Rick Bass

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Rick Bass

Message par topocl le Lun 5 Déc - 10:00

Rick Bass
Né en 1958


Rick Bass, né le 7 mars 1958 à Fort Worth dans l'État du Texas, est un écrivain et écologiste américain. Fils d'un géologue du Texas, c'est à l'université d'État de l'Utah que Rick Bass décroche une licence de géologie en 1979. De 1979 à 1987, il travaille comme géologue pétrolier à Jackson, au Mississippi: c'est là, pendant ses pauses déjeuner, que cet admirateur de Jim Harrison compose ses premières nouvelles. Rick Bass aspire cependant à davantage d'isolement pour mieux se consacrer à l'écriture. C'est pourquoi sa femme et lui déménagent en 1987 pour la vallée du Yaak, à l’extrême nord-ouest du Montana, près de Troy. Là, il œuvre à la protection de sa région d'adoption, en particulier contre les routes et contre l'exploitation forestière. C'est ainsi que Rick Bass a été l'un des fondateurs de l'Association de sauvegarde des forêts de la vallée du Yaak (Yaak Valley Forest Council). Il a également fait partie de plusieurs associations écologistes comme les Round River Conservation Studies, le Sierra Club ou la Montana Wilderness Association. Que ce soit à travers des nouvelles, des romans ou des essais, Rick Bass écrit toujours sur les problèmes environnementaux et la disparition progressive de la nature sauvage. Auteur de plus de vingt livres, il a plusieurs fois été récompensé : il a notamment reçu le Pushcart Prize et la O. Henry Award.


Son œuvre traduite en français

Œuvres de fiction
The Watch (Le guet) (1989) nouvelles -
Platte river (1993) nouvelles -
In the loyal mountains (Dans les monts loyautés) (1995) nouvelles -
The Sky, the Stars, the Wilderness (Le ciel, les étoiles, le monde sauvage) (1997) nouvelles
Fiber (1998) nouvelle -
Where the Sea Used to Be (Là ou se trouvait la mer) (1999) nouvelles
The Hermit’s Story (L'ermite) (2002) nouvelles
The Diezmo (La décimation) (2005) roman
The Lives of Rocks (La vie des pierres) (2006) nouvelles
Nashville chrome (2012)
All the Land to Hold Us (Toute la terre qui nous possède) (2013) roman

Essais
Oil Notes (1989)
Winter : Notes from Montana (Winter) (1991)
The Lost Grizzlies : A Search for Survivors in the Wilderness of Colorado (Sur la piste des derniers grizzlis) (1995) (réédité en 2010, aux Éditions Gallmeister, sous le titre Les derniers grizzlis)
The Book of Yaak (Le livre de Yaak : chronique du Montana) (1996) avec un épilogue inédit de 2007 pour l'édition française
Colter: The True Story of the Best Dog I Ever Had (Colter) (2000)
The wild marsh : four seasons at Home in Montana (Le Journal des cinq saisons) (2009)

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Re: Rick Bass

Message par topocl le Lun 5 Déc - 10:02

Les derniers grizzlys  



Quel est notre devoir ? Vivre une vraie vie

C’est aussi simple et difficile que cela. Ce qu’il y a de bien en Amérique, c’est qu'il n'y a pas que des pro-Romney et des pro-Obama, pas que des frénétiques de la consommation et des allumés de la jouissance accélérée, il y a aussi des types comme Rick Bass, qui montent dans leur pick-up pourri  pour s'immerger dans les immensités sauvages du Colorado, apprécient « De remuer des braises avec un bâton. De contempler les flammes d'un feu de camp. ».

À chaque fois que je me rends en montagne, je m'efforce d'emporter le sac le plus lourd possible parce que je sais que bientôt je serai vieux et incapable de porter un pareil chargement. Je veux tout faire, tout voir, tout goûter, tout sentir, tout imaginer.

