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Georges Brassens, Lettre à Toussenot


Robert Giraud

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Message par Tristram le Ven 29 Mar - 0:36

Robert Giraud
1921 - 1997

Robert Giraud Robert11

Robert Giraud est un poète, journaliste, écrivain et lexicologue français, né le 21 novembre 1921 à Nantiat (Haute-Vienne) et mort le 17 janvier 1997 à Paris.
Robert Giraud a vécu son enfance et sa jeunesse à Limoges. Il suit sa scolarité au lycée Gay-Lussac et commence son droit. Arrêté par les nazis, enfermé à la prison du Petit Séminaire, il échappe à la condamnation à mort grâce à la libération de la ville par les forces de Georges Guingouin. En 1944 il devient rédacteur en chef du journal Unir, issu de la résistance, et gagne Paris avec l'équipe rédactionnelle qui comprend notamment le journaliste et futur éditeur René Rougerie.
De la Libération jusqu'au milieu des années 1950, Robert, que désormais l'on appelle Bob Giraud, vit à Paris une période très misérable sur le plan matériel et très enrichissante pour la suite de son œuvre. Il fréquente assidûment le bar-tabac de l'Institut, tenu par monsieur Fraysse, et se lie d'amitié avec les clients du bistro : Maximilien Vox, les frères Prévert, Albert Vidalie, Maurice Baquet et Robert Doisneau. Il fréquente les clochards qui peuplent le Paris populaire et travaille pour l'antiquaire érudit Romi, au 15 de la rue de Seine, dont la boutique est fréquentée par Robert Doisneau, qui réalise là une fameuse série de photos, et par Jacques Delarue, inspecteur de police et futur historien. Ses amis du moment se nomment Michel Ragon qui deviendra comme lui bouquiniste avant d'entamer une brillante carrière de romancier et de critique d'art, le journaliste Pierre Mérindol ou Jean-Paul Clébert. Il correspond avec Gaston Chaissac, et sera pigiste à Détective et Franc-Tireur.
Par la suite il fréquentera assidûment le photographe Georges Dudognon (il sera également l'ami d'Izis qu'il avait rencontré à Limoges à la Libération), les chanteuses Fréhel et Monique Morelli, Antoine Blondin, André Hardellet, René Fallet, André Vers, Tristan Rémy, Georges Brassens, les journalistes Pierre Chaumeil et Jacques Yonnet.
Le Vin des rues, son chef-d'œuvre, paraît chez Denoël en 1955, d'abord grâce à Prévert puis à Blaise Cendrars. Il s'affirme comme un brillant spécialiste de l'argot et des bistrots. À l'instar d'Albert Simonin, d'Auguste Le Breton ou d'Alphonse Boudard, il publiera des ouvrages de références sur l'argot du peuple, de la pègre et des prostituées dont il était un grand ami.

