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Bob Rafelson

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Message par animal le Dim 25 Mar 2018 - 14:50

Bob Rafelson
né en 1933

Bob Rafelson Sjff_010

extrait de sa biographie (très synthétique : figure du cinéma indépendant américain, producteur et réalisateur,  Easy Rider, Nicholson, ...)  :

En compagnie des quatre membres du groupe, munis d’un magnétophone ainsi que d’une quantité de produits illicites, ils enregistrent toutes les idées passant dans leurs têtes embrumées. Résultat : un collage surréaliste parodiant à peu près tout ce que le cinéma américain compte de genres. Déroutant même les fans du groupe, le film est accueilli avec fébrilité aussi bien par la critique que le public. En 1969, Bob Rafelson co-fonde avec Bert Schneider la société de production BBS et place Jack Nicholson au casting d’Easy Rider, manifeste libertaire de Dennis Hopper dont il est le producteur. Contre toute attente, le film devient en peu de temps l’emblème de la contre-culture américaine et du Nouvel Hollywood. A noter que le directeur de la photographie Laszlo Kovacs, à l’origine de cette lumière si particulière dans Easy Rider, est choisi par Rafelson pour quelques-uns de ses films suivants.

Il faut attendre 1971 et sa seconde réalisation Cinq pièces faciles pour que Rafelson connaisse sa première reconnaissance publique. Récit autobiographique et flânerie emblématique de la jeune garde hollywoodienne, le film ne démontre ni ne raconte rien, sinon l’errance de protagonistes en proie à un vide existentiel dont ils ne semblent pas avoir conscience. Célébré par la critique, le succès public est au rendez-vous. L’occasion aussi pour Jack Nicholson de connaître le premier rôle majeur de sa carrière. On ne change pas une équipe qui gagne : l’année suivante, l’acteur rempile avec le réalisateur pour le tournage de The King of Marvin Gardens (1972). Vidé de tout ce qui pourrait le rattacher à un genre, le film est certainement l’œuvre de Rafelson la plus radicale. Le cinéaste y rejetant toute trace de spectacle, en découle une presque totale absence de progression narrative, amenant à tort la critique comme le public à bouder le film.

plus de lecture : allocine.fr
Filmographie en tant que réalisateur :

1968 Head
1970 Five Easy Pieces
1972 The King of Marvin Gardens
1976 Stay Hungry
1981 The Postman Always Rings Twice
1987 Black Widow
1990 Mountains of the Moon
1992 Man Trouble
1996 Blood and Wine
1998 Poodle Springs (TV Movie)
2002 No Good Deed

Filmographie en tant que producteur :
1966-1968 The Monkees
1969 Easy Rider (uncredited)
1971 The Last Picture Show (uncredited)
1973 The Mother and the Whore (uncredited)

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Message par animal le Dim 25 Mar 2018 - 14:53

Récup' pour commencer le fil parce que c'est facile et parce que l'impression que me laisse ce Five Easy Pieces est celle que je retrouve jusqu'à maintenant en voyant un de ses films.

Bob Rafelson Fiveea10

Five Easy Pieces (1970)

De Bob Rafelson, avec Jack Nicholson, Karen Black, Susan Anspach


"I move around a lot, not because I'm looking for anything really, but 'cause I'm getting away from things that get bad if I stay."

Bobby travaille sur les puits de pétrole et quand il rentre boit des bières ou sort s'amuser avec son collègues et leurs amies, femmes, ou d'autres filles... Mais il est nerveux, comme s'il n'était pas à sa place et ne supportait pas son entourage trop... con ? Il faut dire que Rayette (Karen Black), sa compagne, a tout de la bécasse. Un archétype de serveuse rêvant d'être chanteuse. On découvre vite que derrière ses apparences modestes Bobby cache vaguement une éducation et un passé de musicien, issu d'une famille aisée de musiciens, on ne sait pas trop pourquoi il a pris ses distances.

Hésitant à disparaitre, il retourne tout de même voir soir père mourant... réunion de famille distante, maladroite, avec des imprévus qui finalise la collision des deux mondes. Celui de l'américain vidé du cerveau mais peut-être pas si mauvais et celui d'une culture affirmée mais sans doute trop mauvais, cassant, tout aussi factice à sa manière.

Et Bobby tire la gueule et grince des dents ne s'y retrouvant nulle part.

Très solide dans ses personnages très interprétés, très grinçant et pieds dans le plat dans sa description des mesquineries comme du malaise, le film est très légèrement bancal, presque un peu trop. Il est pourtant difficile de résister à ce long malaise et à un sentiment d'injustice intrinsèque que l'on partage du côté coupable.

La dérive du "y en a marre" en images, en banalités écrasantes, en obligations... en culpabilité, en doute. C'est un assez chouette film, qui ne remonte pas le moral mais touche assez juste (ça compense).

