R.J. Ellory

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R.J. Ellory

Message par oceanelys le Ven 9 Déc - 22:19

R.J. Ellory
Né en 1965


Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Birmingham , le 20/06/1965
R. J. Ellory, -soit Roger Jon Ellory- est un écrivain britannique, auteur de romans policiers et de thrillers.

Orphelin très jeune, il grandit en pension, puis chez ses grands-parents, jusqu'à être incarcéré à 17 ans pour braconnage. Une fois sa peine purgée, il se lance dans la musique, tout en étudiant et lisant beaucoup: Tolkien, Stephen King...

Il devient un temps guitariste du groupe de rock "The Manta Rays", avant de se tourner vers la photographie. Il commence à écrire en 1987, mais il devra attendre 2003 pour que son roman, "Candlemoth", soit publié.

Entre 1987 et 1993, RJ Ellory écrit pas moins de vingt-deux romans, chacun lui valant des refus éditoriaux des deux côtés de l'Atlantique : en Angleterre, on refuse des romans situés aux États-Unis, écrits par un anglais, et outre-Atlantique, on ne veut pas de romans se passant aux États-Unis, écrits par un Britannique.

R.J.Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour "Seul le silence". Aujourd'hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, "The Whiskey Poets".

Oeuvres traduites en français :

2003 : Papillon de nuit
2005 : Vendetta
2007 : Seul le silence
2008 : Les Anonymes
2009 : Les Assassins
2010 : Les Anges de New York
2011 : Mauvaise étoile
2012 : Un coeur sombre
2013 : Les neuf cercles


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Re: R.J. Ellory

Message par Mordicus le Dim 11 Déc - 20:31



Seul le silence


4ème de couv'
Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New-York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient...

Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R.J.Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu.



Je me suis laissée faire.
Le héros, Joseph Vaughan, du haut de ses 12 ans, m'a prise par la main pour me faire lorgner son quotidien, ses peurs, ses doutes, son chemin de vie tortueux.

La Géorgie. Les années 30-40-50 et suivantes... New-York.
Quelle évolution.
Quelle précision du détail, de l'ambiance, je sens le vent, je vois la chaussure blanche en haut de la colline, j'entends l'accent de Reilly, je vois la silhouette du shériff Dearing, je cahote sur le siège du vieux pick-up...

J'ai suivi Joseph sur ce sombre chemin parsemé de cadavres de fillettes. J'ai senti sa frustration, de ne pas comprendre, de ne pas savoir, de ne pas pouvoir se battre. Une sorte de persécution aussi : la vie a décidé de malmener ce petit gars.
Mais quelle force aussi. Cette obstination à vouloir comprendre et protéger, ne rien lâcher et débusquer, seul, la piste d'un redoutable chasseur de petites filles. Ce même chasseur qui rôde autour de la vie de Joseph.

Chaque description m'a enveloppée immédiatement, j'ai plongé en Georgie, aux côtés de Joseph, des Anges gardiens, d'Alexandra, du shériff Dearing...

Et le petit plus... Les femmes ne font pas que des tartes aux pommes. Elles posent des questions, révèlent les hommes et elles-mêmes. Là où l'auteur aurait pu se faciliter la vie de clichés misogyne et raciste, on découvre des dialogues où les personnages sont dotés de bon sens et de quelques grammes d'esprit critique.

[Avis récupéré - 2012]



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Re: R.J. Ellory

Message par oceanelys le Dim 11 Déc - 20:47

Entièrement de ton avis Mordicus.
Haletant jusqu'au bout.
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Re: R.J. Ellory

Message par Nadine le Lun 12 Déc - 20:00

bon bah je vais tenter en LC ellory alors. Allez. Seul le silence, je vais chrercher dans ma mediatheque samedi !
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Re: R.J. Ellory

Message par églantine le Lun 12 Déc - 20:08

Nadine a écrit:bon bah je vais tenter en LC ellory alors. Allez. Seul le silence, je vais chrercher dans ma mediatheque samedi !
Je n'y connais rien dans ce genre .

