Des Choses à lire
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Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot


Henry David Thoreau

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Message par animal le Sam 9 Sep - 6:17

Henry David Thoreau
(1817-1862)

Henry David Thoreau Henryd10

Écrivain américain (Concord, Massachusetts, 1817-Concord, Massachusetts, 1862).
D'abord instituteur, il s'essaie ensuite au commerce, s'exerce au dessin et à la peinture, et finalement se confine dans la retraite, menant une vie très simple et frugale. Ses œuvres, Une semaine sur la Concord et la Merrimack (1849), Walden ou la Vie dans les bois (1854), qui raconte son existence dans l'isolement près d'un étang (1845-1847), puis ses livres publiés après sa mort (Excursions, 1863 ; The Maine Woods, 1864 ; Un Yankee au Canada, 1865), ses Journaux (1905), attestent un non-conformisme constant et un individualisme caractéristique de l'idéologie américaine. Sa pensée, directement inspirée du transcendantalisme et d'Emerson, mêle les références aux philosophes hindous et à l'idéalisme allemand, sans jamais négliger les détails de la vie, la saveur du langage populaire, l'attention au quotidien, où il faut voir les moyens de confirmer les pouvoirs de la self-reliance et d'assurer les droits de l'individu contre toute contrainte abusive de la communauté.

larousse.fr

Bibliographie :

Essais et romans
L'esprit commercial des temps modernes et son influence sur le caractère politique, moral et littéraire d'une nation [« The commercial spirit of modern times considered in its influence on the Political, Moral, and Literary »]1re éd. 1837
Le paradis à (re)conquérir « Paradise (to be) Regained »  (1re éd. 1843),
La Désobéissance civile « Civil Disobedience » (1re éd. 1849)
De l'esclavage en Amérique [« Slavery in Massachusetts »], Henry David Thoreau et Frederick Douglass (1re éd. 1854).
Walden, ou la vie dans les bois [« Walden or Life in the Woods »],  (1re éd. 1854),
Plaidoyer pour John Brown [« A Plea for Captain John Brown »], (1re éd. 1860),
De la marche « Walking » (1re éd. 1862),  
La Vie sans principe [« Life without principle  (1re éd. 1863),)
Couleurs d'automne [« Autumnal Tints »], (1re éd. 1862),
Balade d'hiver [« Winter »](1re éd. 1888
Un Yankee au Canada [« A Yankee in Canada  (1re éd. 1866),)
Les Forêts du Maine [« The Maine Woods »], (1re éd. 1864),)
Les Forêts du Maine [« The Maine Woods »], (1re éd. 1864)
Les pommes sauvages [« Wild Apples: The History of the Apple Tree »], (1re éd. 1862)
Cap Cod [« Cape Cod ], Imprimerie nationale, coll. « La Salamandre », 2000,
Sept jours sur le fleuve, Fayard, 2012
Ecrits de jeunesse, Les Editions de Londres,2013 Correspondances
Je suis simplement ce que je suis : Lettres à Harrison G.O. Blake, (1re éd. 1848 et 1861)
Henry-David Thoreau et Ralph Waldo Emerson, Correspondance, Sandre, 2009,
Journal [« Journal, 1837-1861 »], 1981,

Recueils
Essais, Le mot et le reste, coll. « Attitudes », 2007, Préface de Michel Granger
La Moëlle de la vie : 500 Aphorismes, 2006,

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Message par animal le Sam 9 Sep - 6:37

Henry David Thoreau 19177410

Walden ou la vie dans les bois (1854)

L'heure du commentaire est venue pour cette lecture étrange... il y a des traces sur le fil alors je ne vais pas trop insister : le début est lourd (au sens un rien ch...), une leçon de morale (décroissante) par un petit gars de bonne famille qui part vivre "dans les bois". Même en tentant d'imaginer un contexte mi XIXème états-unien... Difficile de ne pas sentir une forme de morale écrasante (dont il conserve néanmoins des traits) et une machine d'exploitation qui se met en marche avec beaucoup de gens, de pauvres gens qui prennent ce train à la destination incertaine en marche.

Alors la vie dans les bois aux bords de l'étang de Walden pourquoi ? pour écrire, pour réfléchir, pour faire un break peut-être aussi comme on dirait de façon floue... pour chercher, peut-être trouver, esquisse-t-on après lecture.

