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Bernardo Atxaga

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Bernardo Atxaga

Message par tom léo le Dim 17 Juin - 11:59

Bernardo Atxaga
né en 1951


pseudonyme de José Irazu Garmendia, est un écrivain basque espagnol, né le 27 juillet 1951 à Asteasu. Il écrit des contes, romans, poésies et essais intégralement en langue basque. Traduit dans de nombreuses langues, il est l'écrivain en langue basque le plus lu et traduit.

Il est membre de plein droit à l'Académie de la langue basque depuis 2006, membre de Jakiunde, l'Académie des sciences, des arts et des lettres d'Eusko Ikaskuntza depuis 2010 et a reçu le Prix national de Narration en 1989 pour Obabakoak.

Après une licence en sciences économiques à l'Université de Bilbao et des études de philosophie à l'université de Barcelone, il exerce différents métiers tels que scénariste radio, enseignant de basque, libraire, économiste, … jusqu'en 1980 où il se consacre à temps complet à l'écriture.

Il publie son premier texte en 1972 dans une anthologie d'auteurs basques et son premier roman, Ziutateak (De la ciudad), paraît en 1976. Son premier recueil de poèmes Etiopia paraît en 1978. Il a écrit des pièces, des chansons, des romans ainsi que des nouvelles. Son recueil de nouvelles, Obabakoak, publié en 1988 a eu un grand succès et lui a valu de nombreux prix. Jusqu'à présent, le livre a été traduit dans une vingtaine de langues et a été porté à l'écran en 2005 par Montxo Armendáriz sous le nom d'Obaba.

Soinujolearen semea, sa dernière œuvre à ce jour, porte sur la disparition de l'univers nostalgique précédemment développé dans Obabakoak, un monde qui, selon l'auteur, a cessé d'exister. Elle paraît en 2004 en version castillane : El hijo del acordeonista.

Atxaga écrit en général en langue basque (Euskara) mais traduit également ses œuvres en espagnol. Suivant l'exemple d'Obabakoak qui a été traduit dans 23 langues, nombre de ses œuvres ont été traduites dans d'autres langues. C'est aussi l'écrivain de langue basque le plus récompensé de tous les temps.

Il réside en ce moment dans un village d'Alava, à Zalduondo.

Site-web : https://www.atxaga.eus/en

Œuvres traduites en français

Romans:
Behi euskaldun baten memoriak (Mémoires d'une vache basque, 1991)
Gizona bere bakardadean (L'Homme seul, 1993)
Zeru horiek (The Lone Woman, 1996)
Le Fils de l'accordéonniste, 2004
Sept maisons en France, 2011
Séjour au Nevada [« Nevadako egunak »], 2016

Nouvelles
Bi Anai, 1985 (Les deux frères, 1985)
Bi letter jaso nituen oso denbora gutxian (Deux lettres, 1985)
Obabakoak, (Les Gens d'Obababa, 1988) — Prix national de Narration
Henry Bengoa inventarium, Sugeak txoriak begiratzen dionean, Zeru horiek (Henry bengoa inventarium. Quand le serpent regarde l'oiseau, La femme seule, 1995)
Sara izeneko gizona (L'homme nommé Sara, 1996)

Poésie
Etiopia (Éthiopie, 1978),
Nueva Etiopia (Nouvelle Éthiopie, 1997)

Livres pour enfants
Chuck Aranberri dentista baten etxean (Chuck Aranberri chez le dentiste, 1985)
Nikolasaren abenturak, Ramuntxo detektibe (Les Aventures de Nicolas, détective Ramuntxo, 1979)
Siberiako ipuin eta kantak (Histoires et chansons de Sybérie)
Jimmy Potxolo, Antonino apreta, Asto bat hipodromoan, Txitoen istorio, Flannery eta bere astakiloak
Xolak badu lehoien berri (1995),
Xola eta basurdeak (Xola et les cochons sauvages, 1996) - Lauréat du prix de « littérature basque pour enfants » en 1997
Mundua eta Markoni (Le Monde et Marconi, 1995)
Behi euskaldun baten memoriak (Mémoires d'une vache, 1991)
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Re: Bernardo Atxaga

