Des Choses à lire
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Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot


Daniel Boulanger

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Message par Aventin le Dim 24 Sep - 7:38

Daniel Boulanger
(1922-2014)

Daniel Boulanger Boulan10

Né le 24 janvier 1922 à Compiègne, décédé le 27 octobre 2014 à Senlis, Daniel Boulanger est un scénariste, dialoguiste, écrivain, auteur de théâtre, acteur et poète français. Membre de l'Académie Goncourt à partir de 1983, il en démissionne en 2008.
Fils de Michel Boulanger, qui exerce la profession de fromager, et de Mme, née Hélène Bayard.

Petit séminaire dans l'Aisne, de 1932 à 1940: humanités classiques, latin, grec, allemand.

11 novembre 1940, arrêté et jeté en cellule pour actes de sabotage envers l'armée allemande.
1942 STO requis, mais départ pour l'Allemagne suspendu grâce à une opportune maladie. Ne se rendra jamais en Allemagne. Caché dans l'Oise, il apprend dans les fermes à soigner les moutons.
1945 Départ pour le Brésil (dernier voyage du Formose), passeport permanent comme gardien de moutons: criado gado.
1946 Regagne la France : pion, courtier en chambre, rédacteur stagiaire aux Affaires Économiques du Tchad, reconstruction des chemins de fer Bulgares, etc...

Daniel Boulanger épouse en secondes noces Mlle Clémence Dufour, médecin, ils auront sept enfants : Pascal, Marie-Hélène, Adama, Charles, Marie-Angélique, Aurélien, Guillaume.

1950-1969 La maison de sa femme dans le 14° arrondissement de Paris connaît les débuts de la Nouvelle Vague : Truffaut, Chabrol, Godard, et ceux du Nouveau Roman : Gegauff, Robbe-Grillet, Ollier, Claude Simon. Tout "Le" monde y vient.
Acteur pour les amis dans quelques films : Le Roi de cœur, A bout de souffle, La Mariée était en noir, Domicile conjugal, Tirez sur le pianiste, Toute une vie, etc...

1959 premiers romans aux éditions de Minuit.
En parallèle, des scénarios et dialogues, il fut fort prolifique (les sept bouches à nourrir ?), paraphant la bagatelle de 133 contrats avec son agent, Artmédia, 10 avenue Georges V, Paris 8°.

1969-1999 il se retire dans une gentilhommière acquise à Senlis (Oise), où se continuent romans, nouvelles, scénarios, Retouches (sa forme d'expression poétique). Il publie toujours autant (romans, nouvelles, scénarios, dialogues, douze pièces de théâtre, Retouches...

1971 Prix de l'Académie Française
1979 Prix Prince Pierre de Monaco
1983 appelé à l'Académie Goncourt

En 1989 il arrête le cinéma, après le film sur le bicentenaire de la Révolution Française.

Puis, après le cycle des nouvelles s'achève celui des romans, et des Retouches en dernier - le reclus de Senlis lâche enfin la plume, avant de s'éteindre.

(Source principale: site de l'Académie Goncourt).

Bibliographie

(Attention, elle pèse bon poids. Et encore est-elle élaguée de la filmographie, au moins aussi abondante ! Source: Wikipedia)

Spoiler:
Nouvelles, contes et recueils de nouvelles
  Les Noces du merle, La Table ronde, 1963
  L'Été des femmes, La Table ronde, 1964
  Le Chemin des caracoles, Robert Laffont, 1966 (Prix Sainte-Beuve 1966)
  Le Jardin d'Armide, Robert Laffont, 1969
  Mémoire de la ville, Gallimard, 1970
  Vessies et Lanternes, Gallimard 1971 (Prix de l'Académie française 1971)
  La Barque amirale, Gallimard 1972
  Fouette cocher !, Gallimard, 1973 (Prix Goncourt de la nouvelle 1974)
  Les Princes des quartiers bas, Gallimard, 1974
  Le Chant des matelots, Casterman, 1976
  L'Enfant de Bohème, Gallimard, 1978 (Prix du Livre Inter 1978)
  La poule a trouvé un clairon, Gallimard, « Enfantimages » , 1978 (illustrations de Danièle Bour)
  Un arbre dans Babylone, Gallimard, 1979 (Grand prix de Monaco 1979)
  Le Chant du coq, Gallimard, 1980
  Le Vent du large, Gallimard, « Enfantimages », 1980 (illustrations de Roger Blachon)
  Le chat m'a dit son histoire, Gallimard, « Folio Benjamin », 1981 (illustrations de Sophie Kniffke)
  La Huttière, Éditions La Palatine, 1982 (gravures de Willy Mucha)
  Table d'hôte, Gallimard, 1982
  Les Grands, Casterman, 1983 (illustrations de Christian Vicini)
  Les Jeux du tour de ville, Gallimard, 1983
  Nouvelles I, Gallimard, 1999
  Nouvelles II, Gallimard, 2001
  Nouvelles III, Gallimard, 2002
  Nouvelles IV, Gallimard, 2003

