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James Crumley

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Message par Tristram le Sam 4 Mai - 0:10

James Crumley
(1939 – 2008)


James Crumley  Crumle10

Ecrivain américain, né le 12 octobre 1939 à Three Rivers, au Texas, et mort le 17 septembre 2008 à Missoula, dans le Montana.
Après y avoir fait ses études et servi pendant deux ans dans l'armée, il devient professeur de composition littéraire, métier qui ne lui convient guère. Attiré par le poète Richard Hugo, comme d'autres écrivains de sa génération, il débarque à Missoula, Montana, au milieu des années 1960.
Il s'essaye à la poésie et à l'écriture de nouvelles, en plus d'animer des ateliers d'écriture. En 1967, il écrit son premier roman, Un pour marquer la cadence, qui n'est publié qu'en 1969. Sur fond de guerre du Viêt Nam, ce roman raconte une histoire d'amitié entre un sergent dur-à-cuire et un soldat gauchiste. Crumley met déjà le pied dans le roman noir, genre dans lequel il excellera par la suite.
James Crumley est l'un des nombreux représentants des écrivains du Montana (littérature des grands espaces et nature writing). Considéré par ses pairs comme un des plus grands auteurs de polar, ses romans mettent principalement en scène deux privés officiant à Meriwether dans le Montana, C.W. Sughrue et Milo Milodragovitch, des anti-héros excessifs en tout qui rassemblent toutes les obsessions et pas mal des traits de caractère de leur créateur : vétérans du Viêt Nam, divorcés maintes fois, portés sur les femmes dangereuses, l'alcool, les drogues dures, les armes à feu et les nuits sans sommeil, toutes choses en général censées représenter un danger pour eux ou pour autrui.
Son style s'apparente d'assez près à celui de Jim Harrison, avec un lyrisme parfois excessif qui peut emmener certains passages assez loin dans la digression, un style d'écriture souvent très drôle, toujours mordant, si bien que ses intrigues sont souvent mises à mal, toujours très tordues, en dépit d'une qualité d'écriture exceptionnelle.

Romans :
Série Milo Milodragovitch :
The Wrong Case (1975) (Fausse Piste).
Bordersnakes (1996) (Les Serpents de la frontière).
The Final Country (1996) (La Contrée finale).
Série C.W. Sughrue :
The Last Good Kiss (1978) (Le Chien ivre, ou Le Dernier Baiser).
The Mexican Tree Duck (1993) (Le Canard siffleur mexicain).
Bordersnakes (1996) (Les Serpents de la frontière).
The Right Madness (2005) (Folie douce).
Autres :
Once to Count Cadence (1969) (Un pour marquer la cadence).
The Putt at the End of the World (2000).

Scénario :
Pigeon Shoot (1987) (Tir aux pigeons).

Recueils de nouvelles :
The Mexican Pig Bandit (1998) (Le Bandit Mexicain et le cochon).
Contient :
Le Bandit mexicain et le cochon (The Mexican Pig Bandit) ; L'Ouest, le grand ; L'Esprit de la route ; The Muddy Fork (The Muddy Fork) ; Blanche Neige la rieuse et Wanda la marâtre ; Un fils rêvé pour les Jenkins (An Ideal Son for the Jenkins Family) ; Hot Springs (Hot Springs) ; Tout le monde peut écrire une chanson triste (Anybody Can Write a Sad Song) ; Cercle intérieur

Whores (1988) (Cairn et autres récits, aussi sous le titre de Putes).
Contient :
Le Canard siffleur mexicain, roman en cours (The Mexican Tree Duck, novel in progress) ; Papa est parti à la chasse (Daddy's Gone a Hunting) ; Putes (Whores) ; Le Coureur de jupons (The Philanderer) ; Adieu monde cruel (Good Bye Cruel World) ; Cairn (Cairn) ; Le Dur-à-cuire (The Heavy) ; Les Choses sur lesquelles elle ne peut écrire et pourquoi (The Things She Cannot Write About, the Reasons Why) ; Hourra pour Thomas J. Rabb ! (Three Cheers of Thomas J. Rabb!) ; Promenade dans Huston (Driving about Huston)