Mais voilà un des rares polars que j'ai lu dans ma vie , il y a quelques mois et j'ai trouvé ça très bien fait . Même que je l'ai prêté à plusieurs personnes autour de moi !
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Re: R.J. Ellory

Message par Nadine le Lun 12 Déc - 20:22

Ah bah trois interlocutrices, allez j'y vais les yeux ravis.
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Re: R.J. Ellory

Message par oceanelys le Lun 12 Déc - 22:08

cheers une nouvelle adepte de ELLORY. Perso, si tu aimes les polars, c'est obligé que tu adooores Seul le Silence Smile; j'ai donc hâte d'avoir ton avis.
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Re: R.J. Ellory

Message par Marie le Mar 13 Déc - 3:33

Rapatriement!!



Seul le silence ( A Quiet Belief in Angels)
traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau

Le roman commence en 1939 , et se termine en 2005. Joseph Calvin Vaughan va nous raconter l’histoire de sa vie. L’histoire des anges et des plumes blanches . De la mort de son père, de son enfance dans l’Etat de Georgie, de sa mère qui se console comme elle le peut avec l’allemand voisin ( mais c’est bientôt la guerre, et les allemands…), de son institutrice qu’il aime tant et pour laquelle il écrit des histoires, et l’histoire de ces petites filles que l’on retrouve violées et assassinées de temps en temps. L’histoire de la culpabilité qu’il porte toute sa vie de n’avoir pas su les protéger, de ne pas réussir à comprendre, de ne pas trouver . L’histoire du désastre de sa vie personnelle et de sa propre descente aux enfers. Tout cela, il va l’écrire, et écrire va lui permettre de survivre.

Excellent livre noir, le premier traduit en français d’un anglais né en 1965 au parcours assez atypique , passé directement de l’orphelinat à la prison , puis devenu guitariste dans un groupe de rock, photographe, et enfin écrivain. C’est son cinquième roman, mais le premier traduit en français.
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Re: R.J. Ellory

Message par Marie le Mar 13 Déc - 3:41

Lu également Vendetta qui est l'histoire de la mafia racontée à travers le parcours d'un homme.Et de sa famille, bien sûr, on a le goût de la famille chez ces gens là.
Et Les Anonymes, que l'on pourrait qualifier de roman noir politique.

Et enfin



Mauvaise étoile
traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau ( Bad Signs)

En exergue:
Né sous une mauvaise étoile,
Je suis à terre depuis que j'ai commencé à ramper.
Sans ce manque de chance,
Je n'aurais jamais eu de chance du tout.


Born Under a Bad Sign ( T. Jones Booker/William Bell)

Les premières lignes:

A environ vingt-cinq ans, Carole Kempner avait fréquenté assez d'hommes pour ne plus connaître autre chose que la déception. Elle avait eu deux fils de deux misérables bons à rien qui semblaient déficients à tous les égards. L'un était idiot et irréfléchi, l'autre était purement et simplement cinglé.
Elliott , l'aîné de ses deux enfants, était né le 2 janvier 1946. Son père, Kyle Danziger, était un employé pétrolier de passage qui avait traversé la vie de Carole aussi rapidement qu'un mauvais coup de vent...
Quant à la venue au monde de Clarence, son autre fils, ç'avait été une autre histoire. Il avait été conçu- tout juste huit mois après la naissance d'Elliott- lors d'un moment d'ivresse, qu'elle avait aussitôt regretté. Elle avait touché le fond, et les choses ne s'étaient guère arrangées par la suite. Disons simplement que l'enfance des garçons serait empreinte de violence et de furie.
Pour commencer, le père de Clarence- Jimmy Luckman- avait tué Carole par un froid matin d'hiver sous les yeux des deux garçons.

Oups. Et c'est parti...C'est parti pour un nouveau genre chez Ellory, le road movie.
Car effectivement, ça partait mal pour ces deux demi-frères, et ça ne va pas s'arranger.
Mais.. ils ne sont pas seuls dans cette histoire , et tous ceux- ou presque-qu'ils rencontrent sont assez mal partis aussi.
Tous ces personnages sont construits, tous ont une histoire, et c'est la grande force de Ellory de ne jamais laisser personne en rade. Enfin, certains ont un chemin assez court, je dirais, mais c'est la loi du genre.

Alors..bien sûr, on peut faire la fine bouche. Se dire en le refermant que tout cela est un peu..trop habilement construit. Que toute cette violence est un brin répétitive.
Que.. rien du tout.
Surtout qu'il est bien difficile de lâcher ce bouquin une fois qu'on l'a commencé.
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Re: R.J. Ellory

Message par Bédoulène le Jeu 12 Jan - 17:41


Vendetta

Juste le début de l'histoire car un polar il ne faut pas trop dévoiler.  Cela commence par la découverte d'un cadavre dans une Mercury Turnpike cruiser XM de 1956, pas n'importe quelle voiture et le crime sera aussi particulier ; se greffe sur ce crime un enlèvement ; vous en savez assez pour titiller votre imagination !

