Arturo Pérez-Reverte

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Arturo Pérez-Reverte

Message par simla le Mer 10 Mai - 6:08

Arturo Pérez-Reverte
Né le 25 novembre 1951


Né à Carthagène en Espagne, Arturo Pérez-Reverte est un écrivain, scénariste espagnol et ancien correspondant de guerre.
Diplômé en sciences politiques et en journalisme, il est reporter et correspondant de guerre durant une vingtaine d'années (1973-1994), de Chypre au Liban, en passant par les Malouines, d'abord pour le quotidien Pueblo (pendant douze ans), puis pour la télévision espagnole (TVE) pendant neuf ans. Il a également fondé une revue intitulée Defensa.

Durant sa carrière journalistique, Arturo Pérez-Reverte se spécialise dans la couverture des conflits armés pour la presse écrite, la TVE ou la radio. Il a notamment couvert la guerre de Chypre, diverses phases de la guerre du Liban, la guerre d'Érythrée (pendant laquelle il disparaît pendant plusieurs mois et survit grâce à ses amis guerrilleros), la campagne de 1975 dans le Sahara, la guerre des Malouines, la guerre du Salvador, la guerre du Nicaragua, celle du Tchad, la crise de Libye, les guérillas au Soudan, la guerre du Mozambique, celle d'Angola, le coup d'État de Tunis.
Parmi les derniers conflits qu'il a couverts, on compte la révolution roumaine (1989-1990), la crise et la première Guerre du Golfe (1990-1991), la guerre de Croatie (1991), et la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1994). Son roman Territorio comanche (1994) est un témoignage sur son expérience de journaliste à Sarajevo pendant ce dernier conflit et une réflexion sur l'éthique de la presse.

Depuis 1991, il tient une page d'opinion dans le magazine XLSemanal, un supplément du groupe Correo distribué dans 25 journaux espagnols et devenu une des sections les plus lues de la presse espagnole avec plus de 4 millions et demi de lecteurs.
Le 1er septembre 2014, dans un article intitulé « C’est la guerre sainte, bande d’idiots ! », il affirme la nécessité pour l'Europe de se ressaisir de sa lâcheté face au djihad musulman et de reconnaître qu'elle est dès à présent en état de guerre avec l'islam.

Arturo Pérez-Reverte a commencé sa carrière d'écrivain en 1986. Il se consacre aujourd'hui exclusivement à la littérature. Il est membre de l'Académie royale espagnole depuis le 12 juin 2003.
Dans une œuvre à mi-chemin entre policier et roman historique, à la fois enlevée et très érudite, Arturo Pérez-Reverte évoque aussi bien la restauration des peintures du Moyen Âge, les subtilités du jeu d'échecs (Le Tableau du maître flamand, Grand prix de littérature policière 1993) que la genèse des romans d’Alexandre Dumas (Club Dumas).
Nombre de ses titres deviennent des best-sellers. Il est traduit en 34 langues.

Fin 1996 paraît la série des Aventures du capitaine Alatriste. Le héros est un personnage qui combine des caractéristiques de D'Artagnan, de Pardaillan et du Capitaine Blood. Alatriste incarne un capitaine espagnol des Tercios de Flandres. Figure humaine aux grandes vertus et aux nombreux travers, il évolue dans une évocation minutieuse du xviie siècle, entouré de personnages historiques et protagonistes des plus grands exploits de cette époque. Sa rigueur historique n'exclut pas les clins d’œil amicaux. Ainsi son ami français, le journaliste et écrivain Etienne de Montety apparait-il dans El sol de Breda (Le Soleil de Breda) comme un spécialiste de la peinture de Vélasquez. Pérez-Reverte lui a aussi dédié son récit Un Dia de colera traitant de l'insurrection des Espagnols contre les troupes napoléoniennes.

Arturo Pérez-Reverte se souvient d'ailleurs de son héros Alatriste, lors de son discours d'intronisation à l'Académie royale espagnole intitulé « La Parole d'un brave du xviie siècle ».
L’auteur a également reçu le Prix Jean-Monnet de littérature européenne du département de Charente en 1997 pour La Peau du tambour.
Il a aussi collaboré en tant que scénariste aux films Territoire Comanche (1997) et Gitano (2000).

