Christophe Lambert

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Christophe Lambert

Message par Chamaco le Mar 6 Déc - 12:53

Christophe Lambert
Né en 1969


Biographie
Christophe Lambert, né en 1969 à Châtenay-Malabry a déjà produit en quelques années près d'une trentaine de romans touchant à tous les genres : policier, aventure, fantasy, science-fiction.
Après des études de cinéma, il réalise plusieurs métrages puis travaille pour la télévision (notamment pour M6) et dirige des ateliers vidéos dans les collèges. Depuis quelques années, il ne vit cependant plus que de sa plume et réussit à publier environ trois romans par an.

Il fait ses débuts en littérature en 1996, à l'âge de 27 ans, en publiant Sitcom en péril dans la collection Vertige des éditions Hachette, un roman policier pour la jeunesse teinté d'humour et de critique sociale qui se déroule dans les milieux de la télévision qu'il connait bien.

Dès la parution de son premier roman de science-fiction en 1997, dont l'action a pour cadre un bagne orbital et qui s'intitule La Nuit des mutants, il reçoit le prix Ozone.

En l'an 2000, il quitte Hachette pour les Éditions Mango, suivant Denis Guiot qui y devient le nouveau directeur de la collection Autre Monde. Sa première œuvre pour cette nouvelle maison sera Le Souffle de Mars, un hommage aux films d'horreur de John Carpenter.

Puisant parfois son inspiration parmi les nombreux films de genre visionnés pendant son adolescence, Christophe Lambert a écrit une trilogie de space-opera, Les Chroniques d'Arkhadie (2001/2003), en hommage à Star Wars qu'il découvrit, ébloui, à l'âge de 10 ans.
(Source : Wikipedia)

Bibliographie :

Romans
2000 : Les étoiles meurent aussi
2005 : La brèche
2006 : Zoulou Kingdom
2008 : Le dos au mur
2008 : Le commando des Immortels
2010 : Vegas My
2014 :  Aucun homme n'est une île

Nouvelles
2003 : La Compagnie de l'Air
2007 : Homo jardinus








Livre ayant obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire 2015

Résumé :
Avril 1961. Le président Kennedy retient in extremis le débarquement des troupes antirévolutionnaires à Cuba : le fiasco de la baie des Cochons n'aura pas lieu. Quelques mois plus tard, mieux préparés militairement, les Américains parviennent à envahir l'île et à renverser le régime castriste. Le Lider Maximo et ses troupes se retranchent dans les montagnes imprenables de l'Escambray, et la guérilla reprend.
Ernest Hemingway, qui ne s'est pas suicidé au cours de l'été 1961, voit là une occasion unique de réaliser le scoop de sa vie : une interview de Castro et Guevara in situ. Accompagné par un faux photographe / véritable garde-chiourme de la CIA, cigare entre les dents et fusil en bandoulière, l'auteur de "Pour qui sonne le glas" reprend les sentiers de la guerre...


Ce livre, pour le lieu où se passe une partie de l'action (le massif de l'Escambray me rappelle un souvenir de Cuba, à savoir le père et la mère de l'épouse de mon chauffeur à Cuba étaient tous deux colonels de Fidel et s'étaient battus dans l'escambray et la baie des cochons, Fidel les avait décorés et pour leur retraite nommé le père responsable d'une laiterie d'état sur la côte ouest de l'île, lorsque survinrent les années 90 et la pèriode spéciale ce geste leur permit de nourrir leurs enfants en bas âge, avec le lait de leurs vaches...

«Aucun homme n’est une île» de C.Lambert, pas l’acteur, l’écrivain, pour en dire quelques mots, pour inviter à le lire car si ce n’est pas un grand roman, c’est pour le moins un récit agréable où l’Histoire et la petite histoire suivent des méandres à contre temps genre retour vers le futur. Décidemment j’aime bien les uchronies. Surtout lorsque j’en reconnait les traces dans ma propre petite histoire de quidam lambda.
L’écriture de C.Lambert est concise, alerte et met le lecteur à l’aise, l’histoire débute par le suicide d’Hemingway, désireux d’en finir avec ses séances d’électrochocs. Il avait le canon du fusil de chasse dans la bouche lorsqu’on lui annonça le débarquement anticastriste à Cuba. Hemingway ne se suicide pas et se relance dans l’aventure à la recherche de Fidel et du Che dans l’Escambray.
Le débarquement n’a pas eu lieu dans la baie des cochons lieu en effet inapproprié (à se demander pourquoi il a réellement été choisi) pour établir une tête de pont car ce terrain est constitué de marais à crocodiles et est hostile, mais plutôt au sud de l’île à ....Yateritas..Une belle plage, lorsque j’ai lu ce nom j’ai sursauté car c’est le village de naissance de mon épouse, j’y ai séjourné à plusieurs reprises, c’est la région des bananiers (platanos) et de la canne à sucre à perte de vue.  Ce n’est pas tres loin de la base américaine de Guantanamo. Kennedy établit une tête de pont à Varadero pour les Marines américains. Varadero c’est face et proche de la Floride et de la Havane.
Fidel dut se réfugier dans le massif au dessus de Trinidad (un superbe paysage soit dit en passant, on y fait maintenant du parapente).
Dans ce bouquin il y a un personnage que j’aime bien, c’est celui de Nestor Almendros, un photographe qui suit le Che dans le bouquin et dans la réalité cet homme a bien existé, il s’agit d’un espagnol ayant étudié à l’ICAIC (école de cinema cubain) de San Antonio de lops Banos (paumé dans les champs), la Mecque du cinema cubain. Almendros a travaillé avec Truffaut comme directeur de la photo, et a été oscarisé pour ses photos dans le film de Malick «Les moissons du ciel». A Cuba il a fait des courts métrages dont «gente en la playa», c’est par son regard que l’on suit les actions du Che dans ce livre, dans la réalité il a été banni de Cuba par Fidel, c’est sans nul doute la partie la plus savoureuse de cet écrit.[/color]
Voilà, je n’en dit pas plus, c’est un livre distrayant, frais qui se lit bien dans un été bien chaud pour voyager dans sa tête...

Yateritas  pueblo de recuerdos... sunny


Explication du titre :
citation :
"
Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne."

***

John Donne (1572-1631) – Devotions upon Emergent Occasions (1624)[/center]


mots-clés : #sciencefiction
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Chamaco

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