Des chapitres à thèmes : économie, chauffage l'hiver,... une structure assez carrée avec la volonté d'instruire à travers le récit d'expérience(s) qui se permet des écarts avec un certain 'humour et un trop plein d'amour pour la langue et la culture. Motivation palpable.

Ce carré a un côté de rejet d'une forme de vie, ça apparaît très fermement au début et c'est par reflet fermé. Intéressant peut être ses chiffres du premier chapitre mais partiel. Il y a forcément des manques et on a le droit je crois d'avoir l'impression de subir un genre de littérature d'une mode très éloignée des nôtres (mode XVIIIè ?)... et puis ça se transforme, on entrevoit une longue méditation quelque peu hébétée mais pointilleuse teintée de tradition morale, du pays (le lieu géographique) et de pensées lointaines, indiennes, chinoises et par les courants du moment (transcendantalisme).

Dans cette méditation "l'épreuve" a un rôle non négligeable bien que le zozo avoue apprécier de ne pas travailler toute la journée et trouve aussi de l'aide à l'occasion. et sans doute dans ses réponses plus de doutes qu'il n'a l'air de l'affirmer car l'expérience est conclue comme une parenthèse (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y avait rien dedans).

Le lecteur agacé du premier chapitre (le plus long d'ailleurs) ? aura à traverser d'autres moment d'intérêt moindre surtout dans les accumulations de références et les dérives vers le catalogue documentaire. Ceci ne l'empêchera heureusement pas de suivre avec intérêt les observations sur la formation et la fonte de la glace sur l'étang ou les animaux... et les gens... qui sont eux comme des ombres dans cet univers. Ombres bien vivantes cependant qui rejoignent cette impression de passage, qui se mue aussi presque imperceptiblement en impression de pardon (pour rester dans les références).

Ce qui n'est pas exclusivement un très humain miracle. C'est un des propos de l'auteur à travers la réinvention (ou révélation ?) d'une manière d'attention. une observation soigneuse, curieuse et ouverte... qui cherche la beauté sans masquer certaines taches (intéressant rapport à la prédation et à la nutrition, réflexion autour du végétarisme). Et la beauté de son coin, de son "endroit" qu'il arpente par tous les temps le jour et parfois la nuit, il fait un bel effort pour la partager !

Un résultat étrange, qui tire sur le bancal, dont on a envie de dire si ça devait être nécessaire qu'on doit y réfléchir à deux fois mais beau, motivant, revigorant... et moins certain que la somme de ses affirmations. Une distance à prendre avec le contenu du livre et avec son image devenue quasi-intouchable, iconique, presque impérative. Une approche, un moment de vraie recherche d'une espèce de constante résurrection. Recueillir ou épuiser toute la saveur de l'instant pour qu'il existe pleinement en soi, tenter de le connaître ou de savoir pour... (vivre mieux ?).

Je me suis usé sur les premières pages mais je ne regrette pas et je crois que je lirai volontiers Civil Disobedience qui suit dans le livre. Petit plus personnel dans cette lecture en VO (désolé pour les extraits) ? Livre sorti de la bibliothèque familiale et petites annotations qui vont avec, passage soulignés ou points de vocabulaires.  

(récup certes mais remaniée).

mots-clés : #autobiographie #essai #lieu #nature #xixesiecle

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Message par Bédoulène le Sam 9 Sep - 8:07

merci Animal, j'ai ce livre mais la morale me fait un peu tiquer, je vais réfléchir. Sur qu'il faut tenir compte de l'époque.

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Message par animal le Sam 9 Sep - 8:13

Ou alors ou "et avec" il y a le fossé de pensée que j'évoquais hier sur le fil Doug Peacock que j'assimile à la théorie de l'évolution qui est, de fait, un des fondements de ma pensée et qui déborde du cadre biologique, c'est la pensée soumise à l'exercice, à l'erreur, à l'évolution. Il y a potentiellement un relatif immobilisme (idéal ou idéalisé c'est possible aussi) dans le monde de Thoreau. Ce n'est pas très bien dit mais ça précise ce sentiment de morale (qui ne peut aller sans certitude, ce qui n'est pas forcément péjoratif si on y pense).

