Ricardo Menéndez Salmón

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Ricardo Menéndez Salmón

Message par tom léo le Mer 24 Oct - 16:57

Ricardo Menéndez Salmón
né en 1971





wikipedia a écrit:à Gijón, dans la province d'Asturies en Espagne, est un romancier, essayiste, traducteur et journaliste espagnol. Licencié en philosophie de l'Université d'Oviedo, il a été chroniqueur du journal El Comercio et critique littéraire dans le supplément culturel du quotidien ABC. Actuellement, il collabore à divers journaux espagnols. Toute l'oeuvre interroge les rapports de l'art et du mal. Il est l'un des écrivains les plus prometteurs de la nouvelle génération espagnole.

Il a reçu plus de 40 prix littéraires, dont le prix Juan Rulfo 2003 décerné par Radio France International et l'Institut du Mexique de Paris pour Los caballos azules (Les chevaux bleus, non traduit) et le prix de la nouvelle courte Casino Mieres en 2006 pour La Noche Feroz.

OEUVRES :
La filosofía en invierno/La philosophie en hiver (1999)
Panóptico, (2001)
Los arrebatados, (2003)
Los caballos azules (2005)
La noche feroz (2006),
La ofensa/L’offense (2007)
Gritar (2007)
Trilogía del mal : La ofensa (2007), Derrumbe (2008) , El corrector/Le correcteur (2009)
Asturias para Vera (2010)
La luz es más antigua que el amor/La lumière est plus ancienne que l’amour (2010)
Medusa/Médusa (2012)
Niños en el tiempo (2014)
Débâcle (2015)
El sistema/L’île réalité (2016)
Homo Lubitz, 2018
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tom léo

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Re: Ricardo Menéndez Salmón

Message par tom léo le Mer 24 Oct - 18:46

Enfants dans le temps


Originale : Niños en el tiempo (Espagnol, 2014)

Un roman en trois fragments, parties :

- « La blessure » : la fin d’une relation de quinze ans entre Antares, écrivain, et Héléna. Ils perdent leur jeune enfant à la suite d’un cancer. Ils vivent différemment le deuil, la séparation, et s’éloignent inexorablement l’un de l’autre… On perd la maîtrise du temps, on est devant la solitude du deuil pas partageable (?). Mais :

« L’obscurité existe, mais la vie continue. Nul n’en est coupable. »

- « La cicatrice » : un récit d’une enfance possible de Jésus, récit qui relate aussi un deuil d’absents, mais qui veut remplir un vide laissé, inacceptable : la vie d’un enfant… Les chapitres sont nommés selon l’alphabet hébreu.

Le narrateur commente un emprisonnement dans la parole des commentateurs de la personne. Et lui ? Il crée aussi son mythe...

- « La peau » : le voyage de Héléna vers la Crête : rencontre avec un homme effacé et compatriote plus âgé, Antonio, avec lequel elle va passé les soirées de son séjours de trois semaines. Une vie reprend en elle, mais à la fin là aussi : une séparation d’Antonio. On comprend que lui, Antonio/Antares, lui confie ce récit de Jésus enfant. La numérotation continue celle de la première partie !

Dans les trois « histoires/fragments » (de 60, 76 et 42 pages) il est question de mort (d’un enfant), séparation, et quelque part, et mystèrieusement, de reprise de vie et réorientation. Ils sont reliés par des personnâges ponts, et des bribes de sujets qui se renvoient l’un à l’autre : l’écrivain Antares – est-il l’auteur de cet enfance imaginé de Jésus ? Et Antares/Antonio ? L’enfant perdu, ou l’enfance perdu – sont ils pas pareillement des absurdités ? Et la séparation – est-elle inévitable à la suite de la mort vécue ? Et est-ce que l’approche artistique d’en faire face est expression de vie ou aussi empêchement ?

On retrouve lors de tout ce livre des éléments de la mythologie grècque, des face-à-face aussi avec des énoncés chrétiens. Il m’a semblé que Salmon était plus mal-à-l’aise de saisir le propre de ce message (chrétien). Ou est-ce qu’il s’agit de ses personnes ? Voilà le jeu de l’écrivain, peint par l’écrivain ? Des personnes dans la bouche desquelles on peut mettre divers propos. J’étais un peu désorienté.

L’écriture est dense, descriptive pas seulement d’actions extérieures, mais souvent aussi en donnant une interprétation possible d’une expression, d’une action. Trop ???

Il serait intéressant d’avoir d’autres avis sur ce roman qui ne m'a pas convaincu à 100 % mais qui néanmoins "a quelque chose..."


mots-clés : #contemythe #mort
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tom léo

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