Message par tom léo le Dim 17 Juin - 12:23



Obabakoak


Originale : Basque/Euskara,1988 et Espagnol, 1989 (traduit par l’auteur même)

CONTENU :
4ème de couverture a écrit:Chronique d'un monde oublié, Obabakoak a été salué en Espagne comme un acte de naissance de la littérature basque contemporaine. L'exploration d'une enfance rurale, une dérive en terre étrangère, l'éloge et l'illustration du plagiat érigé en genre littéraire servent ici de prétexte à une série d'incursions dans la bibliothèque universelle. D'un conte soufi réécrit à un hommage amusé à Jorge Luis Borges, ce recueil de contes et de nouvelles reliés par un subtil fil narratif se livre à une archaïque passion : éblouir le lecteur en lui voilant et dévoilant au gré des histoires son propre destin fait de solitude et de fatalité mêlées.

REMARQUES :
C’est un roman certes avec du « contenu », mais aussi en soi sur l’art de raconter des histoires, de « fabuler ». Le phantastique devient réél, et le réél phantastique. Tout tourne, de façons divers, autour d’Obaba, une petite ville fictive (basque) qui atteint un statut universel. Des histoires relient cette campagne perdu par la grâce de l’afubulation au monde, et ainsi certaines histoires se jouent tantôt dans un contexte alemanique qu’au Brésil et ailleurs. (Source : 4ème de couverture de l’édition allemande)

Ce recueil, cette « couronne » de nouvelles, a gagné des prix importants, a été traduit en plus de trente langues et avait été transposé en film sous le titre d’ »Obaba ». C’est une collection de nouvelles, contes, histoires qui sont unis par des fils narrativfs subtils. Comme justement par le choix d’un lieu commun de toutes ces histoires : Obaba, où se trouve le narrateur qui est venu y habiter. Dans cette première partie il raconte de la ville elle-même. Cela tourne souvent autour de sujets d’exclusion vécue. Vécu par des étrangers y arrivant, s’y trouvant, ou aussi par une sorte d’exclusion par comportement ou tradtion. Cette aliénation crée de la solitude ou un refus de se laisser intégrer. Est-ce qu’alors la vie tant louée en campagne est plus regressive que prévue ? Ou un refuge ? Des observations excellentes sur l’exclusion de l’Autre…

Dans la deuxième partie il s’agit d’un texte le plus longue en « neuf mots », qui parle dans des facettes toujours nouvelles d’une telle vie en village.

La troisième partie m’a impressionnée sous beaucoup d’égards le plus : les approximativement 20 histoires, contes etc de 2 à 20 pages dévoilent comme une sorte de compétition dans l’art de raconter et de s’écouter. Ces histoires s’enchaînent d’une façon merveilleuse et savante, figure comme une sorte de « promenade entre des éclairs de l’afubulation ». C’est si enjoué et quand même maîtrisé que c’est un vrai regal. Tout pourrait à la limite se tenir seul, indépendemmant, mais en fait l’ensemble forme un tout.

Donc, dans une certaine manière un roman sur l’art de raconter. Peut-être des renvois littéraires devraient être cités, mais je ne les reconnais pas en grande partie. Par contre « Mille et une nuit » me venait à la tête.

Je découvre un vrai grand écrivain qui a été et est encore, important dans son rôle de faire connaître le basque comme langue véhiculaire de littérature. Un grand bon homme et écrivain !

mots-clés : #contemythe #creationartistique #nouvelle
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Re: Bernardo Atxaga

Message par Tristram le Dim 17 Juin - 14:33

Grand merci pour cette découverte, Tom Léo : c'est fort engageant !
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