Sebastian Fitzek

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Sebastian Fitzek

Message par shanidar le Mar 6 Déc - 19:09

Sebastian Fitzek
Né en 1971



Sebastian Fitzek, né le 13 octobre 1971 à Berlin, est un écrivain et journaliste allemand.

Bibliographie :

2006 Thérapie, Page 1,
2007 Ne les crois pas,
2008 Tu ne te souviendras pas,
2008 Le Briseur d'âmes,
2010 Le voleur de regards, Page 1,
2011 Le chasseur de regards (suite de "Le voleur de regard"),
2015 L’inciseur ( avec Michael Tsokos),
2013 Mémoire cachée,


Dernière édition par shanidar le Lun 6 Fév - 15:18, édité 3 fois
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Re: Sebastian Fitzek

Message par shanidar le Mar 6 Déc - 19:10

Le Voleur de regards

Thomas Zorbach est un ancien flic devenu reporter criminel, un peu abîmé, psychologiquement instable, en plein divorce et qui veut arrêter de fumer. L'histoire se déroule en 45 heures, 45 heures, c'est l'ultimatum que le Voleur de regards a fixé avant de tuer l'enfant qu'il retient prisonnier. Son mode opératoire est toujours le même, il s'attaque à une famille, il tue la mère de famille, glisse un chronomètre dans sa main et kidnappe l'enfant qu'il laisse mourir en 45 heures et sept minutes. L'astuce du romancier est de numéroter ses chapitres à l'envers (on part de 72 pour arriver à 1) donnant au temps qui s'écoule encore plus de présence. L'autre astuce est de faire en sorte que le meurtrier invite dans sa partie le reporter à cran. Il veut jouer à cache-cache avec lui, il connait tout de sa vie et c'est peut-être lui qui place sur la route de Zorbach une physiothérapeute aveugle et visionnaire.

Ce roman totalement addictif se lit en un éclair car il est sous tension, asphyxié, métallique. C'est très bien fait, très physique et l'aspect psychologique rappelle de loin en loin les polars de Franck Thilliez et son rythme tout aussi haletant.

On apprendra en sus une foultitude de choses sur le monde des aveugles. En tout cas, j'ai appris beaucoup de choses sur leurs rêves, leurs capacités de mouvements, de reconnaissance, d'être-au-monde et j'ai aimé ce contact avec l'invisible, un contact qui force à se poser des questions sur la cécité, la canne blanche, le chien d'aveugle (ici joyeusement appelé Tom-Tom). A la fin de son roman, Fitzek remercie longuement les aveugles qu'il a rencontré, à qui il a fait lire certains chapitres et qui l'ont aidé à comprendre un peu comment vit un aveugle. Cet aspect donne une manière particulièrement attachante aux personnages.


Bien sympa ce Fitzek. Ce ne sera sans doute pas le dernier. Très récréatif et qui permet de faire un petit tour à Berlin, sa neige et ses collines...


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Re: Sebastian Fitzek

Message par Bédoulène le Sam 10 Déc - 14:58

merci Shanidar ce sera une prochaine lecture (je vais finir par faire un tirage au sort des livres de la pAL)

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"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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Re: Sebastian Fitzek

Message par shanidar le Jeu 2 Fév - 16:49

Thérapie



Quatre ans après la disparition de sa petite fille inexplicablement malade, un psychiatre en rupture de ban quitte Berlin pour s'enfermer dans une maison de vacances située sur une île de la mer du Nord. Il est temps qu'il tire le bilan de ses quatre années écoulées et qu'il se décide à faire le deuil de sa petite Joséphine. Mais, une tempête éclate le coupant presque totalement du monde continental alors qu' une frêle jeune femme entre dans sa vie en lui distillant des informations sur l'enlèvement de sa fille tout en paraissant à la fois dangereuse et énigmatique.

L'accroche est plutôt pas mal mais assez rapidement des pans de la personnalité de Viktor Larenz se révèlent assez transparents ce qui enlèvent une partie du suspens. D'autant plus que, bien malgré moi, mon esprit ne pouvait s'empêcher de faire des comparaisons avec Fenêtre secrète (nouvelle écrite par Stephen King et filmée par David Koepp), comme si Sebastian Fitzek avait repris les éléments du film (la nouvelle et le film sont extrêmement différents) pour secouer l'ensemble et sortir de son chapeau un remodelage un peu particulier. L'écrivain schizophrène, les problèmes de téléphone, les soupçons paranoïaques envers la femme de Larenz (et mère de Joséphine), la peur de l'empoisonnement, le contact avec l'ami détective, la maladie mentale, etc. Beaucoup d'éléments donc, qui de ce fait, ont également un peu entravé ma lecture (comme une vague idée de déjà vu, déjà lu).

Néanmoins, Fitzek réussit assez bien , non pas à mystifier son lecteur, mais à l'emmener dans son intrigue, en lui laissant suffisamment d'espace pour qu'il se sente un peu enquêteur ou un peu psychiatre (si ce n'est malade) et en même temps à le laisser dans un flou assez dense pour qu'il ait envie de savoir ce qui va arriver.

Il aurait sans doute été plus judicieux que Fitzek ouvre de temps en temps l'intrigue sur l'extérieur car son huis-clos sur l'île quoique se calquant sur le huis-clos d'une séance psychiatrique tire un peu trop sur la longueur et sur une espèce de temps narratif tendu comme une flèche qui est d'une très (trop ?) grande simplicité (à mon goût). Je préfère les auteurs un peu plus tordus qui poussent leurs pions puis reviennent en arrière. Mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit ici d'un premier roman fort bien maîtrisé (peut-être trop ?) qui va droit au but. Et je dois dire que la fin, pas forcément étonnante, mais malgré tout assez savoureuse est plutôt bien amenée.


Pas mal pour un début.


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