Olivier Deck

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Olivier Deck

Message par Bédoulène le Ven 9 Déc - 17:53

Olivier Deck
Né en 1962


Né à Pau en 1962, Olivier Deck est écrivain, poète, peintre, musicien… l’œuvre polymorphe de ce Gascon, Béarnais installé dans les Landes, se construit depuis une vingtaine d’années autour de la parole et de l’image.

Il commence sa carrière par la peinture, ce qui le mènera à exposer au salon de la Jeune Peinture (Paris, Grand Palais) en 1989, puis au Salon d’Art Contemporain de Montrouge. Défendus par plusieurs galeries, ses travaux figurent dans de nombreuses collections, en France et à l’étranger.

Au fil du temps, l’écriture va prendre davantage de place dans sa création. Depuis 1999, il publie régulièrement des romans et des nouvelles, ainsi que de la poésie qu’il porte lui-même sur scène, mise en musique ou simplement dite.
Source : www.editions-verdier.fr

Bibliographie :

Romans
2001 : Cancans
2002 : Les Chopines
2003 : L'homme sans rire
2004 : Toréer quand même
2005 : La neige éternellle
2007 :  La grande mer
2008 : La neige éternelle
2009 : Les rumeurs du gave
2010 : L'auberge des charmilles
2011 : Les toros du Diable
2012 : Le chant des passereaux
2013 : Adieu torero !
2014 : La ferme des fous

Nouvelles
2000 : Emportés par le siècle, nouvelles
2005 : Une nuit à Madrid
2005 : Toreo de salon
2006 : Les Yeux noirs
2007 : Le vin d'al Andalus
2009 : La voie ferrée
2010 : Tes yeux sur moi c'est fini

Poésie
2000 : Quel temps fait-il au Caplan ?
2000 : Discours de la taverne
2003 : Le chemin du silence
2005 : Frontières
2006 : Résonnances

Carnets illustrés, livres de photographie
2003 : Carnet illustré
2004 : Landes, mille pays une âme

Conte
1999 L'ours et le pommier de Jeanne






Adieu Torero !

La mort est là, tout autour et deux soldats s'abritent derrière un muret, des tirs d'un sniper ennemi. Le narrateur est Français il s'est engagé dans une des brigades Internationales, poussé par son amie Fanchon qui lui a dit que c’était son devoir puisque sa mère était Espagnole ; alors pour gagner son estime, lui le trouillard se retrouve dans la guerre, seul survivant de la brigade et décidé à déserter. Un jeune Espagnol est là également, d’une autre compagnie, lui s’est engagé parce que c’est son Pays.

Dans le civil, comme le dit le jeune Espagnol, un torero, gravement blessé :

- « Le mieux, il a dit, c’est te tuer, et me tuer après. Regrette pas, on aurait pas été copains dans la vie. On a rien à foutre ensemble nous deux. »

Mais le jeune Français se découvre du courage, le jeune torero se raconte. Les circonstances font que le jeune Français tue un soldat qui erre, au couteau. Ce corps à corps est terrible pour lui ; le torero lui dit :

- « La guerre a fait de toi un salaud.

A la dernière heure l’estime, la solidarité a gagné le cœur des deux jeunes hommes.

- « Eh ! il a dit, tu écriras mon histoire, pas vrai ? Tu parleras de Cartucho ton ami torero ! »

Le Français abandonne la guerre, le torero abandonne la vie.


C’est une très bonne lecture, qui démontre combien la guerre peut changer les hommes, combien elle prend, combien elle donne.

"message rapatrié"



mots-clés : #guerredespagne

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"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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