Écrits

• Confessions au jardin, Société intellectuelle du Centre, 1943
• Couronne de vent, Les écrits libres, 1945 Poèmes
• Les Tatouages du ″milieu″, la Roulotte, 1970 80 dessins de tatouages par Jacques Delarue.
• Les Tatouages du ″milieu″, l'Oiseau de Minerve, 1999 Rééd. Jacques Delarue, Robert Giraud ; 80 photographies hors texte dont 14 de Robert Doisneau & 80 dessins de tatouages par Jacques Delarue.
• Interdit au cœur, Osmose, 1952 Préface d'André Salmon.
• Les Parisiens tels qu'ils sont, R. Delpire, 1953 Textes et commentaires de Robert Giraud et Michel Ragon. Photographies de Robert Doisneau.
• Le Vin des rues, Denoël, 1955 Prix Rabelais; rééd. avec photographies de Robert Doisneau, 1983 et sans les photographies chez Stock, Collection Écrivins, préface de Philippe Claudel, 2009
• L'Enfant chandelier, Rougerie, 1958 Illustrations de Pierre Giraud.
• La Route Mauve, Denoël, 1959
• Bistrots, Photographie de Robert Doisneau, Le Point, 1960
• La Petite Gamberge, Denoël, 1961
• Les Cris de Paris, 1961 Eaux-fortes de Lars Bo
• Réservé à la Correspondance, Denoël, 1965
• Le Royaume d'Argot, Denoël, 1965 Photographies de Robert Doisneau
• La Coupure, Denoël, 1966
• Petite Flore Argotique, Halévy, 1968 Dessins de Gilles Sacksick
• Le Royaume secret du Milieu, Planète, 1969
• L'Académie d'Argot, Denoël, 1971 Dessins de Moisan
• L'Argot tel qu'on le parle, Jacques Grancher, 1981
• Carrefour Buci, Le Dilettante, 1987
• Les Lumières du zinc, Le Dilettante, 1988
• Fleurir la ville, 1988 Eaux-fortes de Lars Bo
• L'Argot du bistrot, Marval, 1989 Illustré de 31 photographies inédites d’Édouard Boubat, Denise Colomb, François Coumert, Robert Doisneau
• L'Argot d'Éros, Marval, 1992
• Faune et flore argotiques, Le Dilettante, 1993
• L'argot de la "Série noire", vol. 1, L'argot des traducteurs, 1996 avec Pierre Ditalia ; avant-propos par Patrick Raynal
• Paris mon pote, Le Dilettante, 1988 Préface Olivier Bailly
• Le Peuple des berges, Le Dilettante, 1998 Préface Olivier Bailly

(Wikipédia tripatouillé pour toutes ces infos.)

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« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Tristram le Ven 29 Mar - 0:45

Le Vin des rues

Robert Giraud Le_vin10

Paru en 1955, c’est le Paris en noir et blanc de Doisneau (auquel le roman est dédié), un Paris de juste après-guerre, assez gris.
Cinq parties : Les Halles, étoile de mer ; Seine, serpent de nuit ; L'aubert de Maubert ; Tard à Mouffetard ; Les accessoires nocturnes.
« La nuit, les Halles grandissent à couvrir Paris tout entier. Elles deviennent une sorte d'étoile de mer dont le centre se trouve formé par l'église Saint-Eustache, c'est la pointe comme on dit dans le coin. »

« La Seine, la nuit, est une libellule sournoisement épinglée au bouchon Paris, par une pointe avec Notre-Dame pour cabochon. »
L’auber(t), c’est en argot l’argent, la monnaie, depuis Rabelais déjà (« plus d'aubert n'était en fouillouse », Le Tiers Livre) jusque Céline, Guignol's band :
« Il aurait pu faire du pognon, lui pourtant affreux pour l'auber, d'où son sobriquet, le sordide, un monstre à becter du rat, avare à peler un penny, il aurait fait commerce d'arêtes s'il avait eu quelque part preneur [… »
Chez Giraud, il y a de la mélancolie, du charme aussi dans les scènes de ce monde sans concession, âpre, des petites gens.
On pense plus à Les Naufragés (Avec les clochards de Paris) de Patrick Declerck qu’à la gouaille d’Alphonse Boudard : argot, mais plus côté la cloche que le voyou ‒ et, surtout, le rouge !
« …] en toute occasion le rouge est un gris-gris passe-partout. »
Je ne saurais dire s’il a été répertorié par Oberlé dans son Itinéraire spiritueux ?
Le livre vaut aussi beaucoup pour les personnages hauts en couleur qui y sont immortalisés ; tous méritent leur portrait, même si certains sont un peu plus connus, comme Fréhel (une chanteuse de l’entre-deux-guerres), ou Papillon (Henri Charrière, un forçat du bagne guyanais célèbre pour avoir romancé ses aventures) :
« Papillon qui avait chaud d'un revers de main remonta la visière de sa casquette qu'il ne quittait jamais et pour cause, elle lui servait enfoncée jusqu'aux yeux à masquer le papillon, ailes déployées, qu'il s'était fait tatouer au milieu du front en correctance. C'était sa raison sociale : comme lui je vole, ça voulait dire tout simplement. »
Mais je laisse parler l’auteur (à l’excès peut-être) :
« Pas question de prendre la porte, comme on dit, la porte est faite pour sortir, la nuit elle s'ouvre pour entrer seulement, il fallait inventer autre chose. »

