Nicolás Cristóbal Guillén Batista

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Nicolás Cristóbal Guillén Batista

Message par Chamaco le Mar 6 Déc - 23:36

Nicolás Cristóbal Guillén Batista (1902-1989)


Nicolás Cristóbal Guillén Batista est né à Camaguey (centre de Cuba) en 1902. Il fut avocat et journaliste, il participa à la Guerre d'Espagne aux côtés des républicains. Opposé à Batista il vécut en exil de 1952 jusqu'au triomphe de la révolution castriste. De retour à Cuba il fut décrété poète national...
un de mes préférés...






Poète de la lutte contre l'esclavage, défenseur de la négritude voici un de ses poèmes aux sonorités africaines que je met au défi de traduire, sans traduction cependant écoutons son chant… :

¡Yambambó, yambambé!
Repica el congo solongo,
repica el negro bien negro;
congo solongo del Songo
baila yambó sobre un pie.

Mamatomba,
serembe cuserembá.


El negro canta y se ajuma,
el negro se ajuma y canta,
el negro canta y se va.
Acuememe serembó,

yambó,
aé.

Tamba, tamba, tamba, tamba,
tamba del negro que tumba;
tumba del negro, caramba,
caramba, que el negro tumba:
¡yamba, yambó, yambambé!


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Re: Nicolás Cristóbal Guillén Batista

Message par Chamaco le Mar 6 Déc - 23:38

Un de ses recueils de poésie (je l'ai trouvé Plaza de armas à La Havane) : "Todas las flores de Abril" :
extrait :

Nada

El tiempo pasa silencioso
Con un pasar de agua nocturna
Y ve mi frente taciturna
Y ve mi pecho sin reposo

En ese tiempo silencioso
Hundo mi voz de agua nocturna
Pongo la frente taciturna
Reposo el pecho sin reposo

Guardo mi pena en el penario
Guardo mi alma en el armario
Guardo mi voz como una espada

Ya nada tengo, nada quiero
Ya nada busco, nada espero
Nada

Y ya era rico. Yo tenia
Una guitarra de agua pura,
Un ruisenor en la espesura
Y el gran fulgor del mediodia.

Pero perdi lo que tenia
El ruisenor y el agua pura
Y la guitarra y la espesura
Se me hizo noche el mediodià.

Pido limosna. Pero en vano
Tiendo la voz, abro la mano.
Comprende usted, desmemoriada ?

Ya nada tengo, nada espero
Ya nada busco, nada quiero.
Nada


traduction suggérée :

Rien,
Le temps passe silencieux
Avec un écoulement d’eau nocturne
Et vois mon front taciturne
Et vois ma poitrine sans repos.


En ce temps silencieux
Je baisse ma voix d’eau taciturne
Je prends un front taciturne
Je repose ma poitrine sans repos.

Je garde ma peine dans le pénitencier
Je garde mon âme dans l’armoire
Je garde ma voix comme une épée.

Maintenant je n’ai rien, je ne veux rien
Maintenant je ne cherche rien, je n’espère rien
Rien.

Et alors j’étais riche, j’avais
Une guitare d’eau pure
Un rossignol dans les fourrés
Et le grand éclat du midi.

Je quémande une aumône. Mais en vain
J’élève la voix, ouvre la main.
Comprenez-vous, distraite ?

Maintenant je n’ai rien, je ne veux rien
Maintenant je ne cherche rien, je n’espère rien
Rien.

Mots-clés : #poésie


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Re: Nicolás Cristóbal Guillén Batista

Message par Chamaco le Mar 6 Déc - 23:40



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Re: Nicolás Cristóbal Guillén Batista

Message par Chamaco le Mar 6 Déc - 23:44

Un autre poème de Nicolas Guilen mis en musique et joué par le groupe Chilien Quilapayun, c'est un chant révolutionnaire chilien :

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Re: Nicolás Cristóbal Guillén Batista

Message par Chamaco le Mer 7 Déc - 0:22

De Nicolas Guillen : Tengo

Tengo




Cuando me veo y toco
yo, Juan sin Nada no más ayer,
y hoy Juan con Todo,
y hoy con todo,
vuelvo los ojos, miro,
me veo y toco
y me pregunto cómo ha podido ser.