Romans
  La Rue froide, La Table ronde, 1958
  L'Ombre, Éditions de Minuit, 1959  (réédition sous le titre Miroir d'ici, Gallimard, 1978)
  Le Gouverneur polygame, éditions de Minuit, 1960
  La Porte noire, La Table ronde, 1961
  Le Téméraire, La Table ronde, 1962
  La Mer à cheval, éditions Robert Laffont, 1965
  Les Portes, éditions Robert Laffont, 1966
  La Nacelle, éditions Robert Laffont, 1967
  La Rose et le Reflet, éditions Robert Laffont, 1968
  L'Autre Rive, Gallimard, 1977
  La Dame de cœur, Gallimard, 1979
  Connaissez-vous Maronne ? Gallimard, 1981
  Jules Bouc, Gallimard, 1987
  Mes coquins, Gallimard, 1990
  La Confession d'Omer, Gallimard, 1990
  Un été à la diable, Gallimard, 1992
  Ursacq, Gallimard, 1993
  Le Retable Wasserfall, Gallimard, 1993
  Caporal supérieur, Gallimard, 1994
  Le Miroitier, Gallimard, 1996
  Tombeau d'Héraldine, Gallimard, 1997
  Talbard, Gallimard, 1998
  Le Ciel de Bargetal, Grasset, 1999
  Clémence et Auguste, Grasset, 2000
  Les Mouches et l'Âne, Grasset, 2000
  Cache-cache, Grasset, 2002 page 1
  Du temps qu'on plaisantait, Grasset, 2003
  La Poste de nuit, Grasset, 2004
  Le ciel est aux petits porteurs, Grasset, 2006

Poésies
  Tchadiennes, Gallimard, 1969 page 1
  Retouches, Gallimard, 1969 (Prix Max-Jacob 1970)
  Les Dessous du ciel, Gallimard, 1973
  Tirelire, Gallimard, 1976
  Œillades, Gallimard, 1979
  Volière (Retouches), Gallimard, 1981
  Hôtel de l'image, Gallimard, 1982 ; réédition suivie de Drageoir, 1994
  Drageoir, Gallimard, 1983 ; réédition précédée de Hôtel de l'image, 1994
  Lucarnes (Retouches), Gallimard, 1984
  Intailles (Retouches), Gallimard, 1986
  À la Marelle (Retouches), Gallimard, 1987
  Carillon (Retouches), Gallimard, 1988
  Le Porte-œufs (Retouches), Gallimard, 1989
  Automnales (Retouches), Gallimard, 1992
  À la courte paille (Retouches), Gallimard, 1993
  Étiquettes (Retouches), Gallimard, 1993
  Sous-main, (Retouches), Gallimard, 1994
  Taciturnes, (Retouches), Gallimard, 1995
  De laine et de soie, (Retouches), Gallimard, 1997
  Images, mes catins, (Retouches), Éditions Grasset, 1999
  Le Tremble et l'Acacia, (Retouches), Éditions Grasset, 2000
  À quatre épingles, (Retouches), Éditions Grasset, 2002
  À dire vrai, (Retouches), Éditions Grasset, 2003
  Faubourg des fées, (Retouches), Éditions Grasset, 2004
  Oboles, (Retouches), Éditions Grasset, 2006
  Fenêtre mon navire, (Retouches), Éditions Grasset, 2008
  L'Esplanade, (Retouches), Éditions Grasset, 2010
  Vestiaire des anges, (Retouches), Éditions Grasset, 2012

Pièces de théâtre
  Coup de lune - La Partie de cartes - Le Voyage de noces, Gallimard, 1968
  C'est à quel sujet ?, suivi de Le Roi Fanny, Gallimard, 1984
  À la belle étoile - À votre service - Le Beau Voyage, Gallimard, 1985
  La Toison d'or - Le Paradis, Gallimard, 1987
  La Reine Fracasse - Le Jardin, Gallimard, 1995

Textes radiophoniques
  Le Voyage, 1963 (pièce radiophonique)
  La Libération, 1974
  Adrienne, 1974
  Jeunesse, 1974
  Rome, 1974
  Venise, 1974
  Tchad, 1974
  Carlecourt,1974
  Alcool, 1974
  L'Amitié, 1974
  La Dame de cœur, 1981 (adaptation radiophonique du roman éponyme)

maj le 19 avril 2019
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Qu'en dire ?