Des « doux dingues » qui s'excitent à rencontrer une crotte d’ours, n'ont même pas besoin de croiser réellement l'ours pour planer, qui mènent, en quelque sorte «un combat contre l'arrogance». Suivre Rick Bass dans Les derniers grizzlys, c'est ressentir à chaque instant la beauté transcendante de la nature, partager avec lui ses émotions, ses courbatures, ses peurs, sa fatigue, ses réflexions, son combat d'un optimisme déterminé pour la préservation et le respect de la vie, contre les ravages d'une civilisation insouciante :

Quelle importance ont nos vies ? Quelle importance a une espèce qui survit ? Aux yeux de Dieu, comme de l'esprit de ces montagnes, l'homme ne se distingue pas de l’ours. Il y a plus qu'une simple métaphore dans l'idée qu'il se pourrait bien que nous soyons aussi à la recherche de nous-mêmes.

À sentir mon coeur battre devant ces évocations de paysages sublimes, cette pensée d'une intelligence réfléchie, cette grande douceur à appréhender et respecter le monde qui nous entoure, sa mise en application avec une simplicité et une humilité qui ressortent à chaque page, je me suis un peu sentie comme ces «grands sportifs», qui ont pour seul sport de regarder le foot à la télé : ça me plaît, ça m'emballe, mais, moi, qu'est-ce que je fais, douillettement assise à lire mon bouquin? Et puis, Rick Bass ne parle pas que de la nature, de l'écologie, il parle aussi du tranquille bonheur d'être un homme :

C’est étrange de se retrouver assis sous la véranda à l'arrière de la maison de Georges Fischer, à Salt LakeCity, en ce beau samedi d juin de l'année suivante, avec notre bébé Mary Katherine. Élisabeth, ma femme, est là aussi, qui boit une bière. Le soleil brille, le ciel est parfaitement bleu. Et cette nouvelle famille donne à toute chose un aspect miraculeux.

J'aime marcher seul. C'est aussi différent de la marche avec un ami que, disons, soulever des rochers est différent de soulever des haltères. On pense à tout autres choses. Votre propre rythme et le rythme du jour ne sont plus les mêmes. Marcher seul me donne le sentiment d'être « ailleurs », comme détaché. J'aime la façon dont une belle journée s'étire en longueur quand on en dispose pour soi seul. On peut gravir la pente la plus raide à son propre rythme. On peut escalader la montagne en suivant les chemins de traverse, au gré de sa fantaisie, en s'arrêtant pour observer un détail ou rien du tout, libre aussi d'envisager des idées les plus saugrenues, les plus ridicules, pour s'apercevoir, arrivé au sommet, que ces idées étaient moins décousues qu'elles n'en avaient l'air et qu'une fois rassemblées elles constituent un nouveau point de vue, une découverte.

Un homme qui tout à la fois pense et s’émeut, réfléchit et ressent :

Puisqu'il existe des hommes et des femmes capables de se remplir le cœur et l'esprit des infinies connexions du savoir intellectuel, il doit sûrement exister des sauvages qui, de la même façon, doivent parvenir à maîtriser les nuances infinies de l'intelligence naturelle. Aujourd'hui je me sens l'un de ces sauvages.

(commentaire rapatrié)


mots-clés : #nature


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Re: Rick Bass

Message par Nadine le Lun 5 Déc - 10:18

Une amie me l'a toujours chaudement recommandé. J'ai du coup lu Winter, qu'elle avait eue la gentillesse de m'offrir. j'aimerais bien avoir ton retour sur ce titre-là? Je l'avais lu sans déplaisir, et même avec plaisir. Pourtant je crois que le narrateur n'a pas su me convaincre de son authenticité (ce qui est complètement gonflé comme remarque-madame-très chère, parce que si tous les humains pouvaient avoir, déjà, cette strate-là de réflexif, on irait déjà mieux?) J'ai attribué mon scepticisme au fait que ce soit «The author» de ma copine, et que du coup le diable en moi aurait voulu s'inscrire en faux sur ses arguments (on palabre beaucoup elle et moi. C'est dans la vie réelle ma partenaire de discussions livresques, et ces palabres ne vont pas sans quelque mauvaise foi jocolor )
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Re: Rick Bass

Message par topocl le Lun 5 Déc - 10:36

Nadine a écrit:Une amie me l'a toujours chaudement recommandé. J'ai du coup lu Winter, qu'elle avait eue la gentillesse de m'offrir. j'aimerais bien avoir ton retour sur ce titre là ?

