William Faulkner

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Re: William Faulkner

Message par Arturo le Mar 1 Aoû - 20:30

Août apporte-t-il sa lumière jusqu'à toi ?
Un bon souvenir de lecture, même si je suis bien incapable d'en parler aujourd'hui. Faut que je me lise un autre Faulkner dans les prochains mois !
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Re: William Faulkner

Message par ArenSor le Mar 1 Aoû - 20:36

Pour moi, j'ai programmé des nouvelles. Maintenant entre ce que je programme et la réalité....
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Re: William Faulkner

Message par Bédoulène le Mer 2 Aoû - 8:54

bonne continuation Mordicus !

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Re: William Faulkner

Message par Bédoulène le Sam 12 Aoû - 21:31

bonne continuation Mordi !

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Re: William Faulkner

Message par Aventin le Mar 5 Sep - 20:21

Quand nous en étions à évoquer les livres ayant trait à la guerre de 14-18, nous avions omis celui-ci:

Parabole

Roman, publié en 1954, 620 pages environ, titre original: A Fable.

Un exemplaire de l'édition originale.

Long pavé, de lecture qu'on ne qualifiera pas d'aisée, écrit avec cette encre caractéristique de l'auteur et presque paradoxale, en effet elle cascade, agile et libre, telle un torrent, sans en avoir toutefois la limpidité, étant en même temps une encre épaisse et trouble telle un fond de bayou si boueux qu'il est de consistance aussi solide que liquide.

Mais quelle langue, quelle hauteur de vue, Faulkner nous régale d'un livre malaisé d'accès, qui a tombé et tombera sans doute de bien des mains par son exigence, pour le reste il est assez crucial, pour ma part c'est une lecture d'importance, en dépit de la crainte d'être passé à côté d'une partie sans doute non négligeable de ce riche ouvrage.  

Quelques dérangeantes curiosités formelles n'aident pas à la navigation dans ces pages, la plus pénalisante pour le lecteur (francophone ? je ne sais pas si elle est due à la traduction), est qu'on n'identifie pas toujours très clairement, en tous cas du premier coup, quel est le "il" dont on parle, et qui peut être l'un ou l'autre des protagonistes du chapitre.

Cette Parabole constitue sûrement une tentative très ambitieuse de la part de l'auteur, et plutôt risquée, casse-figure, si l'on considère qu'au moment de parution, Faulkner était à peu près au faîte de sa carrière et de sa notoriété.  
Au reste, il y travailla de décembre 1944 à novembre 1953, lui qui boucla pourtant certains de ses chefs-d'œuvre en six mois à peine.

Truffée de référents (plutôt que de références) bibliques, surtout néo-testamentaires, Parabole est l'histoire d'une tentation, le tentateur étant un maître du monde valant antéchrist, et le tenté, le rédempteur si l'on veut, un caporal engagé dans le conflit.

Faulkner emmêle les pistes quant aux passés des protagonistes, passe sous silence des pans entiers par suggestions, mais s'attache à des détails annexes. De longues tirades, monologues, émaillent le propos, même là où l'on attend plutôt des dialogues.

La démonstration parabolique, chacun peut bien entendu se risquer à l'interprétation ou au simple commentaire, est attendue, disons mieux supputée, depuis cent cinquante pages environ: peu sont ceux qui s'appuieront ces 620 pages dans l'attente du suspense final -tant mieux, qui sait si quelques lecteurs réduiraient le livre à cela, sinon ?  

Il est curieux de constater que les deux personnages principaux semblent désincarnés, tandis que décors, comme situations, comme personnages secondaires sont extrêmement tramés, fouillés.  

Bien sûr Faulkner n'oublie pas de parler de ce qu'il connaît, et là, il excelle comme jamais et fait ronronner d'aise tout amateur de littérature, ainsi l'aviation militaire de l'époque (il s'engagea dans l'aviation canadienne durant la Première Guerre mondiale, mais l'armistice de 1918 fut signé avant qu'il n'ait pu faire son premier vol), bien sûr "son" Sud de l'Amérique US du début XXème.

Mais aussi la France d'alors, qu'il sait camper avec altitude et justesse: se souvient-on qu'il vécut à Paris, et entreprit une tournée de certains d'entre les champs de bataille français (Rouen, Amiens, Compiègne, Dieppe), dans les années 1920 ?

Une fois le livre refermé, je méditais cet extrait de son discours de réception du Nobel de littérature, qui me semblait particulièrement bien convenir à cet ouvrage-là, bien que Parabole ne soit à l'évidence pas le seul dans ce cas:  

[le jeune écrivain] doit réapprendre [les problèmes du cœur de l’homme en conflit avec lui-même…] Tant qu’il ne le fera pas, son labeur sera maudit. Il ne parlera pas d’amour mais de désirs, de défaites où jamais l’on ne perd rien qui vaille, de victoires sans espoir et, pis que tout, sans pitié ni compassion. Sa peine devant la mort n’aura rien d‘universel, ne laissera nulle cicatrice. Il ne parlera pas du cœur, mais des glandes. Tant qu’il n’aura pas réappris cela, il écrira comme s’il avait devant lui et observait la fin de l’homme. Pour moi, je refuse d’accepter la fin de l’homme.  

Faulkner avec le jockey-vedette Eddie Arcaro, mai 1955, alors qu'il couvre le Kentucky Derby d'Oxford pour Sports Illustrated.
Il est question d'une édition très antérieure de cette course dans Parabole.


mots-clés : #guerre #premiereguerre
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Re: William Faulkner

Message par bix_229 le Mar 5 Sep - 20:28

Je passe mon tour...
Je préfère lire ou relire.
La trilogie des Snopes, notamment, dont j' ai lu seulement le premier.
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Re: William Faulkner

Message par animal le Mar 5 Sep - 20:47

Aventin a écrit:Quelques dérangeantes curiosités formelles n'aident pas à la navigation dans ces pages, la plus pénalisante pour le lecteur (francophone ? je ne sais pas si elle est due à la traduction), est qu'on n'identifie pas toujours très clairement, en tous cas du premier coup, quel est le "il" dont on parle, et qui peut être l'un ou l'autre des protagonistes du chapitre.
C'est une impression que j'ai eue en VO, pas sur celui là que je n'ai pas lu mais avec d'autres, et j'y verrais bien un de ses effets.

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Re: William Faulkner

Message par Tristram le Mar 5 Sep - 20:50

animal a écrit:j'y verrais bien un de ses effets.
Je pense la même chose.
Beau commentaire, Aventin !
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Re: William Faulkner

Message par bix_229 le Mar 5 Sep - 20:58

Taulkner n' a pas tout réussi. Ses premiers livres comme Moustiques,
Soldier' s pay, Pylone...
Ses vrais débuts, à partir de Tandis que j' agonise
N' oubliez jamais ses recueil de nouvelles, je me répète, mais elles sont
vraiment de grande qualité.
On peut considérer que L' Invaincu et Palmiers sauvages.
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