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Message par Arturo le Sam 9 Sep - 8:22

Merci pour ce fil indispensable. Thoreau fait partie des quelques penseurs états-uniens que j'apprécie, avec Emerson notamment, dans le même courant. Même si un peu âpres à la lecture. Les contes d'apothicaires du début de Walden ! affraid

Je projette de m'acheter son journal, mais reste à trouver la bonne édition ?
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Message par Tristram le Sam 9 Sep - 15:26

@Animal a écrit: j'assimile à la théorie de l'évolution qui est, de fait, un des fondements de ma pensée et qui déborde du cadre biologique, c'est la pensée soumise à l'exercice, à l'erreur, à l'évolution.
J'abonde en ton sens : il me semble que cette théorie (pas réduite à la compétition, qui n'est pas si essentielle, mais aussi adaptation, ressort fondamental de [sur]vie et de prolifération) est un excellent outil pour aborder pas mal de sujets (de la croissance des entreprises au développement des langues en passant par le soi-disant progrès). J'ai l'impression qu'on l'intègre peu dans la pensée, surtout en France, par rapport à la psychologie ou la politique au sens large.

Intéressant aussi, l'atavisme qu'on redécouvre dans la nature :
« Comme je rentrais par les bois avec ma brochette de poisson, traînant ma ligne, la nuit tout à fait venue, j’aperçus la lueur d’une marmotte qui traversait furtivement mon sentier, et, parcouru d’un tressaillement singulier de sauvage délice, fus sur le point de m’en saisir pour la dévorer crue ; non qu’alors j’eusse faim, mais à cause de ce qu’elle représentait de sauvagerie. Une fois ou deux, d’ailleurs, au cours de mon séjour à l’étang, je me surpris errant de par les bois, tel un limier crevant de faim, dans un étrange état d’abandon, en quête d’une venaison quelconque à dévorer, et nul morceau ne m’eût paru trop sauvage. Les scènes les plus barbares étaient devenues inconcevablement familières. Je trouvai en moi, et trouve encore, l’instinct d’une vie plus élevée, ou, comme on dit, spirituelle, à l’exemple de la plupart des hommes, puis un autre, de vie sauvage, pleine de vigueur primitive, tous deux objets de ma vénération. J’aime ce qui est sauvage non moins que ce qui est bien. La part de sauvagerie et de hasard qui résident encore aujourd’hui dans la pêche me la recommandent. J’aime parfois à mettre une poigne vigoureuse sur la vie et à passer ma journée plutôt comme font les animaux. Peut-être ai-je dû à cette occupation et à la chasse, dès ma plus tendre jeunesse, mon étroite intimité avec la Nature. »

« Telle est le plus souvent la présentation du jeune homme à la forêt, et tel ce qu’il porte en lui de plus originel. Il y va d’abord en chasseur et en pêcheur, jusqu’au jour où, s’il détient les semences d’une vie meilleure, il distingue ses propres fins, comme poète ou naturaliste peut-être, et laisse là le fusil aussi bien que la canne à pêche. »

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« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par bix_229 le Sam 9 Sep - 16:14

Thoreau, depuis que je le connais est un écrivain proche de moi, au point que j' ai du mal à en parler...
Je crains de passer comme lui pour asocial parce que j' aime la solitude et la nature, la contemplation et ce qu' elles m' inspirrent.
Comme lui, j' aurais voulu connaitre la botanique et Linné et Humboldt pour mieux connaitre ce qui m' entoure et mieux en parler....
Kenneth White écrit dans la préface de Couleurs d' automne :

"Un monde vivant commence, pour Thoreau, dans la jouissance des sens. Le Journal est rempli d' impressions, d' imprégnations sensorielles de toutes sortes.
... Il finit par considérer le travail solitaire de son Journal, comme un "jounal météorologique de l' esprit".

On y assiste à un processus, touche après touche, tatonnement après tatonnement, c' est plus que le produit d' un talent, c' est le génie en marche.
Thoreau n' est pas toujours à la hauteur de ses ambitions. Dans son désir de passer outre au fait brut, il métaphorise parfois à outrance, invente des paraboles, tire des leçons de morale.
...
De temps en temps, il s' arretait pour composer un court essai "que l' on peut tenir entre le pouce et l' index...
Une seule petite feuille rouge peut etre le point de départ, et le support, d' une grande méditation.
C' est exactement le cas de Couleur d' automne."