Je l'ai beaucoup aimé, Winter :



J'ai adoré Winter, où Rick Bass raconte comment, à 29 ans, il fait le choix de vivre avec sa compagne dans la vallée du Yaak, sauvage, retirée, resplendissante, loin des hommes, fermée par la neige en hiver, à écrire et stocker son bois :

C'était comme de partir au combat, ou de tomber amoureux, ou d'émerger d'un rêve délicieux, ou d'y sombrer : comme de marcher dans de l'eau froide par un jour d'automne.

Comment cette expérience l'a transformé, bonifié, l'a inscrit dans sa lignée :

je suis l'homme le plus riche du monde

Il raconte cela avec une  poésie chatoyante :

Il n'y a rien de plus excitant que le vent. Si, un nouvel amour - et puis le vent. Mais le vent a toujours été là. Avant même de connaître l'amour, vous connaissiez le vent. Le vent était capable de vous griser quand vous étiez petit, et il le peut encore, il ne s'en privera pas.

...un humour léger :

Peut-être va-t-il tomber toute la neige du monde, ensevelissant tout, le silence total, et ensuite je ressortirai au printemps différent, plus propre, pas tellement régénéré que renforcé. Je rirai d'un plus grand nombre de choses, et je ne m'emporterai plus autant contre la décadence, la paresse, la tricherie et le temps volé, la vérité volée, en commençant par le président et en descendant tous les degrés de l'échelle jusqu'à l'épicier du coin.

J'ai été embarquée dans ces aventures qui n'en sont pas, cette solitude revendiquée :

Je commence me dissocier de la race humaine. Je ne voudrais pas passer pour un malotru - mais ça me plaît. Ça me plaît  même tellement que ça me fait un petit peu peur. C'est un peu comme si en baissant les yeux vers ma main, je voyais pousser un début de fourrure.

...ce froid qui pénètre tout, cet émerveillant silence :

Hier matin, je suis allé chercher Elizabeth au train, avant l'aube. Tout le monde devrait faire ça au moins une fois dans sa vie : attendre ainsi, dans l'obscurité. J'entendais des oies sauvages survoler les montagnes, en route vers le sud. C'est quelque chose de merveilleux, d'attendre tout simplement, que le train est en retard - il aurait dû être là à quatre heures trente du matin - et que l'on sait qu'il va arriver, et qu'on voit tout à coup luire ses phares.

Sans oublier :

J'avais l'habitude de penser que c'était mal, que c'était une faiblesse que d'avoir besoin d'être au milieu de la nature sauvage pour être heureux - loin de la plupart des choses. À présent, je commence à m'apercevoir que sa n'entre même pas en ligne de compte - que ce soit bien ou mal,une faiblesse ou une force, ça n'a aucune importance. Je suis comme je suis.

(commentaire rapatrié)


mots-clés : #autobiographie #nature


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Re: Rick Bass

Message par Nadine le Lun 5 Déc - 10:44

Bah oui. ça a l'air bien. J'étais sans aucun doute en-deça de ma réception objective. C'est vieux, mais le livre est là. Je relirai ou lirai un autre titre.
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Re: Rick Bass

Message par topocl le Lun 5 Déc - 10:49

Tu peux tenter celui-ci, aussi:

Le livre de Yaak



Certains trouvent l’être qui comblera leur vie, Rick Bass, lui, a trouvé le lieu qui comble sa vie, lui donne accès à la sérénité, en complète adéquation avec lui-même : c'est la vallée de Yaak, une vallée sauvage du Montana, où il vit depuis 20 ans, en compagnie de quelques autres originaux, non loin de grizzlis, de loups, de coyotes, d’élans :





Depuis 20 ans, il œuvre pour la protection de ce lieu magique. Le raconter fait parti de son combat. Et c'est un merveilleux conteur :  il donne une âme à cette vallée, nous introduit dans l'intimité des forêts, des animaux, nous communique sa passion et son respect pour ces terres sauvages :



Un petit ouvrage tout en  simplicité , d’une nécessité fondamentale dans un combat pour rester à l'écoute de la nature, d’où nous venons, et donc de nous-mêmes :




C'est beau, passionnant, instructif, et plus qu’émouvant :



(commentaire rapatrié)


mots-clés : #nature


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Re: Rick Bass

Message par Nadine le Lun 5 Déc - 10:51

mmh, d'accord, ça me va. je note.
Merci Topocl.
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Re: Rick Bass

Message par animal le Lun 5 Déc - 12:51

je reviens bientôt, promis !