Ouvrages traduits en français :

Les Aventures du capitaine Alatriste
1 : Le capitaine Alatriste (1996)
2 : Les bûchers de Bocanegra (1997)
3 : Le Soleil de Bréda (1998)
4 : L'or du roi (2000)
5 : Le Gentilhomme au pourpoint jaune (2003)
6 : Corsaires du Levant (2006)
7 : Le pont des assassins (2011)

Autres romans
1986 : Le Hussard
1988 : Le maître d'escrime
1990 : Le tableau du maître flamand (Grand prix de littérature policière 1993)
1993 : Le Club Dumas
1995 : La peau du tambour
2000 : Le cimetière des bateaux sans noms
2002 : La Reine du sud
2006 : Le peintre de batailles
2007 : Un jour de colère
2010 : Cadix, ou la diagonale du fou
2012 : Le Tango de la vieille garde
2013 : La patience du franc-tireur
2015 : Deux hommes de bien
avatar
simla

Messages : 49
Date d'inscription : 23/12/2016

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Arturo Pérez-Reverte

Message par Tristram le Mer 10 Mai - 13:08

Merci Simla pour cette ouverture de fil, car cet auteur que j'ai partiellement lu me laisse une délectable impression, doucement mélancolique (Alatriste tire aussi son personnage de don Quichotte, non ?) Et puis il s'y trouve de jolis aperçus sur l'intertextualité :

« La vie est une aventure incertaine dans un paysage diffus aux limites en perpétuel mouvement, où les frontières sont toutes artificielles ; où tout peut s’achever et recommencer à chaque instant, ou prendre fin subitement, comme un coup de hache inattendu, à tout jamais. Où la seule réalité absolue, compacte, indiscutable et définitive est la mort. Où nous ne sommes qu’un petit éclair entre deux nuits éternelles, princesse, où nous n’avons que bien peu de temps. […]
La vie est une suite de faits qui s’enchaînent les uns aux autres, parfois sans intervention de la volonté… »
Arturo Pérez-Reverte, « Le Tableau du Maître flamand » , XV

« …] il n’existe jamais de contours parfaitement nets en littérature : tout s’appuie sur quelque chose d’autre, et les choses se superposent les unes aux autres, finissant par constituer un complexe jeu intertextuel basé sur des effets de miroir et de poupées russes, au point qu’établir un fait précis, une paternité concrète, entraîne des risques […] Pour ma part, je sais seulement que je ne sais rien. Et quand je veux savoir, je cherche dans les livres, eux à qui la mémoire ne fait jamais défaut. »
Arturo Pérez-Reverte, « Le Club Dumas », V, « Remember »
« ‒ Les voici ‒ Je fis un geste qui embrassait toute la bibliothèque. On les croirait tranquilles et silencieux, mais ils se parlent entre eux, même si on pourrait croire qu’ils s’ignorent… Ils se servent des auteurs pour communiquer les uns avec les autres, comme l’œuf se sert de la poule pour produire un autre œuf. »
Arturo Pérez-Reverte, « Le Club Dumas », XV

« Il n’y a pas de livres qu’on puisse séparer des autres. »
Arturo Pérez-Reverte, « Le Cimetière des bateaux sans nom », IV
avatar
Tristram

Messages : 1493
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 61
Localisation : Guyane

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Arturo Perez Reverte

Message par simla le Jeu 11 Mai - 6:25


La reine du sud

Un roman tiré d'une histoire vraie, dont l'héroïne, Tereza Mendoza, "la Mexicaine",  est absolument  politiquement  incorrecte, puisqu'il s'agit d'une femme qui, après bien des péripéties, devient la Reine du Sud (de la Méditerranée) en transportant des quantités de drogue d'un continent à l'autre,  évidemment, elle se contente de jouer les passeurs et n'achète ni ne vend les stupéfiants, l'honneur est (presque) sauf  Wink


Teresa Mendoza, initialement,  n’est que la compagne d’un passeur de drogue le Guêro Davila, un as de l’aviation. Son destin bascule le jour ou celui-ci  est abattu, car il a trahi ses chefs. Une règle implacable veut que tous les proches du traître soient tués. Teresa est donc la future victime.

Un carnet laissé par Davila est sa seule chance de survie à condition qu’elle ne sache rien de son contenu. Teresa réussit à convaincre son parrain don Epifanio Vargas, mafioso reconverti dans la politique, de son ignorance et échange le carnet contre sa propre vie. Aidée par Vargas, elle s’enfuit en Espagne et échoue à Melilla, enclave espagnole au Maroc, et siège de tous les trafics.