Bob Rafelson 41-fiv10

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Message par animal le Dim 25 Mar 2018 - 15:03

On continue :

Bob Rafelson King_o10

The King of Marvin Gardens (1972)

Un type raconte des histoires à la radio, en fait des variantes assez sombre de sa propre histoire. Le jour où commence le film, jour qu'on imagine pareil à beaucoup d'autres malgré le fait que d'entrée le film fausse les chemins de l'imagination, son frère lui demande de venir de Philadelphie à Atlantic City. Ça n'a pas l'air de l'enchanter mais il y va. Comité d'accueil bizarre de grandeur fauchée suivie d'une visite à la prison... suivi d'un long intermède sur le boardwalk en inter-saison. Hôtel de luxe et plans improbables derrière des histoires louches pour acheter une île de l'archipel d'Hawaï et y monter un casino. Le grand frère (Bruce Dern) mène la danse avec ses deux acolytes (une jeune femme et sa belle-mère) entre deux prises de têtes plus ou moins alcoolisées et le petit frère (Jack Nicholson) rumine et semble reculer devant ce rêve partagé de gamins.

Sublimes images de László Kovács entre le vide de la ville et de gigantesques et assez oppressants panneaux publicitaires. Drôle d'histoire de frère, dans un registre tendu mais pas dénué de tendresse, elle est loin mais elle est là, une drôle d'histoire sur fond d'images qui se délitent, de faux rêves qui deviennent menaçants. 

On pourrait toujours trouver que Nicholson en fait beaucoup mais ça passe assez vite pour laisser place à son ennui visible, un agacement mal défini et puis ses passages de monologues ou tentatives d'enregistrements sont très réussies.

J'ai retrouvé le jeu des apparences et l'approche "compliquée" de la famille (la fin est belle aussi) qui apparaissent déjà dans Five Easy Pieces.

Finalement les images retranscrivent bien le trouble, elles sont très belles les images mais elles ne sont pas calmes.

Bob Rafelson Film_510

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Message par animal le Dim 25 Mar 2018 - 15:04

Quelques images :

Bob Rafelson Vlcsna10 - Bob Rafelson Vlcsna11- Bob Rafelson Vlcsna12- Bob Rafelson Vlcsna13

Bob Rafelson Vlcsna14- Bob Rafelson Vlcsna15- Bob Rafelson Vlcsna16- Bob Rafelson Vlcsna17

Bob Rafelson Vlcsna18- Bob Rafelson Vlcsna19- Bob Rafelson Vlcsna20- Bob Rafelson Vlcsna21

Bob Rafelson Vlcsna22

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Message par animal le Dim 25 Mar 2018 - 15:16

Bob Rafelson Stay-h10

Stay Hungry

On retrouve le principe du type d'un milieu aisé qui sent que quelque chose cloche. Ici c'est Jeff Bridges orphelin de parents fortunés qui quittent pêches et chasses pour tenter de s'intéresser au business familial dans lequel trempent aussi des amis.

Le but du jeu racheté un club de gym pour que des promoteurs rasent tout et construisent des bureaux, avec un étage intermédiaire d'escrocs qui ne sont pas forcément prévu comme principaux bénéficiaires. Toujours est-il que notre jeune homme bien habillé se prend d'amitié et plus pour ces gens simples mais motivés. Joe Santo le culturiste, Arnold Schwarzenegger très jeune et très "doux", et la jeune femme interprétée par  Sally Field dont il tombe amoureux. Sans conter le reste de la clique qui rappelle des séries TV des années 80.

Confrontations brutales entre les deux mondes : les avec beaucoup de sous et les sans. Relations libres et couples entre flou et arrangés,  il y a des étrangetés et des sympathies mises en porte-à-faux par l'ombre d'un pouvoir financier.

Le film marche pas mal et les séquences avec le très épais autrichien franchement rafraîchissantes, c'est le personnage vraiment lumineux du film, d'une gentillesse et d'un "laisser aller" incroyables, avec ce presque premier rôle à contre emploi de ceux qui feront ensuite son image.

Belle mise en scènes d'apparences et de personnages plus ou moins égarés.

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Message par animal le Lun 22 Juil 2019 - 16:04

Bob Rafelson Postma10

Le Facteur sonne toujours deux fois (1981)

Pfiouuuuuu... Voilà qui n'est pas un film pour se rafraîchir ! C'est plutôt torride entre Jessica Lange et Jack Nicholson. Elle la femme d'un immigré grec qui tient un routier/station service, lui le type qui débarque un jour sans le sou et se fait embaucher. La suite passion et tentatives pour se débarrasser du mari ? Joué par Rafelson sur le mode des adultes égarés qui rêvent tout en ayant en vue de très concrètes solutions. Les rebondissements de cette passion comme autant d'interrogation de la confiance en l'autre (et en soi ?).

Assez lourd mais réussi même si les rebondissements se font nombreux. Très chouettes images et atmosphère consistante en prime.

Le scénario adapté d'un roman de James M. Cain est très proche de celui de Chair de poule de Julien Duvivier... adapté de James Hadley Chase. Possible préférence pour Chair de poule ? Plus ramassé ptet. Mais ne chipotons pas, gros moment de cinéma !


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