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Re: Rick Bass

Message par Mordicus le Lun 5 Déc - 13:00


Vous me donnez envie de m'y replonger !

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Re: Rick Bass

Message par tom léo le Lun 5 Déc - 16:51



La vie des pierres
Originale : The Lives of Rocks (Anglais/E-U, 2006)

Je partage l'enthousiasme pour Rick Bass dont j'ai lu jusqu'à maintenant quatre ou cinq livres. Mes premières découvertes étaient des recueils de nouvelles que j'ai énormément apprécié. C'était vraiment une «autre» lecture! Voici le premier recueil lu il y a quelque temps :

CONTENU :

Recueil de dix nouvelles de 6 à 70 pages de longueur, qui mettent quasiment toujours en relation des personnes entre eux d'un coté, et dans leurs rapports avec la nature et le difficile équilibre écologique. En détail :

- l'amitié entre deux garçons (Richard et Kirby) et avec Annie. Ils se rencontrent la plupart du temps à l'ombre de bâtiments industriels de la pétrochimie et au bord d'un fleuve pollué. C'est là qu'ils jouent leurs jeux, par exemple avec une grue abandonnée

- le premier élan/cerf chassé et tué par une jeune fille. Deux fermiers plus murs lui montrent comment dépecer la bête : un acte presque mythique d'un savoir faire et le début d'une complicité

- un couple divorcé où c'est la mère qui s'occupe des enfants. Le père, alcoolique, est plein d'admiration pour son cadet, l'observe de loin, cherche sa proximité

- la sortie en kayak de deux amoureux : moment d'une liberté et d'amour immense en pleine nature

- Jyl récupère après son cancer dans la solitude des montagnes et sa maison isolée. Ses prochains voisins : une famille intégriste, occupée de jour et de nuit. Deux des enfants viennent s'occuper un peu d'elle. Début d'une amitié ?

- Transition de quelqu'un de l'état de celui qui «a pris tout le temps» vers quelqu'un qui veut donner et être un militant pour la sauvegarde de sa vallée sauvage (par ailleurs la vallée de l'auteur!). Probablement parmi les récits les plus autobiographiques ?!

- Mètre par mètre un jeune couple avance à travers une tempête avec des vents très forts sur la route encombrée par les arbres tombés, pour aller en ville : elle devrait s'y rendre pour accoucher

- deux amis essaient avec enthousiasme mais aussi un peu d'amateurisme de monter une ferme de bétail. Nouvelle assez drolatique où ils vont tomber sur un vendeur d'un espèce rare...

- deux frères : Sam et le narrateur Jackie. Sam est assez entreprenant et entame une relation avec la professeur de Jackie, d'une dizaine d'année plus âgée...

- encore une fois deux frères : l'un avec un caractère d'exploiteur, avide, affamé à l'argent et la grandeur. Le narrateur par contre paraît d'un naturel rêveur, poétique, proche de la nature. Lors de vacances familiales il devient témoin d'un phénomène devenu après presque inexistant : une sorte de raz-de-marée d'eau douce dans le golfe de Mexique après de fortes pluie en montagnes.


REMARQUES :

Dans notre bibliothèque j'avais par deux reprises ce livre dans les mains avant de ne le prendre finalement à cause de la 4ème de couverture attirante (Christian Bourgeois). Non, je ne le connaissais pas avant. Et que je le dise toute de suite : quelle excellente choix, quel beau livre. Toutes ces nouvelles m'ont plu, avec mention spécial pour « La vie des pierres » ?! On y trouve une langue soignée, mais avant tout un contenu qui lie une conscience écologique (sans idéologie) avec une bonne dose d'humour et une connaissance de relations entre humains, et de l'être humain avec son impacte dans la nature.