À partir de là commence une autre vie, ou plutôt d’autres vies pour Teresa la fugitive. Elle parviendra donc à devenir une richissime femme d'affaires grâce à des rencontres, à son don en mathématiques (ça aide dans ce milieu) et surtout à sa propension à saisir la balle au bond.

Arturo Perez Reverde avec le talent qu'on lui connait parvient à nous émouvoir, à nous rendre sympathique cette femme énigmatique, courageuse, intelligente  (il faut l'être pour survivre dans ce milieu surtout en étant une femme).

Le roman est construit sous la forme d'une enquête que mène l'auteur, rencontres avec des avocats, des policiers, des juges qui ont connu Tereza d'un côté, et la narration romancée de la vie de cette femme de l'autre...habilement fait comme toujours, un vrai roman d'aventures chez les mafieux en quelque sorte.  Shocked


Douze années s’étaient écoulées depuis cette après-midi ou Teresa Mendoza s’était mise à courir dans la ville de Culiacàn. Ce jour-là, début du long voyage aller-retour, le monde raisonnable qu’elle croyait avoir construit à l’ombre du Guero Dàvila s’était écroulé autour d’elle - elle avait pu entendre le crépitement des morceaux qui s’éparpillaient-, et elle s’était vue soudain en danger et perdue. Elle avait laissé le téléphone pour parcourir l’appartement en tous sens, ouvrant les tiroirs à tâtons, aveuglée par la panique, cherchant un sac pour y fourrer quelques effets indispensables avant de s’enfuir. Elle voulait pleurer son homme, ou crier jusqu’à s’en arracher la gorge ; mais la terreur qui l’assaillait par vagues comme des volées de coups paralysait ses gestes et ses sentiments. C’était comme si elle avait mangé  un champignon de Huautla ou fumé de l’herbe très forte, douloureuse,qui l’avait mise dans un corps étranger au sien sur lequel elle n’avait aucun contrôle. Et c’est dans cet état qu’après avoir passé en hâte, maladroitement, un  jean, un chemisier, des souliers, elle avait descendu l’escalier en vacillant, encore mouillée sous ses vêtements, les cheveux humides, avec un petit sac de voyage contenant le peu de choses qu’elle avait réussi à y glisser, froissées et en vrac… Ils iront tout de suite à la maison, l’avait prévenue le Guero. Ils iront voir ce qu’ils peuvent y trouver. Et il vaut mieEt il vaut mieux qu’ils ne t’y trouvent  pas.
Elle s’arrêta dans la rue, indécise, précaution instinctive de la proie qui flaire la présence toute proche du chasseur et de ses chiens. Face à elle s’étendait la complexe topographie urbaine d’un territoire hostile. Colonie Las Quintas : larges avenues, maisons discrètes et confortables avec bougainvillées et belles voitures garées devant. Et voilà que soudain la pharmacienne d’en face, l’employé de l’épicerie ou elle avait fait ses achats au cours des deux dernières années… lui semblaient dangereux, à l’affût. Elle n’aurait plus d’amis, avait conclu le Guero avec ce rire indolent, que parfois elle adorait et d’autres détestait de toute son âme. Le jour où le téléphone sonnera et où tu te mettras à courir, tu seras seule, ma belle. Et je ne pourrai pas t’aider.


Aucun de ceux qui avaient connu Teresa Mendoza la Mexicaine, pas même elle, ne pouvait imaginer qu’elle deviendrait un jour La Reine du Sud, à la tête de la plus grande entreprise maritime de transport de stupéfiants de toute la Méditerranée. C’est l’histoire de son ascension que relate Pérez- Reverte avec l’efficacité et le talent qu’on lui connaît.

Teresa Mendoza, au départ n’est que la compagne d’un passeur de drogue le Guêro Davila, un as de l’aviation. Son destin bascule le jour ou celui-ci  est abattu, car il a trahi ses chefs. Une règle implacable veut que tous les proches du traître soient tués. Teresa est donc la future victime. Un carnet laissé par Davila est sa seule chance de survie à condition qu’elle ne sache rien de son contenu. Teresa réussit à convaincre son parrain don Epifanio Vargas, mafioso reconverti dans la politique, de son ignorance et échange le carnet contre sa propre vie. Aidée par Vargas, elle s’enfuit en Espagne et échoue à Melilla, enclave espagnole au Maroc, et siège de tous les trafics. À partir de là commence une autre vie, ou plutôt d’autres vies pour Teresa la fugitive.

