Steve Tesich

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Steve Tesich

Message par topocl le Dim 13 Mai - 16:42

Steve Tesich
( 1942 - 1996 )




Steve Tesich, né Stojan Tešić (en serbe: Стојан Тешић, prononcé Tesch-itch) le 29 septembre 1942 à Užice, en Yougoslavie (actuelle Serbie) et mort le 1er juillet 1996 à Sydney au Canada, est un scénariste, dramaturge et romancier serbo-américain.

Il est élevé par sa mère et ses sœurs dans sa patrie, tandis que son père, un soldat rebelle qui s’est opposé au régime communiste du maréchal Tito, s’est réfugié en Angleterre. En 1957, la famille émigre aux États-Unis et l’adolescent de 14 ans se retrouve dans l’Indiana, dans la banlieue est de Chicago, ne parlant pas un mot d’anglais. Il apprend rapidement et, après le lycée, obtient une bourse de lutteur à l’université de l'Indiana mais il se reconvertit au cyclisme après avoir découvert ce sport. À l’université, Tesich obtient un master de littérature russe et commence son doctorat à l’université Columbia. Lorsqu’il découvre qu’il est doué pour l’écriture, Tesich abandonne son doctorat pour devenir dramaturge.

Sa famille s’établit dans la partie est de Chicago, dans l’Indiana. Tesich reçoit sa licence (Bachelor of Arts ou BA) de russe en 1965 à l’université de l'Indiana, où il est aussi membre de la fraternité Phi Kappa Psi. Il poursuit ses études en obtenant son master (Master of Arts ou MA) de littérature russe en 1967 à l’université Columbia. Il y écrit également ses premières pièces. Après l’obtention de son diplôme, il travaille dans le quartier de Brooklyn, à New York, en 1968, en tant que travailleur social au Département de la Santé et des Services sociaux.

Il est coureur suppléant dans l’équipe des Phi Kappa Psi, en 1962, lors de la course cycliste Little 500 (ou « Little five »). Son coéquipier, Dave Blase, court 139 des 200 tours et mène son équipe à la victoire, en franchissant la ligne d’arrivée en tête. Ils se lient d’amitié par la suite. Dave Blase est le modèle du personnage principal dans le scénario récompensé en 1979 : La Bande des quatre (Breaking Away).
Son roman Karoo, écrit en anglais, est publié de manière posthume en 1998, deux ans après son décès.

Romans en français

- 1982 :  Summer Crossing - Le roman a été traduit en français sous deux titres :
Rencontre d'été, Presses de la Renaissance, 1984
Price, éd. Monsieur Toussaint Louverture, 2014
- 1998 : Karoo  - Karoo, éd. Monsieur Toussaint Louverture, 2012

Source Wikipedia

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Re: Steve Tesich

Message par topocl le Dim 13 Mai - 16:44

Karoo



Un personnage totalement décourageant par sa petitesse et sa lâcheté, qui ne vit que par l'image qu'il donne de lui-même, celle-ci étant sauvée par la quantité d'argent qu'il arrive à dépenser à la journée. Tout ce qu'on peut  trouver de mesquin chez un mâle machiste camouflant sa petitesse et son incapacité à vivre avec les autres  derrière des justifications oiseuses où le paradoxe est roi. Confronté à son ex sûre d'elle-même et de ses vérités, donneuse de leçon souriante et vacharde qui l’enfonce en donnant l’impression d’une compassion extrême, et à un producteur hollywoodien machiavéliquement manipulateur derrière une envahissante façade faussement chaleureuse. Vivant dans un univers à court terme de fric et de plaisir, où quelques personnages plus « normaux » (Laurie, Billy et Leila) lui font effleurer l'idée que la vérité est peut-être ailleurs. Mais, définitivement cet « ailleurs » est inaccessible à Karoo dont le destin est d'être malmené et les ressources de rédemption bien limitées.

Tesich a un talent certain  pour décrire les petites vicissitudes de la vie, ces petites mesquineries et ses grandes aspirations. Sans son humour j’aurais eu du mal à m’intéresser à ce personnage aussi veule que redoutable. Il y a des passages réellement brillants où j’ai souri sur mon livre en me disant « qu'est-ce que c'est bien vu ». Il y a aussi des passages où il tire en longueur , devient trop prévisible : il joue un peu trop de son talent.
J'ai beaucoup aimé les notations sur : comment le héros est vu par les autres (notamment les espionnages conversation restaurant), comment il se plie à l’image que les autres attendent de lui, l'envahissement des banalités dans la conversation dans le seul but de masquer le creux et de noyer le poisson, l'illusion perpétuelle qu'a Karoo qu'il pourrait y arriver, mais finit par retomber dans ses travers habituels.

