Raymond Radiguet

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Raymond Radiguet

Message par Arturo le Ven 4 Aoû - 15:27

Raymond Radiguet
(1903 - 1923)




Radiguet par Modigliani

Raymond Radiguet, né le 18 juin 1903 à Saint-Maur et mort le 12 décembre 1923 à Paris, est un écrivain français. Talent très précoce, il a écrit deux romans ayant connu un grand succès critique et populaire, Le Diable au corps et Le Bal du comte d'Orgel, publiés alors qu'il abordait la vingtaine.

Radiguet n'est pas sans rappeler Rimbaud. Parcours d'un météore, d'une étoile filante de la littérature française. Comme le bon (roi) Arthur, il se veut avant tout poète. Même si la postérité retiendra surtout son Diable au corps, il s'est fait reconnaître par ses pairs grâce à ses vers. Faisant partie de l'avant-garde post Première Guerre Mondiale, il fréquente les Tzara, Cocteau, Breton, Aragon, Modigliani et compagnie.
On lui prête une intimité avec Cocteau (son Verlaine à lui ?), mais il paraissait plus homme à femmes.
Comme Rimbaud, sollicitant Théodore de Banville, il envoie ses poèmes à un Apollinaire, qui semble l'ignorer. A 15 ans, il se vieillit de deux ans dans ses lettres, encore comme son illustre aîné.
Touchant.

source = Trois premières lignes piquées à wikipédia, le reste à mon cerveau paresseux.

Œuvres

Romans
Le Diable au corps, 1923
Le Bal du comte d'Orgel, 1924

Poésie
Les Joues en feu, 1920
Devoirs de vacances, 1921
Vers libres, 1926 (publication posthume)
Jeux innocents (publication posthume)

Théâtre
Les Pélican, 1919, comédie bouffe
Le Gendarme incompris, 1921. Critique bouffe en un acte de Jean Cocteau et Raymond Radiguet, musique de Francis Poulenc, mise en scène de Pierre Bertin, montée au Théâtre Michel

Correspondance

Lettres retrouvées de Raymond Radiguet, Omnibus, 446 p., 2012
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Re: Raymond Radiguet

Message par Arturo le Ven 4 Aoû - 15:44

Mes lectures du Diable au corps, et du Comte du bal d'Orgel remontent à trop loin pour en parler sereinement. Toutefois, je dois dire que Radiguet fait partie de mon panthéon, et Le diable au corps m'avait littéralement soufflé. Une plume incomparable, pour un des meilleurs romans jamais écrits.

Pour Tristram, et les amateurs d'extraits (tout justes sortis de mes archives) :

« Celui qui aime agace toujours celui qui n’aime pas. »

«  Tout amour comporte sa jeunesse, son âge mûr, sa vieillesse. Etais-je à ce dernier stade où déjà l’amour ne me satisfait plus sans certaines recherches. Car si ma volupté s’appuyait sur l’habitude, elle s’avivait de ces mille riens, de ces légères corrections infligées à l’habitude. Ainsi, n’est-ce pas d’abord dans l’augmentation des doses, qui vite deviendraient mortelles, qu’un intoxiqué trouve l’extase, mais dans le rythme qu’il invente, soit en changeant ses heures, soit en usant de supercheries pour dérouter l’organisme. »

« Si la jeunesse est niaise, c’est faute d’avoir été paresseuse. Ce qui infirme nos systèmes d’éducation, c’est qu’ils s’adressent aux médiocres, à cause du nombre. Pour un esprit en marche, la paresse n’existe pas. Je n’ai jamais plus appris que dans ces longues journées qui, pour un témoin, eussent semblé vides, et où j’observais mon cœur novice comme un parvenu observe ses gestes à table. »

Je m'attèle désormais à la lecture de sa correspondance littéraire (1919 - 1923), où il échange avec les écrivains cités plus haut, les éditeurs, et amis. Il leur envoie poèmes en vers, en prose, et bons mots.

Je recopie celui que j'ai mis sur le fil poésie :

Hymen

En traversant le boulevard elle a changé de nom
Les arbres rougissent que disiez-vous
L'horizon se rouille
Sur le fil de fer une femme se promène
Elle n'a jamais vu le ciel
Son parapluie est noir
Tarif de nuit
Autre part ou ailleurs
Ici ce que nous ne voyons plus
Fouette la nuit qui se sauve sans rien dire
Un cheval lui donne des coups de pied
A demain


Raymond Radiguet
(poème adressé à Tzara en 1919, pour sa revue Dada)

Il ne s'agit pas de son recueil Les Joues en feu, d'ailleurs il écrit un court poème dans ses lettres portant titre de son futur recueil :

Insolemment à la beauté je me voue
Raison de plus pour ne plus penser qu'à vous
En plein été fallait-il que je l'avoue
Ni plus ni moins le soleil ou le courroux
En deux pêches transformera vos deux joues.


(coquinou le Raymond !  cat )

Et j'aime particulièrement cet enchaînement de vers envoyé dans un poème à Tzara (CMFH):

Les cordes du banjo sont nos nerfs
sifflez comme des serpents des frissons grimpent
le long
des jambes des femmes



Le livre en question :




mots-clés : #poésie
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