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Frédérick Tristan

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Message par Tristram le Dim 7 Jan - 16:32

Frédérick Tristan
Né en 1931


Frédérick Tristan Frydyr10

Fils de Jean Baron, fabricant de machines textile, et de Rachel Perdraux, Jean-Paul Frédéric Tristan Baron est né le 11 juin  1931 à Sedan. À neuf ans, en mai 1940, il fuit avec sa famille l'avancée allemande. Sur les routes de l'exode, à proximité de Poix-Terron, il subit une attaque de Stukas, tombe dans le fossé, en réchappe mais demeure amnésique. À dix-sept ans, en 1948, il publie Orphée assassiné, son premier recueil de poésie sous le pseudonyme de Frédéric Tristan. Il se lie d'amitié avec des écrivains tels que Malcolm de Chazal, François Augiéras ou encore Gaston Criel. Croyant devoir choisir entre son avenir dans l'industrie textile, dans une continuité familiale, et sa passion pour l'écriture, il se voit répondre par André Breton, à la fin des années 1950 : « Si vous devez faire une œuvre, vous la ferez quand même ».
En 1952, il participe à Recherches graphiques, dirigé par Joël Picton. Ses œuvres graphiques, entre abstraction et onirisme, sont notamment exposées dans le cadre de l'Unesco et de l'IMEC.

Devenu spécialiste de l'ingénierie textile, il est conduit par cette activité professionnelle à voyager beaucoup. Entre 1964 et 1986, il est envoyé en mission au Laos, au Viêt Nam, au Cambodge, en Chine, s'intéressant aux cultures, aux langues et aux systèmes de pensée des populations qu'il côtoie.
Dès ses publications des années 1950, il s'invente des doubles littéraires, d'autres vies et d'autres sensibilités. Il imagine notamment une femme de lettres et poétesse morte relativement jeune (née en 1932, morte en 1949), Danielle Sarréra, nom sous lequel il signe plusieurs recueils. Il créé également Adrien Salvat, préfaçant en 1978 l'ouvrage de Frédérick Tristan, La Geste serpentine.
En 1970, membre du PSU à côté de Michel Rocard, il participe au journal Politique Hebdo dans la rubrique culturelle où il publie des inédits d'écrivains, en particulier Samuel Beckett (Le Dépeupleur) avec l'accord de Jérôme Lindon (Éditions de Minuit).
En 1981, il reçoit le Grand Prix du roman de la Société des gens de lettres pour Les Tribulations héroïques de Balthasar Kober, le Grand Prix du fantastique d'Avoriaz en 1983 pour La Cendre et la Foudre, le prix Goncourt en 1983 pour Les Égarés,et le grand prix de littérature de la Société des gens de lettres pour l'ensemble de son œuvre en 2000.
De 1983 à 2001, il est professeur d'iconologie paléochrétienne et renaissante à l'ICART de Paris (École des Métiers de la Culture et du Marché de l'Art). En 2000, avec Le Retournement du gant, il s’explique sur son œuvre dans une série d'entretiens avec le critique Jean-Luc Moreau. Il est le promoteur de la « Nouvelle fiction ».
En 2010, les éditions Fayard publient son autobiographie sous le titre Réfugié de nulle part. Ces mémoires décrivent, en particulier, son enfance massacrée par la guerre, son adolescence révoltée et les rencontres littéraires qui lui ont permis de se reconstruire et d'écrire son œuvre, entre autres André Breton, Mircea Eliade, Henry Corbin, René Alleau, François Augiéras, Jean Paris, Antoine Faivre.

Franc-maçon, il a été vénérable maître de la loge de recherche Villard de Honnecourt et grand orateur de la Grande Loge nationale française. En mars 2016, il donne une conférence publique sur Fiction et réalité initiatique au siège de l'obédience.
À travers son œuvre, Frédérick Tristan peut être considéré comme un témoin contemporain de la pensée paradoxale.
(Wikipédia)

Bibliographie :

