Sergueï Dovlatov

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Sergueï Dovlatov

Message par tom léo le Lun 24 Juil - 22:00

Sergueï Dovlatov
1941 - 1990




Sergueï Donatovitch Dovlatov (en russe : Серге́й Дона́тович Довла́тов) est né le 3 septembre 1941 à Oufa en république de Bachkirie (URSS), car sa famille avait été évacuée de Léningrad pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa mère est arménienne et son père juif. Après 1945, il vit avec la famille de sa mère à Leningrad. Dovlatov étudie à la faculté de finnois de l'université d'État de Léningrad, mais échoue au bout de deux ans et demi. Il fait son service militaire dans l'armée rouge comme gardien de prison dans des camps de haute sécurité. Plus tard, il travaille comme journaliste dans divers journaux et magazines à Léningrad, puis comme correspondant à Tallinn du journal « l'Estonie soviétique ». Il est aussi guide touristique de la réserve Pouchkine, un musée situé près de Pskov.

Dovlatov écrit en prose, mais ses nombreuses tentatives pour se faire publier en Union soviétique échouent. L'ensemble de son premier livre est détruit sur ordre du KGB. En 1976, des nouvelles de Dovlatov sont publiées dans des magazines en langue russe d'Europe occidentale, y compris les magazines "Continent" et "Temps et nous". Il est par la suite expulsé de l'Union des journalistes d'URSS.

Dovlatov émigre en 1979 d'Union soviétique avec sa mère, Nora. Il vient vivre avec sa femme et sa fille à New York, où il est éditeur adjoint de "The New American", un journal libéral de langue russe écrit par des émigrés. Au milieu des années 1980, Dovlatov gagne en notoriété et ses écrits paraissent dans The New Yorker. Dovlatov meurt le 24 août 1990 à New York et est enterré au cimetière du Mont Hébron.

Sergueï Dovlatov a publié une douzaine de livres aux États-Unis et en Europe pendant ses douze années d'exil. En Union soviétique, ses travaux sont connus par samizdat et par les émissions de Radio Liberty. Après sa mort et la chute de l'Union soviétique, de nombreux recueils de ses nouvelles sont publiés en Russie.

Œuvres :

Le livre invisible (Невидимая книга), 1977
Solo sur Underwood: Notebooks (Соло на ундервуде: Записные книжки), 1980.
Le compromis (Компромисс), 1981.
La Zone, souvenir d'un gardien de camp (Зона: Записки надзирателя), 1982.
La Réserve (Заповедник), 1983.
La Marche de l'unique peuple (Марш одиноких), 1983.
Ours (Наши), 1983.
Démarche d'adeptes (Демарш энтузиастов) (coécrit avec Vagrich Bakhchanyan et N. Sagalovskij), 1985.
Artisanat: Une histoire en deux parties (Ремесло: Повесть в двух частях),1985.
L'Étrangère (Иностранка) - New York: Russica Publishers, 1986.
La Valise (Чемодан), 1986.
La performance (Представление),1987.
Brodsky et les autres : la culture russe en portraits et des histoires drôles (Il только Бродский: Русская культура в портретах в анекдотах) (coécrit avec M. Volkova), 1990.
Notebooks (Записные книжки), 1990.
Affiliation (Филиал), 1990.

(Je n'ai pas bien compris quels livres sont vraiment parus en français!)

Source : Wikipedia
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tom léo

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Re: Sergueï Dovlatov

Message par tom léo le Lun 24 Juil - 22:07

L'auteur tant apprécié par moi, Andreï Makine, dit dans un entretien ( http://www.lefigaro.fr/publiredactionnel/2010/05/19/06006-20100519ARTWWW00369-andrei-makine-nous-navons-pas-cree-dimage-positive.php ) qu'un certain Sergei Dovlatov (mais c'est qui???) serait pour lui à estimer plus qu'un Tchekhov (même s'il sait le peu de sens de ce genre de comparaison...) et qu'on aurait du lui donner le Prix Nobel. Si en plus un ami moscovite, grand lecteur, me dit plus ou moins la même chose, je ne peux que retenir et puis noter le nom. Et c'est ainsi qu'on découvre un nouvel auteur. Et quel auteur !




La valise


Originale: Чемодан (Russe, 1986)

CONTENU :
Sergueï n'est pas fait pour être communiste ordinaire. Quand il reçoit finalement la permission de sortir de l'Union soviètique, il n'emportera qu'une valise. Une valise de sa vie précédente... Arrivé en Occident il cache la valise et seulement après des années il la redécouvre. Il l'ouvre et il est confronté avec le passé dans la forme de ces objets emportés jadis... : des chaussettes acryliques finnois, les chaussures volées au maire de Leningrad...
C'est une sorte de « comédie autobiographique », une œuvre plein de bon mots et formules, plein d'humour et nostalgie.
(Source : elements de l'édition allemande de chez Dumont)

REMARQUES :
C'est par le biais des recommandations de Makine et d'un ami russe que j'ai tenté ma chance avec ce petit livre, ce petit bijoux. Dans l'introduction Dovlatov raconte comment il fût amené de quitter l'Union soviètique dans les années 70 avec seulement une valise (contrairement à trois qui étaient permises). Et même cette seule valise ne semble plus l'intéresser, une fois arrivé à l'Ouest : il la cache sous un lit et ne va la rouvrir qu'après bien des années. Et en sortant les objets, c'est des histoires qui remontent : comment il est entré en possession de ces choses. Donc, s'ensuivent huit chapitres sur huit objets. Ces histoires sont souvent franchement drôle à en rire à souhait, puis, à voir de plus près, elles expriment aussi le profond attachement au pays, des us et coutumes (si bizarres des fois pour nous) de la Russie et le chaos, voir l'état de délire dans l'ancien Union soviétique. C'est dans la tradition de l’auto-dérision, de la comédie, mais d'une façon peut-être plus libre, plus accessible au lecteur occidental ?!

Ce fût un plaisir de lecture et une découverte. L'auteur reste noté, et des livres à découvrir !


mots-clés : #humour #immigration
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Re: Sergueï Dovlatov

Message par Bédoulène le Lun 24 Juil - 23:27

bien intéressant, mais pas de prix raisonnable pour un livre d'occasion ; je note tout de même

merci Tom Léo

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