J'ai toujours admiré l'habileté des auteurs à intégrer dans leurs fictions des personnages réels. Ici l'auteur se sert d'évènements connus par le monde entier et qui n'ont pas été élucidés ou bien dont la véracité a été mise en doute
Spoiler:
c'est autant vrai pour l'assassinat de Kennedy et Hoffa
.

Les personnages sont bien campés et la lectrice (le lecteur) découvre un peu plus profondément ce qu'elle, qu'il croyait connaître des arcanes de la mafia et des accointances avec le politique ; le "ripou".

C'est au rythme lent, prégnant, perturbant de la confession d'un tueur que se déroule le récit. Cet homme, criminel, psychopathe,  écoeure par la nature des crimes autant que par sa façon de les raconter, et pourtant après des heures de confession sur sa "carrière",  le lecteur découvre un sentiment qu'il peut partager avec lui : l'amour de la famille, les sacrifices que tout parent peut faire pour un enfant, son enfant.

L'auteur se joue de ses lecteurs en amenant ce sentiment filial alors que jusqu' à ce moment le mot "famille" ne faisait allusion qu' aux différents et nombreux gangs mafieux.

une lecture intéressante et qu'on ne lâche pas. On voyage aussi ce qui permet à l'auteur des digressions  sur l'histoire et l' ambiance de  plusieurs villes. La nouvelle-Orléans est tout particulièrement bien décrite avec ses humeurs, ses rythmes, son humanité.
Je me propose de revenir sur cet auteur car j' apprécie la première rencontre.

Extraits :

Il fallait vivre ici pour comprendre, il fallait être là, dans Lafayette Street, sur le quai de Toulouse, dans le marché français à vous faire ballotter en tous sens tandis que l'odeur fétide de l'humanité et les sons riches de ses rythmes brutaux vous assaillaient...

"Peut-être la chose la plus triste dans ma mort sera-t-elle ma vie."

Ca me sidérait, ça n'avait jamais cessé de me sidérer, que, en de telles situations, ces gens ne devinaient pas ce qui allait arriver. Ou peut-être qu'ils le devinaient et que, conscients que c'était inévitable, ils s'en remettaient au destin. Peut-être qu'ils survivraient. peut-être qu'ils croyaient que Dieu serait de leur côté et les tirerait de là. Mais je savais pertinemment que Dieu était le pire lâcheur qui ait jamais existé.

Je me suis essuyé les mains sur le drap, que j'ai balancé dans le coffre, puis, après être remonté dans la voiture, j'ai allumé une fois de plus le contact et effectué plusieurs allers-retours sur le corps pour faire bonne mesure. J'ai remonté les vitres, verrouillé les portes et suis retourné à l'endroit où le corps écrabouillé de Chevron gisait à demi enterré dans la terre meuble au milieu des arbres. J' ai saisi ses mains l'une après l'autre et, au moyen du cric, lui ai écrasé les doigts sur une pierre pour que ses empreintes digitales ne permettent aucune identification. J'ai fait de même avec sa machoire et le bas de son visage.


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Re: R.J. Ellory

Message par shanidar le Mer 18 Jan - 12:04



Vendetta

760 pages pas moins. Mais qui se lisent très vite et sans avoir besoin de revenir en arrière parce qu'on a oublié un truc, un nom, une affaire.

Bédoulène a pratiquement tout dit dans son commentaire et je vais donc juste insister sur les deux bonnes surprises de ce roman légèrement atypique puisqu'il mélange allègrement roman policier (avec meurtres et enlèvement) à un roman de gangsters (avec une grande partie du livre parlant de la mafia italienne aux States, son histoire, ses familles).

