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Enrique Serna

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Message par Chamaco le Dim 22 Oct - 20:02

Enrique Serna
Né en 1959

Enrique Serna Avt_en10

Enrique Serna est un narrateur et essayiste mexicain né le 11 janvier ou le 7 février 1959.

Dès son premier roman traduit, Amours d’occasion (éd. Atelier du Gué, 2004), on avait pu repérer la gouaille impertinente d’Enrique Serna. Avec cette Peur des bêtes, il s’en donne à cœur joie : il dénonce sans oublier de faire de la littérature.

Gabriel García Márquez inclut un de ses contes, L’homme avec le minotaure sur la poitrine, parmi les 10 meilleurs récits mexicains de la fin du xxe siècle. Il apparaît dans presque toutes les anthologies narratives mexicaines contemporaines et a été traduit et publié en Angleterre, en France, en Italie et en Espagne. Il est un collaborateur habituel de la revue Letras Libres.

Sources : Télérama et Wikipédia

Oeuvres traduites en français :

Amours d’occasion 2004.
La peur des bêtes 2006.
Quand je serai roi 2009.
Coup de sang 2013.
La Double vie de Jesús 2016


Dernière édition par Chamaco le Dim 22 Oct - 21:18, édité 2 fois
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Enrique Serna Empty Re: Enrique Serna

Message par Chamaco le Dim 22 Oct - 20:58

La peur des bêtes

Enrique Serna 97827510

Les héros de polars – ceux que l’on aime, les purs, les désenchantés – sont souvent d’anciens flics qui, trop écœurés des bassesses de leur administration, se reconvertissent le cœur vaillant en détectives privés, libres et indépendants, ou presque. Le Mexicain Enrique Serna invente une vedette d’un genre nouveau : le journaliste loser, abonné aux chiens écrasés et qui, par sécurité (la paye), mais aussi par faiblesse, s’engage dans la police. Un rien trop sentimental, surtout avec la littérature, il se voit écrivain et justifie son choix en se disant qu’il trouvera là, dans les bas-fonds de la société, matière à son futur roman. Hélas, il a oublié qu’il vit à Mexico la crapoteuse. Son boss, un pachyderme, un vicieux, trempe dans tous les mauvais coups, trafics de drogue, chantages, tabassages, et même meurtres si sa loi l’exige. Et notre pauvre héros, Evaristo, est obligé de suivre. Chargé de faire taire un journaliste aventureux qui ose s’en prendre à l’Etat, il est embringué dans une histoire foldingue, contraint de défier des mondes – presse, édition, université –, tous acoquinés à de vieux briscards bien véreux de la politique.
Source : Télérama

Mon avis :

Quels étaient les choix de vie possibles d’Evaristo à la naissance de sa fille Chabela.. ?
Entrer dans la corruption ou vendre des tamales*… ?
Sans en avoir clairement conscience il choisit entrer en corruption, pour gagner beaucoup et plus vite, pour cela il dut passer un concours pour rejoindre la Police Judiciare, choix amoral, certes.Son couple battait de l’aile, ses besoins d’argent en hausse, le concours réussi il quitta son journal où il n’était pas apprécié à sa juste valeur, par ailleurs son Directeur n'y voyait qu’un intérêt : engranger des recettes publicitaires quel que soit le contenu. Il rejoint une unité dactylographique, visiblement ce n’était pas là qu’il pourrait s’enrichir, il lui était nécessaire de changer de service, pour profiter de l’argent coulant à flot. Nous sommes au Mexique. Grâce au Chamula, un collègue indien, il rencontra l’ignoble Commissaire Maytorena qui lui fit regetter l’époque où ses articles trop longs, trop poétiques, étaient refusés par les éditorialistes.
Mal lui en prit, il fut confronté aux méthodes expeditives du Commissaire, monter au braquage, rançonner,  faire du chantage, arnaquer, et tuer, lui et ses collègues devaient faire pire que les truands, jusqu’au jour où une affaire put lui permettre d'obtenir sa rédemption…
En fait le gros défaut d’Evaristo est d’être honnête, trop honnête, et le milieu qu’il a choisi ne l’est pas du tout.
Le livre n’est pas terminé et la question qui me hante est : qui va devoir mourir.. ? Evaristo l’inadapté.. ? En 33 pages le décor est planté, dans un livre fort bien écrit...



tamales = aliment à base de farine de maïs fourrée de viande et enroulée dans une feuille de bananier (nourriture ancestrale des primitifs d’Amerique centrale et Caraïbes, avec connotation quasi religieuse)


mots-clés : #polar


Dernière édition par Chamaco le Mar 24 Oct - 16:15, édité 4 fois
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Message par Chamaco le Lun 23 Oct - 13:22

je vous tiendrai au courant de l'évolution... Very Happy
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Message par Chamaco le Lun 30 Oct - 8:31

---Une fois le décor planté Evaristo se lance dans une enquête orientée vers les milieux culturels de la Capitale. Notre héros joue gros, il va devoir se racheter pour avoir provoqué imprudemment la mort d'un journaliste idéaliste (dont il partageait les opinions) mais aussi sa propre peau menacée par la folie brutale de son propre chef, faire une enquête avec un flingue sur la tête tel est le défi auquel il est confronté, pénétrer dans un milieu culturel surfait où c'est l'apparence qui est privilégiée, côtoyer les encenseurs mielleux, les rois du paraître bidon, et rapidement il se rend compte qu'en plus d'avoir à dos son chef pervers un tueur inconnu est sur sa propre trace...Suspens garanti Very Happy
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