Grâce  à son intelligence, son don pour les chiffres, sa capacité à saisir les opportunités que lui offrent des rencontres décisives, elle devient cette femme d’affaires richissime et secrète, surnommée la Reine du sud, qui à la fin, va retourner au Mexique solder une vieille vengeance.



mots-clés : #aventure #criminalite
avatar
simla

Messages : 49
Date d'inscription : 23/12/2016

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Arturo Perez Reverte

Message par simla le Jeu 11 Mai - 7:00


Cadix, ou la diagonale du fou

"Cadix, 1811. Joseph Bonaparte est sur le trône d'Espagne et le pays lutte contre l'occupation des armées napoléoniennes. Mais dans la ville la plus libérale d'Europe, les batailles sont d'une autre nature.Des jeunes filles y sont  brutalement assassinées à coups de fouet, à l'endroit exact où tombent les bombes françaises. Ces meurtres tracent sur la cité une carte sinistre, un échiquier sur lequel la main d'un joueur invisible semble déplacer ses pions selon les lignes de tir, la direction des vents ou de savants calculs de probabilités, scellant le destin des personnages : un policier brutal et corrompu, l'héritière d'une importante compagnie de commerce maritime, un corsaire prêt à risquer sa vie par amour, un taxidermiste misanthrope et un excentrique artilleur français."

Quel roman ! Je viens de le terminer (hélas)....on est complètement pris dans l'histoire, c'est toujours aussi bien écrit, les personnages très bien campés, et toujours, du moins dans les trois romans de Arturo Perez Reverde que j'ai lus, des hommes très virils mais avec une part de vulnérabilité...envers les femmes bien entendu, une femme de caractère qui domine la plupart du temps la situation.

Lolita, qui gère d'une main de fer sa compagnie maritime,se sent attirée par le corsaire qu'elle a pris au service de sa compagnie, Pepe Lobo, un marin expérimenté et séduisant.....et tous les autres personnages décrits ci-dessus interviennent au fil des chapitres....un récit captivant, très bien documenté.

On a du mal à lâcher ce roman....j'aime toutes ces descriptions assez techniques ou pas....assez longues...et en opposition des dialogues relativement courts, aucun mot inutile.

Evidemment, j'aurais préféré une autre fin..mais j'ai adoré, quel écrivain bravo  

(commentaire récupéré)

Depuis que tout a commencé, Cadix n'est plus pour Rogelio Rizon le terrain familier, le domaine connu sur lequel il s'est toujours déplacé avec aisance, impunité et cynisme. La ville s'est transformée en un échiquier hostile, plein de cases étranges, d'angles ténébreux jusque-là inconnus. Un casse-tête fait de traits géométriques dont il n'a pas la clef, avec une multitude de pièces insoupçonnées qui défilent sous ses yeux comme un défi ou une insulte. Quatre pièces perdues, jusqu'à maintenant. Et pas un seul indice. Cela signifie une gifle qui se répète chaque jour, tandis que le temps passe et qu'il continue à rester cloué sur place, perplexe. Dans l'attente d'un éclair de lucidité, d'un signal, d'une vision du jeu qui n'arrivent jamais. Qu'il ne voit jamais.


mots-clés : #historique
avatar
simla

Messages : 49
Date d'inscription : 23/12/2016

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Arturo Perez Reverte

Message par simla le Ven 12 Mai - 6:38



Le Hussard

Premier roman d'Arturo Perez Reverde....et bien heureusement que je n'ai pas commencé par celui-ci, sinon je n'aurais peut-être pas poursuivi avec cet auteur.

L'Andalousie en 1808, guerre napoléonienne Français-Espagnols....la confrontation de jeunes officiers du corps des Hussards pour qui c'est le baptême du feu....tout juste sortis de l'école Militaire... avec la dure réalité du terrain.....leurs rêves de gloire vont s'effondrer tout comme leurs chevaux, leurs camarades...dans un torrent de sang, de boue...

Et la gloire. Merde à la gloire, merde au monde entier, merde à l'escadron..........Ils pouvaient bien tous la garder pour eux, leur maudite gloire, leurs drapeaux, leurs cris de "Vive l'Empereur"......  

Nous livrons une guerre étrange qui ne figure pas dans les livres que nous avons étudiés à l’École militaire. Tu te rappelles notre conversation de cette nuit ? Il est difficile de renoncer à des guerres loyales, contre des ennemis parfaitement identifiables et bien alignés en face de nous.
— Des guerres propres, résuma Bourmont.
— Oui. Des guerres propres, où les curés ne battent pas la campagne avec leur soutane retroussée et un tromblon à l’épaule, où les vieilles n’arrosent pas nos soldats d’huile bouillante. Où les puits contiennent de l’eau et non des cadavres de camarades assassinés.
— Tu demandes beaucoup, Frédéric.
— Pourquoi ?
— Parce qu’à la guerre, on hait. Et c’est la haine qui motive les hommes.