A ce texte j' ajouterais Cap Cod, Promenade d' hiver et d' autres titres que je n' ai pas en tete.
J' ajoute que Thoreau était un esprit libre et qu' il a servi de modèle au pacifisme et à l' insoumission et c' est aussi pour cela que je l' aime...

Récupéré

J' ajoute que, en dehors de Walden, il faut lire des textes moins connus comme
Couleur d' automne et surtout Cap Cod.
Et puis le Journal, mais il est long. J' ai une édition abrégée et il doit en exister
d' autres. B


Dernière édition par bix_229 le Sam 9 Sep - 16:23, édité 1 fois
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Message par bix_229 le Sam 9 Sep - 16:20

Henry David Thoreau Cap_co10

Cap Cod : Imprimerie nationale

L'Editeur

"Au Cap, plus que nulle part ailleurs, on touche la précarité de notre habitat dans le monde. Le Cap est une " solitude " à perte de vue, sans maison. " Mille hommes n'auraient pas réussi à rompre cette solitude ; ils se seraient perdus dans ce vaste paysage comme les traces de leurs pas dans le sable. " L'homme a du mal à laisser une " trace " de son passage : sur le plateau, le vent les efface ; et, sur la grève, les vagues, à la marée montante. Le Cap est à la fois l'origine et la fin des terres. Là, plus que dans ce qu'on appelle conventionnellement l'Ouest, on est à la " Frontière ". Là, on fait l'expérience des limites. Là, on est confronté à la réalité, dans sa sauvage nudité - dans son étrangeté, dans sa radicale altérité. Qui se tient sur cette frontière a tout le continent à la fois derrière et devant lui. Nulle part, dans la géographie imaginaire de Thoreau, on ne fait plus cap à l'ouest. Marcher, c'est toujours marcher vers l'ouest. L'ouest est le seul point cardinal de l'Amérique. Là, littéralement, se lève son soleil."

L' Editeur
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Message par Arturo le Sam 9 Sep - 17:29

C'est laquelle ton édition abrégée du Journal, Bix ?
Finitude est en train de publier l'intégralité (un projet sur 15 ans, 7000 pages), éditeur de Martinet notamment.
Je vais peut-être me pencher sur ses autres écrits en attendant de me décider.
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Message par bix_229 le Sam 9 Sep - 17:52

Henry David Thoreau Captur31

C' est une vieille édition, trouvée chez un bouquiniste. Très abrégée.
On doit trouver plus complet...
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Message par bix_229 le Sam 9 Sep - 18:18

Il faudrait du temps et de la patience pour mieux parler de Thoreau et pour faire comprendre pourquoi et en quoi il est encore proche de nous.
Il est mort presque ignoré et seules deux oeuvres de lui ont été éditées de son vivant, mais sa pensée a fait du chemin très vite. Elle a influencé des gens aussi divers que Martin Luther King, Gandhi, Romain Rolland, Jean Giono, et ce qu'on nomme aujourd'hui "désobéissance civile" lui doit beaucoup.

Pourquoi ? parce qu'il refusa à un certain moment de payer ses impôts, parce qu'il détestait les règles et les diktats imposés par la société.
Surtout, il s'opposa à l'esclavagisme et à la guerre de conquête au Mexique du gouvernement américain.
Et c'est déjà beaucoup.

De plus, il est faux de le traiter d'ermite, parce que son choix était beaucoup plus une expérience existentielle qu'un simple retrait égoïste du monde.
Bien entendu, il ne vivait pas de l'air du temps et il a exercé des petits boulots, instit et précepteur, jardinier, et savait comment utiliser les ressources des forêts.
Le plaisir que j'ai à le lire, c'est en feuilletant les livres que j'ai, un peu comme des poèmes, et c'est bien ainsi que je le perçois.

Opposer les hommes à la nature n'a pas de sens pour moi. C'est opposer arbitrairement nature et culture, sédentarité à nomadisme, ruralité et urbanisme, etc...

Il y a mille façons de vivre et les meilleures sont pour moi celles qui concilient le choix de l'habitat, du mode de vie, des rapports sociaux et culturels.
Malheureusement ce choix est de plus en plus difficile et restreint dans les sociétés telles que la nôtre.
C'est dommage, l'harmonie ne peut venir d' une alliance proche et harmonieuse avec la nature.
Et je serais tenté de dire que certaines sociétés ont vécu plus heureuses parce que plus proches.
Cela n'a rien à voir avec la théorie du "bon sauvage", mais beaucoup avec ce que Pierre Clastres appelait les sociétés contre l'Etat. Il pensait aux indiens d'Amazonie, mais on pourrait dire presque la même chose pour les aborigènes d'Australie ou les Bushimen du Kalahari.
Ces sociétés n'existent plus, mais elles exercent un certain attrait pour moi.

Peut-être aussi que Thoreau m'a aidé à comprendre que la richesse intérieure d'un individu ne dépend pas toujours des conditions dans lesquelles il vit.
La solitude est ressentie comme une malédiction quand elle est imposée.
Si on la choisit, elle peut procurer des plaisirs qui peuvent paraitre absurdes ou asociaux...
Et qui le sont parfois.
Cette richesse intérieure que certains parviennent à à conserver ou à acquérir dans les pires conditions parfois. Dostoievski en parle dans les Souvenirs de la Maison des morts et aussi Varlam Chalamov déporté dans les bagnes de la Kolyma et bien entendu cette femme extraordinaire que fut Etty Hillesum...

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Message par Chamaco le Sam 18 Nov - 14:19

@bix_229 a écrit:
Pourquoi ? parce qu'il refusa à un certain moment de payer ses impôts, parce qu'il détestait les règles et les diktats imposés par la société.
Surtout, il s'opposa à l'esclavagisme et à la guerre de conquête au Mexique du gouvernement américain.


Henry David Thoreau 61v64y10
La désobéissance civile

En 1849 est publié "La Désobéissance civile" de HD Thoreau (traduction anonyme), cet ouvrage comme il l'écrit est une réaction à l'esclavagisme et à la Guerre du Mexique, il y développe ses idées sur les réactions à avoir face au "Gouvernement."
Pour lui : "le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout" . Il est contre "une armée permanente", le gouvernement ne serait qu'un simple intermédiaire choisi par le peuple pour exercer ses volontés, il est cependant sujet à abus et perversions. Il relève le fait que le gouvernement américain n'est qu'une tradition récente, il n'aurait ni "vitalité ni énergie", car un seul homme peut le soumettre, cependant Thoreau n'est pas Anarchiste, il le dit lui même : "je ne demande pas d'emblée "point de gouvernement", mais d'emblée un meilleur gouvernement"
"Ne peut il exister de gouvernement où ce ne seraient pas les majorités qui trancheraient du bien ou du mal, mais la conscience?"
Il s'oppose à l'esclavage prôné par le monde du commerce : "en d'autres termes, lorsqu'un sixième de la population d'une nation qui se prétend le havre de la liberté est composé d'esclaves, et que tout un pays est injustement envahi et conquis (..le Mexique..) par une armée étrangère et soumis à la loi martiale, je pense qu'il n'est pas trop tôt pour les honnêtes gens de se soulever et de passer à la révolte".
En 1863 les esclaves étaient émancipés alors que la guerre de Sécession avait commencé deux ans plus tôt et que deux ans plus tard Lincoln sera assassiné (premier Président à être assassiné) en 1848 la Guerre du Mexique fut une des causes de la Guerre de Sécession.

Henry David Thoreau 111

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Message par animal le Sam 18 Nov - 21:50

J'en profite pour déterrer le souvenir de lecture :

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Désobéissance civile

Une lecture qui m'a amené entre autres à relire ce fil qui finalement colle pas mal entre les idées, l'indépendance et l'idéalisme... le problème entre l'image du penseur libre amoureux de la nature qui ne cadre pas forcément complètement avec la lecture dans laquelle l'énoncé des idées se détourne ou s'arrête parfois et donne aussi l'image d'un homme éventuellement distant mais pas marginal, l'image bonhomme de quelqu'un qui garde même un lien évident avec son petit monde : la famille, les amis, du boulot, des conférences...