Mais revenons un instant sur le titre : Vendetta, qui dit très exactement de quoi il va être question dans ce roman : de vengeance, avec cette phrase qui revient comme une ritournelle : quand tu veux te venger, creuse deux tombes, une pour le mort et une pour toi (ce qui donne pas mal de perspectives de réflexions) ; et une vengeance à l'italienne, qui a le goût des antipasti et du vin rouge. Et puis, la Vendetta à l'italienne ne peut fonctionner que si on touche à ta famille, alors que notre narrateur-pénitent est un homme orphelin, qui semble s'être construit seul. Oui, seul, jusqu'au jour où il rencontre une belle rebelle italienne…

A partir de là, les pièces du puzzle commence à trouver leur place et à montrer un paysage dévasté dans lequel Hartmann, le confesseur, ancien alcoolique qui cherche par tous les moyens à recoller les morceaux avec sa femme et sa fille (et oui encore une histoire de famille) va peu à peu comprendre, mais toujours un temps trop tard ce qui se manigance.

L'affaire serait parfaite si l'auteur ne se perdait pas volontairement dans d'infinies redites, lesquelles même si elles n'ont pas réussi à me lasser complètement , ont un peu déranger mon plaisir. Et puis, tout de même, la cécité des agents du FBI, leur comportement pour le moins amorphe et peu professionnel, m'ont semblé un peu étrange. On voit tout de même arriver l'explication finale d'assez loin mais eux semblent passer totalement au travers… Bizarre.

Mais plaisir, il y a et il vient en partie de la description organique, olfactive, intestinale de la ville de La Nouvelle-Orléans, ville-ventre, dans laquelle les deux protagonistes principaux (Perez et Hartmann) reviennent bien malgré eux.

Chouette découverte malgré quelques réserves, en particulier parce que Ellory a une langue bien à lui et une manière intime d'entrer dans la vie de ses personnages et de leur donner du relief.
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Re: R.J. Ellory

Message par animal le Mer 18 Jan - 21:33

les redites c'est le récapitulatif des épisodes précédents toutes les dix pages ?

avec un format pareil je ne m'imagine pas tenter l'aventure.

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Re: R.J. Ellory

Message par Bédoulène le Mer 18 Jan - 22:12

je n'ai pas été gênée et les redites sont des rappels d'évènements entre les protagonistes sur différents lieux, protagonistes qui se retrouvent

ce n'est pas le récapitulatif Animal et il y a des voitures ! Smile

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Re: R.J. Ellory

Message par shanidar le Jeu 19 Jan - 11:14

Les redites, c'est par exemple de nous rappeler de manière récurrente la situation d'Hartmann qui vit séparé de sa femme et de sa fille et doit les retrouver pour une rencontre qui devra décider de leur destin commun, on peut le lire deux ou trois fois, pour bien sentir le côté poignant de sa situation et du temps qui joue contre lui (pendant que Perez fait durer le plaisir de sa confession) mais répéter dix fois, ça finit par irriter un peu (en tout cas moi) et desservir le suspens.

mais en plus des voitures, il y a l'ambiance bayou et poulet aux noix de pecan !!
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Re: R.J. Ellory

Message par Bédoulène le Jeu 19 Jan - 11:17

oui mais c'est que pour Hartmann c'est essentiel donc tous les jours il se demande quand la confession s'arrêtera, c'est quand même de l'avenir de sa famille qu'il s'agit

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Re: R.J. Ellory

Message par shanidar le Jeu 19 Jan - 11:28

oui, mais j'aurai préféré que l'auteur creuse plus d'autres pistes qu'il a laissé un peu endormies, par exemple le fait qu'au fur et à mesure de leurs rencontres, Hartmann éprouve de plus en plus d'empathie pour Perez, avec l'idée sous-jacente (qui est la mienne) que leur destin sont liés, aussi, par le fait que l'un comme l'autre sont orphelins, ont perdu leur famille, ont vu mourir leurs membres les plus proches un par un, là il y avait à mon avis un ressort très intéressant à faire travailler, que Ellory minore ou ignore carrément.

Mais ce ne sont que de minuscules détails qui n'enlèvent rien au plaisir du lecteur et qui donne un caractère éminemment humain à l'auteur (dont on voit bien que l'enfance et le début de vie n'ont pas été tout rose entre l'alcool et la prison...).
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Re: R.J. Ellory

Message par Bédoulène le Jeu 19 Jan - 11:34

on voit le changement de relation entre Perez et Hartmann mais par moment le ressentiment prend le dessus

plane aussi le pourquoi du choix d'Hartmann par Perez

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Re: R.J. Ellory

Message par animal le Jeu 19 Jan - 12:49

le poulet et le bayou c'est tentant mais je trouverai peut-être d'autres chemins pour y arriver. cat

