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Paulo Coelho

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Message par oceanelys le Jeu 7 Sep - 22:24

Paulo COELHO

Né le 24 août 1947


Paulo Coelho Paulo_10

Paulo Coelho est né à Rio de Janeiro, d'un père ingénieur appartenant à la classe moyenne brésilienne. Ses parents le veulent ingénieur, Paulo aime le théâtre. Quand il annonce à sa mère qu'il souhaite devenir écrivain, sa mère lui répond : « Mon chéri, ton père est un ingénieur. C'est un homme raisonnable et logique avec une vision très nette du monde. Sais-tu exactement ce qu’est un écrivain ? ». Après quelques recherches, Paulo découvre qu'un écrivain « porte toujours des lunettes et ne se coiffe jamais » et a le devoir « de ne jamais être compris par sa génération ». Introverti et rebelle, il s'oppose au chemin tracé par ses parents. Son père, désemparé par cet enfant difficile, le fait interner dans un hôpital psychiatrique alors qu’il n’avait que dix-sept ans. Il s'en est échappé trois fois avant d’être relâché à l'âge de 20 ans. Paulo dit à ce sujet « Ils n'ont pas fait ça pour me faire souffrir... mais ils ne savaient pas quoi faire. Ils n'ont pas fait ça pour me détruire, ils ont fait ça pour me sauver. » Bien des années plus tard, l’écrivain puisera dans cette expérience pénible le matériau de son roman Veronika décide de mourir. our faire plaisir à ses parents, Paulo décide de suivre des études de droit et met de côté son rêve de devenir écrivain. Mais il abandonne tout un an plus tard. Les années 1960 voient l’explosion internationale du mouvement hippie. Paulo y souscrit, ainsi qu’à tous ses excès. À l'âge de 23 ans, il abandonne sa ville natale pour voyager à travers le Mexique, le Pérou, la Bolivie et le Chili, ainsi qu'à travers l'Europe et l'Afrique du Nord. Deux ans plus tard, il revient au Brésil et commence à composer des paroles de chansons populaires, travaillant avec des musiciens tels que Raul Seixas. Leur association est un succès, et leur collaboration contribue à changer le visage de la scène rock brésilienne. En dehors des périodes où il voyage pour promouvoir son œuvre. Il consacre une partie de ses revenus à sa fondation qui s'occupe de jeunes et de personnes âgées délaissées à Rio.


Œuvres

   Le Pèlerin de Compostelle
   L'Alchimiste
   Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré
   La Cinquième Montagne
   Manuel du guerrier de la lumière
   Conversations avec Paulo Coelho
   Veronika décide de mourir
   Le Démon et mademoiselle Prym
   Onze minutes
   Maktub
   Le Zahir
   Comme le fleuve qui coule
   La Sorcière de Portobello
   La Solitude du vainqueur
   Brida
   Aleph
   Le Manuscrit retrouvé
   Adultère
   L'espionne
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Message par oceanelys le Jeu 7 Sep - 22:33

Paulo Coelho L-alch10

L'alchimiste

4ème de couverture
Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides.
Lorsqu'il rencontre l'Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Merveilleux conte philosophique destiné à l'enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

Mon avis
Quelle est l'histoire ?Et bien j'ai envie de dire que les personnages, les lieux, l'histoire n'ont pas d'importance. C'est l'histoire de tout le monde. C'est un conte.
Nous suivons Santiago qui part à la recherche d'un trésor, sa vie se résume à trouver ce trésor. Pendant son long parcours il passe par des étapes difficiles, des mauvaises rencontres. Il a voulu abandonner plusieurs fois son trésor mais des "signes" vont l'inciter à continuer.
Il va rencontrer des gens et vivre des situations qui le pousseront à aller plus loin, à croire en lui au delà de ce qu'il aurait pu imaginer.

L'Alchimiste nous fait comprendre que tout est possible quand on s'en donne les moyens, que tout est possible quand on croit en soi.

J'ai adoré ce roman. C'est une mine de bonne humeur, il redonne confiance en soi, c'est un hymne à la vie pour moi.
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Message par topocl le Ven 8 Sep - 17:03

Oceanlys, tu m'excuseras (tu peux mettre ça sur le fait que je suis dans un jour de rogne pirat )

L’alchimiste

Paulo Coelho L-alch10

C’est un joli conte en forme de parcours initiatique. Un jeune garçon « écoute son cœur » et n'hésite pas à courir après sa « légende personnelle ». Bien sûr le chemin sera dur, mais à l'arrivée il trouvera son trésor (là, je spoile, mais dès la première la 3e page on l’a compris).
L’histoire de ce périple en elle-même est bien agréable à lire, avec tout ce qu'il faut d’amour, de péripéties, de magie ésotérique et de morale.