« Fifi ne dormait jamais. À n'importe quelle heure du jour et de la nuit on était sûr de le trouver aux Halles, au zinc d'un bistrot ou alors assis à même le trottoir, le litron à portée de la main, tout seul, à fumer son temps comme une drogue qui au fond ne lui coûtait pas cher. »

« Personne ne se ressemble sous l'uniforme de la nuit. Le cœur ne sait pas se déguiser, il demeure ce qu'on lui a appris à être. »

« Il y a ceux aussi qui arrivent en voiture, déjà ronds, des hommes, des femmes qui s'installent, continuent à se beurrer et chantent très fort entre eux pour se donner l'illusion de s'amuser. Il y a les couples qui s'ennuient, ceux qui sont heureux, ceux qui bouffent avant d'aller dormir, ceux qui sortent de la chambre d'hôtel, et se restaurent avant de rentrer chacun chez soi. Il y a la femme seule qui sait qu'un gars viendra lui payer sa croûte, la vieille en quête de sensations – elle paierait un nègre ou un Arabe –, la gosse qui s'est tirée de chez elle et cherche à crécher, le gars qui a une combine, celui qui n'en a pas, le solitaire qui boit tout seul son dernier billet de cent balles. Un régisseur de cinéma ferait fortune, s'il pouvait avoir le paquet à sa disposition. Pas besoin de les déguiser, chacun porte sa carte d'identité écrite sur le front. »

« Outre les paumés des Halles, le roi du meg avait ce qu'il appelait sa clientèle bourgeoise pour qui il fabriquait de savants mélanges, soit pour la pipe, soit pour rouler. Le père Eugène avait des relations. Son tabac enveloppé dans des morceaux de journaux, il accomplissait sa livraison. Son vrai boulot commençait alors. Les cigares fumés à moitié étaient achetés par un authentique prince russe chauffeur de taxi qui se rangeait à la Bourse. S'il était en course, un bougnat du coin réglait la livraison. Paul, un fort du pavillon de la viande, assurait que pour la pipe aucun mélange français ou anglais n'égalait celui du père Eugène. En fin de circuit, ce qui restait était écoulé aux différents bouillons de la rue Tiquetonne où cet honnête commerçant prenait tous ses repas. »

« Hareng, elle l'était pourtant, gouine comme une louve de Sibérie, elle avait deux girondes qui travaillaient pour elle sur le Topol. »

« Le gars de la nuit est un enfant du malheur. Comme la vie d'un homme bouzillé s'écrit en bleu à même la peau, celle du nocturne est tatouage invisible qui se dessine un peu n'importe où à travers la ville. À ce moment la ville est réduite aux dimensions restreintes d'un cœur usé d'avoir limé trop de murs ou de pavés. »

« Le mendiant est généreux une fois la tâche accomplie. Il ne possède que le gain des dernières heures qu'il s'efforce de dépenser selon son humeur, les amitiés, et l'état plus ou moins avancé de sa cuite assez chronique. Sur son chantier, le lendemain, les poires reviendront à maturité pour être cueillies une nouvelle fois. Il sait d'autre part qu'il ne peut dormir sur une grille, un banc, sous un pont, gelé à cran, avec la moindre mitraille sur lui, sous peine de se retrouver au réveil parfaitement soulagé du peu qui lui restait. »

« La flamme d'un réchaud à gaz sur lequel bouillait en permanence une grosse marmite habitait seule le renfoncement. C'était l'autel des génies de la maison où Paulo se rendait parfois, louche à la main, quand un bougre s'avisait de réclamer une soupe. Le bol fumant il traversait l'estaminet pour joindre le client qui déjà extirpait de ses poches cuillère et croûtons de pain. Le pain trempé de bouillon fumant fait un matelas au creux du ventre qui aide à supporter le picolo. L'odeur du potage entr'aperçue s'évanouissait comme le parfum d'une femme qui marche sur le boulevard, pour ne laisser subsister dans la taule que le relent fade de l'eau de Javel dont tout était imprégné. »

