István Örkény

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István Örkény

Message par tom léo le Sam 1 Juil - 17:19

István Örkény
1912 - 1979



István Örkény (Budapest, 5 avril 1912 – Budapest, 24 juin 1979) est un écrivain et dramaturge hongrois. Il est issu d’une famille de la bourgeoisie juive plutôt aisée. En 1930, il obtient son baccalauréat au lycée Piariste de Budapest, puis intègre l'université polytechnique où il se destine à une carrière d’ingénieur chimiste. En 1932, il se spécialise dans la pharmacologie dont il est diplômé en 1934.

En 1937, il entre en contact avec le cercle littéraire Szép Szó (« joli mot »), puis voyage à Londres et à Paris où il vit de petits travaux. 1940 est l’année de son retour à Budapest, où il termine l’Institut polytechnique et reçoit son diplôme d'Ingénieur chimiste en 1941.

Il est déporté durant la Seconde Guerre mondiale dans un camp de travail puis fait prisonnier dans la région du Donbass. Il n’est libéré qu’en 1946.

À partir de 1954 il donne des cours à l’Académie des Belles Lettres, entre 1958 et 1963 sa participation active à la Révolution hongroise de 1956 lui vaut d’être soumis à la censure – à cette époque il travaille comme pharmacien à l’usine pharmacologique.

Dans les années 1950, il rencontre Zsuzsa Radnóti avec qui il se marie en 1965.

OEUVRE:
Örkény est un excellent représentant du drame absurde hongrois. Ses écrits, emprunts d’humour grotesque, nous présentent des héros ni vraiment bons ni foncièrement mauvais. Ses tragédies s’orientent parfois vers le tragique et ses personnages réagissent de façon très diverse aux événements qui se présentent.

Son premier récit, intitulé Tengertánc (La danse de la mer), sort en 1937 dans la cercle littéraire Szép Szó. Après la guerre, en 1947, il publie Lágerek népe (Le peuple des camps), il y raconte ses années de captivité dans le camp de travail. À cette époque il commence également un roman, qui ne restera qu’au stade de projet. En 1952 publie le récit Lila tinta que la politique culturelle de l’époque accueille avec beaucoup d’antipathie. Suite à 1956, il n’est ré-autorisé à écrire qu’en 1963, année où il publie Macskajáték (Jeu de chat).

Le style novateur des Egyperces novellák (Les nouvelles d’une minute) voit le jour en 1967. Ces nouvelles si extraordinairement courtes constituèrent une nouveauté, non seulement en Hongrie mais également dans la littérature mondiale. Courtes, compactes, philosophiques ou bien grotesques, elle montrent que des événements ordinaires peuvent s’avérer extraordinaires s’ils sont placés dans un autre contexte. Örkény aura passé sa vie sur ce chef-d’œuvre, ajoutant un nouveau morceau à chaque nouvelle édition des Nouvelles d’une seconde.

À partir de 1971 il commence la rédaction de l’œuvre de sa vie, Időrendben (Dans l’ordre du temps).

De 1951 à 1953 il travaille comme dramaturge pour le Théâtre de l’Armée du Peuple hongrois. Son œuvre intitulée Tóték (La famille Tót) rencontre un incroyable succès.

Bibliographie :

Oeuvres dans la langue d'origine:
BIBLIOGRAPHIE :
Tengertánc (elbeszélések, 1941)
Amíg idejutottunk (vallomás, 1946)
Hajnali pisztolylövés (elbeszélés, 1947)
Lágerek népe (szociográfia, 1947)
Budai böjt (elbeszélések, 1948)
A borék (vígjáték, 1948)
Idegen föld (elbeszélések, 1948)
Voronyezs (színmű, 1948)
Házastársak (regény, 1951)
Koránkelő emberek (riportok és elbeszélések, 1952)
Négy vidám jelenet (1953)
Hiszek a szabadságban (1954)
Hóviharban (válogatott elbeszélések, 1954)
Ezüstpisztráng (elbeszélések, 1956)
Nehéz napok (regény, 1957)
Macskajáték (1963)
Jeruzsálem hercegnője (elbeszélések, 1966)
Nászutasok a légypapíron (elbeszélések, 1967)
Egyperces novellák (1968)
Időrendben (válogatott elbeszélések, 1971)
Időrendben (színművek, 1972)
Időrendben (arcképek, korképek, 1973)
Glória, Macskajáték, Tóték (3 kisregény, 1974)
Vérrokonok (dráma, 1975)
Meddig él egy fa? (elbeszélések, 1976)
„Rózsakiállítás” (regény, 1977)
Az utolsó vonat (elbeszélések, 1977)
Kulcskeresők (színmű, 1977)
Élőszóval (drámák, 1978)
Négykezes regény tanulságos története (regény, 1979)
Forgatókönyv (tragédia, 1979)
Novellák (1–2. k., 1980)
Párbeszéd a groteszkről (1981)
Kisregények (1981)
Babik (kisregény, 1982)
Drámák (1-3. k., 1982)
Önéletrajzok töredékekben. Befejezetlen regények (1983)
Pisti a vérzivatarban (groteszk játék, Szolnok, 1983)
Egyperces novellák (1984)
Lágerek népe (1984)
Visszanézve. Arcképek, korképek (1985)
Négyeskönyv (1987)
Búcsú (1989)
Egyperces novellák (1991)
Válogatott egyperces novellák (2004)

