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Sawako ARIYOSHI

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Message par Cliniou le Ven 23 Nov - 11:15

Sawako ARIYOSHI
1931/1984

Sawako ARIYOSHI Sawako10

Sawako ARIYOSHI, née le 20 janvier 1931 à Wakayama et morte le 30 août 1984 à Tokyo, est une écrivaine japonaise.
Elle est à peine âgée de 6 ans quand ses parents quittent le Japon pour s'installer à Jakarta, en Indonésie. La famille y vit jusqu'à ce qu'elle déménage à Tokyo en 1941. À partir de 1949, Sawako Ariyoshi étudie la littérature et le théâtre à la Tokyo Woman's Christian University, où elle obtient ses diplômes en 1952. En 1959, elle se rend à New York pour étudier au Sarah Lawrence College.

Elle connaît très tôt un immense succès avec la publication de nombreux romans, nouvelles et pièces de théâtre qui traitent souvent de la condition féminine au sein de la famille japonaise, mais également du racisme, de la pollution et des divers bouleversements sociaux et politiques dans la société japonaise d'après-guerre. On l'a beaucoup comparée, au Japon, à Simone de Beauvoir qu'elle admirait sans réserve. Sawako Ariyoshi meurt pendant son sommeil en août 1984.

Les Dames de Kimoto (1959), son roman le plus connu en France, est une fresque sociale du Japon de la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1950 racontée à travers le destin de plusieurs générations de femmes. Le Miroir des courtisanes (1965) se penche avec sensibilité sur l'univers secret des geishas.

Au Japon, plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma et à la télévision.

Listes des oeuvres traduites en français:

1959 : Les Dames de Kimoto
1962 : Le Miroir des Courtisanes
1967 : Kaé ou les Deux Rivales
1972 : Les Années du Crépuscule (qui vient d'être réédité sous le titre Le Crépuscule de Shigezo. Attention, c'est le même traducteur, il n'y a aucune modification apportée à la précédente traduction.)


[Source: Wikipédia]
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Message par Cliniou le Ven 23 Nov - 11:43

Les années du Crépuscule:

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Quatrième de couverture:
Veuf, Shizego est recueilli par son fils et sa belle-fille, Akiko. Celle-ci travaille, élève son enfant et s'occupe activement de son foyer. C'est un dur supplément à ses tâches quotidiennes que représente pour elle ce vieillard en train de sombrer dans la sénilité. Pourtant, malgré les problèmes innombrables, une sorte de lien tendre, un émouvant rapport de mère à l'enfant, va s'établir entre ces deux êtres...


Il est clair que S. Ariyoshi, sensible à la condition féminine au Japon, tourne l'éclairage sur tous les questionnements d'Akiko face à son beau-père.
On est dans les années 60-70, la situation de la femme dans la société est loin d'être reluisante (et ça n'a pas beaucoup évolué au Japon depuis d'ailleurs): une fois mariée, il est normal qu'elle ne travaille pas. Pour celles qui décident de travailler et d'être "indépendantes", certains conflits peuvent naître au sein de la famille mais surtout elles devront assumer toutes les tâches ménagères en plus , l'homme n'y participant pas du tout.
L'autre problème soulevé est l'absence totale de services d'aide aux personnes âgées alors que celles-ci vivent de plus en plus longtemps.
Shigezo (le beau-père) perd la tête, ne reconnaît plus personne sauf son petit-fils et Akiko, fait des fugues.Akiko cherche des solutions autour d'elle pour ne pas laisser son beau-père seul mais s'apercevant qu'il n'y a rien pour l'aider, elle doit se résigner à travailler à mi-temps. Son mari se déresponsabilise complètement du problème, voyant son père devenir sénile, il attrape peur de vieillir et se voile la face en évitant d'aider son épouse.
Alors qu'on suit l'inévitable descente de Shigezo vers la mort, on assiste à la montée inexorable du courage de cette femme qui relèvera tous les défits avec beaucoup d'amour, de patience et accompagnera jusqu'au bout le vieil homme.


mots-clés : #conditionfeminine #famille #pathologie #vieillesse
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Message par Armor le Ven 23 Nov - 15:54

Je déteste quand les éditeurs republient un livre en ne changeant rien... sauf le titre ! Quel intérêt ?

Qu'as-tu pensé du livre, cliniou ? Moyennement bien, bien, très bien ?

Pour ma part j'avais beaucoup aimé Les dames de Kimoto, l'une de mes premières lectures japonaises marquantes. J'ai été un peu moins séduite par Le miroir des courtisanes, plus inégal.

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Message par bix_229 le Ven 23 Nov - 15:57

Oui, Les Dames Kimoto et Kae ou Les Deux rivales m' avaient interessé, me semble t-il, mais c' était il y a longtemps...
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Message par Tristram le Ven 23 Nov - 16:01

@Armor a écrit:Je déteste quand les éditeurs republient un livre en ne changeant rien... sauf le titre ! Quel intérêt ?
Quel autre que pécuniaire ? Je plussoie, Armor, il faudrait faire pression sur ces éditeurs qui n'ont guère de déontologie professionnelle semble-t-il.

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Message par Cliniou le Ven 23 Nov - 21:01

@Armor a écrit:

Qu'as-tu pensé du livre, cliniou ? Moyennement bien, bien, très bien ?


Qui suis-je pour oser dire "c'est bon" ou c'est pas bon"? Mme Ariyoshi écrit beaucoup mieux que tout ce que je pourrais écrire.
Donc pas d'évaluation pour ma part dans ce domaine (que je ne maîtrise pas) mais le sujet m'a profondément touchée car d'une part, le sort des personnes âgées m'inquiète, d'autre part Akiko est confrontée à des décisions que j'appréhendais moi-même pour mon futur mais le destin de mes parents a en décidé autrement, enfin j'aime lorsqu'une femme s'engage à parler de la situation de la femme dans la société (et c'est loin d'être gagné).
Il faut se mettre au diapason avec le texte et le lire en le remettant bien dans son contexte "temporel".
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Message par Armor le Ven 23 Nov - 22:50

@Cliniou a écrit:Qui suis-je pour oser dire "c'est bon" ou c'est pas bon"? Mme Ariyoshi écrit beaucoup mieux que tout ce que je pourrais écrire.
Donc pas d'évaluation pour ma part dans ce domaine (que je ne maîtrise pas) mais le sujet m'a profondément touchée.

J'aurais probablement dû de demander si tu avais aimé un peu, beaucoup, ou pas du tout. Wink

Il est certain que nous ne sommes pas critiques littéraires. Nos avis ne tendent pas à une vérité universelle, ils font part d'une subjectivité toute personnelle. Mais un livre est forcément bon "pour nous", ou "pas pour nous", ou "entre les deux". Ca n'est pas juger sa qualité intrinsèque de le dire, juste faire des remarques qui correspondent à notre sensibilité. Un exemple : je n'aime pas Victor Hugo. Il ne me viendrait pas à l'idée de dire que ce n'est pas bon. Juste, ça n'est pas pour moi. Parce que j'ai du mal avec sa grandiloquence, et avec certains passages un peu niaiseux. Pour d'autres, cette même grandiloquence confine au génie. Wink


A part ça je note aussi ce titre ! (J'ai encore Kaé ou les deux rivales sur ma PAL)

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