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José Zorrilla

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Message par Quasimodo le Sam 29 Fév - 21:18

José Zorrilla
(1817-1893)

José Zorrilla Zorril10

José Zorrilla y Moral, né à Valladolid le 21 février 1817 et mort à Madrid, 23 janvier 1893 (à 75 ans) est un écrivain, et poète ainsi que l'un des principaux dramaturges espagnols du XIXe siècle.
Dans ses Souvenirs du temps passé (Recuerdos del tiempo viejo, 1880-1883), Zorrilla rapporte plusieurs anecdotes de son existence besogneuse et mouvementée. Un poème qu'il lit sur la tombe de Larra (1837) lui acquiert d'emblée la célébrité. À Madrid, il écrit dans les journaux, publie des recueils poétiques, fait représenter plusieurs drames. Il se rend en France (1850), puis au Mexique (1855) où il bénéficie de la protection de l'empereur Maximilien. Il revient en Espagne, séjourne à Rome et en France de nouveau ; il se consacre activement à la littérature, est élu à l'Académie. En 1889, il reçoit à Grenade une couronne d'or qui consacre sa gloire littéraire.
Wikipédia et Encyclopædia Universalis

Bibliographie (non exhaustive, et en espagnol)

Poèmes narratifs

Grenade (poème oriental, précédé de La légende d'Al-Hamar), 1852
La légende du Cid (1882)

Théâtre

Vivir loco y morir más, 1837.
Ganar perdiendo, 1839.
Cada cual con su razón, 1839
Lealtad de una mujer y aventuras de una noche, 1839
El zapatero y el rey, 1840
El eco del torrente, 1842.
Los dos virreyes, 1842.
Un año y un día, 1842.
Sancho García, 1842.
Caín pirata, 1842.
El puñal del godo, 1843.
Sofronia, 1843.
El molino de Guadalajara, 1843
La oliva y el laurel, 1843.
Don Juan Tenorio, 1844
La copa de marfil, 1844
El alcalde Ronquillo, 1845.
El rey loco, 1846.
La reina y los favoritos, 1846.
La calentura, 1847 (suite de El puñal del godo)
El excomulgado, 1848
La Creación y el Diluvio Universal, 1848
Traidor, inconfeso y mártir, 1849
El caballo del rey Don Sancho, 1850
El encapuchado, 1870



José Zorrilla Don_ju10

Don Juan Tenorio

Don Juan Tenorio, parfaitement inconnu en France, est un symbole national en Espagne et un véritable mythe en Andalousie. Je ne vois guère que Cyrano chez nous à pouvoir lui être comparé, dont il possède le panache romanesque, les morceaux de bravoure et la verve cavalière. Fondé sur l’histoire édifiante de Miguel de Mañara, suivant d’assez près le drame de Dumas (également méconnu en France), ce Don Juan est construit en deux parties dont l’une présente les funestes exploits de son héros, et l’autre sa spectaculaire rédemption. La première partie est la plus longue et la plus spécifiquement dramatique ; duels, paris, coups de théâtre, trahisons, anathèmes se succèdent ; les personnages courent d’auberges en couvent, de cours secrètes en garçonnière, et du sinueux quartier juif de Séville jusqu’au Guadalquivir. Don Juan mène ses intrigues tambour battant, distribuant libéralement pièces d'or et coups d'épée, tandis que son rival malheureux, débauché moins parfaitement doué, se trouve pris et broyé par le formidable engrenage.
La seconde partie met en scène le rachat de Don Juan, cinq ans après les faits de la première partie. L’ambiance est nettement différente : la première partie empruntait au genre du roman d’aventures et aux pièces d'Hugo et de Musset ; celle-ci est l’héritière d’une tradition baroque et des peintures de vanités, ainsi que du conte fantastique (on songe volontiers au Cantique de Noël de Dickens), et se distingue par ses accents élégiaques. Le douloureux cheminement intérieur de Don Juan Tenorio, fait de reculs, de trébuchements et de ruades qui rappellent quelque peu le Sigismond de Calderón, est initié par la visite des fantômes de ses victimes, parmi lesquels la statue du Commandeur qui le prie à souper. Contre la terrible figure de pierre et devant l'enfer tout prêt à l'accueillir, Doña Inés, image de «l'éternel féminin», obtient en définitive la rédemption du pécheur.

N'ayant pas la moindre notion de métrique espagnole, j'ai découvert cette pièce comme un enfant découvre Cyrano ou Le Cid, en me laissant porter par la pompe des rimes, les étonnantes contorsions de la syntaxe et les fulgurances des monologues.
Pour donner une petite idée :

Partout où je fus,
Je piétinai la raison,
Raillai la vertu,
Outrageai la justice
Et subornai les femmes;
Aux cabanes de pêcheurs je descendis,
Les palais je gravis;
J'escaladai les cloîtres,
Et en tous lieux je laissai
De moi un souvenir amer.
Il n'y eut ni heure ni lieu
Que je reconnusse sacrés
Ni qui fussent respectés par mon audace;
Pas plus que je ne me souciai de distinguer
Le laïc du prêtre.
Je provoquai qui je voulus,
Avec qui le voulut, je me battis,
Et jamais je ne crus
Que pût me tuer, moi,
Aucun de ceux que je tuai.

