John Williams

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

John Williams

Message par topocl le Sam 10 Déc - 11:16

John Williams (1922-1994)



John Williams , né au Texas, a étudié au Colorado et obtenu son doctorat dans le Missouri où il a fait ses premiers pas de professeur. Après avoir servi dans l’armée de l’air de 1942 à 1945, il a enseigné la littérature et l’art d’écrire pendant trente ans à l’université de Denver. Il est l’auteur de deux recueils de poèmes, d’une anthologie sur la poésie anglaise de la Renaissance et de quatre romans, dont Stoner, publié en 1965.

Oeuvre en français
Butcher's Crossing (1960) - Butcher's Crossing, éditions Piranha, 2016 : Page 1
Stoner (1965) - Stoner, éd. Le Dilettante, 2011 : Page 1


màj le 4/11/2017

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 3000
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par topocl le Sam 10 Déc - 11:17

Stoner.



Stoner. William Stoner. Les désarrois d’un type ordinaire. Et ses petites joies, dont il apprend à se contenter.
Un type qui ne prend pas souvent de décision, il a plutôt tendance à subir avec un côté léger et pas larmoyant, , et il a sans doute raison, car chaque fois qu’il prend son destin en main, ça se termine plutôt mal : méprisé et ballotté par son épouse, cassé par ses collègues. Bien maladroit à rattraper ses erreurs, désarmé, et baissant souvent les bras (compromission ou philosophie ?), mais sachant ne pas se plaindre et se rabattre sur sa passion de la littérature et de l’enseignement pour compenser. Une amitié qui tient la route au fil des ans, une flamme au passage quand il se voit, à sa grande surprise, amoureux, mais sa maladresse naturelle va reprendre le dessus sur cette issue illusoire à laquelle il avait cru, le laissant avec ses questionnements désabusés. Plus une langueur, qu’une douleur.

On le suit de sa naissance dans une ferme jusqu’à sa mort dans sa chère université du Missouri pour un bilan personnel en demi teinte : pas un héros, pas un génie, mais un homme qui a aimé, s’est passionné sans laisser pour autant la raison de côté, ne s’est pas laissé abattre par ses échecs. Aurait il moins souffert s’il était resté sagement dans la ferme de ses parents ? Peut-être mais il n’aurait pas connu les joies de la littérature qui fut son soutien quotidien…Il fut sans soute plus marqué par la douleur du destin du monde que du sien propre, qu’il tient à distance grâce à une espèce de bulle protectrice.

Un personnage attachant car extrêmement humain dans ses erreurs, ses échecs , son instabilité maladroite. Ce qui rend ce roman si attachant c’est que Stoner n’est justement pas un héros de roman, mais un homme plein de contradiction, qui tâche de tenir la souffrance à l’écart, de retenir les éclairs de joie, de ne pas se plaindre, sans doute car il a peur d’affronter le conflit et qu’il préfère y oppose un bloc de refus. Décrit avec une vivacité prodigieuse, on le connaît comme s ‘il était vivant à nos côtés. Ce roman paraît à la fois léger et profond, triste et plein d’humour, de douceur et d’amertume, prenant comme la vie. Les contradictions perpétuelles du personnage, qui font parfois penser à une certaine incohérence, ne sont que l’expression de son grand malaise à mener sa vie .

On n’a aucune envie d’abandonner ce livre en route malgré certaines légèretés de la traduction (quelques fautes de français, des pronoms qui ne renvoient à rien), plutôt ponctuelles au milieu d’une prose bien menée, et sur lesquelles il serait dommage de s’arrêter. Ce serait se priver de l’ excellent plaisir de lecture qu’on prend à ce roman psychologique, mais sans une tonne de psychologie, mais basé sur des faits, des actes, des sentiments et des histoires.



   Il se soupçonnait d'être en train de comprendre, avec dix années de retard, qui il était vraiment, et ce qu'il découvrait était à la fois mieux et moins bien que ce qu'il avait imaginé. Voilà, se disait-il, je deviens un enseignant, un passeur, un homme dont la parole est juste et auquel on accorde un respect et une légitimité qui n'ont rien à voir avec ses carences, ses défaillances, et sa fragilité de simple mortel.


   Il avait quarante deux ans. Il n'y avait rien devant qui le motivât encore et si peu derrière dont il aimait se souvenir…


(commentaire rapatrié)


Dernière édition par topocl le Jeu 15 Déc - 11:18, édité 1 fois

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 3000
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par topocl le Sam 10 Déc - 11:18

Anna Gavalda, à propos de Stoner, dont elle a assuré la traduction

anna gavalda a écrit:
   C’est en lisant une interview de Colum McCann parue dans le quotidien anglais The Guardian il y a quelques années que j’ai découvert Stoner de John Williams. McCann affirmait que ce roman, publié en 1965, était un grand oublié de la littérature américaine, ajoutait qu’il en avait déjà acheté plus d’une cinquantaine d’exemplaires pour l’offrir à ses amis et que c’était un texte qui touchait autant les écrivains que les simples lecteurs. Cette précision m’avait mis la puce à l’oreille et je m’étais empressée de le lire. De le lire, de l’aimer et d’avoir envie de le partager à mon tour. Hélas, il n’avait jamais été édité en français. La suite est simple : j’ai demandé à mon éditeur d’en acquérir les droits, ai vaguement cherché un traducteur patenté et ai fini par m’avouer ce que je savais déjà, à savoir que William Stoner, c’était moi, et que c’était à moi de m’y coller. Pour le meilleur, pour ce « vertige de l’orpailleur » évoqué dans le chapitre IX – expression qui n’est pas dans le texte original et que je me sais gré d’avoir inventée – ceux qui liront jugeront, et pour le pire: des heures et des heures passées arc-boutée sur un bout de phrase que je comprenais, que je « voyais » mentalement, mais qu’il m’était impossible de traduire… Pourquoi tant d’enthousiasme et tant de peines ? Je ne sais pas. Voilà un roman qui n’a rien de spectaculaire. Le récit d’une vie âpre, austère, une vie de prof, une vie passée sous silence et tout entière consacrée à la littérature, bref pas très sexy, j’en conviens et n’en espère aucun miracle, mais je suis bien heureuse d’avoir été au bout de ce projet. D’une part parce qu’il m’a beaucoup appris sur « le métier », toutes ces histoires de légitimité, de liberté, de respect dû à une voix plutôt qu’à une langue m’ont passionnée, d’autre part parce c’est un roman qui ne s’adresse pas aux gens qui aiment lire, mais aux êtres humains qui ont besoin de lire. Or, avoir besoin de lire n’est pas forcément un atout, ce peut être, même, souvent, un handicap. Se dire que la vie, bah… tout compte fait, n’est pas si importante que ça et que les livres pareront à ses manquements, c’est prendre le risque, souvent, de passer à côté. William Stoner donne cette impression de gâchis. D’ailleurs c’est une question qui le hante au moment de sa mort : parce que j’ai aimé lire plus que tout, j’ai déçu mes parents, perdu des amis, abîmé ma famille, renoncé à ma carrière et eu peur du bonheur, ai-je raté ma vie ?
   Quelques battements de cils plus tard, il y répond et, en essayant de le servir le mieux possible, j’y ai répondu aussi. Car en vérité, et nous pouvons l’avouer, que nos vies soient ratées ou pas nous importe moins que cette question posée par un professeur à ce jeune homme gauche, fruste et solitaire qui n’a encore jamais mis les pieds dans une bibliothèque et qui deviendra mon héros :
   « M.Stoner, M.Shakespeare s’adresse à vous à travers trois siècles. L’entendez-vous ? »

(message rapatrié)

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 3000
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

John Edward Williams

Message par bix_229 le Lun 25 Sep - 23:01

Ne vous en faites pas. Je reviendrai mort ou vif !. Stoner est un livre magnifique que je ne suis pas prêt d'oublier. B
avatar
bix_229

Messages : 3702
Date d'inscription : 06/12/2016
Localisation : Lauragais

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par tom léo le Mar 26 Sep - 18:20



Butcher's Crossing


Originale : Anglais (E-U), 1960

CONTENU :
C'est vers 1870 que Will Andrews quitte Harvard après trois ans d'études pour pouvoir suivre une idée : rechercher un contact plus originel avec la nature. Muni d'une adresse, il tombe à Butcher's Crossing sur une ville au carrefour de la chasse vers les derniers grands troupeaux de buffles. Il y va se joindre à un groupe d'hommes, guidé par un certain Miller, qui lui, parle d'une vallée cachée avec un troupeau pas encore découvert. L'excursion se prépare et les quatre hommes partent. Le voyage et ensuite l'arrivée dans cette vallée reculée, la chasse aux buffles et la (sur)vie des hommes vont être racontés : on deviendra insatiable...

REMARQUES :
Après l'incroyable « Stoner » de John Williams, je ne pouvais que continuer à explorer cet auteur. J'ai donc pris ce roman antérieur de plusieurs années à Stoner, écrit en 1960. Et à notre grand étonnement nous découvrons que ce roman se situe complètement ailleurs : dans la deuxième moitié du XIXème siècle, dans le cadre du Far Ouest, d'abord avec les clichés y associés : cow-boys, filles légères, salon, coiffeur, chevaux dans un village de croisement, de départ et de retour d'expéditions pour chasser les derniers grands troupeaux de buffles. Mais déjà faut-il de plus en plus loin pour des troupeaux de moins en moins grands.