Bref, un réquisitoire contre l'absurdité de la guerre et son horreur...

Mais, ça n'a pas suffit pour que j'accroche...je trouve qu'il n'y a pas d'émotion...  Neutral

(commentaire récupéré)

mots-clés : #guerre #historique #xixesiecle
avatar
simla

Messages : 49
Date d'inscription : 23/12/2016

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Arturo Perez Reverte

Message par simla le Ven 12 Mai - 6:57


Le tango de la vieille garde

Des trois romans de Reverde que j'ai lus, c'est celui que j'ai le moins aimé.

Il y a même parfois des moments, au début, où je me demandais si c'était lui qui l'avait écrit !

Cette histoire quelque peu abracadabrantesque, du moins le seconde partie liée aux échecs..(le jeu) même si elle est truffée d'infos intéressantes, m'a parue farfelue..et peu vraisemblable.

Je n'ai pas adhéré un seul instant aux personnages, un gigolo charmeur et voyou, une femme riche, oisive et quelque peu perverse....le tout sublimé par la richesse déployée à chaque page ou presque, palaces, bijoux, vêtements de prix et de marque...quelques touches de ci-de-là sur la situation politique d'une époque pour corser un peu le vide du sujet....

Dans les romans que j'ai lus de cet auteur, toujours des femmes sublimes, froides, manipulatrices, énigmatiques......et, au fond, peu sympathiques.

C'est pas mal, ça se lit, mais sans plus... Wink

(commentaire récupéré)

Soudain, au rythme de la musique, l'homme fit un écart suivi d'un arrêt brutal, solennel, accompagné d'un coup de talon particulièrement provoquant. Nullement déconcerté par cette figure qu'elle semblait avoir anticipée depuis longtemps, la femme tourna autour de lui, frôlant son corps d'un côté puis de l'autre en s'abandonnant, comme vaincue. Avec une soumission de femelle obéissante que Max trouva quasi pornographique.
(...)
Qu'était d'autre le tango dansé ainsi, sinon soumission de la femme ? se dit-il, effrayé de ce qu'il pensait ; surpris de ne pas être arrivé à cette conclusion, malgré tant de danses, tant de tangos et tant d'enlacements. Qu'était-il d'autre, dansé à la façon de jadis, loin des salons et de l'étiquette, sinon abandon absolu et complice ? Un retour de vieux instincts, de désirs rituels brûlants, de promesses charnelles durant quelques instants fugaces de musique et de séduction. Le tango de la Vieille Garde.
avatar
simla

Messages : 49
Date d'inscription : 23/12/2016

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Arturo Perez Reverte

Message par simla le Ven 12 Mai - 7:18


Le cimetière des bateaux sans nom

J'ai beaucoup aimé ce roman, de l'aventure, de l'amour, de l'histoire....très bien documenté, un héros romantique, Coy, marin en panne de bateau, amoureux d'une  belle femme blonde, Tanger, criblée de taches de rousseur, froide et calculatrice...qui partent à la recherche d'un brigantin englouti depuis deux siècles qui détiendrait un trésor caché...

Des rivaux dangereux sont sur le coup.....un suspens bien orchestré. affraid

Beaucoup de termes techniques bateau, évidemment les voileux seront ravis, ainsi que tous les amateurs de jazz, une des passions de l'auteur avec la navigation dont il parle si bien.

Si on n'aime pas les longues descriptions, les explications techniques, mieux vaut éviter mais ce serait dommage   Wink
(commentaire récupéré)

"Il existe ainsi, depuis des milliers d'années, depuis avant même que les barques aux flancs ronds ne se lancent sur Troie, des hommes qui ont des plis autour de la bouche et des coeurs pluvieux de novembre – de ceux que leur nature décide tôt ou tard à regarder avec intérêt le trou noir d'un canon de pistolet – pour qui la mer signifie une solution et qui devinent toujours quand vient l'heure d'embarquer".



mots-clés : #aventure
avatar
simla

Messages : 49
Date d'inscription : 23/12/2016

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Arturo Pérez-Reverte

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Écrivains de la péninsule Ibérique

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum