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Almudena Grandes

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Message par Quasimodo le Ven 5 Juil 2019 - 15:11

Almudena Grandes
Née en 1960

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Depuis toute petite, elle a voulu être écrivaine mais sous la volonté de sa mère —qui souhaitait que sa fille se consacre à des « études de filles »— elle est entrée à la Faculté d'Histoire et Géographie de l'Université Complutense de Madrid, néanmoins, elle avoue qu'elle aurait préféré étudier le latin (Lettres Classiques). Après avoir terminé ses études, elle a commencé à travailler en écrivant des textes pour des encyclopédies. Elle a aussi joué quelques rôles au cinéma (A contratiempo, de Óscar Ladoire). Étant fille et petite-fille « d'écrivains amateurs de poésie », l'auteur déclare qu'elle ne s'est jamais dédié à un autre genre que le narratif, à l'exception de son œuvre dramatique Atlas de geografía humana, genre pour lequel elle éprouve « une grande passion et, en même temps, une grande frustration ».
Le premier roman publié par Almudena Grades n’est autre que Les Vies de Loulou (1989), une œuvre érotique qui a gagné le 11e Prix de La Sonrisa Vertical et qui a été adaptée au cinéma par Bigas Luna l'année suivante. Le livre a eu un grand succès et il a été traduit en plus de 20 langues. Le succès démesuré de son premier roman, l'a amené à déclarer que : « il lui a offert la vie qu'elle voulait vivre et jamais elle ne pourra rembourser cette dette ».
Son roman suivant, Te llamaré Viernes (1991), alors exclu du genre érotique, n'a pas eu un grand succès. En revanche, Malena es un nombre de tango (1994) qui a été adapté au cinéma par Gerardo Herrero en 1996 a eu un grand succès.
Dans la même année, un recueil d'histoires intitulé Modelos de mujer a été publié, certaines d'entre elles déjà connues car parues dans une de ses fréquentes collaborations dans la presse. Entre elles, « El vocabulario de los balcones », inspiré d'un poème de son mari, Luis García Montero, a servi de base pour le long métrage Aunque tú no lo sepas, dirigée par Juan Vicente Córdoba en 2000.
Atlas de geografía humana (1998), Los aires difíciles (2002) y Castillos de cartón (2004) font suite à l'œuvre romanesque de l'auteur. Comme dans ses œuvres précédentes, toutes ont lieu en Espagne, dans le dernier quart du XXe siècle ou au début du XXIe siècle, montrant, à l'aide de techniques réalistes et de l'introspection psychologique, la vie quotidienne des personnages de cette époque.
En 2003, une série d'articles parus dans le journal espagnol El País ont été publiés sous le nom de Mercado de Barceló.
En 2005, elle poursuit son œuvre courte avec Estaciones de paso, un nouveau livre composé de cinq courtes histoires à propos de plusieurs adolescents qui doivent aborder diverses situations qu'ils ne sont pas en mesure de comprendre, mais, comme il s'agit de leur vie, ils doivent la vivre.
Le film Los aires difíciles, tiré du roman homonyme, est sorti en 2006; dirigé par Gerardo Herrero. Les rôles principaux ont été joués par José Luis Pérez, Cuca Escribano et Roberto Enríquez.
En 2007, elle a publié El corazón helado, un récit long et complexe qui aborde le sujet de la vie de deux familles espagnoles tout au long d'une grande partie du XXe siècle. L'année suivante, ce roman a gagné deux prix très importantes: le prix José Manuel Lara et le prix du Gremio de Libreros de Madrid.
Le 23 mars 2007 le film Atlas de geografía humana est sorti, tiré du roman homonyme. Il a été réalisé par Azucena Rodríguez, amie de l'écrivant, et dont les rôles principaux ont été joués par Cuca Escribano, Montse Germán, María Bouzas et Rosa Vilas.
Son roman Inés y la alegría (2010), avec lequel on commence la série Episodios de una guerra interminable – qui a gagné au Mexique le Prix Elena Poniatowska –  a été qualifié d'être « une œuvre narrative prodigieuse, liée à la tradition de Galdós, écrit contre vents et marées, contre la tendance générale de nos temps, qui marche à toute vitesse, tant du côté de celui qui la crée comme de celui qui veut le lire ».

Bibliographie

Romans
Les vies de Loulou, 1989
Te llamaré Viernes, 1991
Malena c'est un nom de tango, 1994
Atlas de géographie humaine, 1998
Vents Contraires, 2002
Castillos de cartón, 2004
Le cœur glacé, 2007
Inés et la joie, 2010
Le Lecteur de Jules Verne, 2012
Les Trois Mariages de Manolita, 2014
Los besos en el pan, 2015

Récits
Modelos de mujer, 1996
Mercados de Barceló, 2003
Estaciones de paso, 2005

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Message par Quasimodo le Ven 5 Juil 2019 - 15:33

Culpabilité - Almudena Grandes Castil10

Castillos de cartón

J'ai terminé Castillos de cartón avec de grosses réserves. L'histoire n'est pas sans qualités et se lit assez agréablement, mais le style est plein de tics d'écrivain milieu de gamme, nourri d'images convenues, abusant d'hyperboles et d'anaphores insipides (dieu sait pourtant si j'aime ces dorures, lorsqu'elles sont réussies), qui d'un même mouvement dévoilent les intentions de l'autrice et en amoindrissent la portée. Les dialogues, fabriqués, s'enchâssent grossièrement au récit; la narration (à la première personne) est vaine par ses outrances plaintives, désincarnée malgré la meilleure volonté du monde, ce qui donne à soupçonner que l'autrice ne croit pas tout à fait en ce qu'elle écrit. Ce n'est pas une catastrophe, mais ce n'est pas un roman très original ni très bon.

