Des Choses à lire
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Nicolas Mathieu

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Message par topocl le Lun 21 Jan - 9:25

Nicolas Mathieu
Né en  1978


Nicolas Mathieu Proxy_17


Nicolas Mathieu, né le 2 juin 1978   passe son enfance à Golbey, commune limitrophe d'Épinal dans les Vosges, dans le quartier pavillonnaire populaire de la Jeanne-d'Arc, du nom d'une entreprise de commerce de gros en alimentation qui y logeait ses employés jusqu'à sa fermeture. Son père est électro-mécanicien, sa mère comptable. Scolarisé dans l’enseignement privé catholique, il y découvre un milieu plus favorisé : « La différence sociale avec les autres élèves n'a pas toujours été facile à vivre. D'ailleurs, ça me définit encore aujourd'hui. » Il y trouve cependant l'encouragement d'enseignantes devant ses premiers essais d'écriture.

Il rédige un mémoire universitaire de maîtrise en arts du spectacle à l'université de Metz intitulé « Terrence Malick : portrait d'un cinéaste en philosophe », sous la direction de Jean-Marc Leveratto, puis devient journaliste pour un site d'information en ligne, Web Air Lorraine. Il écrit un premier roman vers vingt-deux ans, « mais c'était une purge narcissique. »

Son premier roman publié, Aux animaux la guerre, sort en 2014 et remporte cette même année le prix Erckmann-Chatrian et le prix Transfuge du meilleur espoir Polar, puis, en 2015, le prix Mystère de la critique et le prix du roman du Festival du goéland masqué. Il est adapté à la télévision pour France 3, dans une série homonyme. Ce succès le rassure enfin sur son état d'écrivain

Nicolas Mathieu obtient le prix Goncourt le 7 novembre 2018, pour son deuxième roman, Leurs enfants après eux, paru en août 2018.

Œuvres

   Aux animaux la guerre, Actes Sud 2014
   Paris-Colmar, Le Monde : SNCF 2015
   Leurs enfants après eux, Actes Sud, 2018

Wikipedia


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Message par Tristram le Lun 21 Jan - 12:05

Héhé, on est dans l'actu ! et même dans le pré-gilets jaunes ?

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Message par topocl le Lun 21 Jan - 12:35

années 90 quand même.

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Message par topocl le Lun 21 Jan - 20:17

Leurs enfants après eux


Nicolas Mathieu Cvt_le13

Cela fait déjà bien longtemps  que le Goncourt n’est plus« le meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru dans l'année »(dixit Wikipedia), que les deux frères sont déjà totalement vrillés dans leurs tombes et que, avec l’habitude, on espère que cela ne leur fait  vraiment plus rien.
La question qui se pose reste donc de savoir s’il faut lire le Goncourt de l’année.
Apparemment, pour moi oui, puisque consultant le Bureau des Statistiques Topocliennes (BST) je constate que j’ai lu les neuf derniers.
Je précise que lire est une chose, apprécier en est une autre.
Ayant constaté cela, et découvert la couverture du dernier élu (qui fait peur, non?), je dois dire que j’hésitais beaucoup. Et  ne voilà-t-il pas que notre chèvre alpine, qui ne semblait vraiment pas le public ciblé, n’était pas du tout si réticente que ça.


@églantine a écrit:J'étais en train de le lire mercredi lorsqu'on a su qu'il était prix Goncourt. Du coup ça m'a un peu perturbée !
Certes ce n'est pas un chef-d'oeuvre, certes il risque de ne pas traverser le temps, mais il est d'une grande justesse. Avec une écriture en échos avec le contexte social dont il traite et de l'époque ( c'est donc déjà un peu datée puisque ça se passe dans les années 90 ). On pourrait faire un parallèle dans la démarche avec les romans Balzaciens ( réalisme social ) . C'est relativement plaisant à lire , du vrai roman romanesque...Mais avec ses limites justement , la part active du lecteur est réduite et il faut juste se laisser glisser sur ces tranches de vie relativement banales mais pas sans relief. Aucun misérabilisme ou pathos. Et la grande qualité de ce roman à mon avis, c'est qu'il se dégage une formidable énergie toute positive.
Aucun effet de style un peu douteux que je crains chez les nouveaux auteurs ( Du genre Aline Dieudonné ) . C'est sincère, vrai et direct. Et même si je ne suis probablement la lectrice idéale pour ce type de roman, je trouve qu'il mérite son prix.
Littérairement parlant, il reste de facture classique. Et je me suis un peu ennuyée . Mais au moins Nicolas Mathieu a su éviter les écueils du jeune romancier qui cherche maladroitement à affirmer sa griffe.


