plus que la moyenne des gens, et ce qui est étonnant c'est que son verbe suit son bonhomme de chemin pourtant, m'inspire beaucoup, mais quant à suivre jusqu'au bout sa veine de "pouvoir", c'est pour moi autre chose.Comme si je prenais mes visions sans le suivre pourtant. Assez étrange, que de prendre sans tout prendre.
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