(Wikipédia)


Dernière édition par Tristram le Sam 4 Mai - 14:02, édité 1 fois

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« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Tristram le Sam 4 Mai - 0:20

La Danse de l'ours

James Crumley  Danse-10


(Lu dans la première traduction, celle de François Lasquin)
Milodragovitch (Milo) est dans le rôle de l’enquêteur anti-héros ‒ poncif archétypal du détective privé (avec ici la coke en prime) qui fonctionne toujours parfaitement (le limier est d’ailleurs un des stéréotypes les plus puissants ‒ et des plus anciens ‒ dans la littérature).
Action donc : les péripéties rebondissent densément. Montana, environnement ? pas beaucoup plus qu’une toile de fond…
Assez primaire au départ, le personnage principal parvient cependant à une certaine aversion à la violence et aux abus en tous genres (peut-être tardivement, mais en tout cas en alternative bienvenue au manichéisme habituel).
Voici un extrait du conte benniwah liminaire (la seconde version est celle du traducteur Jacques Mailhos) :
« Toujours, les ours trouvaient avant les Indiens les arbres creux où les abeilles font leurs nids, les éventraient, dévoraient les rayons et dérobaient le miel avec leurs langues râpeuses et leurs griffes acérées. Et les abeilles étaient tout le temps en colère parce que ces pauvres ours ne connaissaient pas la fumée sacrée qui sert à les amadouer, parce qu’ils ne savaient pas qu’ils auraient dû chanter des chants de grâces afin de se faire pardonner d’elles et parce que, pis que tout, les ours étaient voraces et prenaient toujours tout le miel sans rien laisser pour les abeilles. Les ours savaient tout du miel, mais ils ne savaient rien des abeilles, et voilà pourquoi les Indiens n’avaient pas de douceur dans leurs tipis. »

« Les ours trouvaient toujours les arbres à abeilles avant les Indiens ; ils les éventraient, mangeaient les rayons de miel, et volaient le miel avec leurs griffes pointues et leurs langues râpeuses. Et les abeilles étaient toujours en colère, parce que les ours, ces pauvres âmes, ne connaissaient pas le secret de la fumée sacrée qui rend les abeilles amicales, et les ours ne connaissaient pas les chants d'action de grâce qui auraient pu pousser les abeilles à leur pardonner, mais pire que tout, les ours souffraient de cupidité et ils prenaient toujours tout le miel, sans rien laisser aux abeilles. Les ours connaissaient le miel mais ils ne connaissaient pas les abeilles, et voilà pourquoi les Indiens n'avaient plus aucune douceur dans leurs tipis. »
Par contre, la proximité avec Jim Harrison est lointaine…
« ‒ Le monde s’en va en couille, mon colonel…
‒ Je vous demande pardon ?
‒ … si le fait de payer cash est suspect a priori.
‒ Ce monde, ce n’est pas nous qui l’avons fait, Milo. Mais nous sommes bien forcés d’y vivre. »

Mots-clés : #polar

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Message par Bédoulène le Sam 4 Mai - 8:18

mais bonne lecture ?

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"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

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Message par Tristram le Sam 4 Mai - 12:28

Oui, cela se lit très bien, mais c'est une lecture assez dispensable, malheureusement ; je suis déçu, il faudrait que j'en lise un autre...

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Message par animal le Sam 4 Mai - 20:07

Content d'avoir lu la première traduction ?

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Message par Tristram le Sam 4 Mai - 20:24

N'ayant lu que des extrais de la seconde, et pas du tout le texte original, je ne saurais trancher ; pour ce que j'ai vu, pas de grosse différence, ce qui n'explique pas pourquoi une retraduction a été jugée si urgente.

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