J'ai moins aimé la fin, où Tesich nous explique doctement  à quel point son livre s'apparente à une tragédie grecque, belle envolée littéraire, mais qui sent trop l 'astuce et l’épate.

Récup 2013

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Re: Steve Tesich

Message par topocl le Dim 13 Mai - 16:47

Price



C'est l'histoire assez éternelle d'un adolescent, Daniel Price, qui, le temps d'un été, va passer à l'âge adulte.
Ça commence plutôt bien, par un combat de lutte perdu, malheureusement, on n'entendra plus parler de lutte pendant tout le récit… On enchaîne avec un trio d'amis,  fort bien campé et sympathique,  mais, malheureusement, il va très rapidement se déliter….
On attaque alors le gros morceau, Price tombe amoureux, d'une fille magnifique, mais fantasque, mystérieuse (encore que le lecteur élucide rapidement le mystère) et qui le mène par le bout du nez, pendant que son père, devenu irascible et pervers, agonise d'un cancer…

Chaque page ou chaque chapitre est plutôt bien mené, vivement, avec des dialogues taillés au cordeau, mais Tesich ne peut s'empêcher de rejouer éternellement ces mêmes scènes : Price va voir cette fille qu'il aime et à laquelle il ne comprend rien, et il revient s'occuper de son père qui l'agresse et le déprécie . C'est assez ennuyeux au final, avec une impression de sur-place, et on a souvent envie de lui dire : Price secoue-toi un peu, ouvre les yeux, prend-toi en main. Il lui manque  de la générosité derrière son désarmant nombrilisme adolescent, à ce jeune homme.

Tout cela est assez regrettable car il y a de bons moments, de bonnes trouvailles et une bonne appréhension de cet espoir désespéré de l'adolescence, de ces difficultés à franchir le pas. C'est donc un assez bon roman, mais très répétitif, où j'aurais aimé éprouver plus de sympathie pour le héros, un roman sans assez de panache pour emporter mon enthousiasme face à ce thème si intemporel qu'il peut vite paraître éculé.

Récup 2014

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Re: Steve Tesich

Message par bix_229 le Dim 13 Mai - 17:51



Karoo


Pour en finir avec une lecture cyclothymique...

J'ai compris dès la moitié du livre que j'avais affaire à un mélo, un concentré de mélo, se faisant et se défaisant sous les yeux d' un lecteur atterré.
Sachant qu' un auteur a le droit d'adopter la manière qu'il a choisi, c'est au lecteur de décider s'il le suit ou non. Or le lecteur -moi, en l'ocurence- a jugé que même si on accepte la logique du mélo, ça peut se discuter.
Et donc, je pouvais prendre du recul, ou adopter l'ironie, ou adhérer. Or j'ai adhéré. Mais malgré moi !

J'ai trouvé que Tesich avait des faiblesses de style et de narration.
Par exemple, le narrateur a un très grave accident dans lequel meurent les êtres qu'il aime. Si on le croit, il les a tués volontairement.
A partir de ce moment, l'auteur a jugé bon de passer de la première à la troisième personne du singulier. Et voilà Karoo devenu objet narratif au lieu d'être le narrateur. Ca n'a d'ailleurs pas d'incidence sur le récit dans la mesure où il n'est question que de Karoo, de son mutisme et de ses divagations après l'accident.

Il pense par exemple, à un scénario qu'il avait imaginé autrefois sans passer à l'acte.
Il s'agissait de revisiter Ulysse, et d'en faire un personnage du futur mais avec les mêmes péripéties ; ou à peu près. Sauf qu'il se rend compte qu'Ulysse, le sien, n'a plus sa place là où il est de retour.
Il reprend son odyssée et part à la rencontre de Dieu. Comme vous l'avez imaginé, Karoo s'identifie à cet Ulysse-là.

"Et donc Ulysse continue à voguer, il suit Dieu, sans aucun espoir de le rattraper un jour, sans espoir d'atteindre cet endroit appelé "le foyer". Il ne sait dans quelle direction il va, mais il sait qu'il n'est pas perdu dans l'univers.
De temps en temps, il prie...
Et il continue de voguer."