Et me voila donc  partie en compagnie de ces quelques jeunes gens, dont Nicolas Mathieu propose de suivre le passage  de l’adolescence à l’âge adulte.
On est dans une vallée lorraine dévastée par le chômage, où les parents depuis longtemps ont appris que le travail abrutit, que le chômage ne paye pas, et que l’alcool fini de vous inscrire dans une précarité et une uniformité qui flirtent avec le désespoir. On est dans les classes moyennes, cette vaste catégorie qui va du pavillonnaire à la banlieue, du rural à l’urbain, du carrément pauvre au pas si mal à l’aise.

A quatorze ans, le lycée, les sorties, les fumettes au bord du lac, tout ceci donne l’illusion qu’on va pouvoir s’en sortir, que le cloisonnement social c’était pour les générations d’avant, et que l’espoir est permis.
Les six années sur lesquelles se déroule le roman, de 1992 à 1998, vont bien vite montrer que non, et que, même si des événements comme une fête du 14 juillet ou une finale de foot arrivent à illusionner en créant un semblant de communauté, chacun reste dans sa case.

Cela est plus qu’honnêtement raconté, il y a en effet, églantine l’a dit,  une impression de grande justesse dans la description de ces milieux, qui n’intéressent pas si souvent la littérature, et dont est  originaire  l’auteur. C’est même tellement « bien vu», que je me suis en permanence demandé si on n’était  pas plutôt carrément dans le convenu et  le cliché, qui se refuserait d’autoriser ses personnages à sortir du stéréotype. Je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal au début, j’ai bien mis la moitié du roman à commencer à m’intéresser à ces jeunes  garçons et ces jeunes filles qui ne pensent qu’aux culs, aux seins et au shit (bon, mais ça, c’est moi).

S ‘ancrant dans cette réalité sociale et générationnelle, Nicolas Mathieu change d’écriture selon ses personnages. Il utilise quand il parle des jeunes gens un style « jeune» non seulement dans ses dialogues insipides (genre
- Putain…
- Ouais…
- Qu’est-ce qu’on fait ?
- Je sais pas.,

moins drôle à la dixième fois), mais aussi dans le corps du texte, avec ses tournures, ses formules, ses mots propres. L’idée est assez bonne, mais très vite agaçante à lire pour moi, et par ailleurs le problème est qu’à mon avis ce n’est pas du tout un parler-jeunes, dans la mesure où j’ai tout compris et n’ai absolument pas découvert un seul mot méconnu. Donc une volonté de coller à ses personnages, peut-être d’attirer un certain public de lecteurs, mais avec des pincettes, sans oser donner à fond.

Quand il écrit « normalement » (c’est à dire comme les vieux)  il écrit plutôt bien, avec parfois des formules bien trouvées, et même un désir manifeste de décalage, qui, pourtant, va parfois jusqu’au n’importe quoi (comme : un marocain presque rouge qui vous donnait envie de tremper des cookies dans du lait chaud en regardant des films de Meg Ryan., et notamment aussi dans l’usage itératif de l’adjectif « sexuel » pour de choses qui ne le sont pas).

On a parlé de grand roman social. Je dirais plutôt  sociologique, par des analyses récapitulatives qui interviennent par moment dans le cours du texte, plutôt bien troussées, plutôt pertinentes, quoique, comme je l’ai dit, elles ne dépeignent qu’une certaine part  de cette jeunesse en croyant parler d’un tout. Mais cet aspect sociologique, dans toute son acuité, se développe au détriment du psychologique, ces jeunes gens agissent, mais au final, on ne sait absolument pas qui ils sont, ce qu’ils pensent et ce qu’ils ressentent profondément en dehors de l’image qu’en donnerait n’importe quel  magazine se penchant complaisamment sur « les jeunes, aujourd’hui « 

Je n’ai pas eu ce ressenti d’églantine d’énergie positive, j’ai surtout vu un enfermement  dans la précarité, une résignation de ces personnes méprisées à qui on offre du pain sans brioche  et des jeux. J’ai trouvé ça d’une tristesse. Mais, je le sais, la vie est triste.