Assez rapidement, et sur la recommandation d'une vague connaissance, Will Andrews contacte un aventurier qui parle de ce qu'il avait découvert des années auparavant : une vallée isolée, cachée, ignorée, avec un énorme troupeau de buffles. C'est vraiment rapidement que le projet prend forme, qu'on se munit du nécessaire et qu'on partira à quatre. Le voyage, inclus une période sans eau et une perte d'orientation, puis l'arrivée dans la vallée (comme une arrivée à la terre promise…) ouvre vers la partie centrale, qui se déroule alors dans cette vallée : chasse, campement, surpris par l'hiver… Se déroule alors dans ces grandes espaces une sorte de huis-clos entre quatre hommes de trempes différentes.


Disons en passant que ce cadre bien différent de Stoner peut convaincre plus d'un sur la maîtrise, la flexibilité de Williams dans son écriture… Ayant souligné alors cette diversité on pourrait explorer cette curiosité que l'auteur donne au protagoniste Andrews son nom de famille comme prénom : William/Will. Donc de là la vague idée d'une forme de souvenirs autobiographiques. Pas du Far Ouest, mais peut-être de la confrontation avec la violence que constituaient probablement pour lui sa participation à la guerre mondiale. Car il faut bien souligner que notre héros Will est peut-être pas mal intentionné, mais qu'il est certainement pas entièrement préparé : les durétés de l'expédition vont le changer à jamais, lui qui était arrivé à Butcher's Crossing comme un garçon innocent.

Donc, le lien avec la vie de l'auteur sont bien sûr juste des idées personnelles possibles, mais ce qui est sûr c'est que des expressions, des réalités très différentes (Stoner ; Butcher'sCrossing) peuvent rendre dans leur complémentarité une idée d'une personne.

Le lieu (« Croisement des bouchers ») me fait penser à un carrefour de décision de vie ce qui est probablement le cas pour Will.

On pourrait (âmes sensibles) retenir le massacre des buffles dans la deuxième partie du roman, mais cette chasse ne constitue qu'une partie du récit. Donc, la comparaison avec le roman légendaire de McCarthy « Méridien de sang ou le rougeoiment du soir dans l'Ouest » n'est pas justifié coté sang, massacre, violence inouie. S'il y a parenté, éventuellement par le fait que l'Ouest américain se créa sa propre fin ? Le massacre aux buffles, presque anéantis entièrement, sont un parabole nous invitant à la réflexion.

Un centre d'intérêt de ce roman serait certainement la vie en univers clos : quatre hommes, liés pour une période prolongée les uns aux autres. Presque un huis clos donc.

Un très bon roman qui n’atteint peut-être pas encore la qualité de Stoner mais laisse présager le meilleur ! Invitation à la lecture !

mots-clés : #aventure #initiatique #nature #violence
avatar
tom léo

Messages : 467
Date d'inscription : 04/12/2016
Localisation : Bourgogne

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par bix_229 le Mar 26 Sep - 19:00

Merci Tom Leo !



Je suis en train de me demander comment parler de Stoner.
Un livre d'une telle épaisseur, d'une telle densité, qui ne fléchit jamais...
Tout cela pour pour traiter du destin d'un homme, fils de pauvres cultivateurs.
Mais quel homme !
Qui découvre tout d'un coup la beauté.
Celle de la nature, de l'amitié, de la littérature.
Plus tard de l'amour.
Et dont le regard change sur tout et sur lui-même.
Un changement fabuleux qui ne lui évitera pas le pire, lorsque la vie sera passée sur lui.
Mais elle l'illumine aux yeux de tous.
Et aussi de ceux qui auront la chance de lire ce livre.
J'y reviendrai peut-être...
Mais cette lecture rend humble.

Ce qui m'a fait énormément plaisir, c'est de constater que sur Internet, cette machine mondialisée, gérée par une bande de requins, toujours là à nous espionner, à nous faire consommer davantage...
Il y a aussi une contre société fraternelle qui nous communique ses coups de coeur, avec la seule volonté de faire connaître et de faire plaisir.
avatar
bix_229

Messages : 3702
Date d'inscription : 06/12/2016
Localisation : Lauragais

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par Tristram le Mar 26 Sep - 20:31

@Tom Léo : buffle = bison, non ?
avatar
Tristram

Messages : 2194
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 61
Localisation : Guyane

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par kashmir le Mar 26 Sep - 20:55

- bix- tu remercies Tom Léo et je te remercie , par avance ( même si cela ne se fait pas quand on est bien élevé ! tongue ) car je sais déjà quelle sera ma prochaine lecture ! Tu donnes vraiment envie de découvrir ce livre.
avatar
kashmir

Messages : 265
Date d'inscription : 10/09/2017

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par bix_229 le Mar 26 Sep - 21:09

Bof, je n' ai rien dit !
Je n' ose pas. J' ai pris des notes pourtant, mais je reste sec.
Peut etre, réussiras-tu mieux que moi, Kashmir ?
Je te le souhaite !
avatar
bix_229

Messages : 3702
Date d'inscription : 06/12/2016
Localisation : Lauragais

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par tom léo le Mar 26 Sep - 21:39

@Tristram a écrit:@Tom Léo : buffle = bison, non ?