Cliquer ici pour accéder à la bibliographie:
Romans
Contes initiatiques chinois
• Le Singe égal du ciel, Bourgois, 1972 ; Fayard, 1994 ; Zulma, 2014.
• La Cendre et la Foudre, Balland, 1982, Fayard, 2003.
• La Chevauchée du vent, La Table Ronde, 1991, Fayard, 2002.
• Les Succulentes Paroles de Maître Chù, Fayard, 2002.
• Tao, le haut voyage, Fayard, 2003.
• Le Chaudron chinois, Fayard, 2008.
Histoires fantastiques et merveilleuses
• La Geste serpentine, La Différence, 1978 ; Fayard, 2003.
• Les Tribulations héroïques de Balthasar Kober, Balland, 1980 ; Fayard, 1999.
• Un monde comme ça, Seghers, 1992.
• L'Énigme du Vatican, Fayard, 1995.
• Stéphanie Phanistée, Fayard, 1997.
• Les Obsèques prodigieuses d'Abraham Radjec, Fayard, 2000
• Dieu, l'Univers et Madame Berthe, Fayard, 2002
• L'Amour pèlerin, Fayard, 2004
• Un infini singulier, Fayard, 2004
• Le Manège des fous, Fayard, 2005
• Dernières Nouvelles de l'Au-delà, Fayard, 2007
• Christos, enquête sur l'impossible, Fayard, 2009
• Brèves de rêves, courts récits oniriques, Pierre-Guillaume de Roux, 2012.
Les impostures de l'histoire
• Naissance d'un spectre, Bourgois, 1969, Fayard, 2000
• L'Ange dans la machine, La Table Ronde, 1990, Fayard, 1999
• Les Égarés, Prix Goncourt 1983, Balland 1983, Points-Seuil 1984, Fayard, 2000.
Les dédales de la psyché
• Le Dieu des mouches, Grasset, 1959, Fayard, 2001
• Le Fils de Babel, Gallimard, 1988
• La Femme écarlate, Fallois, 1989, Fayard, 2008
• Le Dernier des hommes, Robert Laffont 1993, Fayard, 2005
• Pique-nique chez Tiffany Warton, Fayard, 1998
• L'Aube du dernier jour, Fayard, 2002
• Monsieur l'Enfant et le Cercle des bavards, Fayard, 2006
• Tarabisco, Fayard, 2010
• Les Impostures du réel, Le Passeur, 2013
• Le passé recomposé, Pierre-Guillaume de Roux, 2017.
Policier
Sous le pseudonyme de Mary London et sous le titre général Les Enquêtes de Sir Malcolm Ivory :
• La 7e victime (Éd. du Rocher - 2003)
• La double mort de Thomas Stuart (Éd. du Rocher - 1998)
• Le crime étrange de Greenwich (Éd. du Rocher - 1998)
• Le mort de la Tamise (Éd. du Rocher - 1998)
• Sept Ladies pour un meurtre (Éd. du Rocher - 1998)
• Un crime chinois (Éd. du Rocher - 1998)
• Un meurtre chez les Francs-Maçons (Éd. du Rocher - 1998)
• Un crime trop parfait (Éd. du Rocher - 1999)
• Le parfum d'un crime (Éd. du Rocher - 1999)
• Meurtre par superstition (Éd. du Rocher - 1999)
• Le crime du Corbeau (Éd. du Rocher - 2000)
• Un crime exemplaire (Éd. du Rocher - 2001)
• Un crime sans assassin (Éd. du Rocher - 2001)
• Le meurtre étrange d'Emily Seymour (Éd. du Rocher - 2002)
• Le meurtre du chat (Éd. du Rocher - 2003)
• Meurtre chez les collectionneurs (Éd. du Rocher - 2003)
• Le cadavre disparu (Éd. du Rocher - 2004)
• Meurtre anglais à Deauville (Éd. du Rocher - 2005)
• La petite morte de la suite 22 (Éd. du Rocher - 2006)
Poésie
Poète, il a écrit des textes sous le pseudonyme de Danielle Sarréra : L'Ostiaque, L'Anthrope, 1951-1953 (Nouveau Commerce), et sous son nom Passage de l'ombre (Recherches graphiques). Pour La Finestra editrice il a publié Encres et Écritures (2010). Les éditions du Cherche-Midi ont republié en 1992 quelques-uns de ses poèmes de jeunesse dont L'Arbre à pain (1954).
Essais
• Tonia Cariffa, co-écrit avec Jean Burgos, Max-Pol Fouchet, Jean-Louis Pradel, Éditions de la Maison de la culture de Chambéry, 1988.
• Les Premières Images chrétiennes : du symbole à l'icône, Fayard, Paris, 1996.
• Houng, les sociétés secrètes chinoises, Balland 1987, Fayard, Paris, 2003.
• Le Monde à l'envers, Hachette-Massin, Paris, 1980.
• L'Œil d'Hermès, Arthaud, Paris, 1982.
• L'Anagramme du vide, Bayard, Paris, 2005.
• Don Juan le révolté, Ecriture, Paris, 2009.
• Une vie au péril de l'écriture, Entretiens et documents, L'esprit du temps, Paris, 2015.
• Réfugié de nulle part (mémoires), Fayard, Paris, 2010.
Collaborations
• L'Encyclopédie du compagnonnage, éd. du Rocher, 2000.
• La franc-maçonnerie, documents fondateurs, L'Herne, 1997.
• Thomas Mann (dir.), Cahier de l'Herne, 1970.
• Les Cahiers de l'hermétisme, coll. Antoine Faivre, Henry Corbin, Mircea Eliade, Henri-Charles Puech, etc., éd. Albin Michel, 1968-1990.
• Livret des Tentations de saint Antoine, opéra, musique Marian Kouzan (création Tours, 1992), éd. Jean-Jacques Sergent, 199212.
• Adaptation du Manteau de Nicolas Gogol, livret d'opéra, musique Michael Lévinas (création Strasbourg, 2000).
• Adaptation théâtrale du roman Le Singe égal du ciel, mise en scène Gil Galiot, 1999, Nanterre, avec la participation de l'Opéra de Pékin.
Curiosa
• Tragics, collages, San Lazzaro, 1961.
• Les Sept Femmes de Barbe-Bleue, La Boîte noire, 1966.
• Le fabuleux bestiaire de madame Berthe, Zulma, 2005.
• Kaléidoscope, aphorismes, Moulin de l'étoile, 2007.
• Emblèmes, Moulin de l'étoile, 2008.
(Inspiré de Wikipédia, où la bibliographie est incomplète)