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Re: R.J. Ellory

Message par Nadine le Dim 29 Jan - 19:20

Bon, j'ai lu ce fil parce que je commencais à moins aimer, j'en suis au debut de la confession /recit de vie du tueur et je commençais à trouver un peu longuet la chose,le fait que vous évoquiez beaucoup d'éléments postérieur à cette étape me réconforte, je vous laisse donc : j 'ai à reprendre une lecture qui a diaboliquement été écourtée par l'appel de la sieste Very Happy
A suivre
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Re: R.J. Ellory

Message par Nadine le Mar 14 Fév - 8:18

Bédoulène a écrit:

Vendetta



une lecture intéressante et qu'on ne lâche pas. On voyage aussi ce qui permet à l'auteur des digressions  sur l'histoire et l' ambiance de  plusieurs villes. La nouvelle-Orléans est tout particulièrement bien décrite avec ses humeurs, ses rythmes, son humanité.
Je me propose de revenir sur cet auteur car j' apprécie la première rencontre.

shanidar a écrit:

Vendetta


L'affaire serait parfaite si l'auteur ne se perdait pas volontairement dans d'infinies redites, lesquelles même si elles n'ont pas réussi à me lasser complètement , ont un peu déranger mon plaisir. Et puis, tout de même, la cécité des agents du FBI, leur comportement pour le moins amorphe et peu professionnel, m'ont semblé un peu étrange. On voit tout de même arriver l'explication finale d'assez loin mais eux semblent passer totalement au travers… Bizarre.

Mais plaisir, il y a et il vient en partie de la description organique, olfactive, intestinale de la ville de La Nouvelle-Orléans, ville-ventre, dans laquelle les deux protagonistes principaux (Perez et Hartmann) reviennent bien malgré eux.

Chouette découverte malgré quelques réserves, en particulier parce que Ellory a une langue bien à lui et une manière intime d'entrer dans la vie de ses personnages et de leur donner du relief.


Citation de quelques commentaires de Bédou et Shanidar pour dire que je plussoie à tout ça.

La fin est belle, bien orchestrée, elle sait reprendre habilement une somme de petits détails rencontrés précédemment, et l'apothéose est jolie. C'est vraiment pour celle-ci que je révise mes précédents ennuis de cours-de-lecture.
Comme le dit Shanidar, on voit venir la fin, avant les enqueteurs, mais son traitement nous surprend, quant aux détails et quant à la scenographie, qui sont originaux, le style à ce moment là est fort maitrisé, le dynamisme très bien stucturé, on se croirait devant une toile de ciné, plein les yeux et plein les oreilles. Ellory est un bon metteur en scene et scenariste finalement.

J'ai râlé sur ses developpements psychologiques, et je maintiens, il nous balance tout un métronome de mea culpa de couple dont on se serait passé, il semble avoir voulu inscrire ses personnages principaux dans une certaine humanité mais leurs ratiocinations sont bateau et répétitives.C'est tout en son honneur mais un peu archétypé.

Par contre, brosser une ambiance, construire un scenario à longue haleine, là il est fort. On croit sur la longueur ronronner dans le blabla et puis au final tout aura sa petite importance pour l'acceleration finale. En somme, lu plus rapidement, j'aurais eue moins le temps de chipoter.

Sur la question du polar pur, qui reste à définir, je n'ai pas tellement goûté le côté gore, evidemment, parler de mafia c'est évoquer des exécutions, et on n'y echappe pas, regulierement, manière de poser le cadre. Et j'ai pas aimé . C'est facile. Et ça ne nourrit pas l'intrigue à vrai dire, ces tableaux de trucidage. c'est juste une couleur locale "mafia". Le meurtre initial est reprit parfois, mais très peu exploité, Ellory développe une assez belle fresque plus qu'un polar, et au final c'est un roman d'action (au final) plus que noir. C'est assez interessant de percevoir ses talents et faiblesses, tres intriquées.


Bon.

J'ai pas totalement envie de reitérer avec cet auteur, pas en priorité, mais si un de ses livres me tombe sous la main dans une gare, je prendrai sans doute sans deplaisir. Car comme Bédou et Shanidar l'ont souligné, il sait brosser un lieu, une ambiance. Et il sait être visionnaire à sa manière et pour notre plaisir. c'est un bouquin sans cynisme ni esprit mais qui fait preuve de la sensibilité narrative d'Ellory.
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