Euh, oui!? Il faudra me pardonner jusqu"à la fin des erreurs en français...

Juste pour clarifier: il me semble aussi que Stoner est encore un étage au-dessus, mais de toute façon, ce sont des OVNIs et je me joinds aux recommandations de bix. Donc, bon choix kashmir! Mais pour celui qui a touché l'or, il va continuer à fouiller... Juste que je n'avais pas fait une recension in extenso en français au moment de la lecture, et que bix avait pour ainsi dire annoncer la couleur.
avatar
tom léo

Messages : 467
Date d'inscription : 04/12/2016
Localisation : Bourgogne

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par topocl le Mer 27 Sep - 8:35

En fait je réalise seulement maintenant grâce à Tom Léo que Butcher's crossing est du même auteur que Stoner. M topocl l'a lu, Butcher's crossing, et ne l'a pas trouvé super, donc je l'avais rangé sans le lire. Mais je vais de ce pas le ressortir! Et mettre Stoner dans la PAL de M topocl.
C'est vraiment tout ce qu'il a écrit, cet homme  Crying or Very sad ?

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 3000
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par topocl le Lun 2 Oct - 9:47



Butcher's Crossing

Frais émoulu d'Harvard, William Edwards débarque à Butcher's Crossing, petite ville de la Frontière, à l'essor économique aussi fantastique qu'éphémère. Il s’engage avec trois compères dans une vaste  équipée de chasse aux bisons. Ils vont descendre l'une après l'autre 4000 têtes, bien consciencieusement, ravis de leur bonne fortune. Cette aventure ne va pas sans péripéties, bien sûr, qui constituent les étapes du passage à l'âge adulte d'Edwards, comme le prouve  l'évolution de sa relation avec Francine, la prostituée allemande.

Les amateurs d'aventure, de nature sauvage, et d'Ouest lointain apprécieront ce récit dont l'originalité tient à la dénonciation du "génocide" des bisons, sujet moins habituel que celui de leurs compagnons d'infortune, les Amérindiens.
Pour ma part j'ai regretté l'absence absolue de toute psychologie, aussi bien pour décrire les hommes que leurs émotions.

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 3000
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par kashmir le Lun 23 Oct - 21:04

Stoner



Je me souviendrai de cette lecture, première faite sur vos conseils, les chosiens, d'un livre que j'avais acheté, intéressée, et enfoui sur mes étagères ! Ressorti, après vous avoir lus : comment vous remercier ?


En reprenant mon travail en début d'après-midi, plusieurs personnes dont j'ai eu à m'occuper ont dû se demander pourquoi j'avais les yeux rouges : comment leur expliquer que je venais de quitter définitivement William Stoner et que j'étais triste de ne plus partager sa vie...

Oui, c'est l'histoire ordinaire d'un homme ordinaire mais c'est surtout l'histoire d'un homme qui décide de vivre selon ses choix, selon son coeur, en marge d'une société ou d'une confrérie qui n'accepte pas l'image de son bonheur apparent, ne le comprenant pas puisque sa vie n'est pas que réussite. Mais , justement, au milieu des choix peu appropriés, des mesquineries des collègues, il lui reste le trésor de savoir regarder, la nature, celle qu'il aime, son ami, ses livres et de vivre intensément de sa curiosité sans cesse renouvelée.

Je l'aime ce William Stoner parce qu'il a choisi d'être différent, de ne jamais répondre dans l'humeur et de s'inventer, par obligation au début, une vie d'admiration de ce qui l'entoure et le touche.

C'est, pour moi, un livre d'apprentissage : accepter ce qui vient et savoir débusquer le "beau" de chaque situation.

Merci pour me l'avoir mis dans les mains.
avatar
kashmir

Messages : 265
Date d'inscription : 10/09/2017

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par bix_229 le Lun 23 Oct - 21:17

Content que ça t' aie plu, Kashmir !
avatar
bix_229

Messages : 3702
Date d'inscription : 06/12/2016
Localisation : Lauragais

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par kashmir le Lun 23 Oct - 21:25

C'est peu dire, Bix même si c'est très difficile d'en parler, finalement...
avatar
kashmir

Messages : 265
Date d'inscription : 10/09/2017

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par Bédoulène le Mar 24 Oct - 10:05

il est dans ma PAL ce livre donc un de ces jours............

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
avatar
Bédoulène

Messages : 4355
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 72
Localisation : En Provence

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: John Williams

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Écrivains des États-Unis d'Amérique


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum