Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot


Juan de Recacoechea

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

corruption - Juan de Recacoechea Empty Juan de Recacoechea

Message par Armor le Sam 16 Sep - 3:50

Juan de Recacoechea
(1935-2017)

corruption - Juan de Recacoechea Juan10

Juan de Recacoechea (Né en 1935 et décédé en 2017 à La Paz), est un écrivain bolivien.
Après des études en Bolivie, en Espagne et au Pérou, il étudie le journalisme à Paris. Il travaille ensuite comme assistant réalisateur sur de nombreux films à travers toute l'Europe entre 1958 et 1968.

A son retour en Bolivie, il fonde Televisión Boliviana, dont il est durant de nombreuses années à la fois le directeur général et le directeur de production.
Parallèlement, il commence à écrire, et publie plusieurs romans.
Son seul ouvrage traduit en français, American visa, est à ce jour le roman le plus vendu en Bolivie. Traduit en 6 langues, il a obtenu le Guttentag Novel Award en 1994, et a été adapté au cinéma en 2005 par le réalisateur Juan Carlos Valdivia.

Juan de Recacoechea est décédé dans la ville de La Paz le 26 janvier 2017 à l'âge de 81 ans.
source : Wikipédia

Ouvrages traduits en français :

American Visa (éditions du Panama)
Armor
Armor

Messages : 3529
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 38
Localisation : A l'Aise Breizh

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

corruption - Juan de Recacoechea Empty Re: Juan de Recacoechea

Message par Armor le Sam 16 Sep - 4:08

corruption - Juan de Recacoechea 51e0wd10

American visa

Mario Alvarez est, de son propre aveu, « un faible, un amoureux de l’impossible, un rêveur qui n’arrive pas à se décider, un homme incomplet. »  Ancien professeur d’anglais, il vivote aujourd’hui de petits trafics. Sa femme l’a quitté, et plus rien ne le retient vraiment en Bolivie ; il décide donc de tenter l’aventure américaine pour rejoindre son fils. Direction La Paz.
Malheureusement, une fois arrivé dans la capitale bolivienne, il apprend que le consulat américain paye des détectives pour vérifier l'authenticité des justificatifs fournis par les demandeurs de visa. Dès lors, c'est tout l’édifice soigneusement érigé par Mario à grand renfort de prêts et de fausses attestations qui s’effondre. Et s'il apprend rapidement l'existence de chemins détournés pour obtenir le précieux sésame, les moyens d’y parvenir sont pour le moins risqués...

Réfugié dans un hôtel minable de La Paz, Mario traîne son spleen dans les rues et les troquets de la ville, ne sachant plus trop ce qu’il doit décider, ni même ce qu’il attend de la vie… Un temps, il se prend presque à rêver, lorsque son amour de la littérature américaine l’amène à rencontrer une jeune (et sublime) héritière. Par ennui, par curiosité aussi, elle l’intègre quelques jours à sa vie, avant que les clivages sociaux indépassables ne le rendent à son destin, à son errance, à ses amis de bric et de broc.

Avec un héros aussi indécis, l’intrigue n’est évidemment pas l’intérêt majeur de ce livre, même si l’auteur arrive parfois à instiller le doute dans l’esprit du lecteur. Selon moi, tout le charme réside dans l’évocation des petites gens de La Paz : vieillards excentriques, prostituées au grand cœur, patrons de bars miteux…  Pour eux, le rêve américain a depuis longtemps perdu de sa superbe, et ils survivent au jour le jour dans une société bolivienne cadenassée. Toutes illusions perdues, mais sans jamais oublier d’en rire…

Je l’avoue, j’ai été embarquée par ce livre. J'ai vraiment eu l’impression d’y être, dans cette ville de La Paz dont l’altitude vous coupe le souffle. (Et les ailes ?)  A grands traits, l’auteur a su créer des personnages attachants jusque dans leurs failles. Je regretterai tout de même quelques métaphores inutilement appuyées, et, surtout, le traitement de la fin. Cinquante dernière pages à mon sens inabouties, dont le goût doux-amer n’est toutefois pas parvenu à dissiper la jolie impression laissée par tout ce qui avait précédé...


mots-clés : #corruption #social


Dernière édition par Armor le Jeu 23 Nov - 22:06, édité 2 fois
Armor
Armor

Messages : 3529
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 38
Localisation : A l'Aise Breizh

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

corruption - Juan de Recacoechea Empty Re: Juan de Recacoechea

Message par Bédoulène le Sam 16 Sep - 8:13

merci Armor ! ton commentaire m'incite à noter d'autant que personnellement j'ai apprécié les auteurs de cette région et d'amérique latine que j'ai lus.

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
Bédoulène
Bédoulène

Messages : 12887
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 74
Localisation : En Provence

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

corruption - Juan de Recacoechea Empty Re: Juan de Recacoechea

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Écrivains d'Amérique Centrale, du Sud et des Caraïbes

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum