Andrès Trapiello

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Andrès Trapiello

Message par Bédoulène le Dim 4 Déc - 13:55

Andrès Trapiello
Né en 1953



Andrés Trapiello, né le 10 juin 1953 (63 ans) à Manzaneda de Torío dans la Province de León, est un écrivain espagnol.

Oeuvres traduites en français :

D’un vaisseau fantôme
Les Cahiers de Justo García
À la mort de Don Quichotte
Les Vies de Cervantès
D’un rêve à l’autre
Les Armes et les Lettres. Littérature et guerre d’Espagne, 1936-1939
Le Club du crime parfait
Heureux comme jamais
Plus jamais ça, Page 1,






Plus Jamais ça



Le choix du roman à plusieurs voix est intéressant puisqu'effectivement chacun y livre sa vérité. Le sujet n'est pas seulement la guerre d'Espagne mais aussi l'Histoire, écrite par des historiens et donc forcément à plusieurs voix (mêmes éléments, évènements mais plusieurs appréhensions ?)

Je reviens à la guerre elle-même, celle-ci est la continuité de la révolution étouffée. La révolution est elle-même une violence, là une violence qui répondait à celle que subissait depuis longtemps le Peuple (paysan, ouvrier..) Les exactions sont montées dans l'horreur et donc inoubliables. Précisons aussi que les meurtres ont continué des années après la fin de la guerre (la loi d'amnistie date de 1977). Je ne pense pas que l'on puisse oublier, ni qu'on le doive, mais la vie s'impose d'elle-même et oblige à des "amendements".

Graciano : La seule terreur que je connaisse, c'est celle qui a mis fin à la vie de mon père. Il n'y a pas besoin d'en savoir plus.  

Et cela, on doit l'admettre, tout comme on doit admettre que pour une marquise de Salamanca la terreur a le visage des checas qui ont violenté son mari ou son fils. En cela, le paysan et la marquise appellent à la même compassion.

La vérité a aussi ses faiblesses, elle n'est pas unique, elle est parfois tronquée, transformée (inconsciemment ou pas)

Graciano a certainement porté le poids toute sa vie de ce qu'il avait dit aux phalangistes : le surnom de son oncle "le Lénine de la Ribera"

Quant au côté familial  je crois qu'il s' illustre assez bien dans les soldats de plomb ; ceux entiers, peints du père et ceux abîmés, mutilés du fils. Pestana est comme eux, la rigidité de son père, ses omissions, ses mensonges ne lui ont pas permis de le comprendre et de se rapprocher de lui.

Les autres membres de la famille ne souhaitent qu'une chose : qu'il se taise, voire qu'il parte.

c'était pour moi une très bonne lecture, (j'ai souvent eu le sentiment que c' était  autobiographique par certains côtés).

"message rapatrié"


mots-clés : #guerredespagne

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