En Français
La Famille Tot, 1968
Minimythes, 1970, textes choisis
Chat ! Tragi-comédie en deux parties, 1974, adapté du hongrois par Vercors
Vertige, 1980, nouvelle
Soeur Gloria, 1983
Le dernier noyau de griottes, 1991, nouvelle
Minimythes, textes choisis
Les Boîtes
Floralies
Le chat et la souris
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Re: István Örkény

Message par tom léo le Sam 1 Juil - 17:25



Les boites


Originale :  Tóték (Hongrois, 1967)

CONTENU :
4ème de couverture a écrit:L'arrivée d'un commandant insomniaque dans la famille Töt sème la zizanie et transforme leur vie paisible en véritable enfer ! Leur fils au front, les parents espèrent améliorer son sort en accueillant dignement son supérieur hiérarchique Varro. Les Töt se plient dès lors à toutes les lubies de ce militaire excentrique. Quiproquos et situations totalement loufoques s'enchaînent dans une comédie acide à l'humour décalé. Sous ses dehors de farce villageoise, Les Boîtes est une petite merveille satirique dont les accents absurdes font écho aux horreurs insensées de la seconde guerre mondiale.

Perché sur les hauteurs des montagnes hongroises, le village de Mátraszentanna est un havre de paix – le lieu de repos idéal pour le commandant Varró. Celui-ci débarque chez les Töt, recommandé par le fils de la famille, resté au front, qui souhaite s’attirer par là les bonnes grâces de son supérieur hiérarchique. Très vite les mœurs excentriques de ce commandant insomniaque vont mettre sans dessus dessous le quotidien bien réglé des Töt, qui acceptent toutes ses lubies avec une abnégation de plus en plus intenable… Ne supportant pas de rester inactif, le militaire s’enthousiasme pour la fabrication de boîtes en carton. Cette production finit par envahir les nuits de toute la famille, dans un absurde semblant d’activité...

Cambourakis

REMARQUES :
Comment lire un tel délire d'actions insensées sans être poussé vers la frontière intérieure qui dit que cela devient tout simplement trop grotesque ? La famille Töt va si loin dans leur souci de donner bonne impression au commandant de leur fils (ou frère), qu'ils sont capable d'oublier toute dignité. Et comme chez certains satires, le lecteur pourrait trouver ces comportements trop invraisemblables, trop exagérées. Soit  (et c'est vrai) !

Mais néanmoinson on pourrait y voir aussi le décalage entre l'horreur du front, et les ravages faites dans le caractère du commandant, ou les priorités données dans l'accueil qui veut par exemple d'abord offrir une atmosphère  « sans odeurs puants » (des cabinets du jardin...) pour ne pas inopportuner le nez (« une question de vie ou de mort!) de celui qui pourra éventuellement décider du sort de Gyula. Et si jamais on trouve une lourdeur dans l'accumulation des renoncements (on devrait se faire un image du pauvre père de famille, normalement si digne comme pompier aimé et courageux du village, et qui est transformé selon les volontés du commandant dans un jouet malléable...), un petit message du front (déjà assez au début du livre), jeté par un agent de poste soucieux de ne pas apporter des mauvaises nouvelles, nous fait s 'arrêter et nous coupe le souffle : «Gyula est (déjà tombé au champ de l'honneur... »

Ce livre fut aussi adapté au théatre (en France même encore récemment) et connu un très grand succès.