Tengo, vamos a ver,
tengo el gusto de andar por mi país,
dueño de cuanto hay en él,
'mirando bien de cerca lo que antes
no tuve ni podía tener.
Zafra puedo decir,
monte puedo decir,
ciudad puedo decir,
ejercito decir,
ya míos para siempre y tuyos, nuestros,
y un ancho resplandor
de rayo, estrella, flor.

Tengo, vamos a ver,
tengo el gusto de ir
yo, campesino, obrero, gente simple,
tengo el gusto de ir
(es un ejemplo)
a un banco y hablar con el administrador, no en inglés,
no en señor,
sino decirle compañero come se dice en español.

Tengo, vamos a ver,
que siendo un negro
nadie me puede deterner
a la puerta de un dancing o de un bar.
O bien en la carpeta de un hotel
gritarme que no hay pieza,
una mínima pieza y no una pieza colossal,
una pequeña pieza donde yo pueda descansar.

Tengo, vamos a ver,
que no hay guardia rural
que me agarre y me encierre en un cuartel,
ni me arranque y me arroje de mi tierra
al medio del camino real.

Tengo que como tengo la tierra tengo el mar,
no country, no jailáif,
no tennis y no yacht,
sino de playa en playa y ola en ola,
gigante azul abierto democrático:
en fin, el mar.

Tengo, vamos a ver,
que ya aprendí a leer,
a contar,
tengo que ya aprendí a escribir
y a pensar
y a reir.
Tengo que ya tengo
donde trabajar
y ganar
lo que me tengo que comer.
Tengo, vamos a ver,
tengo lo que tenía que tener.
-------------------------------------------------------------------------------------
et ma traduction (perfectible )

J'ai

Quand je me vois et que je frappe,,
hier Jean sans Rien ni plus,
et aujourd'hui Jean avec Tout,
et aujourd'hui avec tout,
je tourne les yeux, je regarde,
je me vois et je frappe
et je me demande
comment cela a pu être.

J'ai, allons voir,
j'ai le plaisir de marcher dans mon pays,
maître de ce qu’il a en lui,
en regardant bien de près, ce qu’avant
je n'ai pas eu, ni ne pouvait avoir.

je peux dire une récolte de canne à sucre,
je peux dire une montagne ,
je peux dire une ville,
dire une armée,
maintenant miens pour toujours et les tiens et les nôtres,
et un large éclat
de rayon, d'étoile, de fleur.

J'ai, allons voir,
j'ai le goût d'aller
moi, paysan, ouvrier, personne simple,
j’ai le goût d'aller
(c'est un exemple)
Dans une banque et de parler à l'administrateur, non en anglais,
non en Monsieur,
mais de lui dire camarade comme on dit en espagnol.

J'ai, allons voir,
qu'en étant un Noir
personne ne peut me retenir
au seuil d'un dancing ou d’un bar.

Ou bien à la reception d'un hôtel
me crier qu'il n'y a pas de chambre,
une petite chambre non pas une chambre colossale,
une petite chambre où je peux me reposer.

J'ai, allons voir,
Qu’il n’y a pas de garde champêtre
Qui m’attrape et m'enferme dans une cellule,
Ni me déloge et me chasse de ma terre
Sur le passage du chemin royal.
J’ai que comme j’ai la terre j’ai la mer,
No country, no jailaif
No tennis et no yacht
Mais de plage en plage et de vague en vague,
Géante, bleue, ouverte, democratique :
Tout au bout , la mer.


J'ai, allons voir
que maintenant j’ai appris à lire,
à raconter,
j'ai que maintenant j'ai appris à écrire,
et à penser ,
et à rire.
J'ai que maintenant j’ai
où travailler
et à gagner
ce que j’ai à manger


J'ai, allons voir,
j'ai ce qu'il fallait que j’ai.
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