Des Choses à lire
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Georges Brassens, Lettre à Toussenot


José Lezama Lima

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Message par Chamaco le Mer 7 Déc - 0:14

José Lezama Lima (1910-1976)

José Lezama Lima Lezama10

José Lezama Lima, né le 19 décembre 1910 à La Havane et mort le 9 août 1976 (à 65 ans) dans la même ville, Un des plus grand poète cubain, si ce n'est le plus grand, il fut condamné par le régime cubain qui lui reprochait son homosexualité.


Bibliographie des oeuvres traduites en français

1969 : L'Expression américaine (essai)
1960 : Dador (poésie)
1966 : Paradiso (roman)
1971 : Introduction aux vases orphiques
1982 : Le Jeu des décapitations







RUEDA EL CIELO

Rueda el cielo -que no concuerde
su intento y el grácil tiempo-
a recorrer la posesión del clavel
sobre la nuca más fría
de ese alto imperio de siglos.
Rueda el cielo -el aliento le corona
de agua mansa en palacios
silenciosos sobre el río
a decir su imagen clara.
Su imagen clara.

Va el cielo a presumir
-los mastines desvelados contra el viento-
de un aroma aconsejado.
Rueda el cielo
sobre ese aroma agolpado
en las ventanas,
como una oscura potencia
desviada a nuevas tierras.
Rueda el cielo
sobre la extraña flor de este cielo,
de esta flor,
única cárcel:
corona sin ruido.

Mots-clés : #poésie
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Message par Hanta le Sam 24 Déc - 10:11

Le jeu des décapitations



José Lezama Lima Sm_cvt10


Un livre dans lequel je ne suis jamais rentré. Ensemble de nouvelles qui n'ont strictement aucun lien, univers, personnage, thème commun. Un style qui ne décolle jamais restant constamment dans la description de situations plutôt que dans le récit d'une histoire. Peu de construction de dialogues ce qui ne dynamise pas le récit.
Langage passe partout si ce n'est dans l'utilisation de métaphores parfois belles parfois trop nombreuses. Vraiment pas convaincu. Je devrais peut-être lire ses oeuvres poétiques. Pourtant je demeure persuadé des qualités littéraires de cet ouvrage simplement il m'a été totalement inaccessible.



mots-clés : #nouvelle
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Message par shanidar le Sam 24 Déc - 11:27

J'ai éprouvé à peu près les mêmes résistances avec son roman Paradiso qui m'a paru parfois brillant, parfois obscur ; en tout cas très compliqué à lire avec une histoire flottante malgré quelques très belles éclaircies. A relire peut-être... en acceptant la gageure de l'insaisissable. (Je vais voir si je retrouve les notes que j'avais prise lors de ma lecture pour apporter un commentaire un peu plus conséquent...).
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Message par Tristram le Sam 24 Déc - 14:18

@Shanidar a écrit:J'ai éprouvé à peu près les mêmes résistances avec son roman Paradiso qui m'a paru parfois brillant, parfois obscur ; en tout cas très compliqué à lire avec une histoire flottante malgré quelques très belles éclaircies.

Clin d'oeil de l'auteur, qui semble avoir anticipé notre dubitation devant l'abscons de son oeuvre :

« …] car la grandeur de l’homme consiste à pouvoir assimiler ce qui lui est inconnu. Assimiler en profondeur, c’est donner réponse. »
José Lezama Lima, « Paradiso », chapitre neuvième

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Dreep le Mer 2 Aoû - 22:54

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Paradiso

Il faut se méfier car, Paradiso est bel et bien une forêt inextricable, où tous les mots sont vivants : ce qu'on pourrait prendre pour une branche ou une liane pourrait bien être un serpent, la forêt, comme l'écrit Alejo Carpentier*, cache des choses. Lima ne laisse que deux choix à son lecteur, contourne-moi, sans risque, ne me lis pas ou lis-moi sans me lire (il faut être disponible avec Lima). Ou bien, pénètre dans ma forêt et accepte de ne pas tout saisir. Oui Paradiso possède bien une langue qu'il faut apprendre à lire, sans trop hâtivement froncer les sourcils, "ça n'a pas de sens", "c'est du verbiage pédant"... en apparence cette langue pourrait paraître anarchique, confuse, embrouillé : elle est au contraire très articulée, comme un poème dont la beauté m'a par moments fait atteindre le nirvana. Encore que pas si souvent que je ne l'aurais voulu, le texte n'échappant pas à certaines périodes lénifiantes.

Je me suis laissé surprendre à la moitié du livre, complètement débordé par des discussions philosophiques à en perdre le nord. Quand on parle de "métissage" des cultures chez Lima, ce n'est pas une vue de l'esprit. Et de là, le visage déjà monstrueux du récit se démultiplie, comme le cerbère. Je retiendrai cependant une chose qui me semble assez importante : la veine autobiographie de cette langue. C'est comme si le narrateur regardait le film de sa vie, et nous le décrivait en direct, très précisément, mais avec l’art de transformer tous ses éléments en beautés étrangères.

* : Lire Le Partage des eaux, de Alejo Carpentier

José Lezama Lima a écrit:La plus proche amie de Rialta, cette Paulita Nuvias que nous avons vue chez elle, dans sa salle de bal, saluant le premier président de la république cubaine, était la fille de très riches marchands de tabac unis d'amitié aux Olaya pour des raisons de voisinages ; elle tenait à la main la tintante solution. Serré entre le pouce et l'index, le passe-lacet d'argent montrait l'impassible avidité de son hameçon. La perplexité qui se marquait sur le visage de Victoria rétrograda, fendue en deux par un éclair de joie. Lorsque plusieurs jours auparavant, parmi les préparatifs du trousseau nuptial, Mme Augusta, Rialgta et Paulita étaient allées acheter des bottines, elles avaient ri de leur petitesse et des invraisemblables faux pas qu'elles pourraient causer à la fin de la soirée des solennités, quand la corne d'abondance des choses à réaliser tend à se renverser sur l'étroite strangulation de l'instant.
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Message par Chamaco le Jeu 7 Déc - 13:48

Sur le Prado de la Havane un musée à son nom a été ouvert après que j'ai quitté l'île, une amie libraire me l'avait conseillé, malheureusement je n'ai pas eu le temps, j'y pense car j'ai reçu un mail de mes amis cubains, à savoir....
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