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Message par Tristram le Dim 7 Jan - 16:58

L’Énigme du Vatican

Frédérick Tristan Trista10


Un manuscrit redécouvert à la Bibliothèque vaticane (avec la marque 666) perturbe la hiérarchie catholique. Le professeur Adrien Salvat (un personnage récurrent de Tristan, sorte de détective érudit) découvre que le document du XIe siècle a été augmenté au XVIe puis plus récemment, qu’il a sans doute été fabriqué par l'Islam pour combattre la chrétienté, a en fait été crypté par le KGB pour déstabiliser le pape polonais… Les aventures de Basophon (baptisé sous le nom de Sylvestre) au Ciel et dans la Méditerranée antique, sont lues en parallèle du récit des péripéties de l’enquête. Les différentes mythologies et religions de l’époque se confrontent pour leur survie.

« Les fidèles de ce Nazaréen ont pris aux juifs ce qu’il y a de pis : la peur du corps, le mépris de la jouissance, le goût de la souffrance. » VI

Passionnant et bien renseigné (et iconoclaste) sur l’Eglise des débuts du christianisme à son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale, surtout concernant les témoignages paléochrétiens, mais à mon avis parfois gâté par un ton badin, convenu (volonté mal placée de se rendre " abordable" ?)
C’est cependant l’occasion de scènes pittoresques (comme celle d’une âme trop affaiblie emmenée au Ciel à cheval sur un perroquet qui n’est autre qu’un disciple d’Hermès, métamorphosé contre son grè).

« ‒ La fiction, voilà bien la merveille ! Et laissez-la intacte, dans son innocence ! Les aventures de Basophon n’ont d’attrait que par leur haute fantaisie. Si vous cherchez à en tirer quelque leçon, vous voilà perdus ! Et pourtant cela ne veut certes pas rien dire, mais un dit en quinconce, dans le désir toujours vif et insatisfait, donc revivifié, du voyage. Quel voyage dans la tête, n’est-ce pas ? Et qui est ce on qui écrit ?
(Le lecteur attentif qui suit depuis la première page le cours de ce récit reconnaîtra en effet que la question de ce on n’est pas si simple qu’il y paraît. Qui raconte, en effet ? Et qui traduit ?) » XXIV

On pense inévitablement au Roman de la Rose d’Umberto Eco _ fragments en latin ou en italien, érudition, réflexivité, etc._ (mais le style n’y atteint pas), ou encore au Da Vinci Code de Dan Brown (mais en mieux).
Charme certain, je suis loin d’avoir tout compris, comme cette récurrence de l’opposition croissance/ construction, bois/ pierre…
De même, ne se cache-t-il que l’auteur derrière les réflexions métaphysiques d’Adrien Salvat ?

« Adrien pensa : "Plus on croit à une vérité, plus la pensée rétrograde." » II

« Adrien pensa : "Nul savoir absolu n’existe. C’est par cette lacune que nous sommes ouverts à la vérité." » V

« Adrien pensa : "L’homme n’est pas un problème dont il lui appartiendrait de trouver la solution. Il est une énigme à laquelle il se doit de rester fidèle. Mais n’est-il pas constant que cette énigme soit elle-même une recherche ? Paradoxe d’un abîme qui se considère." » XIV

« Adrien pensa : "La conscience est une boussole folle, incapable de distinguer entre soi et les choses, soi et les autres. Elle ne sait se posséder elle-même dans la mesure où elle n’a jamais accès qu’à des parcelles de vérités dont beaucoup ressemblent à des leurres." » XVII

« Adrien pensa : "Il n’est de réflexion que dans l’écart." » XXI

« Dans son carnet, il avait noté : "L’Univers est une langue à parler, non un texte à déchiffrer." » XXIV


mots-clés : #historique #polar #religion

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Message par Bédoulène le Dim 7 Jan - 17:09

cela me semble bien mystérieux, est-ce du genre "le cimetière de Prague" ? (comme tu évoques U. Eco)

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Message par Tristram le Dim 7 Jan - 17:15

Plutôt Le Roman de la Rose, peut-être. Très mystérieux en effet !

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Message par églantine le Dim 7 Jan - 17:39

Pas pour moi .Parce que le Roman de la Rose d’Umberto Eco ou Da Vinci Code de Dan Brown , c'est le genre de lecture qui me fait douter d'avoir un cerveau comme tout le monde.
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Message par Tristram le Dim 7 Jan - 17:43

Ça fait comment, un cerveau comme tout le monde ?

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