Quelle écriture grinçante ! Les plus grandes impossibilités sont présentées avec un air de naturel, comme si toute autre chose serait anormal. Pour des amateurs du genre un délice !


mots-clés : #humour
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Re: István Örkény

Message par tom léo le Mar 25 Juil - 22:15



Soeur Gloria


Originale : Gloria (Hongrois, 1972), traduit vers le Français par Jean-Michel Kalmbach

CONTENU :
La Hongrie jeune et communiste dissout vers 1950 radicalement les monastères er renvoient les sœurs religieuses dans la vie laïque tout en s'appropriant des bâtiments. C'est ainsi que Soeur Gloria, maintenant à nouveau Ilona, 25 ans, retourne après une dizaine d'années recluses dans sa famille. Mais elle n'y appartient plus totalement, n'appartient ni ici, ni là-bas. Dans son innocence certaine elle ne semble pas faite pour ce monde où on la laisse un peu à coté, comme demeurée ou éventuellement on l'ignore avec ses opinions. Elle quitte sa famille et trouve du travail en ville (Budapest). Mais on use sa générosité, l'accuse même de vol. C'est un peu par hasard que son chemin continue et qu'elle réaprend la vie en contact avec des réalités différentes... Où est-ce qu'elle va aboutir ?

REMARQUES :
Il s'agit d'un bien court roman d'à peine cent pages en quatorze chapitres. On y trouve pas une absurdité ironisant sur le sort de la petite religieuse perdue ; Donc ? Ce n'est pas une attitude d'une mauvais pitié avec Gloria, même si elle est décrite après ses années dans une monastère comme un vrai agneau, ne comprenant pas toujours bien les machinations des autres, ou les prenant comme à prendre. Elle voit toujours et avant tout le bien et interprète les actions des autres d'abord à leur avantage. Est-ce qu'elle doit peu à peu réapprendre en contact avec le monde une certaine prudence, attention voir même une distance, une attitude sceptique ? Nous l'accompagnerons dans ce processus de retour dans le monde, raconté dans une narration dans la première personne.

Est-ce que le contexte nous semble grotesque ? Quoi, dans le XXième siècle on a juste comme ça dissout des monastères et obligé des sœurs de retourner vivre dans une façon non-choisie ? Mais voilà, cela a existé. Et celui qui aimerait avoir un autre regard sur cette réalité, un regard encore plus authentiquement spirituel et historique soit averti du journal impressionnant de Monika Timar : clic  ou sa  correspondance : clic   . A l'époque j'ai lu ces livres avec très grand intérêt.

Bien sûr qu'Örkeny écrit comme connaisseur du regime de l'époque. Il sait à quel point on a essayé de mettre des opposants de différents bords dans des boîtes et sous contrôle. Dans un registre autre on l'a fait avec lui (voir Biographie). Même s'il n'a pas connu Monika Timar, ce récit se révèle plein de tact envers des question aussi bien matérielles que spirituelles, mais aussi de temps en temps d'humour grâce aux frottements entre l'innocence de Gloria avec le monde.

Son style et le ton de ce livre me donne pleinement envie de le découvrir dans ses œuvres plus essentielles...


mots-clés : #initiatique #regimeautoritaire
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Re: István Örkény

Message par bix_229 le Mar 25 Juil - 22:31



LE CHAT ET LA SOURIS. - Cambourakis

Sur la photo, elles ont seize ou dix sept ans les sœurs Szkalla, en robe vaporeuse de tulle.
Un demi siècle a passé et la photo,  déjà surexposée au départ -en 1918 ou 1919- a jauni au point que leurs visages sont à peine discernables.

Elles aussi ont vieilli les deux sœurs. Mais elles sont toujours en relation suivie au téléphone
ou par courrier.
Erzsi, Mme Orban est veuve est elle vit à la ville, et -contre son gré- dans un appartement communautaire. Ce qui laisse à penser que le régime communiste continue à sévir.
Giza, sa sœur, vit en Autriche, avec sa fille, son gendre et leurs deux enfants.
Erzsi est ingambe et c'est son avantage principal sur sa sœur, clouée sur un fauteuil d'infirme.
L'avantage de Giza est douteux, mais elle vit à Garmisch-Partenkirchen, en Bavière. Au mieux, en démocratie, au pire en exil. Selon l'angle qu'elle met en avant.

Les deux sœurs s'aiment beaucoup et elles insistent beaucoup pour se le prouver.
Même si leurs propos claquent comme des coups de feu.
L'essentiel de leur vie est désormais derrière elles. Et elles passent leur temps à se chamailler en remâchant des querelles et des souvenirs dévalués et hors d'atteinte.
Que pourraient-elles faire d'autre, à leur âge et dans leur situation ?