« Paulo fermait tard ses volets de bois et ouvrait la porte avant la venue du jour, c'est dire qu'il dormait peu. Couchés à même le trottoir, les clients de toujours ronflaient en toute quiétude, clients de l'avant-veille ou de la veille ne sachant ou ne voulant aller ailleurs. Ils faisaient le trou, roulés en boule devant la niche où des chaînes invisibles semblaient les retenir. »

« L'Anglais ne devait plus jamais retourner chez lui, dans la pièce obscure d'un rez-de-chaussée de Maubert, où sur un grabat reposait le cadavre du chien. Après avoir poussé les murs des rues étroites qui mènent à la Seine, le Petit-Pont lui servit de tremplin pour rejoindre son ami. »

« Se suivant, allure du marin au quai, nous sommes sortis. Bernard s'était calé entre nous, mais le tangage qui nous avait pris aux quilles nous le faisait bousculer involontairement, une fois contre une épaule, une fois contre l'autre. Nous n'étions pas les seuls à éprouver le sale temps, à croire que la rue était devenue un tapis roulant déséquilibré. Ceux que nous croisions avaient tous notre démarche, poussant la nuit devant eux de la tête et du poing. »

« Une parole inutile tombait parfois entre nous, une parole, une seule, lui répondait. Les longues phrases écrites avec nos pas qui se suivaient formaient d'étranges poèmes creusés à même la poussière où il était question de tout et de rien, de ce qui habite un crâne de gars à peu près normal. Le mien poème, j'ai toujours aimé une certaine typographie, se coulait comme le rôdeur moi-même, d'un bec de gaz à un lampadaire, pour s'élancer à la cueillette des lumières nichées pareilles à des oranges au creux des verdures d'un platane. Sur la page vierge de toutes les rues, les mots abandonnés étaient recueillis avec les feuilles mortes et les papiers gras par les cantonniers municipaux. Nous marchions, poussés vers ces points magiques que sont les places où les bistrots, main dans la main, tournent une ronde enfantine. Il est bon de s'y arrêter. La pause, si l'on veut, non pour reprendre souffle, mais pour retrouver le contact des autres, solidement cramponnés à leur solitude entourée. »

« Les trains s'en vont et des gens restent assis avec ou sans valises, davantage sans, le lourd bagage qui pèse au cœur n'a besoin d'aucun emballage, d'aucune assurance. Lourdingue tant il s'entrevoit sans jumelles comme la pierre au cou d'un noyé repêché par inadvertance. »

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Message par topocl le Ven 29 Mar - 8:25

@Tristram a écrit:
• Le Vin des rues, Denoël, 1955 Prix Rabelais; rééd. avec photographies de Robert Doisneau, 1983 et sans les photographies chez Stock, Collection Écrivins, préface de Philippe Claudel, 2009
Ton édition n'avait pas les photos?
@Tristram a écrit:
Mais je laisse parler l’auteur (à l’excès peut-être) :
Euhhhh... On dira juste que l'auteur est un bavard!

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Message par Tristram le Ven 29 Mar - 12:15

@Topocl a écrit:Ton édition n'avait pas les photos?
Hé non : elle était numérique... dommage, j'aime beaucoup les images de Doisneau.
De beaux passages sur la misère humaine... le vieux Paris aussi _ et sa gouaille !

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Message par topocl le Ven 29 Mar - 12:51

C'est un roman?

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Message par Bédoulène le Ven 29 Mar - 14:25

l'impression que ce sont des flâneries ?

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Message par Tristram le Ven 29 Mar - 16:31

Pas un roman, oui des flâneries, les déambulations avinées de Bob dans le Paris des années cinquante. Pratiquement un témoignage, aussi de l'autobiographie (#tags).

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