Ernest Hemingway

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Re: Ernest Hemingway

Message par Chamaco le Jeu 30 Nov - 19:37

@bix_229 a écrit:
Le coté drole de son aficion, c' est qu' il pensait que les taureaux de  combat devraient etre utilisés pour combattre les fachos.
.
tu crois vraiment..? Tu as les sources..?
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Re: Ernest Hemingway

Message par Chamaco le Ven 1 Déc - 8:48

Et à part ces idées négatives, que pensez vous de Ronda, impressionnant, non.?
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Re: Ernest Hemingway

Message par bix_229 le Ven 1 Déc - 15:21

@Chamaco a écrit:
@bix_229 a écrit:
Le coté drole de son aficion, c' est qu' il pensait que les taureaux de  combat devraient etre utilisés pour combattre les fachos.
.
tu crois vraiment..? Tu as les sources..?
J'en suis certain !
Peut-être dans Mort l'après-midi.
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Re: Ernest Hemingway

Message par Chamaco le Ven 1 Déc - 18:49

Merci Bix pour ta reponse, je vais chercher...
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Re: Ernest Hemingway

Message par Tristram le Dim 30 Sep - 15:17

Le soleil se lève aussi




L’histoire d’expatriés américains (journalistes, écrivains pour la plupart), profitant d’un taux de change fort avantageux pour boire et manger, à Paris puis en Espagne, pour pêcher la truite et suivre la fiesta de San Fermin à Pampelune. La pêche à la truite aura une destinée littéraire remarquable aux Etats-Unis ; la tauromachie est rendue avec un soin ethnologique, de la desencajonada (débarquement des toros) à la corrida.
« Chaque fois que les taureaux fonçaient sur les picadors, je lui disais de regarder le taureau et non le cheval, et je lui appris à observer comment le picador plaçait la pointe de sa pique, afin de lui faire comprendre, afin qu’elle se rendît bien compte, que c’était là une chose faite dans un but défini, et non un spectacle d’horreurs injustifiées. »
Ces pérégrinations touristiques sont narrées sur un ton banal, distancé, prosaïque (journalistique ?) par Jake Barnes, un ancien combattant de la Première Guerre mondiale où il fut blessé, ce qui le rendit impuissant ; la guerre, c’était (aussi) le bon temps, et les jeunes vétérans de la "génération perdue” font la fête à Paris. (Je vais lire prochainement Paris est une fête ‒ récit peut-être encore plus autobiographique ?)
C’est Brett (Lady Ashley) qui a soigné Jack, et ils sont épris l’un de l’autre, sans espoir de couple, ne serait-ce que parce qu’elle passe d’une aventure à l’autre, même si elle se « sent garce ». Ils font partie d’une bande de copains ‒ tous les protagonistes sont alcooliques, sauf peut-être Robert Cohn, juif complexé qui fut aussi amant de Brett, et la suit partout dans l’espoir vain de la reconquérir, ce qui le rend insupportable au reste du groupe.
Voici un extrait qui m’a paru significatif du ton de ce roman :
« Le taureau qui avait tué Vicente Girones s’appelait Bocanegra. Il portait le no 118 de la ganadería de Sanchez Taberno. Ce fut le troisième taureau que tua Pedro Romero dans l'après-midi. On lui coupa l'oreille aux acclamations de la multitude et on la donna à Pedro Romero qui, à son tour, la donna à Brett qui l’enveloppa dans un de ses mouchoirs et laissa oreille et mouchoir, ainsi que de nombreux mégots de Muratti, tout au fond du tiroir de la table de nuit, près de son lit, à l’hôtel Montoya, Pampelune. »

« C’est drôle, dit Brett, comme on devient indifférent au sang. »

Mots-clés : #amitié #amour #jeunesse
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Re: Ernest Hemingway

Message par Chamaco le Dim 30 Sep - 15:54

@Tristram a écrit:Tout cela fait partie des bas instincts qui disparaissent avec le progrès (je ne citerai que l'homme antédiluvien, qui chassait la faune de l'époque, et... en mangeait la chair !)

retour sur Hemingway avec la résurgence de ce sujet, et cette pensée : de nos jours encore on mange toujours de la chair, ah certes elle vient beaucoup moins de la chasse mais de l'élevage, mais "les bas instincts" ont ils pour autant disparu..? D'aucuns se dévorent encore sur les réseaux sociaux, des jeunes enfants se suicident pour être harcelés sur ces "moyens modernes de communication".. la chair appelle la chair... Very Happy
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Re: Ernest Hemingway

Message par Tristram le Ven 5 Oct - 0:57



Paris est une fête

Souvenirs (mis en forme par Hemingway à la fin des années 50) du temps où il écrivait Le soleil se lève aussi (1926), soit une sorte de reprise de ce roman des années de bohème à Paris. J’ai peut-être préféré ce récit à la fiction, dont il ne se distingue finalement guère, et que la même nostalgie sincère parcourt pourtant, quoiqu’en dise la préface :
« Si le lecteur le souhaite, ce livre peut être tenu pour une œuvre d'imagination. Mais il est toujours possible qu'une œuvre d'imagination jette quelque lueur sur ce qui a été rapporté comme un fait. »
C’est le mythique Quartier latin de ces années-là, « une génération perdue », la bibliothèque-librairie Shakespeare and Company de Sylvia Beach, la Closerie des Lilas et autres cafés comme le Dôme et la Rotonde,
« Les gens que j’aimais et ne connaissais pas allaient dans les grands cafés pour s’y perdre et pour que personne ne les remarque et pour être seul et pour y être ensemble. »
un troupeau de chèvres qui distribue son lait le matin, une friture de goujons pêchée de l’île Saint-Louis et dégustée avec du vin blanc, Gertrude Stein, James Joyce, Ezra Pound, Scott Fitzgerald portraiturés de façon plus ou moins acide, le printemps à Paris, l’écriture à Paris, la "faim" (relative) à Paris
« Découvrir tout ce monde nouveau d’écrivains, et avoir du temps pour lire, dans une ville comme Paris où l’on pouvait bien vivre et bien travailler, même si l’on était pauvre, c’est comme si l’on vous avait fait don d’un trésor. »
Ces souvenirs m’ont donc ramentu un Paris largement disparu, et la lecture d’Henry Miller ‒ mais ici sans la verve, l’humour et la chair du happy rock qui vint faire l’expérience de Paris dans la décennie suivante.

mots-clés : #autobiographie #lieu
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Re: Ernest Hemingway

Message par Chamaco le Ven 5 Oct - 6:46

Belle évocation Very Happy
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Re: Ernest Hemingway

Message par Chamaco le Ven 5 Oct - 6:58

@Tristram a écrit:
Ces souvenirs m’ont donc ramentu un Paris largement disparu, et la lecture d’Henry Miller ‒ mais ici sans la verve, l’humour et la chair du [i]happy rock
qui vint faire l’expérience de Paris dans la décennie suivante.

Notamment dans "Lettres à Emil"
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