Ce n'est pas mal écrit du tout. Ce qui est gênant c’est que c’est explicatif et pontifiant. Ce que j’aime dans les contes, c’est qu'il y a plusieurs degrés de lecture : une belle aventure, et on peut en tirer des leçons. Là, Coelho ne nous laisse pas faire ce travail, il explique de A et Z les conclusions qu’on doit tirer du récit, et les assène d'une façon péremptoire et répétitive. Cela n'a pas suffi à me gâcher l'histoire, mais cela m'a quand même pas mal irritée.

Ce qui peut surprendre est le succès planétaire de ce livre, de ce message. Mais finalement pas tant que ça puisqu’il se contente de reprendre du bien basique, qu'utilise n'importe quel gourou en développement personnel : l'amour donne un sens à la vie, écouter son coeur, la chance sourit aux audacieux, le chemin a plus de sens que le but, le bonheur n’est souvent pas aussi loin de soi que ce que l'on veut bien croire, l'argent ne fait pas le bonheur. Tout cela est idéniable, mais tout cela est complètement faux aussi. Adolescent, cela doit donner un message d’espoir : il suffit d’être courageux pour être heureux. Cela flatte tous les adeptes du « y’a qu’à ». À 50 ans, ça passe moins bien, on a compris depuis longtemps que tous ces gentils préceptes sont quand même assez théoriques quand on mène sa vie (mais là c'est sans doute que je n'ai pas su écouter mon cœur tout au long de mon chemin ).

Ce qui me dérange aussi c'est que la légende personnelle de Fatima semble être d'attendre l'homme qu'elle aimait et de rester à sa disposition.

Et ce qui me gêne tout autant c’est ce Dieu et ces vagues éléments de religion mal assimilée qui apparaissent sur la fin, au milieu de tout ce fatras de bonnes intentions.

Ce qui m'irrite carrément, c’est ces principes assénés comme si c'était La Vérité. Qu’est ce qu’il en sait, Coelho, qu’appliquer son message nous permettrait d'atteindre un monde meilleur ? Il se prend pour Dieu avec ses théories, ses promesses, sa toute-puissance. D'abord, si c’est quelque chose d’alléchant au niveau personnel cette histoire d'écouter son cœur, de laisser sur le côté du chemin ses parents (qui vous ont un peu donné de l’argent au passage), la femme qu'on aime, pour courir après un trésor hypothétique, je ne suis pas sûre qu’au niveau de l'humanité, ce soit un bon mode de fonctionnement. Qu’il ne faille pas parfois accepter de faire certaines concessions, renoncer à certaines ambitions personnelles, en somme, tourner ses yeux vers l'autre et non pas vers sa propre petite légende personnelle.

Ce qui me saute aux yeux enfin, c'est une certaine contradiction dans le propos car oui, il faut écouter son cœur, oui, il faut  affronter courageusement les épreuves, oui il faut respirer l’air pur et la liberté, non, il ne faut pas se dire que l’argent est la clé de la vie mais, quand même, il faut revenir chez soi et y rester tranquillement jusqu'à la fin de ses jours, et le fameux trésor est bien une caisse de pièces sonnantes et trébuchantes, à croire que tout ce qu’on a appris en route n’est pas suffisant. Cela me fait un peut penser à ces jeunes gens qui se paient un tour du monde comme année sabbatique et qui viennent à leur retour prendre l’ emploi de jeune cadre branché dynamique pour lequel ils ont été préparés. C’est très bien, en soi. Mais le sentiment de supériorité qu’ils en tirent m’agace un peu.

On croit donc en lisant que c’est gentillet, mais si on reprend le tout, il y a des choses assez gênantes. Il est bien dommage que tout ce prêchi-précha soit venu altérer mon plaisir de lecture car, sans cela, c'était une bien jolie histoire. Il faut sans doute abandonner un certain état d’esprit cynique pour aimer totalement ce livre,  se retrouver naïf et enfantin. Cela veut dire laisser de côté son sens critique, son ironie, et je n’en suis guère capable  Paulo Coelho 2441072346 .

(commentaire récupéré)


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Message par Bédoulène le Ven 8 Sep - 17:16

ça ressemble bien topocl "(tu peux mettre ça sur le fait que je suis dans un jour de rogne pirat )"

donc je ne vais pas noter les préchi- precha ...............

deux lectures, deux ressentis, ça corse les commentaires

merci à vous deux

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Message par oceanelys le Jeu 14 Sep - 13:39

Je pense que le point de vue que nous pouvons avoir sur cette lecture dépend beaucoup de notre humeur, de ce qui se passe dans notre vie à ce moment là.
Il y a certains points où je te rejoins topocl mais personnellement je n'avais pas envie de creuser les petits défaut rencontres au moment de la lecture.
J'ai eu envie de lire avec mes yeux et mon coeur d'enfant, et cette lecture sous cet angle m'a fait du bien.
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Message par topocl le Jeu 14 Sep - 17:59

C'est l'essentiel Very Happy !

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