Malgré tout, j'y ai pris un plaisir réel, qui résidait presque entièrement dans le fait de lire en espagnol. Je le recommande donc bien franchement à qui voudrait se remettre à lire dans le texte, car la langue est très claire, le vocabulaire assez riche pour qu'un débutant y trouve de quoi s'alimenter, et assez restreint pour que l'on puisse assez tôt s'émanciper du dictionnaire.

[précision : il n'est pas traduit en français, mais j'ai le sentiment que mes reproches pourraient s'appliquer à ses autres livres]


Mots-clés : #amour #creationartistique #culpabilité #identite #initiatique #jalousie #peinture #sexualité

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Message par Tristram le Ven 5 Juil 2019 - 16:29

Ah. J'attendrai un commentaire sur une autre de ses œuvres ?

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Message par topocl le Ven 5 Juil 2019 - 17:37

A ta disposition Very Happy !

Inés et le joie


Culpabilité - Almudena Grandes Proxy191

A travers le portrait d’Inés, mêlant fiction et personnages historiques, Almudena Grandes nous propose de découvrir la vie des réfugiés républicains espagnols une fois qu’ils ont été sortis des camps où l'État français les avait parqués. C'est l'occasion de suivre un fait historique antifranquiste scrupuleusement gommé des livres, l'invasion du Val d’Aran, en 1944, d'en connaître les tenants et aboutissants, et ensuite la vie quotidienne mêlée de clandestinité de ces Espagnols installés à Toulouse et par la même de certains aspects du PC espagnol .

Almudena Grandes a le projet de parler de l’histoire de l’Espagne et des Espagnols  après la guerre d'Espagne dans une série de 6 romans dont Inés et la joie, 1000 pages, est le premier. A Grandes est donc ambitieuse. Malheureusement, un peu trop ambitieux et cela va gâcher une partie de la lecture.

Trop ambitieux ? Oui, et beaucoup d’autres trop : trop alambiqué, ce récit qui multiplie les allers et  retours dans le temps, dans un sens, dans l'autre, pour créer une complexité artificielle frisant parfois la confusion. Trop infatué, ce style perpétuellement exalté, ces phrases à rallonge, ces sempiternels recours aux anaphores. Trop pathétiques, ces amours systématiquement passionnées (le mot est faible), naissant toujours au premier coup d’œil, et ces tonneaux que l'on arrive à remplir avec les larmes des différents personnages au fil de la lecture. Trop énormes, les coïncidences heureuses ou malheureuses. Trop bourratives, les pages entières tournant autour de la cuisine, que l'on finit par ressentir comme un remplissage, comme s'il était besoin de remplir un roman qui finit par faire 1000 pages.

Tout ces aspects finissent par donner une curieuse impression d'un excès de tout, mais surtout de romanesque, y compris dans les pages purement historiques et amènent le lecteur à se demander si  l’idée qu’a l’auteur  que ce sont les passions qui  construisent l’histoire, ne l’ amène pas à finalement à nous manipuler, nous, pauvres lecteurs ignorants, à qui elle propose une version des faits qui est la sienne, mais sort d’une certaine objectivité. On s'interroge.

Il n'en demeure pas moins qu’Almudena Grandes s'est diablement bien documentée sur cet épisode caché de l'histoire, et ce malgré les silences organisés, qu’elle a su mener une fresque historico-familiale sur des décennies, où l’on apprend plein de choses, et que sa façon de mener son récit sur le mode d’un romanesque populaire l’emporte dans pas mal de passages.

Mais, puisqu’elle nous parle au fil des pages de ses histoires de restaurant, je dirais que la carte était bonne, et que la cuisinière pleine de bonnes intentions, nous a fourni un repas qui sort de l’ordinaire, mais irrégulier, où l'on a dû laisser pas mal de gras au bord de l'assiette, et qui laisse une vague impression d'indigestion.

Récup 2013


Dernière édition par topocl le Sam 6 Juil 2019 - 8:14, édité 1 fois

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Message par Tristram le Ven 5 Juil 2019 - 17:52

gave ou gave ? Merci, mais l'appétit ne m'est pas venu...

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Message par Quasimodo le Ven 5 Juil 2019 - 23:38

@topocl a écrit:Trop ambitieux ? Oui, et beaucoup d’autres trop : trop alambiqué, ce récit qui multiplie les allers et  retours dans le temps, dans un sens, dans l'autre, pour créer une complexité artificielle frisant parfois la confusion. Trop infatué, ce style perpétuellement exalté, ces phrases à rallonge, ces sempiternels recours aux anaphores. Trop pathétiques, ces amours systématiquement passionnées (le mot est faible), naissant toujours au premier coup d’œil, et ces tonneaux que l'on arrive à remplir avec les larmes des différents personnages au fil de la lecture. Trop énormes, les coïncidences heureuses ou malheureuses. Trop bourratives, les pages entières tournant autour de la cuisine, que l'on finit par ressentir comme un remplissage, comme s'il était besoin de remplir un roman qui finit par faire 1000 pages.
Oui, c'est exactement l'impression que j'ai eue !

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Message par topocl le Sam 6 Juil 2019 - 8:14

@Tristram a écrit:gave ou gave ? Merci, mais l'appétit ne m'est pas venu...
On va dire "parle". c'est inutile d'en rajouter.

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Message par Bédoulène le Sam 6 Juil 2019 - 8:16

merci vous deux, du coup l'eau ne vient pas à la bouche !

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