Por dondequiera que fui
la razón atropellé,
la virtud escarnecí,
a la justicia burlé,
y a las mujeres vendí.
Yo a las cabañas bajé,
yo a los palacios subí,
yo los claustros escalé,
y en todas partes dejé
memoria amarga de mí.
Ni reconocí sagrado,
ni hubo ocasión ni lugar
por mi audacia respetado;
ni en distinguir me he parado
al clérigo del seglar.
A quien quise provoqué,
con quien quiso me batí,
y nunca consideré
que pudo matarme a mí
aquel a quien yo maté.

(Désolé, ça sent fort le labeur parce que c'est une adaptation maison)


Mots-clés : #amour #aventure #corruption #sexualité #théâtre


Dernière édition par Quasimodo le Dim 1 Mar - 13:23, édité 2 fois

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Message par Tristram le Sam 29 Fév - 21:43

@Quasimodo a écrit:(Désolé, ça sent fort le labeur parce que c'est une adaptation maison)
Pas du tout ! ça paraît même meilleur en version espagnole !

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Message par Quasimodo le Sam 29 Fév - 21:51

Alors là, je suis flatté ! Être ainsi comparé (même à mon désavantage) à un grand poète José Zorrilla 1390083676

Oui, parce que je crois que j'ai été un peu confus : la version espagnole est bien celle de Zorrilla, que j'ai ajoutée après mon adaptation.

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Message par Quasimodo le Sam 29 Fév - 21:56

J'ai hésité à ouvrir le fil car l'œuvre de Zorrilla n'est pas traduite en français. Puisqu'elle ne l'a pas été jusque là, j'ai peu d'espoir qu'elle le soit jamais, mais elle possède toutes les qualités pour obtenir un triomphe en représentation.
(Ceci est une bouteille à la mer : si un traducteur de l'espagnol voit ce message, je lui fais la prière humble et néanmoins impérieuse d'accorder une pensée à Zorrilla, et éventuellement quelques années de sa vie)

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Message par Tristram le Sam 29 Fév - 22:00

Mais nous connaissons justement, sur Des choses à lire, un jeune étudiant prometteur qui, un jour peut-être...

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Message par bix_229 le Sam 29 Fév - 22:03

Don Juan Tenorio est quand meme plus connu en France que tu le crois.
Il suffit d'avoir étudié le Dom Juan de Molière pour remonter à la source,
Tirso de Molina qui inspira sans doute Zorilla.


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Message par Quasimodo le Sam 29 Fév - 22:27

Son nom, soit, je n'ai jugé que sur ma propre expérience. Mais son oeuvre ?

@Tristram a écrit:
@Quasimodo a écrit:(Désolé, ça sent fort le labeur parce que c'est une adaptation maison)
Pas du tout ! ça paraît même meilleur en version espagnole !
Ton humour finira par être reconnu à sa juste valeur Laughing j'ai donné en plein dedans !

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Message par Tristram le Sam 29 Fév - 22:37

Oups, j'avais oublié le smiley de rigueur...
Et toi, n’oublies pas la traduction intégrale que nous attendons...

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Message par Quasimodo le Dim 1 Mar - 2:57

Au contraire, il faut nous désintoxiquer de ce smiley : tu fais un travail pédagogique remarquable !

Aïe, dans quoi ne me suis-je pas engagé Rolling Eyes

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Message par Aventin le Dim 1 Mar - 6:18

@Quasimodo a écrit:Au contraire, il faut nous désintoxiquer de ce smiley : tu fais un travail pédagogique remarquable !

Aïe, dans quoi ne me suis-je pas engagé Rolling Eyes

Je relève, éhé, de quoi ajouter un martial engagez-vous !

D'ailleurs:
Qui ose gagne, comme disait le fameux Général B.

Moins audacieux et colossal, mais sans doute précieux ici, très cher Quasi, l'ouverture du fil Cervantes serait d'actualité que j'atteindrais au ravissement... José Zorrilla 3123379589
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Message par Bédoulène le Dim 1 Mar - 8:55

merci Quasimodo d'avoir fait la traduction !

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"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

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Message par Quasimodo le Dim 1 Mar - 16:34

Pour Cervantes, l'entreprise n'est pas mince mais rien ne m'empêche d'ouvrir la porte José Zorrilla 3933839410

Je me suis trompé, il y a eu au moins une traduction française de Don Juan Tenorio (aux alentours de 1900). Apparemment, on peut la trouver sur internet, en impression sur demande. Voilà qui est résolu !

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Message par Tristram le Dim 1 Mar - 16:53

(Tu t'en tires bien.)

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