Dans toutes ses nouvelles paraissent plus ou moins tardivement un problème, un phénomène, un fait de la nature, de l'ordre de l'écologie : le fragile équilibre entre les différents vecteurs et acteurs dans et de la nature. Celle-ci est d'un coté dotée de quelque chose d'immuable, de majestueuse, d'éternelle (les rochers!!! De là peut-être la forte et sensible attirance pour la géologie qui est à plusieurs reprises le métier de protagonistes des nouvelles ET aussi le métier d'origine de Rick Bass?). Mais dans ses formes de vie elle est fragile, soumise à l'ingérence, menacée par l'exploitation par les hommes.

Alors transparaît des fois très distinctement la révolte de l'auteur, de Rick Bass, et on devine son militantisme pour la cause écologique. Écriture et vie semblent se compléter en sa vie. Malgré la résignation des fois possible face à la tâche, il n'accuse pas juste et simplement, il ne semble pas devenir amère à l'extrême et «imbuvable». Des fois je sentais plutôt une forme de profonde mélancolie, une forme de tristesse ou nostalgie qui pourtant ne baissent pas les bras. Pour lui la nature dans toutes ses dimensions (faune, flore et minéralogique) n'est pas seulement une entité à respecter pour des besoins égoïstes, mais aussi des valeurs en soi, détenteur d'une forme de grandeur, voir de dignité, de «vie». Cela ne peut que provoquer en nous une forme d'humilité et de respect profond (en allemand on dirait «Ehrfurcht»).

Parfois nous nous trouvons dans ses nouvelles dans des situations où d'autres auteurs auraient à coup sûr choisi une fin spectaculaire, catastrophique, etc. Rien de tel chez Rick Bass. Il n'a pas besoin de ces artifices. On trouve malgré la gravité de certains propos une forme d'humour et bizarrement même de légèreté qui rendent la lecture tellement agréable. Il utilise ce faisant une langue concrète, descriptive, pas de tout, à mon avis, «de facture ou d'apparence intello». Donc une très belle découverte qui a mené peut-être vers d'autres lectures!



mots-clés : #nouvelle #nature
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Re: Rick Bass

Message par shanidar le Lun 5 Déc - 17:09

Platte river

Un style au bord de l'indigence, avec des répétitions bien inutiles et des phrases qui pourraient être construites par un enfant de cinq ans. Mais heureusement, chaque histoire de Platte River est comme une petite aventure à lire comme un récit de bagarre, de chasse, de pirates ou de capes et d'épées, une vraie plongée dans un univers bizarre, farfelu, dérangé comme une chambre d'enfant. Un prédicateur trop vieux qui se met à patiner sur la glace fondante d'une rivière pour aller s'occuper d'un jardin potager. Une femme qui se baigne nue rappelant aux anciens l'époque où pendant une semaine tous les villageois vivaient à la mode d'Adam et Eve.
Un type bien costaud et souvent à poil qui soulève des vaches et ne rentre pas dans les voitures… Un couple qui se course en pleine forêt pour essayer de s'aimer encore.

C'est assez loufoque pour qu'on oublie très vite la pauvreté du vocabulaire et l'intérêt  se porte rapidement sur ces drôles de personnages, qui dans leur dinguerie douce apporte un souffle particulier à la lecture. Dépressif ou suicidaire, certains semblent avoir des vies trop grandes pour eux et en souffrir, tous semblent trouver un apaisement dans la nature et cette eau des rivières qui court inlassablement. Lecture détente qui sous couvert de raconter des drôleries dénude consciencieusement et sans en avoir l'air nos petites frontières, nos petites rigueurs, nos bizarres interdits et nous incite à nous interroger sur ce que la nature sauvage peut apporter de baume à des êtres en souffrance. Lecture bien plus riche, sombre et éloquente qu'elle ne paraissait l'être au commencement...



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Re: Rick Bass

Message par shanidar le Lun 5 Déc - 17:15

tom léo, tu parles autrement de la langue de Bass en disant (à juste titre je trouve) qu'elle n'est pas «intello». Et les thèmes que tu évoques : la nature, le couple (le divorce), l'amour, l'amitié, l'enfance et la chasse, sont aussi des thèmes que l'on retrouve dans Platte River décliné en effet sans rien de spectaculaire mais avec suffisamment de force pour que des années après (deux ans et demi) et bien des livres lus, je me souvienne parfaitement de ces histoires... Ça me donne envie de le relire, cet auteur !
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Re: Rick Bass

Message par topocl le Lun 5 Déc - 19:54

Mordicus a écrit:
Vous me donnez envie de m'y replonger !