Même cette nuit de détention qui est le point de départ de l'écriture de ce texte est dans cette étrangeté, presque un tourisme déterminé, une conséquence sans importance, un détour. Le mélange de la liberté de l'homme et du reste de son monde, la famille, qui paye discrètement l'impôt... une sorte de "bonne vie" assez tranquille qui laisse du temps pour les réflexions mais "épaulée" en quelque sorte. ça dessine ce qui pourrait être, à tort et par le fait de nos images actuelles, un dilettante de bonne volonté.

Anyway, l'introduction assez bien fichue passe en revue le contexte : les courants abolitionnistes puis la guerre contre le Mexique et les différentes tendances de rapport à l'état. C'est aussi un rappel des inspirés par cette démarche et ce texte, des hommes devenus des symboles et des légendes : Martin Luther King, Gandhi... l'idée aussi d'un travail déterminé autant que patient. La part la plus mystérieuse quand on en sait peu est celle du transcendantalisme.

Mais venons en au texte. J'y ai retrouvé les qualités et les défauts trouvés à Walden, c'est moins lyrique mais c'est la même organisation floue, un courant et des idées qui donnent l'impression de s'arrêter. Et pourtant si les idées, la mécanique de la pensée sont frustrées l'appel est fort. Le point de départ fixé tout de suite dans la liberté individuelle, la conscience passe d'abord sans discussion sans que l'on puisse dire que c'est gênant. Et après lecture c'est ce même principe qui fait que si la question d'une organisation humaine large, de la délégation d'une part de responsabilité, du comment se ferait quelque chose de large (des infrastructures ?) sans ce poids d'un état ou autre chose n'est pas complètement creusée ce n'est peut-être pas si gênant. Et en y repensant c'est plus le compromis de conscience qui est remis en cause que l'agrégation des forces, au contraire grâce à cette idée de l'exemple, idée qui se retrouve comme validée par l'histoire.

C'est compliqué de dire si dans ce contexte transcendantaliste c'est d'une extrême originalité parce qu'on sent derrière cette liberté de penser et d'agir la justification par une nature particulière, l'ombre de la massue de la vertu comme argument imparable ou comme choix initial, tout simplement. Ce qui se marie accessoirement plutôt bien avec les aspirations libérales de la pensée (ce qui serait facilement devenu à notre époque assez incompatible avec la vision positive et morale ?).

On pense à des contradictions donc, après ce point de départ et quelques points pertinents dans cette demie démonstration, dans ce qui différencie cette désobéissance civile d'un hypocrite refus de responsabilité ? l'aspect simpliste fait peur (vis à vis de soi même). Mais en chemin on a presque perdu l'intérêt acharné porté à une pensée mécanique, l'air de rien une brèche est ouverte. La même que dans Walden, l'aplomb et l'assurance parfois maniaque (dans Walden) acceptent une pensée qui ne se finit pas, une part d'expectative, presque un refus du besoin de certitude... logique ? Dépassé voire primitif ou après coup très stimulant à vous de voir. En tout cas après cette lecture (et la présentation du texte est importante) je suis moins incertain quant à ma lecture et à celle de Walden, je suis encore loin de comprendre ce qu'il a sans doute voulu y dire tout à fait mais je suis nettement moins réservé, je sens un peu mieux la simple et imparfaite situation et ça n'en a que plus de sens cette expectative de la nature ou autre chose, la relation de cette expérience.

La lecture de cette Désobéissance civile amène donc bien le problème de la liberté et du rapport politique et celui des rapports de force surtout diffus et dématérialisés (c'est important d'insister sur ce point je crois) et m'aura permis bizarrement de mieux m'y retrouver et de mieux m'approcher de cette éternelle tentation qui a à voir avec ce qui se passe dehors.

Très recommandable et permettra sans doute d'autres lectures plus posées.

(J'ai tapé ça un peu de travers mais ça doit être ressemblant malgré l'absence de relecture).


Rapatrié sans correction et c'est moyen... mais j'ai aussi un truc sur Nature dans un coin !