Garmisch-Partenkirchen  {Giza à Erzsi]

"Tu avais raison, Erzsi ! Pardonne-moi !
J'avoue que la jalousie a joué un certain rôle dans mon inquiétude. Non parce que je suis infirme alors que toi tu es toujours  en mouvement, pleine de vie...
Je crois que si nous nous aimons tant, c'est parce que nous avons toujours quelque chose à nous envier."
P. 21

Mais ne voilà t-il pas que Mme Orban tombe amoureuse d'un vieux chanteur d' opéra qu'elle connaît depuis toujours.
L'homme est vulgaire, goinfre, mais l'amour est aveugle et sans âge. Croit-elle.
Et le ton devient âpre entre les deux sœurs et les échanges en rafale.

Risibles amours. Séniles querelles. Les deux sœurs finissent pourtant par tomber dans les bras l'une de l'autre dans une fin grand-guignolesque et ridicule.

Il faut dire que l'auteur n' est pas tendre avec ses personnages.
Les dialogues sont brefs, incisifs, cruels et comiques bien entendu !

LA PHOTO
"Ce que représente cette photographie surexposée et la date où elle fut prise ne peuvent être que l'objet de conjectures.
Ce qui est sûr, c'est qu' on y voit les deux filles Szkalla, en robe vaporeuse de tulle, les cheveux au vent, en train de dévaler une colline en riant et en faisant des signes.
Mais vers qui ou vers quoi couraient et pourquoi se réjouissaient-elles ?
Cela demeure une énigme.
P. 137

Peut être pourra t-on lui reprocher d'être  un tantinet trop expéditif.
Mais Orkeny choisit le grotesque et l'absurde. Et c'est son choix.

Récupéré


mots-clés : #famille
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Re: István Örkény

Message par tom léo le Mer 9 Aoû - 22:08



Minimythes


Originale : Egyperces novellák (Hongrois, 1968, 1984, 1992)

Wikipedia a écrit:Le style novateur des Egyperces novellák (Les nouvelles d’une minute) voit le jour en 1967. Ces nouvelles si extraordinairement courtes constituèrent une nouveauté, non seulement en Hongrie mais également dans la littérature mondiale. Courtes, compactes, philosophiques ou bien grotesques, elle montrent que des événements ordinaires peuvent s’avérer extraordinaires s’ils sont placés dans un autre contexte. Örkény aura passé sa vie sur ce chef-d’œuvre, ajoutant un nouveau morceau à chaque nouvelle édition des Nouvelles d’une seconde.

Malgré ma présentation d'Örkeny par deux autres œuvres, il me semble que le vrai grand chef d'oeuvre est à chercher ici, dans les minimythes, ces nouvelles d'une minute. Aussi c'est cet œuvre qui me fût spécialement recommandé par des amis hongrois. Par nature il s'agit – selon mes connaissances – dans nos langues de « choix, séléctions de ces nouvelles, en réalité (en hongrois) elles sont beaucoup plus nombreuses. J'ai lu d'un chiffre de 400 qui ont été, apparemment, éditées peu à peu à travers les années en trois éditions. L'ensemble fait plus de 500 pages dans la langue d'origine.
De par sa composition la lecture peut, et probablement devrait, se faire par petites tranches, par petits bouts. Donc idéal pour intercaler dans une pause d'une minute etc...

C'est inhérent à un tel livre que ce ne sont pas toutes les mini nouvelles qui nous parlent pareillement : avec certaines j'avais une réaction immédiates, de rire ou de réflexion. D'autres, je n'ai pas pu les « percer ». D'accord, Örkeny parle dans la préface, l'introduction du fait qu'un non-sens absolu ressenti serait la faute de son écriture et pas du lecteur. Réconfortant, mais probablement il nous faut accepter que surtout ce genre proche de l'absurde, du grotesque peu des fois nous rester étranger ? Mais combien de fois il y avait des bonnes surprises !

De loin, ces travaux d'Örkeny me rappelaient un peu certains morceaux de Kafka ou par exemple des « Histoires de Monsieur Keuner » de Bert Brecht.

A découvrir, surtout pour les amateurs de l'absurde, du grotesque, voir du fantastique !

Récommandation !


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Re: István Örkény

Message par Tristram le Jeu 10 Aoû - 0:27

Pas pu résister à l'idée de nouvelles d’une minute (LAL)
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Re: István Örkény

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