Ben j'espère bien!

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Re: Rick Bass

Message par tom léo le Lun 5 Déc - 19:59

Merci, shanidar.

shanidar a écrit:tom léo, tu parles autrement de la langue de Bass en disant (à juste titre je trouve) qu'elle n'est pas «intello». Et les thèmes que tu évoques : la nature, le couple (le divorce), l'amour, l'amitié, l'enfance et la chasse, sont aussi des thèmes que l'on retrouve dans Platte River décliné en effet sans rien de spectaculaire mais avec suffisamment de force pour que des années après (deux ans et demi) et bien des livres lus, je me souvienne parfaitement de ces histoires...

Je suis si heureux d'avoir encore quelques livres de lui en reserve (dont Platte River), et encore d'autres éventuellement à découvrir. C'est un auteur «attachant», je trouve, dont on aimerait découvrir toute la palette!
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Re: Rick Bass

Message par topocl le Ven 16 Déc - 11:03

Oil notes



L'objectif de Rick Bass est ici de nous faire partager ses enthousiasmes. Essentiellement celui de son métier de géologue spécialisé dans la recherche de puits  de pétrole, mais aussi dans son amour émerveillé et naïf pour Élisabeth, qui n'exclut pas une grande passion pour la solitude, et la nature. Rick Bass est quelqu'un qui jouit au jour le jour du quotidien dans sa simplicité.

«Mais je sais où est  le pétrole, et je vais essayer de vous expliquer l'effet que ça fait - vous montrer - parce que c'est à trois dimensions, et même plus que ça. C'est le futur, pas encore percé ; moi je suis le  présent, et je sais

C'est un livre assez foireux. S'il est complètement réjouissant de partager la passion quasi mystique que Rick Bass éprouve pour son métier a priori plutôt rébarbatif pour moi, cette «fringale inquisitrice», il n'en demeure pas moins que de nombreux passages techniques me sont restés étrangers. On croirait par moments à un dîner du mercredi soir chez Brochant.
Et puis, Rick Bass fait le choix d'une écriture type «carnet de notes» avec ce que cela implique de style télégraphique, de langage décontracté, de phrases parfois allusives et, ponctuellement, de notations tout à fait obscures (je me suis interrogée sur le rôle respectif de l'auteur et du traducteur dans mes incompréhensions). Tout cela fait qu'on s'y perd un peu.

Cependant il y a des passages sublimes sur la jouissance extrême de l'instant : être heureux pour un rien,  s'éclater à travers du travail bien fait, se réjouir pleinement d’être seul ce qui n'exclue pas de se réjouir pleinement d'être deux. Et des petits moments de plénitude en contact avec la nature ou des animaux. Un bonheur simple qui s'exalte par la conscience de la fragilité du monde. Il a 28 ans, conscient qu’il a beaucoup à apprendre, qu’il peut se tromper, mais il sait qu’il est là, et il convient d'en profiter. Tout cela contraste quand même avec un petit paragraphe, très court certes, d’éloge aux Etats-Unis, qui est décidément le meilleur pays au monde, et un questionnement écologique par rapport au pétrole et aux énergies un peu inabouti. Au total, je crois que je n’ai pu apprécier ce livre que parce qu'il était de Rick Bass, que s'il avait été d'un auteur inconnu, j'aurais été submergée par l'aspect «pétrole». Et cela aurait été dommage, j'aurais loupé de jolis moments.

C’est pareil pour la solitude. Vous pouvez vous sentir prisonnier, et un beau jour tourner le coin et vous vous retrouvez président de vous-même. Vous vous  faites un sandwich. Un oiseau appelle. Il n'y a rien au monde comme de se sentir fort. Si vous pouvez supporter suffisamment longtemps d’être faible, ça suffit pour vous rendre fort.

(commentaire rapatrié)


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Re: Rick Bass

Message par tom léo le Ven 16 Déc - 17:41

Merci, topocl, pour ton commentaire. Ce livre m'attend encore, ou peut-être pas?

topocl a écrit:«Tout cela contraste quand même avec un petit paragraphe, très court certes, d’éloge aux Etats-Unis, qui est décidément le meilleur pays au monde, et un questionnement écologique par rapport au pétrole et aux énergies un peu inabouti.