Au total, cela donne quoi ? Pas franchement une pleine réussite, mais un roman qui se lit, qui n’est pas sans qualités, qui développe une réalité d’aujourd’hui même s’il y met une certaine facilité. Il m’amène à proposer une nouvelle définition du Goncourt : un roman à mettre sous le sapin de quelqu’un qui lit peu, qui aura ainsi le plaisir d’y voir une certaine considération (pas comme si on lui infligeait le Nothomb-nouveau), mais sans trop de dépaysement. Il y trouvera un rythme, une intrigue.  Son intérêt sera aiguillonné par quelques scènes de sexe adolescent, il aimera se voir expliquer un monde peut-être un peu simple, mais sensible, et ces histoires férocement ancrées dans le quotidien feront qu’il ne lâchera pas.
RIP, Jules et Edmond.


mots-clés : #initiatique #jeunesse #social


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Message par Bédoulène le Lun 21 Jan - 20:45

encore une belle critique toplocienne !

je vois notre chèvre alpine qui gambade en rigolant !

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Message par Marie le Lun 21 Jan - 20:52

@topocl a écrit:Il m’amène à proposer une nouvelle définition du Goncourt : un roman à mettre sous le sapin de quelqu’un qui lit peu, qui aura ainsi le plaisir d’y voir une certaine considération (pas comme si on lui infligeait le Nothomb-nouveau), mais sans trop de dépaysement. Il y trouvera un rythme, une intrigue.  Son intérêt sera aiguillonné par quelques scènes de sexe adolescent, il aimera se voir expliquer un monde peut-être un peu simple, mais sensible, et ces histoires férocement ancrées dans le quotidien feront qu’il ne lâchera pas.
RIP, Jules et Edmond.

Ah les critiques topocliennes!! Tu devrais transmettre aux membres de l'académie Goncourt!
Quels sont ( ou quel est) pour toi les ou le roman au(x)quel(s) tu aurais donné ce prix avec joie ?
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Message par églantine le Lun 21 Jan - 21:04

Je ne m'en souviens plus de ce bouquin déjà !
En fait je me souviens principalement avoir pensé comme Miss topocl
      Goncourt : un roman à mettre sous le sapin de quelqu’un qui lit peu, qui aura ainsi le plaisir d’y voir une certaine considération (pas comme si on lui infligeait le Nothomb-nouveau), mais sans trop de dépaysement. Il y trouvera un rythme, une intrigue.  Son intérêt sera aiguillonné par quelques scènes de sexe adolescent, il aimera se voir expliquer un monde peut-être un peu simple, mais sensible, et ces histoires férocement ancrées dans le quotidien feront qu’il ne lâchera pas.
et de mon contentement pour cela . Parce que c'est déjà énorme ... amener les lecteurs potentiels à avoir envie de lire un peu plus ...
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Message par Tristram le Lun 21 Jan - 21:28

Excellent commentaire, Topocl ! J'admire ta méthode pour ne pas même être méchante... Malheureusement, tu exploses en plein vol mon rêve de bon chaland appété par les marchands...
Du genre un peu Houellebecq alors comme projet, mais avec les lacunes d'un premier jet ?
Je m'en tiendrai au mien, de dessein : ne plus lire que des valeurs (à très peu près) sûres ! Que d'autres courageux Chosiens-ne-s fraient le chemin dans la présente densité éditoriale... je rendrai compte des auteurs ayant survécu aux premiers cribles !

