Zeruya Shalev

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Zeruya Shalev

Message par Avadoro le Dim 7 Mai 2017 - 23:13

Zeruya Shalev
Née en 1959





Zeruya Shalev, née en 1959 dans un kibboutz en Galilée, a fait des études bibliques. Ses livres, dont Vie amoureuse, Mari et femme et Thèra sont des best-sellers en Israël et dans de nombreux pays européens. Mariée, mère de trois enfants, elle vit et travaille à Jérusalem.Zeruya Shalev reçoit en 2014 le prix Femina étranger pour son livre Ce qui reste de nos vies.

(Source : Folio)


Oeuvres traduites en français

Romans

2000 : Vie amoureuse
2001 : Mari et femme
2007 : Thèra
2009 : Un petit garçon idéal
2014 : Ce qui reste de nos vies
2017 : Douleur
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Re: Zeruya Shalev

Message par Avadoro le Dim 7 Mai 2017 - 23:59



Douleur

Zeruya Shalev suit le parcours affectif d'Iris, dont le passé est marqué par de graves blessures causées par un attentat-suicide. La "douleur" reste des années plus tard présente dans son corps et dans ses ressentis, alors que la rencontre inattendue d'Ethan, son premier amour, bouleverse complètement un équilibre déjà instable et fragile.

Douleur est un roman qui ne craint pas l'excès dans la représentation d'une intimité. Zeruya Shalev s'empare de sa propre expérience de vie (elle a été victime d'un attentat en 2004) pour saisir, à travers les vides et les espoirs d'Iris, les états d'âme d'une société israélienne confrontée à ses peurs. J'ai été marqué par la puissance dramatique d'une introspection, mais j'ai cependant été déçu par le choix de Zeruya Shalev de multiplier les angles narratifs (notamment avec une intrigue autour de la fille d'Iris), au détriment de la fluidité d'un style expressif.


mots-clés : #terrorisme
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Re: Zeruya Shalev

Message par églantine le Dim 4 Juin 2017 - 14:27

Ce qui reste de nos vies



Je découvre Zeruya Salev à travers ce roman qui reçut en 2014 le Pris Fémina étranger .
Il m'aura fallu plus de temps que prévu pour venir à bout de ce roman fleuve , qui n'en finit pas de s'enrouler autour de lui-même tout en avançant quand même , parce que le mouvement qui nous rapproche de la fin est intrinsèque à la vie .

Et c'est de cela dont elle parle Zeruya Shalev , à travers une dizaine de personnages liés par le sang , ou le hasard des rencontres .
C'est au chevet d'Hemda qui attend dans une semi conscience sa fin prochaine que débute l'histoire .En Israel .
Et commence , à travers un flux de réminiscences pour cette vieille Hemda , une forme d'acceptation ? de résilience ? de réconciliation avec soi et avec les autres ?
Par ce personnage central ,, nous remonterons le cours de l'eau ( à l'image de ce lac qui hanta toute l'enfance de la petite Hemda , mais la poursuivra toute sa vie dans un schéma fortement névrotique associé à un manque , à l'image d'un père aussi , à l'absence d'une mère , à l'incapacité à trouver sa place dans le Kibboutz sans pouvoir trouver pour autant son équilibre ailleurs ...) , nous suivrons le parcours de sa descendance ... Dina ,la sacrifiée sur l'autel maternel et qui avance péniblement à l'aube de sa ménopause en remettant tout en question , Avner , le surprotégé en revanche ,(par voie de conséquence , pour faire équilibre bien-sûr ), avocat des Bédouins ( à travers ce personnage , on appréhendera une facette d'Israel et des blessures sociales de cette terre de violence , la voix politique engagée de ce roman ) , mais aussi l'enfant de Dina , les conjoints respectifs , les rencontres déterminantes pour chacun d'eux dans leur projection , bouffée d'oxygène que de vivre de façon ponctuelle par une forme de procuration et s'ouvrir par cette brèche vers un ailleurs jusque là insoupçonné et peut-être rebondir ( vous savez : "rien n'est gratuit dans la vie , il n'ya pas de hasard !!! Hum hum ....)
Alors oui , bien évidemment chacun s'y retrouvera ....On pourra apprécier un temps la force pugnace de l'auteure à vouloir soulever le voile et nous rendre à nous-mêmes , pauvres mortels englués dans la complexité des relations interpersonnelles , du tissage psycho-générationnel auquel personne n'échappe ...

On pourrait se sentir emporter par des envolées lyriques plutôt bienvenues au départ , mais glissant très rapidement dans l'effet de saturation , tout comme le ton de questionnement existentiel qui éveille le lecteur à ses propres errances et douleurs avec une certaine habileté et finesse psychologique mais qui n'aboutit qu'à une forme totalement indigeste par accumulation , répétitions , scansions stériles .
Malgré ses qualités de clairvoyance , d'esprit d'analyse certain , la forme oppressante de l'écriture plonge le lecteur dans un magma de ruminations s'entrelaçant sur des centaines de pages , et le souffle en apnée , on en ressort lessivés et pas forcément convaincus .

Une sorte de volonté acharnée à vouloir démontrer les conditionnements issus du passé familial , mais aussi de l'histoire ( la grande histoire , celle d'un peuple ), de la force souvent implacable de l'histoire familiale et de la complexité à trouver l'ouverture pour prendre en main sa propre destinée , en se délestant de ce qui nous paralyse ....et toutes ces perspectives vues et revues dont nous abreuvent les méthodes de développement personnelles et certains psychiatres très en vogue ( et qui ont le méritent d'apporter une approche accessible à tous et ainsi d'ouvrir quelques portes malgré tout , qu'ils en soient remercié ) alourdit considérablement l'ensemble de l'oeuvre , n'atteignant pas son lectorat potentiel .

Lecture comme d'habitude hautement subjective . Que j'assume .


mots-clé : #psychologique  #famille

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Re: Zeruya Shalev

Message par Bédoulène le Dim 4 Juin 2017 - 18:57

merci pour ton commentaire qui apparemment n'épargne rien ! Smile à priori le sujet pouvait me plaire.

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