Au total, je crois que je n’ai pu apprécier ce livre que parce qu'il était de Rick Bass, que s'il avait été d'un auteur inconnu, j'aurais été submergée par l'aspect «pétrole». Et cela aurait été dommage, j'aurais loupé de jolis moments

Peut-être on peut l'excuser un peu par son jeune âge, et le patriotisme ambiant aux E-U. Mais il me SEMBLE que depuis, il a fait un bout de chemin. Dans certains livres ultérieurs on a l'impression qu'il est devenu plus critique envers l'exploitation de la nature, et devient un chantre d'une forme d'écologie. Ceci resterait à confirmer?
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Re: Rick Bass

Message par topocl le Ven 16 Déc - 18:12

Je suis bien d’accord avec toi, Tom Leo. Ayant lu les autres livres avant, je ne m'attendais pas à ça de sa part, et cela m'a surprise. Mais on peut dire que c'est réconfortant, que les gens sont susceptibles d'évoluer dans le bon sens (ou ce que je considère comme le bon sens).

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Re: Rick Bass

Message par tom léo le Ven 23 Déc - 11:08



L'ermite

Ten stories/Dix nouvelles

Originale : The Hermit's Story (Anglais/E.-U., 2002 comme livre ; fin des années 90, début des années 2000 dans diverses magazines littéraires)

CONTENU (des nouvelles) :

« L'ermite » - Anne raconte de ses expériences comme éducatrice de chiens (de chasse, de luge). Ramenant et les présentant chez un ermite, ils deviennent lors d'une sortie et d'une démonstration témoins d'un phénomène naturel...

« Les cygnes »  - Amy et Billie sont des habitants solitaires de la vallée du Yaak et liés par un grand amour palpable, en harmonie avec leur environnement naturel. Puis la lente édécomposition » de Billie fait irruption...

« Les prisonniers » – Trois camerades sur le chemin vers la pêche. Ils se laissent aller, disent du mal des uns et des autres. Lors d'un passage d'un autocar avec des détenus ils expriment un certain mépris et un regard d'en haut...

« Le pompier » – Kirby est tiré par son engagement exemplaire dans une brigade de pompier volontaire toujours à nouveau des vaines discussions de son couple. Une incendie, un feu devient presque un spectacle naturel qui impose le respect et l'attention continuelle...

« La grotte » – Sissy et Russell découvrent lors de vacances dans le pays des mines (où Russell avait travaillé) une bouche d'air verticale étroite d'une mine abandonnée, et y entrent nus. Ils atterrissent dans un autre monde, complétement obscur où règnent une autre perception, d'autres sens...

« La fête du président » – La vie commune de Jerry et Karen traverse des difficultés. Puis Jerry sera demandé d'accompagner une connaissance lointaine en ville pour une opération des yeux. Toutes sortes de pensées lui viennent dans l'esprit...

« La vraie ville » – La narratrice habite loin des villes dans un bled où Jick possède avec son magazin quasimment une monopole qu'il utilise pleinement. Maintenant elle a 38 ans, connait le désir d'un compagnon et même de maternité. Mais ici dans l'isolement, est-ce que le temps va contre elle ? Et-ce qu'elle y est vraiment chez elle ?

« Un appetit d'ogre » – Lors d'un voyage longue en voiture Russell et Sissy heurtent de nuit un Grand-Duc. Surprise : quand ils font une halte le matin pour le petit dejeuner, l'animal se trouve encore « sonné » à bord d'un des canoës sur le haut de la voiture, ne pouvant pas échapper. Et pendant qu'ils attendent que l'oiseau retrouve ses esprits, il ne reste qu'à bien se remplir le ventre dans le petit restaurant, plein de gens du coin... (L'histoire la plus dröle du recueil!)

« Distance » – Est-ce qu'une visite dans la domaine du président, invnteur Thomas Jefferson deviendraun point de renouvellement pour Alice et Mason ? Est-ce que ce « paradis » de Monticello ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Monticello_(Virginie  ) conçu par un des pères de la déclaration d'indépendance, est alors un lieu idéal ou même une catastrophe complète ?