On a attribué le foisonnement semblant excessif de son activité à la nécessité d'élever sept enfants, il y a sans doute du vrai là-dedans.
Toujours est-il que Daniel Boulanger est, pour longtemps encore, d'abord une tête de second rôle dans quelques-uns des films marquants de l'histoire cinématographique française. Disons-le franchement, au-dessus de l'acteur il y a l'excellent dialoguiste et scénariste, sans aucun doute l'un des plus notoires de sa génération et de sa langue. Il a, toutefois, paru frayer avec des auteurs de cinéma moins majeurs ou exigeants à partir des années 1970, accréditant la supposition que nécessité [d'argent] fait loi.

Idem pour ses romans, agréables, savoureux même parfois, mais pêchant peut-être par souci productif: tous ces livres n'auraient-ils pas pu être condensés, ramassés en quelques romans, plus succulents, davantage dans l'exigence de la quintessence ? Je n'ai pas d'avis sur l'auteur de théâtre qu'il fut (n'ayant ni vu ni lu quoi que ce soit émanant de sa plume), et c'est, à dire vrai, son œuvre poétique -sans nul doute, avec le théâtre, sa dimension d'expression la plus confidentielle- qui m'intéresse le plus, allons, pourquoi le cacher, elle me captive.
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Message par Aventin le Dim 24 Sep - 7:41

Mon recueil de poésie préféré de Daniel Boulanger est Tchadiennes, son tout premier, un véritable choc, rien lu de tel, je ne savais pas à quoi le rattacher, mais j'ai vite accepté de me laisser décontenancer, d'avancer en lecteur nu, sans les référents, lesquels sont, au demeurant, parfois d'handicapants artifices.
Pour tout vous dire, il occupe un archivage à part chez moi: il n'est jamais archivé. Je le glisse entre toutes les mains susceptibles d'y trouver un intérêt depuis une dizaine d'années, et, quand il revient à la maison, il ne va jamais sur un rayonnage mais demeure à mon exigu tabouret de chevet !
Daniel Boulanger Senlis10
Chez lui, à Senlis, années 1990.
L'auteur confie ceci de sa démarche en poésie:
Daniel Boulanger a écrit:Très tôt je m’aperçus que les lettres d’amour que j’envoyais se ressemblaient toutes : demande, attente, merci, nouvel appel, et que les réponses que l’on y faisait avaient le même tour. J’abrégeais donc, je contournai les évidences et ne parlai plus que du décor qui m’entourait, de l’image ou de l’idée qui me tourmentait autant que mon corps, mais je trouvai mes descriptions trop longues et mes cachettes bien théâtrales. Comme j’avais le temps je me suis mis à les réduire et dénuder, à regarder de biais ou par-dessous les villes, les êtres, mes sentiments, tout ce qui me tombait sous la main, à les concentrer en poèmes, c’est-à-dire en chambres fortes, à faire en sorte que le destinataire de ces mots eût à les forcer, à les prendre et reprendre. Je les appelai retouches.

Retouches est le titre d'un de ses ouvrages de poésie (1969), il utilise ensuite ce mot de Retouche (à...) à chaque fois en titre de ses poèmes.

D'où, certes, le côté cohérent de la somme poétique, et aussi la petite musique répétitive qui devient assez vite familière.
Mais d'où aussi, peut-être, cette affinité que j'entretiens avec le recueil Tchadiennes, le premier, comme un à-part, pourtant cohérent avec les parutions de poésie qui suivront ?  

Poésie plus libre, plus tous azimuts, plus colorée, plus chaude. Autre fait le démarquant: les poèmes n'y sont pas intitulés.
Est-ce l'inspiration africaine, ou un hommage à la culture africaine ? Toujours est-il que je trouve à Tchadiennes un surcroît de dimension d'oralité, un rien moindre dans ses productions postérieures.

Les poèmes de Daniel Boulanger sont brefs, jetés à la page avec cette épure et bien sûr le blanc, le grand blanc de la page, qui figure le silence, ou le vide, ou le nécessaire vaste cadre pour la mise en relief plus accentuée des mots.

Dans le recueil Tchadiennes uniquement, le retour à la ligne se traduit en général par une mise en majuscule du premier mot, ce qui paraît indiquer de façon certaine l'attachement à la notion, au concept de vers.
Pour des exceptions, voir les troisièmes et quatrièmes citations, pour un exemple mixte la cinquième.
Il paraît abandonner définitivement cette ultime manière de rappel au vers classique (ou habituel) par la suite.

Poète peu rimailleur, encore qu'on en croise parfois, mais vraiment de loin en loin, et sont-elles volontaires ces rimes ? On peut se le demander.  
Poète à peine plus allitératif, mais pourtant, ses poèmes passent remarquablement à voix haute, ça c'est une gageure, ou plutôt le signe de la maître-main d'un ajusteur hors pair.