J'ai imaginé après avoir terminé le livre que l'auteur avait peut-être  inventé cette fin que pour se rassurer lui-même, vu qu'il est mort juste après avoir achevé son texte.
Mais je n' en sais rien. Et pour avoir lu les commentaires, cette histoire peut être lue -ou pas- et commentée de bien des façons.


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Re: Steve Tesich

Message par tom léo le Sam 18 Aoû - 8:01

Commentaire, impressions plutôt écrits pour ceux qui ont déjà lu le livre !



Karoo


A mon avis derrière un récit d'une apparente simplicité (dans toutes ses détours), se cachent plusieurs niveaux de lectures et de compréhensions possible. Et cela m'était un bonheur d'essayer de voir plus loin que le bout du nez : ces abords possibles vont du récit, roman d'un simple cynique, via l'auto-dérision, via une vraie détresse jusqu'à une possible lecture métaphysique, existentielle d'une recherche et des observations très justes de l'être humain...

Saul est un personnâge qui au même moment vit des choses apparemment loin de notre expérience, et pourtant incarne (sujet qui revient) un homme d'aujourd'hui : séparé, mais pas encore divorcé, tiraillé, fuyant, mais lucide... Et aussi toutes les descriptions sur ces fuites et problèmes : à voir de plus près on reconnaît des motivations de beaucoup de nos contemporains, voir l'absence de vraie motivation et tout simplement … : la fuite. Cela me semble dominer dans ce caractère. Même l'alcool est une recherche éperdue de fuite, de l'oubli.
Ou la fuite de l'intimité. Cela semble presque contraire à ce qu'on dirait de soi et son désir; pourtant n'est-ce pas profondement vrai qu'aujourd'hui, comme Saul, on n'est pas (ou plus) capable de bien nous affronter nous-mêmes dans une certaine solitude ET l'autre dans une vraie intimité (il ne se sent à l'aise que devant un public...)? Karoo va, dans un certain sens, au bout d'une logique qui anime la plupart des gens dans leurs rapports avec les drogues, l'argent, les autres, la liberté, l'espace privé etc. Comment affronter la réalité : de soi-même, des autres (« La simple pensée à faire face à mes soucis me donnait la nausée. ») ? Pendant une large partie du roman Saul est la narrateur de son histoire. Cela ne change que vers la fin dans une narration apparemment plus distancée par un narrateur omniscient.

Constamment on se meut entre un cheminement d'évitements ET une grande lucidité, car ce Karoo  est derrière ces évitements très lucide, capables de se voir dans ses motivations. Et cela n'est pas un titre de gloire, mais constamment ou souvent une vraie source de frustration : Il ne fait pas ce qu'il veut et il fait ce qu'il ne veut pas. Pourtant en racontant dans l'Imparfait et le passé il a alors une distance vers ce qu'il raconte et nous sous-entendons la possibilité d'un vrai changement pour un avenir, soit pour un « aujourd'hui autre ». A voir.

Ici on s'approche sur une possible signification du choix du prénom : Saul. Ce premier nom de l'apôtre est associé avec Paul (vous vous souvenez du jeu de noms que le Père de Saul fait avec son fils?!), figure (dans l'imaginaire universel) de la conversion. Car finalement notre Saul ici aussi attend une redemption, un changement, une conversion. Bien sûr cela ne correspond pas complètement à la vie de Saint Paul, mais on ne peut pas s'empêcher de faire le rapprochement. Dans la réalité biblique et aussi ici, il s'agit pas juste d'une coupure si nette que les tranches de vie avant et après n'ont pas de lien. Non, il y a une forme de dédoublement, voir de coexistence d'une conscience de ce qui est juste au milieu de ce vie presque... ratée. Figure/symbole de conversion – chez le Père et Saul on trouve la mention des deux noms pour lui ! J'approche cette remarque d'une citation : « ...malade comme je l'étais, j'avais toujours un fragment intact de bonté au fond de moi ».

Certaines pierres d'achoppements, des rencontres faites dans la vie, des questions incontournables sont comme des invitations d'une mise en question de soi-même, des possibilités de saisir une occasion de changer. On peut les fuir.

En ce qui concerne son travail de découpeur de films des autres, voir des chef-d'oeuvres, on peut relèver tant de choses... Certes, il s'agit de détruire l'oeuvre d'un autre. Au-délà encore, un moment donné, la vie de Saul « consiste de ces bouts de graisse, d'inutilités coupées dans le film ». Combien des choses non-essentielles occupent la place ? Qu'est-ce qu'on enlève de notre vie pour trouver la cohérence d'une banalité attirante (mots très directs qui viendront plus tard)...  