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Message par églantine le Lun 21 Jan - 21:38

@Tristram a écrit:
Du genre un peu Houellebecq alors comme projet, mais avec les lacunes d'un premier jet ?
Shocked
Ah je ne sais ce qu'en pense miss topocl mais pour moi rien de comparable ni dans le fond , ni dans la forme . Aux antipodes mêmes .
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Message par topocl le Mar 22 Jan - 12:56

@Tristram a écrit:. Malheureusement, tu exploses en plein vol mon rêve de bon chaland appété par les marchands...
!
En fait je pense qu'il manque quelque chose pour quelqu'un qui a beaucoup lu, une étincelle, on dira. Mais cela reste intéressant, peut-être plus avec 48 heurs de distance que sur le coup.
C'est pour cela que mon idée du petit lecteur, s'est croisée avec l'usage qui est souvent fait du Goncourt comme cadeau de Noël. Et je pense que pour beaucoup se serait une réussite, pas comme Boussole qui a du en décourager plus d'un alors que malgré ses défauts, littérairement parlant, c’est quand même plusieurs niveaux au-dessus, pas comme l'ordre du jour qui demandait une petite culture historique pour être bien saisi. On est plus dans le registre Chanson douce ou Pas pleurer., avec le côté très contemporain et concret.


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Message par topocl le Mar 22 Jan - 13:09

@Marie a écrit:Quels sont ( ou quel est) pour toi les ou le roman au(x)quel(s) tu aurais donné ce prix avec joie ?

Ouhla la question est difficile. déjà je ne me crois pas compétente pour désigner un Goncourt...Et puis les choix ultimes, ça n'est pas forcément mon fort. En outre, je me rends compte que j'ai finalement lu assez peu de romans français sur la période concernée (qui devait correspondre à une année sabbatique pour pas mal de mes chouchous).
Alors, si je devais désigner plutôt le Topocl de l'année, je crois que finalement ça serait L'amour après de Marceline Loridan-Ivans et Judith Perrignon

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Message par Tristram le Mar 22 Jan - 13:15

C'est sûr qu'il y a de la matière pour le lecteur dans Boussole. C'est le seul goncourisé que j'aie lu dans ta liste (et c'est grâce à toi que je l'ai lu). Le fait est que j'ai du mal avec les styles soit "comme le français qui s'cause", soit minimaliste et/ou lisse (l'auteur doit approcher la perfection pour passer, la moindre fausse note casse tout).
Marceline, je me la réserve, espérant ne pas être déçu...

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Message par topocl le Mar 22 Jan - 13:16

@Tristram a écrit:Marceline, je me la réserve, espérant ne pas être déçu...
Basketball

mais bon, le Topocl est un prix totalement subjectif, dont l'objectif n'est pas de diffuser la bonne parole.

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Message par Marie le Mar 22 Jan - 18:31

Et bien je note le Topocl de l'année! Ce n'est pas un roman, mais comme c'est toi qui fixes les régles, tu as le droit Very Happy
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Message par Bédoulène le Mar 22 Jan - 20:23

c'est noté aussi (le livre est dans ma pal) car l'envie m'est venue après avoir vu le documentaire "la vie Balagan"

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Message par topocl le Mer 23 Jan - 8:11

Oh, oui, c'est tout à fait pour toi, Marie - et bédou aussi, d'ailleurs.
(Juste : l'ordre du jour non plus n'était pas un roman Wink )

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Message par topocl le Ven 25 Jan - 16:56

@églantine a écrit:
@Tristram a écrit:
Du genre un peu Houellebecq alors comme projet, mais avec les lacunes d'un premier jet ?
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Je suis d'accord avec églantine. On ne va pas ramener Houellebecq dès lors qu'on parle d'une France qui désespère. Non, Nicolas Mathieu n' au aucun cynisme (mais aussi aucune pause). C'est une écriture directe, sans arrières pensées, avec ce qu'églantine appelle cette formidable énergie toute positive . Joyeux malgré tout, positif, oui, c'est ça. Alors que Houellebecq, on sort plombé, quand même, c’est plutôt ce formidable accablement tout négatif.
Et par ailleurs, je dirai que Nicolas Mathieu est dans le pur romanesque, et il raconte au niveau de ses personnage, alors que Houellebecq prend un point de vue en retrait, voire supérieur, et dans son romanesque, il y a un élément de réflexion tortueuse.

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