Donald Ray Pollock

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Donald Ray Pollock

Message par topocl le Sam 8 Avr - 10:09

Donald Ray Pollock
Né en  1954



Donald Ray Pollock a grandi dans sa ville natale, Knockemstiff . Depuis qu'il est adulte, il vit à Chillicothe dans l'Ohio où il a travaillé dans une usine de pâte à papier pendant trente-deux ans en tant qu'ouvrier et conducteur de camions. À 50 ans, il s'inscrit à des cours d'écriture créative à l'Université d'État de l'Ohio. En 2008 est publié son premier ouvrage, un recueil de nouvelles intitulé Knockemstiff. Durant la campagne présidentielle de 2008, le New York Times publie régulièrement ses dépêches sur les élections vues depuis le sud de l'Ohio. En 2009, il remporte le PEN/Robert W. Bingham Prize , et le Devil's Kitchen Award in Prose du Département d'Anglais de la Southern Illinois University Carbondale.

Son deuxième ouvrage, The Devil All the Time (Le Diable, tout le temps), paraît en 2011. Publishers Weekly le considère comme l'un des dix meilleurs livres de l'année. En 2012, Donald Ray Pollock reçoit la Bourse Guggenheim (Guggenheim Fellowship) dans la catégorie « Arts créatifs et champ de la fiction ».


Œuvres en français

Romans
   Le Diable, tout le temps ( The Devil All the Time, 2011)
   Une mort qui en vaut la peine ( The Heavenly Table, 2016)

Recueil de nouvelles
   Knockemstiff ( Knockemstiff, 2008)

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Re: Donald Ray Pollock

Message par topocl le Sam 8 Avr - 10:11

Le Diable, tout le temps



« Le Diable n’abandonne jamais », dit un des personnages.

Pollock est bien décidé à nous le démontrer : quand le Diable a mis sa patte quelque part, il appuie, écrase et repasse un coup pour être sûr que le travail est bien fait. Et la religion est la plus belle chose qu’il ait inventée pour que chacun puisse justifier toutes ses saloperies, exactions et turpitudes. Pollock n’hésite pas à donner tout son sens à ce message, et cela monte plutôt en puissance au fil du livre, qui n’a pourtant pas commencé piano.

La première partie, où un fou de Dieu croit pouvoir sauver sa femme  de la mort en embarquant son jeune fils dans  des rituels païens sanguinolants, est plutôt fascinante. Il y a un côté Ruban blanc en Ohio dans la thématique, cette religion qui autorise les pires ignominies, sans en avoir ni le génie, ni l’austère beauté . Puis on glisse peu à peu, vers un roman noir assez dérangeant, parfois franchement dégueu, qui déclenche par moments, aux limites de la complaisance , un dégoût nauséeux. La fin devient haletante et imbrique soigneusement les personnages qui voient leurs comptes réglés dans un suspense savamment mené. Plutôt belle, mais un peu sage, un peu trop morale, cette fin, quand on voit l’inconvenance absolue et néanmoins souvent réjouissante de l’ensemble du roman.

Au final, ça se laisse bien lire avec quelques scènes d’anthologie, mais on comprendra bien que certains puissent abandonner en cours de lecture.

(commentaire récupéré)

mots-clés : #religion

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Re: Donald Ray Pollock

Message par Bédoulène le Sam 8 Avr - 13:42

hésitation à noter ; le message d'accord mais les mises en oeuvre (?)

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Re: Donald Ray Pollock

Message par topocl le Sam 8 Avr - 18:11

Une mort qui en vaut la peine



Le jour où ils  enterrent leur despote de père,  qui les a élevés dans la misère et la crainte dü péché, les trois frères Jewett, réincarnation des Dalton, n'ont d’autre solution que de braquer une banque, comme le héros du seul livre qui a bercé leur enfance. Ils ont si dégourdis qu'ils ramassent moins de dollars qu'ils  n'alignent de cadavres, et bientôt, la rumeur aidant, ils se retrouvent traqués par tous les bien pensants de l'Etat: leur tête est mise à prix.
C'est une assez jubilatoire farandole de gaffes et de déboires qui les attend, sur fond d'hémoglobine, de sexe minable et de merde débordante : Pollock  ne lésine pas.

Le drame cède toujours le pas  à l'humour, et leur destin croise d'autres destins qui tissent peu à peu un portrait pittoresque de Meade, cette petite ville d'Ohio où tous finissent par  se retrouver: les soldats du camp militaire préparant au grand départ (on est en 1917), les prostituées décaties, les artistes ambulants, l'inspecteur des installations sanitaires, et Ells paysan ruiné, chanceux époux d'Eula, qui se demande bien où peut être cette Allemagne...

C'est un peu long à démarrer, on a  le temps de se  dire que ces portraits assemblés feraient autant de nouvelles épatantes, et puis Pollock donne la pleine mesure de son talent : à mi-parcours, tout  se noue, l'intrigue  attrape son lecteur, et on se régale à ce roman d'aventure habile, comique, extravagant.



mots-clés : #aventure #humour

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