Encore une fois : Karoo est lucide et proche de présentir que ce que d'autres appèllent la liberté est associé pour lui à « la fuite ». « Parler de changement était admirable. Esayer de changer était héroïque. » Le flot des paroles, ici et là : et on parle, on parle, pour immerger l'autre, pour « le  baiser » (rôle de Cromwell, presque diabolique, dans les yeux de Karoo, derrière certains accès d'apparente bien-veillance). Et où est la différence avec certains moments de la vie de Saul ?

Même si la première moitié pourrait être pris comme une introduction dans le caractère de Saul, je trouvais cela passionant. Dès un certain moment (Pittsburg ? Espagne?) la catastrophe entre les trois semble annoncée. Pas de surprises pour moi. Peut-être là l'histoire s'étire pour mon goût un peu trop.
Et inclus en cela : la catastrophe existentielle intérieure à venir. Et puis ? Saisira-t-il la chance ou pas ? Hésitations... Quel besoin de pardon... ! D'un coup, avec sa mère il arrive à se lâcher. Puis, physiquemment, chez Cromwell, puis la décision intérieure... : se débarasser de toutes excuses.

La fin me semble magnifique : le questionnement jamais abouti d'une histoire d'un Ulysse moderne dans lequel se retrouve Saul. Et il devient évident quelle est l'enjeu. Quelles sont les questions essentielles qu'il a fui toujours. Magnifique !

On a appelé les derniers pages – si je comprends bien – comme une chute vertigineuse ! Eh bien, qui a écrit ce commentaire ? Il me semble que l'ensemble se tient et est mu d'un grand réalisme. Bien sûr, je n'ai pas « prévu » les détails des derniers chapitres, néanmoins il y a là un « réalisme existentiel » qui tient la route. A voir de plus près, tout le roman, tout le cheminement de Karoo visait un issu. Et qui sera surpris que la question essentielle est métaphysique, existentielle, « réligieuse » ? Cela était sous-jacent sous toute l'histoire.

Un livre qui invite presque à une lecture commune !

On sent un auteur, proche de sa propre mort, interrogé par la sincerité des vraies questions. Splendide !

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Re: Steve Tesich

Message par Tristram le Sam 18 Aoû - 12:47

Merci Tom Léo pour ce commentaire très approfondi ; un regard différent que celui des autres commentateurs, surtout des réflexions qui donnent de l'épaisseur au roman _ et l'envie d'aller y voir.
J'ai donc cherché plus loin dans un premier temps, et constaté qu"il s'agit d'un gros bouquin (600 pages), relativement célèbre, et qui a suscité les commentaires les plus opposés qui soient.
Morale : ne pas considérer ce forum comme un moyen de jauger sans lire...
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Re: Steve Tesich

Message par églantine le Sam 18 Aoû - 14:04

Tom tu me donnes juste envie de le relire.
Je retrouve mes ressentis de l'époque dans ton regard.

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Re: Steve Tesich

Message par topocl le Sam 18 Aoû - 14:42

@Tristram a écrit:Morale : ne pas considérer ce forum comme un moyen de jauger sans lire...

C'est même le sens du forum, cette confrontation de points de vue.

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Re: Steve Tesich

Message par Tristram le Sam 18 Aoû - 15:00

Tout à fait : aucun espoir n'est laissé de décider sans arrière-pensée de se dispenser de lire tel livre.
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Re: Steve Tesich

Message par colimasson le Dim 19 Aoû - 16:36

Merci Tom Léo, tu as superbement parlé de ce livre, qui mérite un tel éloge.
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Re: Steve Tesich

Message par Armor le Dim 19 Aoû - 17:02

Je suis passée complètement à côté de ce livre, j'avais abandonné...

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Re: Steve Tesich

Message par tom léo le Dim 19 Aoû - 17:23

@Armor a écrit:Je suis passée complètement à côté de ce livre, j'avais abandonné...

... et moi j'ai passé, et je passe encore, à coté de beaucoup d'autres livres. C'est comme si parfois nous manquent une sorte de "clé" qui par ailleurs peut-être très personalisée et pas juste universalement applicable.
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Re: Steve Tesich

Message par bix_229 le Dim 19 Aoû - 17:42

Juste une question de moment ou d'humeur...
De fatigue, de dégout...
Souvent !
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Re: Steve Tesich

Message par tom léo le Dim 19 Aoû - 18:26

@bix_229 a écrit:Juste une question de moment ou d'humeur...
De fatigue, de dégout...
Souvent !

C'est vrai...
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