« Les cerfs » – La vie d'un couple avec enfant dans la nature dans une petite vallée isolée, accompagnée par les saisons. Des cerfs apparaissent souvent dans ces histoires. Est-ce que des animaux et notre façon d'être avec eux sont un miroir de notre compréhension du monde ?


REMARQUES :

Après ma récente découverte de l'auteur à travers La vie des pierres/The life of Rocks je ne pouvais que rechercher avec enthousiasme pour d'autres lectures de lui. Et je suis tombé sur cet autre recueil de nouvelles, Ten stories, de 2002. Avait-il eu souvent dans le centre d'intérêt de l'autre recueil l'environnement sous une certaine forme de menace (par l'homme), « L'ermite » me semble encore plus apaisé. Oui, à nouveau on retrouve l'homme et la femme, des fois des couples, dans des vastes étendues où la nature devrait assigner à l'homme une place plus petite, ou disons « humble ». Mais en plus, on retrouvera souvent un aspect de profond étonnement, voir d'admiration devant des beautés et grandeurs naturelles. Comme si l'homme est invité au respect, au silence même, appelé à être un témoin de certaines forces, mais aussi de beauté. De là l'impression de gens un peu retirés, à l'écart. Rarement le cadre principal est la ville ou une complexité de relations multiples. Une certaine rudesse extérieure des caractères peut très bien aller ensemble avec une grande délicatesse et intériorité. Beaucoup de ces histoires pourraient être situées dans la vallée de Yaak où habite l'auteur. Définitivement une bonne découverte d'auteur, bon écrivain des grandes espaces.


mots-clés : #nouvelle
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Re: Rick Bass

Message par tom léo le Sam 28 Jan - 21:50



Colter


Originale : Colter. The true story of the best dog I ever had (Anglais/E-U, 2000)

CONTENU :
Rick Bass présente l'originalité d'être un chasseur passionné et un écologiste convaincu. Tout petit déjà, il collectionnait de la terre, du sable, des cailloux que les amis de la famille lui rapportaient des quatre coins du monde. Il élevait des tortues, des batraciens, des salamandres.
Grand amateur de chiens, il découvre Colter, pointer dont les talents, affirme-t-il, tiennent du génie. Le Petit Larousse précise que le pointer est un chien d'arrêt anglais. Certains amateurs se demandent qui est le plus fou des deux, du pointer ou de son maître.
(Source : Chr Bourgeois, éditeur, raccourci)


REMARQUES :
Voici un livre qui manque dans la bibliographie de la première page. Aussi pas classable ni sous « essais » ni sous « romans », mais plutôt un hymne, un éloge de Rick Bass sur son chien de chasse, Colter de nom. Dans ce récit le piètre chasseur qu'est Bass, exalte pas seulement la beauté et les capacités remarquable de son chien en tant que chien de chasse (ils partent en vadrouille 100 jours par an, et il considère cela comme inadapté de garder un tel chien sagement dans un coin de la maison – et soi-même aussi!). Mais il chante une vie proche de la nature, presque plongé et immergé dans les lointains de son Montana, lieu de vie de choix, et des lieux d'alentours. Oui, la chasse joue un grand rôle dans ce récit, mais au fond c'est comme un prétexte d'être sous les cieux, de fuir souvent la societé des hommes, de se retrouver dans la compagnie de son chien ce qui pour lui suffit si souvent. Ce faisant il s'amuse lui-même en parlant de tout ses coups de fusil ratés : il semble presque qu'il est extrêmement rare qu'il arrive vraiment à attraper quelque chose. Et cela ne tient pas à son chien remarquable, mais à son manque comme tireur.

Donc, un livre pas seulement pour des amateurs de chasse, mais plutôt les amateurs de vastes espaces, d'une liberté de la vie proche de la nature. Et on comprend la tonalité de tant de récits de Rick Bass – je pense par exemple aux nouvelles, Winter, La vallée du Yaak etc...


mots-clés : #biographie
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Re: Rick Bass

Message par animal le Sam 28 Jan - 21:53

Ca a l'air bien ça ! (et il est dans la biblio sur le fil d'ici).

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