Un petit échantillonnage de ses poèmes, imaginez, pour un rendu correct, que chacun soit tout seul à occuper une page du forum:

Tchadiennes a écrit:Midi.


La brousse a l'odeur du foie.
Le noir est plein de gouffres blancs.



Chaque regard est un suicide.

Tchadiennes a écrit:Instant, crâne énorme.


Ma tempe bat l'horizon.

Tchadiennes a écrit:Devant les mufles fous d'urine
s'ouvre la lumière accomplie,
mâle et femelle.

Tchadiennes a écrit:Au centre de la zone interdite,
l'arbre ne cesse de bondir
et la tornade enivre sa licorne.

Tchadiennes a écrit:Entre le ciel et la folie
l'épaisseur d'un nerf.



Essaie de te rappeler cette chose en forme d'œuf
qui engrossait la nuit.

Hôtel de l'image a écrit:retouche au virtuose

face à lui-même
et toujours lui sur l'arrière et les flancs
il fait son suzerain
de son double étrange

Hôtel de l'image a écrit:retouche à la fête

au fond tremble encor l'allée d'arbres
mais
dans les architectures plates du présent
se balance un costume
vide
dans le trou d'une fenêtre

Hôtel de l'image a écrit:retouche à l'école

du haut de la colline
le cimetière est une page d'écriture
aux lignes bien tirées

étrangers, visiteurs, gens d'ici
en font la même lecture

Drageoir a écrit:retouche au bannissement

caressé par la soie d'un regret
le silence tient sa note obscure
la ville en cerf-volant dans les fumées

Drageoir a écrit:retouche à la habanera

l'ombre barbouillée de griottes
se balance

l'épaule au blanc du ciel orange

Allez encore un petit dernier,  si vous lisez jusque là, extraordinaire de puissance en peu de mots (à mon humble avis):


Drageoir a écrit:retouche au rustique

au bas du mur bouge encore
le ciel déchiré par un chien


la nuit écarte les jambes





(Retouché de deux messages du 19 mars 2016 sur Parfum.)
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Message par Aventin le Lun 25 Sep - 13:58

Cache-cache
Roman, 2002. 200 pages environ.

Daniel Boulanger Cache-10

Agréable roman, sans prétention, de parcours aisé, disons dont la lecture pourrait ne pas vous laisser une trace indélébile.
Cet ouvrage a tout de même quelques petites saveurs qui se laissent déguster, bien qu'il laisse l'impression d'un beau canevas pour une exploitation cinématographique (a-t-il assez donné au cinéma pour ne pas que cela l'ait façonné ?).

Les dialogues sont réellement savoureux (on n'en attendait pas moins, tout de même), et le calibrage de l'action (les "scènes" ?) est millimétré. Sont particulièrement goûteuses les descriptions, de caractères et de lieux, des contreforts du Massif Central, où se situe une petite partie du roman.

La langue est choisie, pour un résultat en général assez heureux.

L'action pourrait se situer (ce n'est pas précisé) dans les années 1950 ou 1960.
Un homme (Philippe-Élie, le narrateur) est agressé en pleine rue parisienne, délesté de ses valeurs, et tente de recouvrer entièrement sa mémoire, hébergé dans une pharmacie proche.

Cela passe par l'évocation, tirant sur l'invocation, d'Hélène.
Philippe-Élie est en passe de succéder à son père, marchand de tapis, peut-être d'origine azerbaïdjanaise ou plus sûrement arménienne, retourné sur le sol natal pour y attendre la mort.
Hélène est enseignante universitaire, dans le domaine des tableaux de maître.

Entre eux un amour, une moto, des dialogues, ah, ces dialogues...!
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Message par ArenSor le Mar 26 Sep - 19:43

Ecrivain dont j'ai pas mal d'ouvrages. Mystérieusement, je n'en ai lu aucun ! Un oubli a réparer rapidement. Merci Aventin pour l'ouverture de ce fil Very Happy
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Message par Aventin le Ven 19 Avr - 8:53

Vous reprendrez bien un peu plus de Tchadiennes ?
(Je pensais au second de ces poèmes en lisant Les dits de Tian-Yi de François Cheng)



Treize heures


Tremblement de flèche sur une goutte d'eau.


Le silence montre le poing.






Matin pendu à l'acacia des étoiles nerveuses.


Le fleuve vêtu de couleur
ment comme il coule,
sous sa forte odeur,
dans la chaleur abstraite.

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Message par Bédoulène le Ven 19 Avr - 20:19


Drageoir a écrit:retouche au rustique

au bas du mur bouge encore
le ciel déchiré par un chien


la nuit écarte les jambes




drunken


_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

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