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Message par Chamaco le Dim 19 Nov - 6:26

@animal a écrit:J'en profite pour déterrer le souvenir de lecture :

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Désobéissance civile



Même cette nuit de détention qui est le point de départ de l'écriture de ce texte est dans cette étrangeté, presque un tourisme déterminé, une conséquence sans importance, un détour. Le mélange de la liberté de l'homme et du reste de son monde, la famille, qui paye discrètement l'impôt... une sorte de "bonne vie" assez tranquille qui laisse du temps pour les réflexions mais "épaulée" en quelque sorte. ça dessine ce qui pourrait être, à tort et par le fait de nos images actuelles, un dilettante de bonne volonté.
C'est tout à fait cela, c'est surprenant, on dirait qu'il est "en visite" dans un lieu tres convivial, qu'il passe un bon moment....

Anyway, l'introduction assez bien fichue passe en revue le contexte : les courants abolitionnistes puis la guerre contre le Mexique et les différentes tendances de rapport à l'état. C'est aussi un rappel des inspirés par cette démarche et ce texte, des hommes devenus des symboles et des légendes : Martin Luther King, Gandhi... l'idée aussi d'un travail déterminé autant que patient. La part la plus mystérieuse quand on en sait peu est celle du transcendantalisme.

Le point de départ fixé tout de suite dans la liberté individuelle, la conscience passe d'abord sans discussion sans que l'on puisse dire que c'est gênant. Et après lecture c'est ce même principe qui fait que si la question d'une organisation humaine large, de la délégation d'une part de responsabilité, du comment se ferait quelque chose de large (des infrastructures ?) sans ce poids d'un état ou autre chose n'est pas complètement creusée ce n'est peut-être pas si gênant. Et en y repensant c'est plus le compromis de conscience qui est remis en cause que l'agrégation des forces, au contraire grâce à cette idée de l'exemple, idée qui se retrouve comme validée par l'histoire.

C'est compliqué de dire si dans ce contexte transcendantaliste c'est d'une extrême originalité parce qu'on sent derrière cette liberté de penser et d'agir la justification par une nature particulière, l'ombre de la massue de la vertu comme argument imparable ou comme choix initial, tout simplement. Ce qui se marie accessoirement plutôt bien avec les aspirations libérales de la pensée (ce qui serait facilement devenu à notre époque assez incompatible avec la vision positive et morale ?).

Sur ce point Thoreau précise sa pensée :
"Mais si, de par sa nature cette machine (gouvernementale) veut faire de nous l'instrument de l'injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi."
c'est clair et net, une vraie injonction Very Happy , cela ne vous rappelle t'il pas l'action de Gandhi..?


On pense à des contradictions donc, après ce point de départ et quelques points pertinents dans cette demie démonstration, dans ce qui différencie cette désobéissance civile d'un hypocrite refus de responsabilité ? l'aspect simpliste fait peur (vis à vis de soi même). Mais en chemin on a presque perdu l'intérêt acharné porté à une pensée mécanique, l'air de rien une brèche est ouverte. La même que dans Walden, l'aplomb et l'assurance parfois maniaque (dans Walden) acceptent une pensée qui ne se finit pas, une part d'expectative, presque un refus du besoin de certitude... logique ? Dépassé voire primitif ou après coup très stimulant à vous de voir.

La lecture de cette Désobéissance civile amène donc bien le problème de la liberté et du rapport politique et celui des rapports de force surtout diffus et dématérialisés (c'est important d'insister sur ce point je crois) et m'aura permis bizarrement de mieux m'y retrouver et de mieux m'approcher de cette éternelle tentation qui a à voir avec ce qui se passe dehors.
C'est en soi un appel sans ambiguité à mon sens, ainsi de cette phrase :
"Je suis convaincu que si un millier, si une centaine, si une dizaine d'hommes que je pourrais nommer - si seulement dix honnêtes gens- que dis-je ? Si un seul HONNÊTE homme cessait, dans notre Etat du Massachusetts de garder des esclaves, venait vraiment à se retirer de cette confrérie, quitte à se faire jeter dans la prison du Comté, cela signifierait l'abolition de l'esclavage en Amérique"
et :
"La place qui convient aujourd'hui, la seule place que le Massachusetts ait prévue pour ses esprits les plus libres et les moins abattus, c'est la prison d'Etat........C'est là que l'esclave fugitif et le prisonnier mexicain en liberté surveillée, et l'Indien venu pour invoquer les torts causés à sa race, les trouveront sur ce terrain isolé, mais libre et honorable où l'Etat relègue ceux qui ne sont pas avec lui, mais contre lui : c'est, au sein d'un Etat esclavagiste, le seul domicile où un homme libre puisse trouver un gîte honorable."

Walden n'est il pas cette prison à laquelle il aspire..?


Rapatrié sans correction et c'est moyen... mais j'ai aussi un truc sur Nature dans un coin !
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Message par animal le Dim 19 Nov - 22:34

Walden n'est il pas cette prison à laquelle il aspire..?
J'ai du mal à formuler mais je ne pense vraiment pas. Ca tient à ce que les deux textes ont de "partiel", à ce qu'ils choisissent de laisser de côté de leur sujet et aussi à leurs limites. Leur lecture a pour moi un côté exercice d'équilibre entre du premier degré et du plus distancié. Une distance pas toujours facile à trouver et un exercice compliqué par l'image assez écrasante qui leur est donnée.

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Message par topocl le Dim 30 Déc - 18:45

Walden ou la vie dans les bois

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Pas simple de faire le commentaire d’un Classique de chez les Classiques, référence de tant de gens parmi lesquels quelques amis (Sylvain Tesson, Rick Bass et bix par la même occasion), lecture repoussée depuis des années.. et qui me laisse dans une telle ambivalence. Persuadée qu’une autre traduction (la mienne est celle de L Fabulet de 1922) m’aurait portée sans doute tout autrement.

Alors, oui, Thoreau est un homme d’importance, un de ceux qui font bouger la pensée globale du monde et des individus. Et Walden ce n’est pas rien, un ouvrage philosophique, politique, écologique, un nature writing avant l’heure où il raconte rétrospectivement cette aventure de deux ans de retrait dans les bois, la vie sauvage, la vie saine qui consiste à construire sa maison, produire son manger, respirer l’air pur et la beauté du monde, sans pour autant y renoncer, visitant ses amis et lisant des livres.

Le plus gênant est un certain dogmatisme, moralisateur, donneur de leçon , leçon bien souvent bonnes (voire très bonnes) mais pas toujours à mon goût, un rejet complet du progrès et des commodités, un ascétisme qui dénonce l’épicurien, jouit de voir le pauvre pauvre et donc forcément bienheureux... Ceci, bien sûr perdu dans un discours beaucoup plus sympathique resituant l’homme au sein de la Nature, maître de son destin et apte à refuser et choisir.

Pourquoi serions nous si désespérément pressés de réussir, dans de si désespérées entreprises ? S’il nous arrive de ne point marcher au pas de nos compagnons, la raison n’en est-elle que nous entendons un tambour différent ? Allons suivant la musique que nous entendons quelle qu’en soient la mesure ou l’éloignement. Il n’importe pas que nous mûrissions aussi vite qu’un pommier ou un chêne.

Quoique sa façon de ne considérer aucun obstacle et inconvénient corresponde à un optimisme béat assez peu partagé en ce bas monde. Et que    quand on n’est pas  Thoreau soi-même, qu’on n’a pas la chance d’avoir la protection d’Emmerson et une brave tante qui paye vos arriérés d’impôts c’est sans doute encore un peu plus difficile.

Par ailleurs il y a un souci du détail qui peut parfois faire rire, tout juste si on n’a pas droit aux listes de courses (comptes à l’appui), parfois partager avec bonheur  ce vallon solitaire et sublime, parfois réjouir profondément (la description de la guerre des fourmis rouges contre les fourmis noires, notamment où il identifie Achille venant venger Patrocle). Mais parfois, aussi, m’a poussée à sauter allègrement des pages à la prolixité scrupuleuse voire obsessionnelle.

Bref, du très bon et du moins motivant, la satisfaction du « ça y est   je l’ai fait » (les résolutions de fins d’années paraissant plus fiables que celles de début d’année), la  fissuration d’un mythe qui  n’en demeure pas moins un monument.


Dernière édition par topocl le Lun 31 Déc - 10:28, édité 1 fois

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Message par animal le Dim 30 Déc - 21:06

fissuration ?

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Message par topocl le Lun 31 Déc - 10:29

Quelques lézardes mais ça n'en reste pas moins un mythe.

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